«Fermé pour travaux» : voilà le message d'attente que iFrance serait bien inspiré de faire figurer sur sa page d'accueil quand il bloque l'accès aux blogs qu'il héberge.
Oui, pour travaux. Même si, à la réouverture, on s'aperçoit que rien n'a changé. Même si ce n'est pas vrai, on se fera une raison pour peu que l'hébergeur nous en donne une.
Tous les accès au blog (administrateur & visiteurs) ont été fermés du 25 au ?? (le lendemain je n'ai pas vérifié) février derniers. A défaut d'explication, je n'ai plus qu'à m'excuser pour le dérangement qui, je dois aussi l'admettre, ne dérange pas grand monde en cette morte saison : la Beuglante travaille des nouveaux morceaux et retravaille les anciens mais, faute de concerts, ça ne se voit pas ; la fréquentation du blog ne faiblit pas (+ de 100 par jour) mais personne ou presque ne laisse de commentaires.
On ne va pas se décourager pour autant. Simplement, le rythme des publications va passer au régime vaches maigres : 2 articles par semaine, pas plus, en attendant les beaux jours.
On ne va quand même pas se mettre à raconter les événements de caractère privé qui émaillent les répétitions du groupe ! Comme ce cri unanime à la fin du repas servi par Gildas, lundi dernier (27 février) : «Les compotes Blédina, c'est pas bon !»*
*- C'est pour tester la réactivité de la société Blédina que je cafte... Parce qu'en vrai, ma fille, les compotes c'est de son âge, et elle adore ça !
A le voir comme ça, il ne paye pas de mine : terne, pas plus grand qu'un moineau, commun dans toute l'Europe... N'empêche, il a inspiré les poètes et les amoureux de tous les âges par son seul chant : à la fois puissant et extraordinairement varié, c'est sans doute le chant le plus complexe qu'on puisse entendre dans nos jardins...
...à condition de se lever tôt : vers 3, 4 heures du matin ! Très difficile à voir (parce qu'il est terne, et qu'il chante surtout la nuit), le rossignol philomèle est aisément reconnaissable à l'oreille : c'est le seul oiseau de nos contrées qui enchaîne une bonne vingtaine de motifs différents (crescendos, stridulations, trilles...) dans un seul récital. Emblème de l'amour et porte-parole de l'amoureux(-se) absent(e), on a peine à croire, quand on l'écoute, qu'il ne fait que parler à ses congénères. C'est pourtant ce qu'affirment les ornithologues qui ont étudié son chant : comme le merle, la grive, le pinson ou le grabulbe à poils ras, le rossignol dit inlassablement quelque chose comme : « Je suis un rossignol mâle en bonne santé, ma famille est d'ici, j'habite le grand saule de la haie près de la rivière (gare aux squatteurs !) et... je suis disponible » ! Notons au passage qu'un rossignol exilé et en mauvaise santé a le droit de chanter, mais il aura moins de coffre et assurément beaucoup moins de succès auprès des rossignoles du pays... Car chez nombre de passereaux, chaque pays a son dialecte, et l'ostracisme est la règle. "Ouvrez ouvrez la cage aux oiseaux" n'est certainement pas un bon conseil si dans la cage il y a des bengalis – ou même un merle alsacien : une fois libres, ils réaliseront vite leur erreur et, faute de pouvoir rallier leur patrie à tire d'aile, ils payeront vite, et cher, leur éphémère liberté.
Nous, c'est pas pareil. La preuve, c'est qu'un groupe breton comme La Beuglante a pu chanter jusqu'à présent des chansons françaises sur des mélodies de rock-guinguette sans se faire plumer.
Jusqu'à présent ! Cela dit, ça serait peut-être pas mal qu'on intègre dans notre répertoire un morceau trad' avec des paroles en gallo (le dialecte du pays) ; voire un air du folklore breton (chanté dans la langue régionale) ; voire un thème puisé dans un autre folklore, histoire d'affirmer notre sympathie universelle pour tous les particularismes culturels. Pour un multiculturalisme... à l'échelle française !
Et justement, j'en tiens une bien bonne : une bonne et vieille chanson de la tradition provençale, en Langue d'Oc donc, que m'envoie un correspondant toulousain en commentaire d'un article récent (17.02.07, Le chant du coq, du canard, du cygne...).
