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Publié le Mercredi 27 décembre 2006 à 15:00
Par le Géant Lunaire
25 décembre : date hypothétique de naissance du Christ, et pour 2006, mort de James Brown, dont la date de naissance est tout aussi hypothétique. Aucun autre rapport à établir entre celui-ci et celui-là : tout le monde sait bien que James Brown n'était pas un ange. (Et d'ailleurs, tu me diras, le Christ non plus.)
| | James Brown faisait scandale (le Christ aussi, oui, je sais mais arrête ! Tu vas m'attirer des ennuis...). Moi, cette affaire ne m'intéresse pas et pour clore le sujet, je trouve normal qu'un type qui a violé (?), tué (?), prostitué (?) ou volé une vieille dame se retrouve en tôle, qu'il s'appelle Brown ou Mouchabeu.
Mais ce n'est pas de ça que je parle. | | James Brown en chanteur... qu'il était aussi ! | |
J'ai vu James Brown aux Vieilles Charrues en 1997 – la dernière année du festival dans le bourg de Carhaix-Plouguer. A vrai dire, j'étais venu entendre Claude Nougaro, et je crois bien que je ne serais pas resté écouter James Brown si Nougaro, qui faisait sa première partie, ne l'avait annoncé avec autant de respect, d'admiration et d'émotion dans la voix : «Voici le grand James Brown...» Des mots si simples, sortant de la bouche d'un orfèvre des mots... J'ai été surpris.
Et nous sommes restés. Je m'attendais à voir ce à quoi les médias, radios et télés confondues, m'avaient préparé : un clown refaisant pour la énième fois son célébrissime numéro. Hier, j'ai appris la nouvelle de sa mort sur France Culture, et à la fin de l'envoi, comme il se doit, on a eu droit à un extrait de Sex Machine, le plus connu de ses titres – et si ce n'était que ça ! – dans sa version la plus répandue. Quelle année ? Ça ne m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse plus, parce que j'ai vu et entendu et découvert James Brown cette année-là.
Accessoirement, cette même année j'ai découvert – ou démasqué – l'imposture des médias. James Brown n'a rien à voir avec l'image figée qu'ils donnent de lui. Rien. Ou si peu. La photo ci-dessus est celle choisie par iFrance (le moteur de ce blog) pour illustrer l'article sur la mort du maître. James Brown est un maître, et ce titre interdit l'emploi du passé. Un maître, et le grand public n'en saura jamais rien. Un maître, et très accessoirement, un chanteur !
Cette même année 1997, Maceo Parker faisait un tabac en solo dans le style jazz-funk. Maceo Parker, un émule de James Brown, et combien d'autres avant lui ? Brown, lui, était déjà passé à autre chose. J'en profite pour faire remarquer que Les Vieilles Charrues 1997, avec leurs 40.000 spectateurs, ne constituaient pas un concert déterminant pour lui. N'importe : nous avons assisté, au fin fond du Finistère, à un concert extraordinaire d'un homme hors du commun. L'anecdote retiendra – et n'a toujours retenu – que l'anecdotique : les costumes (cf. photo ci-dessus), les gimmicks, les gesticulations jamesbrowniennes (cf. n'importe quel clip de n'importe lequel de ses tubes), la descente dans le public (Anne-Claire, qui s'était avancée, a pu témoigner : «Il est tout petit !»)...
Oui, un petit bonhomme tout enveloppé de paillettes comme une grosse papillote, en plus agité (cf. "Monsieur 100.000 volts", encore pour l'anecdote). Et maintenant, passons aux choses sérieuses. Car James Brown est, pour le soul-funk en particulier et la musique en général, un grand monsieur. Et avec ça, très subtil. Son travail de compositeur et d'orchestrateur le place plutôt dans l'échelle des millivolts que des 100.000 : c'est puissant, d'accord, mais d'une facture tout en finesse, en précision. Le problème, c'est qu'on confond souvent puissance et efficacité. Le hard-rock tire l'essentiel de sa puissance des décibels ; le funk donne l'impression – voire l'illusion – de puissance sonore par la précision et l'efficacité de son orchestration. Ce qui suppose, sur scène, une direction au millimètre des interprètes. En 1997, c'est moins un chanteur qu'un chef d'orchestre que j'ai vu, et moins le chanteur que l'orchestrateur que j'ai applaudi et admiré.
