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Publié le Dimanche 21 janvier 2007 à 09:15
Par le Géant Lunaire
GerardLenorman.jpg


Et... s'il était président de la République ?

Je sais, je m'y prends un peu tard ; combien d'électeurs aujourd'hui se souviennent de Gérard ? Oui, de Gérard Lenorman, le seul chanteur à avoir présenté un programme politique en chanson. On n'a pas réagi à temps (pour ma part j'étais tout de même un peu jeune). Dommage. Parce que maintenant, l'heure est grave.

Un copain, musicien intermittent de son état, m'a fait part l'autre jour d'une nouvelle terrible : « 2007 et 2008 seront des années d'élections. » Ah bon, je lui ai dit. Puis, après réflexion : « Et pourquoi tu dis que c'est une nouvelle terrible ? »

Ben parce que le copain, il est intermittent. Et qu'un intermittent, quand il se produit, il aime se faire payer correctement. Et que les seules structures qui peuvent payer correctement des intermittents, ce sont de petites et moyennes structures qui reçoivent des subventions pour ça. Et que les subventions, ce sont les communes, les départements, les régions ou l'Etat qui les versent. Et tu t'imagines quand même pas qu'une année d'élection, un élu va prendre le risque de voter une subvention pour une petite structure de spectacle JUSTE AVANT DE SE FAIRE RÉÉLIRE ! Ce serait du suicide ! Et tu crois peut-être qu'une petite structure subventionnée va s'engager à produire des spectacles pour l'année qui vient AVANT DE SAVOIR QUI SERA RÉÉLU ?! Non mais t'es fou toi...

Dans ces moments-là, le plus sage, c'est d'attendre.

Résultat (toujours d'après mon copain) : on va se taper deux années de culture sans risque, deux années sans spectacles subventionnés, avec rien que des bénévoles sur les petites scènes (et rien que des grosses stars en costume papillote sur les grandes) ; deux années de vaches maigres, ou de carrément pas de vache du tout, deux ans de traversée du désert, à tirer la langue pour essayer d'arriver plus vite...

Alors mon copain, il parle de faire autre chose. Quoi ? Il ne sait pas. Si ce qu'il dit est vrai, probable qu'ils seront pas mal comme lui à tenter une reconversion dans les secteurs touchant de près ou de loin à la culture. Et ce qui est sûr, c'est qu'une réduction massive du nombre d'intermittents du spectacle dans les années à venir ne serait pas pour fâcher les élus qui, alors, auront à régler le vieux conflit de l'intermittence. Quand bien même ils viendraient grossir les chiffres du chômage ordinaire... On sait que les chômeurs du régime général, tout culpabilisés qu'ils sont, et bien que 10 fois plus nombreux que les intermittents, ont plus de mal à se mobiliser pour défendre leurs intérêts.

Reste les cafés, les cabarets, les associations, les comités d'entreprise et les fêtes privées... Pas de quoi se remplir la panse tous les jours, pas de quoi non plus remplir son quota de 507 heures de travail déclaré sur 12 mois ramenés à 10. A force de se serrer la ceinture, on en arrive à ne plus pouvoir se la passer qu'autour du cou...

Avec un artiste à l'Elysée, on n'en serait pas là !* Un artiste sait ce que les seules lois du marché n'enseignent pas : que les producteurs ont besoin de créateurs pour pouvoir tirer profit de leurs créations. Elles enseignent seulement que la création, en soi et quelle qu'elle soit, ne peut pas être une activité rentable. Et ça, c'est inadmissible pour ceux qui, au-dessus des lois du marché, tirent de la rentabilité de toutes choses l'essentiel de leurs revenus : un rentier – lequel n'est ni rentable, ni artiste, ni forcément très intelligent – ne sait pas qu'une production sans création est condamnée au ressassement, qu'une société sans créateurs n'est tout simplement pas viable. Et ça, c'est triste, parce que les rentiers ont à notre époque beaucoup plus d'influence sur la conduite du monde que les créateurs !

Nous autres beuglants, nous sommes bien tranquilles : ni intermittents ni créateurs à plein temps, nous répétons et jouons en amateurs, pour le plaisir, sur nos heures de liberté et sans compter sur la musique pour gagner de quoi vivre. Certes, nous chantons des chansons originales (et même géniales !), mais de là à rechercher et découvrir des formes nouvelles, de là à redonner du sens aux mots, de la fraîcheur aux notes et de l'inouï aux sons... Il faudrait y investir tout notre temps, tout en espérant trouver sur notre route, comme l'ami intermittent, les relais pour faire connaître notre travail et les contrats pour le payer. La création artistique est un luxe, peut-être ! Mais l'artiste lui-même ne le sait pas.