Ça parle d'amour, et d'un "oiselet" qui chante pour une belle en exil loin du poète son amant. L'auteur, Gaston Phébus, était un puissant seigneur provençal du Moyen-âge qui avait des choses à se faire pardonner de sa dame – d'où la chanson. L'air, très célèbre, est doux, tendre et caressant. Et je vois bien (sans l'avoir consulté) Dji prendre le premier couplet, avec son inimitable et langoureux vibrato dans la voix, suivi d'une accélération sur les autres couplets repris en chœur par Nico, Steph et Delphine (pas consultés non plus) dans un style et avec des arrangements plus beuglantesques.
Le texte intégral, sa traduction française et ses différentes versions – de l'originale à la contemporaine – sont consultables sur le site Whebdo-St-Genies.com. Alors merci à Vincent 3m pour sa contribution qui nous ouvrira peut-être un jour des portes dans la région toulousaine... pour peu que les copains aient envie de reprendre et d'adapter le morceau.
D'ici là, ça me laisse un peu de temps pour travailler à la clarinette le répertoire du rossignol !
Je viens de recevoir l'extrait qui suit. Bon, c'est court mais bref, comme dit l'autre... et l'image n'est pas de la meilleure qualité*. Mais je découvre à cette occasion qu'on peut diffuser une vidéo sur ce blog, alors tu permets que je me permette de le crier sur les toits, ok ? Merci.
J'entends les sarcastiques, les narquois et les goguenards : il est vrai que ça peut s'apparenter à du fétichisme. J'assume. On se débarrassera de ces petites miettes de gloire quand on aura des vidéos de pro à se mettre entre les deux yeux. Pour l'heure, des petits souvenirs comme celui-là ne font de mal à personne**, et réchauffent le cœur de ceux qui y ont participé. Enfin je présume, parce que je n'en étais pas.
Un souvenir du tout dernier concert de La Beuglante à 5 : c'était le 1er avril 2006 au Grand Cordel. Pendant que les copains se faisaient ovationner sur la plus prestigieuse des scènes que le groupe ait arpentées, moi j'en étais encore à travailler le répertoire chez moi, en vue de ma première prestation publique à leurs côtés (le 22 avril à Romillé, cf. art. du 5.09.06, Mon premier concert).
Mais non, je ne suis pas jaloux. J'espère juste qu'il y aura un ou deux vidéastes dans le public, et pas trop loin de la scène, le jour où on se produira tous les six au Liberté...
*- Merci quand même à l'auteur de cet extrait ! **- à personne : d'autant qu'il a été démontré dans un article récent (11.02 : Robots ! OK, je me rends...) que parmi les nombreux visiteurs de ce blog, à deux exceptions près, il n'y a pas âme qui vive ! On fait vraiment ce qu'on veut avec un lectorat de robots...
Incroyable succès d'une formule ! Au départ adjectif de couleur (cf. Dict. de l'Académie 8ème édition, 1938), Couleur café, aujourd'hui, c'est : un festival de musique (Belgique), un quatuor vocal (France), des gîtes et des bungalows (Martinique, Guadeloupe, St Martin), des cafés (Europe, Etats-Unis, Québec, Afrique...), des restaurants (Martinique, Russie, Etats-Unis, Canada...), un centre équestre (Sénégal), un film (Afrique), une cafetière design (?), des recettes de cuisine, un torréfacteur, un cours de danse, des albums-photos, un centre d'hébergement, un glossaire, un DVD, une BD, un magasin d'artisanat, plusieurs sites, des revues, des bijoux, une gamme de produits de beauté, des expos en tous genres, des titres d'articles, une expression...
On finirait par en oublier que c'est aussi le titre d'une chanson qui, depuis sa sortie en 1963 (et surtout depuis la mort de son auteur), n'a pas fini de faire le tour du monde. Gainsbourg savait l'hommage qu'il rendait ainsi aux percussions africaines. Il n'a pas pu imaginer tous les développements que cette chanson toute simple a connus.
Un café-concert, près de Saint-Brieuc.
J'avais déjà remarqué depuis belle lurette le succès du nom de Gainsbourg (ou de sa variante Gainsbarre) comme enseigne de bars. On ne se demandera pas pourquoi ici. Mais je découvre maintenant l'idolâtrie déclarée pour – même pas une chanson : juste le titre. Gainsbourg, visionnaire comme toujours ?
Un fast-food en Martinique
Couleur café, cette expression ramassée en deux mots rythmés et sans articles, c'est comme le résumé de la "philosophie multiculturelle" (expression trouvée sur le site d'un restaurant de San Francisco) en vogue sur la planète en voie de mondialisation : tout est bon, tout se vaut : et si on mélangeait tout ?!