"Parrain de la musique soul", James Brown s'inscrit clairement par son esthétique dans l'histoire du funk, genre dont on peut même dire qu'il est un précurseur. Mais l'autre révélation de Brown en concert, c'est qu'il n'a jamais cessé d'avancer dans la recherche. J'ai entendu ce soir-là une musique plus avancée, plus novatrice que ce que Maceo Parker pouvait produire au même moment. Une musique qui puise ses idées autant dans le free ou l'acid-jazz que dans la recherche contemporaine. Les musiciens qui entourent James Brown sont tous des interprètes de très haute volée, doublés de brillants solistes. Chaque morceau, y compris les tubes les plus anciens (Sex Machine, Men's World, We Live in America), est entièrement refondu, revisité, réarrangé de manière que chaque musicien puisse s'y exprimer dans toutes ses dimensions. Et la petite partie réellement chantée par le héros des médias finit par ne plus apparaître que comme un prétexte, un faire-valoir pour des artistes exceptionnels. Un peu selon le même schéma que Miles Davis, Herbie Hancock, Art Blakey... : le maître s'efface pour mettre en avant ses géniales créatures jouant sa géniale musique.
Avec la vision déformée, stéréotypée que colportent les grands médias, on a peine à s'imaginer un James Brown tournant le dos au public les trois quarts du temps, occupé à diriger ses musiciens, à leur passer la parole, la reprenant parfois pour chanter, danser ou faire une figure imposée (comme de jeter sa veste aux spectateurs). Parfois aussi, il remplace le batteur, frappe quelques mesures pendant que l'autre fait un solo sur des percussions, ou vient sur le devant de la scène pour chauffer le public.
Pour être chauds ce soir-là, nous n'avions pas besoin d'autre stimulation : James Brown et son orchestre en concert, c'est un spectacle total et intense, dans lequel chaque morceau ne forme qu'une partie du tout, sans temps mort.
James Brown a 73 ans pour l'éternité. Supposition idiote : si les médias décidaient maintenant de retracer son évolution musicale des débuts jusqu'à son terme, vu le retard accumulé, l'œuvre – sinon l'artiste – aurait encore de belles et riches et nombreuses années à vivre auprès du grand public.
A l'année prochaine.
P.S. : pour en savoir plus sur James Brown (biographie, discographie, etc.), on peut aller voir sur le site de Ramdam.
Publié le Dimanche 24 décembre 2006 à 22:00
Par le Géant Lunaire
Sur le point d'effacer les messages de la Tribune Libre, je ne vais tout de même pas laisser perdre les deux @dresses reçues, auxquelles s'ajoutent quelques infos envoyées par email.

Mention spéciale pour Gilles Mével, du groupe Squiveut, rencontré un soir de concert à Romazy. Un groupe dans la veine des Glochos pour l'humour, avec peut-être une plus haute exigence musicale (c'est moi qui le dis, ils démentiront s'ils le veulent). Deux albums à ce jour, écoutables en intégralité et en mp3 sur le site. Ça, c'est rare ! A noter le prochain concert de Squiveut le 9 mars prochain à la Godinette. Ça sent le terroir... et la chaude ambiance !
Tangi Pénard me communique l'adresse de son groupe de fest-noz, Déomp. A en juger par leur présence sur les panneaux d'affichage, il y a sûrement pas mal d'occasions de les entendre...
Quant à Mazette, ça mériterait le détour rien que pour la beauté graphique du site. Enfin, au moins pour la page d'accueil, parce qu'après ça se complique un peu... J'ai longtemps erré dans les pages "en construction" avant de trouver les extraits (mp3 et ogg) : il faut suivre l'escargot ! Buzzno, le copain qui m'en parle, en dit beaucoup de bien. Les extraits, courts mais prometteurs, esquissent un répertoire réaliste original sur une musique plutôt intimiste. On en saura plus lorsqu'ils viendront se produire dans la région.
Pour finir, Nico me signale un annuaire des groupes de musique, Info-Groupe, sur lequel on trouve des centaines de noms... mais pas ceux-là (ou alors j'ai mal cherché ? J'avoue que je m'y suis un peu perdu). Si j'ai bien compris, il faut être adhérent pour y figurer, et après, pour espérer rentabiliser son adhésion, il faut parvenir à s'y faire remarquer. Ce qui, vu le nombre de candidats...