Electrices, électeurs ! Les temps s'annoncent durs pour les artistes, alors, un bon geste : mettez-en un à l'Elysée...
Ça en fera toujours un de sauvé.



*-
A défaut, on se contenterait d'un président assez intelligent pour nommer un artiste comme ministre de la culture : Jack Lang a été l'un puis l'autre (sous Mitterrand) ; et André Malraux, les deux à la fois (sous Pompidou).
Publié le Vendredi 19 janvier 2007 à 00:39
Par le Géant Lunaire

pierredesproges.jpg

« Que les choses soient bien claires : je ne tutoie que les personnes avec lesquelles j'entretiens des relations sexuelles. » Pierre Desproges.


Travaillant avec des Anglais, j'ai toutes les peines à leur expliquer les valeurs comparées du tu et du vous en français courant. Il semble que, tout en étant more or less civilisé, on puisse fort bien vivre une vie entière en se passant de la nuance.

C'est un sujet d'une importance toute particulière ici, et d'ailleurs tu n'as pu fréquenter jusque-là ce blog sans remarquer le choix audacieux que j'ai fait dès le départ, choix résolument à contre-courant de l'usage incontesté du français écrit, tant dans la presse qu'en littérature : autant que faire se peut, on évitera de s'adresser directement au lecteur, et s'il est impossible de faire autrement, il faut le vouvoyer (ou "le voussoyer", version cuistre). On appelle ça le vous de politesse. Question de respect, dit-on. Voire.

« Est-il bien nécessaire / De me dire vous plutôt que tu / Si c'est pour par-derrière / Me botter le cul ? », demande ingénument Camille (mon idole, je le dis au passage). De politesse, le vous ?! Allons donc ! Si « Là-bas en Angleterre / Ils se disent tous you, c'est plus clair » peut-être, mais c'est bien la preuve que ça n'empêche rien : on peut être poli ou pas poli en tutoyant comme en vouvoyant. Pour répondre à l'insondable perplexité de mes clients, j'ai été amené à faire des recherches sur ce point crucial, au terme desquelles il apparaît très clairement que le vouvoiement est moins affaire de politesse que de distance ; laquelle, comme on sait, peut être respectueuse... ou hautaine. Osera-t-on prétendre, par exemple, que la formule "Mais t'es con !" est moins respectueuse que "Vous êtes un crétin" ?

C'est parfois très utile de savoir garder ses distances ; en particulier lorsqu'on a l'intention de botter le cul d'un crétin : ça rend le coup incroyablement plus douloureux, et ça facilite l'esquive dans les secondes qui suivent. Pratique aussi, lorsque le même crétin tente une approche du style "On se dit tu ?", de pouvoir lui répondre "Si vous voulez" ! Pourtant, la généralisation du tu, la simplification à l'anglaise (à ceci près que you = vous) a ses partisans et ses adeptes. Surtout chez les enfants, les adolescents et dans les milieux ouvriers (j'en parle d'expérience) : en somme, dans des catégories qui, précisément, subissent la distance, la condescendance des grands – en taille, en âge ou en fortune.

Tout ça pour dire... quoi ? Que le tutoiement adopté sur ce blog n'est pas une position de principe intangible ; c'est un choix : comme si je m'adressais à quelqu'un de proche, à un ami peut-être, ou à moi-même ("Bon OK mais t'as vu l'heure ? Tu crois pas qu'il est temps de conclure, maintenant ?!"). Faut croire que ça me met en confiance quand j'imagine, de l'autre côté de mon écran, quelqu'un que je pourrais tutoyer. Mais il y a plus...

Il est naturel que des pairs, des personnes de même condition se disent tu : c'est le cas entre ouvriers, entre cadres, entre profs, entre élèves et, d'une manière générale, à l'intérieur d'une même équipe. Dans la musique, non seulement on se dit tu d'office, mais on se fait la bise ; qu'on se connaisse ou qu'on se rencontre pour la première fois – et même si ça doit être la dernière ! Parfois, ça tient du baiser de Judas, parfois c'est trop (dans les coulisses du festival de Bayreuth, t'imagines !), mais c'est comme ça.

bisou !.jpg  C'est l'usage, qu'on le veuille ou non. Il y a de tout, dans les musiciens : des beaux, des laids, des gentils et des méchants, des bavards et des taciturnes, des gros béliers et des petits yorkshires, des qui sentent pas bon, des pomponnés trois fois par jour, des mal rasés, des qui bavent, des qui mouchent...

Tous, quand ils se rencontrent, qu'est-ce qu'ils se disent je sais pas mais faut d'abord qu'ils se fassent la bise.