Dans sa première formulation, c'était plus spécifiquement une notion chromatique : couleur de café brûlé. On devait bien connaître alors toutes les couleurs possibles de la graine de caféier : le vert, le rouge, le fauve et le brun. C'est dans sa version raccourcie, simplifiée, que la formule est partie à la conquête du monde.
Le quatuor vocal.
A vrai dire, quand j'ai lancé la recherche sur ce titre, je m'attendais à trouver, comme pour La jeune fille du métro (cf. art. du 21.12.06) une cohorte de groupes ayant, comme La Beuglante, repris la célèbre chanson de Serge Gainsbourg. Eh ben pas tant que ça ! Je ne prétendrais certainement pas qu'on soit les seuls, mais, ma foi...
Le cours de danse.
...Ça vaudrait le coup qu'on s'organise une tournée (bretonne ? française ??... Mondiale !!!) avec notre version en guise de passeport. Et je suggère qu'on commence par démarcher le café-concert de Ste Anne du Houlin, à 10 km au sud de St Brieuc (cf. le site du Couleur Café): joli cadre, programmation très alléchante... et puis on est presque voisins : ils ne peuvent pas nous refuser ça !
Enfin quoi ! Il y a en Bretagne un groupe qui arbore dans son répertoire la couleur de leur café, et ils oseraient nous refuser une scène ?!
Allons, soyons sérieux ! Si j'étais eux, je n'hésiterais pas.
Faut-il marcher sur deux pattes pour savoir chanter ? Ou est-ce qu'il faut avoir des ailes ?
Bien. Laissons provisoirement sans réponse ces questions ardues pour aller voir du côté de l'Histoire des mots.
J'ai longtemps tenu le verbe chanter pour un mot de la même famille que canard. Farfelu ? La vérification était facile. Mais il se trouve que celui qui m'a induit en cette erreur – paix à son âme ! – avait de l'ascendant sur moi et, qui plus est, autorité en la matière : il se passionnait pour l'étymologie.
Or si l'étymologie est une discipline à plus d'un titre passionnante, elle n'a jamais été une science exacte. C'est pourtant ce qu'elle prétend : "la recherche du vrai", tel est son objet si l'on en croit l'étymologie du mot... étymologie ! Précisément, faut-il tenir pour vrai le sens étymologique d'un mot ? Toute la question est là. Il faudrait se demander ce qu'on entendait par vrai (etumos) dans la langue et à l'époque où le mot est apparu, c'est à dire en grec ancien. Assurément pas la même chose qu'aujourd'hui ! L'origine des mots se perd dans la nuit des temps où les mythes et légendes ont leur part.*
Revenons à nos canards. Le verbe chanter est issu d'une forme cantare en bas-latin, elle-même issue du latin classique canere. En ce temps-là, le canard n'existait pas : l'oiseau migrateur à bec plat barbotant dans les marais et finissant rôti dans les assiettes était appelé anas. Aucun rapport. Quant à notre canard, il aurait été inventé au Moyen-Age, à partir du surnom de "Canart" qu'on donnait aux boiteux qui marchaient avec une canne, en se dandinant. Tout à fait la démarche de l'oiseau en question, d'où le nom. Pour les sceptiques, je signale que l'Histoire des mots connaît bien d'autres exemples de noms communs tirés de noms propres : ainsi le goupil rebaptisé renard (cf. Le Roman de Reinhardt, francisé en Renard), ou le récipient à ordures appelé poubelle, d'après le préfet du même nom qui en a imposé l'usage.
Bref, le canard et le chant n'ont aucun rapport. Du moins aucun rapport étymologique. Parce que tout de même, le canard chante ! Tout comme le coq. Ou le cygne, à ce qu'on dit, juste avant de mourir. Et de proche en proche, on s'apercevra que sont réputés chanteurs les animaux qui volent et marchent sur deux pattes, alors que les autres crient. C'est déjà très surprenant. Mais ce qui, pour moi, l'est plus encore, c'est que je dois cette constatation à une étymologie fantaisiste qui établissait – sans l'expliquer – un rapport peu flatteur entre chant et canard.
Alors, faut-il deux ailes et deux pieds pour chanter ? Premier réflexe : chercher des exceptions. Il y en a : la cigale (deux ailes, mais six pieds) ; la chauve-souris (deux ailes, mais elle ne chante pas) ; la baleine (pas de pieds, mais deux nageoires qu'on appelle des ailes !) ; enfin, l'être humain qui, sauf oubli de ma part, est le seul animal chanteur dépourvu d'ailes.
Dans le chant comme en toutes choses, l'Homme est un cas à part ; on verra plus tard ce qu'on peut faire de lui. En attendant, cette nouvelle catégorie d'animaux volants et chantants, si elle est valide, mériterait un commencement d'explication.