La prochaine fois, c'est aux lieux de spectacles qu'on demandera de se signaler sur le blog de La Beuglante. Dans cette catégorie-là, les bonnes adresses ne seront jamais trop nombreuses, c'est sûr.
Publié le Vendredi 22 décembre 2006 à 11:00
Par le Géant Lunaire
Un copain m'envoie ses bons vœux pour 2007. Avec sa copine, ils ont enregistré pour l'occasion un chant de Noël : tout ce que je déteste, mais vu comme ça, bon, ça va : Merry Christmas.
 Laloy - autoportrait 5.
En cadeau, une bonne idée pour s'exiler à partir de mai 2007 : commencer une nouvelle vie au Nicaragua. Les Cités d'Or, c'est peut-être là-bas ?! Mystère... A ce propos, sondage : combien parmi vous ont déjà pensé à l'exil ? Infos touristiques : au Nicaragua, on parle espagnol, il fait chaud, et on est très loin de la cuisine électorale française – mais dangereusement près de Big Brother !
Une chance qu'à la Beuglante, on ait une personne-ressource : Dji, qui parle espagnol à la perfection (enfin, on peut l'espérer). Dis donc, Dji, il serait peut-être temps de nous traduire notre répertoire, histoire de faciliter le transfert...
Enfin, bon Noël, profitez bien des derniers mois de purgatoire, et un bon conseil en prime : pour les étrennes, offrez-vous des sacs de voyage.
P.S. : on peut découvrir le travail et l'actualité de Laloy sur son blog.
Publié le Mercredi 20 décembre 2006 à 23:46
Par le Géant Lunaire
Il y en a peut-être qui ont déjà remarqué : en de minuscules endroits de certains articles de ce blog, quand on passe la souris et si on clique, il se passe des choses bizarres...

...On se retrouve téléporté sur un blog inconnu, avec des photos étranges, des textes gratinés ; ou carrément on est lâché en pleine cyber-nature, quelque part sur le net où on n'a pas demandé à aller...
Ouaip ! C'est fait exprès. Ce sont les surprises du chef, et, saison des Etrennes oblige, elles vont se multiplier, je le sens... Bon, mais comme j'aime tout le monde, je n'envoie personne en terrain hostile. Voyageur du cyber-espace, garde le sourire : là où tu atterriras, tu seras en bonne compagnie.
Et pour ceux qui n'avaient encore rien remarqué de bizarre, j'ai dissimulé un passage secret dans ce court article, en guise d'initiation au voyage. En partance pour l'inconnu...
Prêt ?...
Publié le Lundi 18 décembre 2006 à 16:02
Par le Géant Lunaire
 Photo prise le 28.08.06 par Vinking.
C'était le 28 août dernier, lors d'une soirée privée à Rimou. Notre "meilleur concert", d'après ma compagne. Les photos viennent de nous parvenir. On n'oublie pas des moments comme ceux-là. Mais vu qu'on ne se voit pas quand on se montre, on est toujours avides d'images autant que de commentaires après une prestation.
On aura beau faire, on ne sera jamais dans la tête des spectateurs au moment du spectacle. N'empêche, ça fait plaisir de se mettre à leur place pour tenter de voir de quoi on avait l'air. Toi qui nous as vus par le passé, si tu gardes des images de notre passage (photos, vidéos, enregistrements), merci de penser à nous...
Pour la date du 28 août, mon petit doigt me dit qu'on aura droit un jour à un souvenir vidéo, qu'on sera très heureux, évidemment, de pouvoir partager avec les visiteurs du blog et du site.
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La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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calli gamz : le canard carolin
Bruno : Concert du 14 déc. au VnB Fougères annulé.
Bruno : 17nov. CONCERT ANNULE (en souvenir de M.R.)
Bruno : La Beuglante en concert le 17 nov. 19h à la Salle des Fêtes de Montreuil-sous- Pérouse.
Bruno : La Beuglante : prochain concert public au V'n'B (Fougères-35) le 14 décembre à 19h.
Boeuforik : Prochain boeuf à la Godinette (Romazy-35) : dim.14 oct., 15h
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