Ce qui d'ailleurs, et là encore, n'empêche rien en matière de coups bas...

Peut-être il faut voir là un souci pratique : pendant ce temps, on laisse les mains tranquilles (vu que les mains, c'est vachement précieux pour jouer de la musique...).

A la Beuglante, on n'a pas ce genre de problème : tout le monde s'aime et se le répète à chaque... répét', à chaque concert, à chaque rencontre. Alors, se dire tu, ça va de soi. Et se faire la bise, moi franchement j'ai rien contre.

Et puis d'ailleurs, comme disait Pierre Desproges,...
...!

Publié le Mercredi 17 janvier 2007 à 12:40
Par le Géant Lunaire
Catherine et Michel Sanz voient les choses en grand : ce jour-là, on fêtait les 20 ans de l'aîné, les 18 du puîné, les 17 de la cadette, les 50 ans du papa et... la retraite de la maman ! Pour une telle occasion, le nombre des invités était impressionnant : 50, 60,... 80 amis ? Difficile à dire : tout ce petit monde s'égaillait joyeusement sur les 3,6 hectares de la propriété, où les groupes, les activités, les points d'attraction étaient nombreux.

Harilais-60506-00.JPG

Il y avait ceux qui montaient la tente sur le terrain du Camping à la Ferme, d'autres qui s'occupaient de la sono, d'autres qui préparaient le feu de camp, d'autres encore qui jouaient au palet, prenaient l'apéro en terrasse, visitaient les bâtiments rénovés ou les animaux de la ferme, faisaient le tour du verger ou du jardin maraîcher, pendant que les plus jeunes couraient après un ballon, se coursaient les uns les autres ou partaient en balade à dos d'âne... en attendant l'ouverture de la garderie.

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La Beuglante, invitée au grand complet, a entamé son répertoire sous le petit barnum, un peu à l'étroit entre la sono et les pieds de micro, et surtout bien loin de son public. On a vite pris le parti d'abandonner les amplis pour se rapprocher et jouer sur l'herbe, sous un ciel ni beau ni chaud mais pas menaçant, et face à une quarantaine d'invités.

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Il faut dire que l'atmosphère au sol contrastait avec la météo : parmi les campeurs, les joueurs et les enfants, entre la terrasse et les tonnelles, la musique et le feu de camp, on pouvait se croire en vacances d'été !

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Si tu as déjà organisé des fêtes d'une telle ampleur, tu mesureras combien il est difficile de créer et d'entretenir une ambiance chaleureuse avec autant de monde. Catherine était partout à la fois : prenant part à chaque conversation comme si on était en petit comité, accueillant les nouveaux venus, distribuant les apéritifs ou finissant d'installer l'immense réfectoire pour le dîner. Michel, quant à lui, ne se lassait pas de faire le tour du propriétaire, expliquant l'avancée des travaux ou présentant ses cultures de l'année. Si la spécialité de la Ferme de la Harilais est le safran, Michel expérimente et produit de nombreuses autres cultures selon les principes de l'agriculture biologique. Mais il se passionne aussi pour les arbres : une centaine d'essences différentes, divers fruitiers et 25 à 30 variétés de pommiers cohabitent sur le domaine de la Harilais*.

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Invité mystérieux de la soirée, un ectoplasme (en ht à gche). Si quelqu'un le reconnaît, qu'il m'appelle.

Quelques beuglants sont restés jusque tard le soir et en ont profité, pendant et après le repas, pour ressortir leurs instruments. Ici, c'est Catherine, ma compagne, qui interprète Les feuilles mortes à la flûte traversière. Et en toute fin de soirée, Gildas, JC et moi nous sommes lancés dans un bœuf enfiévré dont, je pense, les spectateurs se souviennent encore. (Pardon, Maman, pour cette immodestie... Si tu avais été présente ce soir-là, tu en parlerais toi-même, et mieux que moi !)

Le plus curieux dans tout ça, c'est qu'au lendemain de la fête, nous avions plus ou moins l'impression d'avoir raté notre prestation. L'organisation de la journée était irréprochable, l'ambiance très sympathique, mais le concert lui-même, bah... « C'était bizarre ! », comme on se redisait l'autre soir à propos de ce 6 mai. Or Catherine Sanz m'a confirmé il y a quelques jours que nous avions fait très bonne impression, que plusieurs amis lui avaient même reparlé du concert comme d'un très bon souvenir de la fête.

Ils avaient simplement omis de nous en faire part à nous, et à chaud. Par pudeur, sans doute. Cette même pudeur qu'on dépose au vestiaire, en préalable à tout concert réussi...

« Si vous avez des roses à m'offrir, offrez-les moi de mon vivant » !