Qu'est-ce qui permet de dire d'un animal ailé qu'il chante quand les animaux terrestres crient ? Là-dessus, les dictionnaires sont plutôt évasifs : dès le latin, on aurait distingué le chant, qui est un son harmonieux, du cri qui est simplement bruyant. D'accord si on pense au merle, au rossignol ou à la Castafiore...
...Mais que faire alors de la poule ?** du cygne ? du moineau ? de la grabèche perlée ? de l'orotuchtys à col raide ? Ces volatiles parmi tant d'autres, quand ils l'ouvrent, feraient mieux de la fermer ! En comparaison, nombre de quadrupèdes dits crieurs emporteraient haut la main (si je puis dire) un premier prix de conservatoire : le chat, le loup, le cougar, l'écureuil, le singe hurleur ou encore l'oryctérope (au chant injustement méconnu)... Même la vache, laquelle non seulement sait beugler (c'est une façon de chanter !) mais peut aussi jouer de la clochette si on veut bien lui en confier une. Chanteuse, et musicienne ! Alors non, vraiment, cette distinction sur la base de l'harmonie ne tient pas.
Heureusement, il y a autre chose. Et c'est là, lecteur, que tu pourras te dire : « Ah ! Je n'ai pas perdu mon temps...» C'est quelque chose qui, cette fois, réunit hommes et bêtes volantes dans une même catégorie ou, pour mieux dire, dans une même quête.
Dans mon dictionnaire latin-français, à la définition du verbe Canto je lis : "chanter [en parlant des personnes, des oiseaux]", et un peu plus loin : "chanter, célébrer", et encore plus loin : "prononcer des paroles magiques, frapper d'incantation." C'est moi qui souligne : l'incantation, c'est une parole chantée qui appelle la bénédiction ou la foudre des Cieux sur la Terre. On notera au passage qu'elle n'est pas forcément harmonieuse (cf. art. du 28.01.07, Arrête ! Tu vas faire pleuvoir...). En tout cas, efficace ou non, c'est le fait d'une créature qui s'adresse à son dieu. Et par chez nous, une manière de s'adresser au divin, c'est de chanter debout (comme les fidèles à l'église), les bras tendus vers le ciel (comme le prêtre).
Ulysse résistant au chant des sirènes, peinture sur poterie.
On n'en dira pas autant des oiseaux qui, pourtant, bien ou mal, chantent. Ce qu'on peut quand même observer, c'est que dans l'imaginaire occidental et au moins depuis l'Antiquité gréco-latine, les oiseaux sont par excellence les messagers de l'Au-Delà. Parce qu'ils sont alternativement sur Terre et dans les airs, parce qu'ils annoncent les heures et les saisons, parce que leurs cris particuliers, beaux ou laids, ont en commun de porter loin, de tout temps ils ont été réputés porteurs de messages surnaturels, émanés d'un dieu, d'un ange ou d'un démon. Il nous reste quelques vestiges de cet imaginaire : le rossignol, messager de l'Amour (alias Cupidon, ailé lui aussi) ; la colombe, messagère de paix ; le corbeau, oiseau de mauvais augure... et un lointain souvenir des sirènes, autrefois représentées en femmes-oiseaux et dont on sait aujourd'hui que le chant n'est que le cri (harmonieux) de mammifères marins comme le lamantin, ou certaines espèces de baleines...
En résumé : le chant est le propre des créatures, ailées de préférence, qui ont quelque chose à faire avec le ciel.
Tu me crois ? Alors s'il te plaît arrête de chanter, parce que tu vas réellement faire pleuvoir !
...Et c'est ainsi qu'Allah est grand.
*-Paradoxe : si l'humanité est née avec le langage, alors l'Homme (en tant qu'espèce) est né vieux !
**-En anglais, poule se dit hen. Or pas plus tard qu'hier, j'ai appris que ce mot est lié à la racine indo-européenne *kan qui a donné en latin le verbe cano, canere (chanter) et tous ses dérivés. Surprenant, non ?
La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
calli gamz : le canard carolin Bruno : Concert du 14 déc. au VnB Fougères annulé. Bruno : 17nov. CONCERT ANNULE (en souvenir de M.R.) Bruno : La Beuglante en concert le 17 nov. 19h à la Salle des Fêtes de Montreuil-sous- Pérouse. Bruno : La Beuglante : prochain concert public au V'n'B (Fougères-35) le 14 décembre à 19h. Boeuforik : Prochain boeuf à la Godinette (Romazy-35) : dim.14 oct., 15h