*- Pour en savoir plus sur le domaine de Catherine et Michel Sanz, on peut se reporter au site de la Harilais
.
Publié le Lundi 15 janvier 2007 à 23:49
Par le Géant Lunaire

cordecassée.jpg


C'est toujours comme ça : tout va bien en répète...

Tu maltraites une guitare 100 000 fois et pourtant... rien !
Tout va bien !!

Et puis, vient le concert...

Tu flippes...
pas parce que tu as le trac...
mais parce que tu te dis que ça va encore t'arriver...
parce que ça t'arrive à chaque fois ou presque...
Mais tu te dis "au diable cette superstition à la con", et tu joues ton premier morceau... Tu es bien... C'est cool...

ET CRAC !!!!

Pas le temps de réagir, trop tard, cette PUTAIN DE CORDE vient encore de péter, de craquer, de se bousiller toute seule !!

Tu n'as rien fait de particulier : juste grattée avec un médiator en plastique, elle, une corde en acier, se rompre face à du plastique !!!!

Tu te dis que depuis le temps, au bout de 15 ans que ça t'arrive, tu devrais être plus rapide que ton ombre pour changer une vulgaire corde et pourtant, au bout de 3 minutes, tu es encore en train de ramer... à tourner cette manivelle de mécanique... Pire : la corde que tu es en train de monter pour une raison inconnue se casse en se tendant !!!!! PUTAIN DE CORDE !

Ça y est !! Mon enthousiasme est en train de s'effondrer : au lieu d'être content d'être sur scène, je ne pense qu'à une chose : avec cette PUTAIN DE CORDE, j'ai niqué le concert... et je me trompe, je suis déconcentré, un peu à côté de la plaque et je vois le public moins enthousiaste...

Ce soir j'ai cassé 2 cordes... J'ai fini par n'en réparer qu'une et avec 5 cordes au lieu de 6, je me suis donné deux fois plus et ça y est, j'ai retrouvé mon envie et je crois finalement que le public s'en fiche de cette PUTAIN DE CORDE !!!
Il est venu pour écouter de la musique, pas pour me voir essayer de changer une corde...

Ah ! Ah ! Putain de malédiction : c'est pas encore aujourd'hui que tu auras raison de moi parce que là... JE TIENS LA CORDE !!!!
Nico



P.S. (du géant lunaire) : là, je dois admettre, tout géant qu'y disent que je suis : je tâche de me faire tout petit, pas très fier sur ce coup-là... Parce que je crois bien que j'ai été le premier ce soir-là, sur scène, à m'exclamer "encore !!...", dès que j'ai appris que "DZOOING !" Le premier, ou le seul ?! (Enfer et damnation, les autres sont plus sages que moi !) Alors que dans le fond, c'est pas grave (surtout que ce n'est plus à ma guitare que ces choses-là arrivent). Et puis c'est vrai que c'est pas une corde cassée qui fait capoter une ambiance de concert... La preuve samedi soir à Dol : les spectateurs étaient heureux ! Grâce à la baraka de notre chanteur-gratteur-casseur qui, heureusement, n'avait pas cassé ses cordes vocales. Amende honorable : merci Nico, et pardon.
Bruno
Publié le Dimanche 07 janvier 2007 à 18:14
Par le Géant Lunaire
On est à quelques jours du premier concert de l'année, samedi 13 janvier à Dol de Bretagne (à partir de 19h, salle Chateaubriand, en ouverture du fest-noz - entrée 7 euros - concert de soutien aux collectifs anti-OGM et pour le commerce équitable).

J'ai rien contre le 13 du mois, je suis peut-être superstitieux mais pas pour si peu. C'est plus le manque de soleil qui me rend ronchon.

Alors je me suis dit : c'est le moment de se remémorer quelques épisodes chauds – ou tout au moins chaleureux – de la "tournée" 2006. Commençons par un concert vraiment chaud et ensoleillé : c'était le 10 septembre dernier, à Romagné (près de Fougères), à l'occasion de la Fête des Tournesols.

tournesol-romagné-100906.JPG

Il faisait tellement chaud ce jour-là que le public avait du mal à rester en plein soleil devant la scène sur laquelle, si on était à l'ombre, on manquait cruellement d'air ! Un concert humainement très sympathique, mais physiquement l'un des plus éprouvants qu'on ait faits.

La photo est de Catherine Sanz, ainsi que le petit extrait filmé ci-joint (patience pour le téléchargement : c'est long mais ça marche...). Merci à elle ! Catherine et Michel nous avaient accueillis début mai pour une superbe fête en leur superbe domaine de la Harilais (Le Ferré, 35). La prochaine séquence de photos-souvenir leur sera consacrée.

Arrivedercho !
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La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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