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Publié le Vendredi 19 janvier 2007 à 00:39
Par le Géant Lunaire

pierredesproges.jpg

« Que les choses soient bien claires : je ne tutoie que les personnes avec lesquelles j'entretiens des relations sexuelles. » Pierre Desproges.


Travaillant avec des Anglais, j'ai toutes les peines à leur expliquer les valeurs comparées du tu et du vous en français courant. Il semble que, tout en étant more or less civilisé, on puisse fort bien vivre une vie entière en se passant de la nuance.

C'est un sujet d'une importance toute particulière ici, et d'ailleurs tu n'as pu fréquenter jusque-là ce blog sans remarquer le choix audacieux que j'ai fait dès le départ, choix résolument à contre-courant de l'usage incontesté du français écrit, tant dans la presse qu'en littérature : autant que faire se peut, on évitera de s'adresser directement au lecteur, et s'il est impossible de faire autrement, il faut le vouvoyer (ou "le voussoyer", version cuistre). On appelle ça le vous de politesse. Question de respect, dit-on. Voire.

« Est-il bien nécessaire / De me dire vous plutôt que tu / Si c'est pour par-derrière / Me botter le cul ? », demande ingénument Camille (mon idole, je le dis au passage). De politesse, le vous ?! Allons donc ! Si « Là-bas en Angleterre / Ils se disent tous you, c'est plus clair » peut-être, mais c'est bien la preuve que ça n'empêche rien : on peut être poli ou pas poli en tutoyant comme en vouvoyant. Pour répondre à l'insondable perplexité de mes clients, j'ai été amené à faire des recherches sur ce point crucial, au terme desquelles il apparaît très clairement que le vouvoiement est moins affaire de politesse que de distance ; laquelle, comme on sait, peut être respectueuse... ou hautaine. Osera-t-on prétendre, par exemple, que la formule "Mais t'es con !" est moins respectueuse que "Vous êtes un crétin" ?

C'est parfois très utile de savoir garder ses distances ; en particulier lorsqu'on a l'intention de botter le cul d'un crétin : ça rend le coup incroyablement plus douloureux, et ça facilite l'esquive dans les secondes qui suivent. Pratique aussi, lorsque le même crétin tente une approche du style "On se dit tu ?", de pouvoir lui répondre "Si vous voulez" ! Pourtant, la généralisation du tu, la simplification à l'anglaise (à ceci près que you = vous) a ses partisans et ses adeptes. Surtout chez les enfants, les adolescents et dans les milieux ouvriers (j'en parle d'expérience) : en somme, dans des catégories qui, précisément, subissent la distance, la condescendance des grands – en taille, en âge ou en fortune.

Tout ça pour dire... quoi ? Que le tutoiement adopté sur ce blog n'est pas une position de principe intangible ; c'est un choix : comme si je m'adressais à quelqu'un de proche, à un ami peut-être, ou à moi-même ("Bon OK mais t'as vu l'heure ? Tu crois pas qu'il est temps de conclure, maintenant ?!"). Faut croire que ça me met en confiance quand j'imagine, de l'autre côté de mon écran, quelqu'un que je pourrais tutoyer. Mais il y a plus...

Il est naturel que des pairs, des personnes de même condition se disent tu : c'est le cas entre ouvriers, entre cadres, entre profs, entre élèves et, d'une manière générale, à l'intérieur d'une même équipe. Dans la musique, non seulement on se dit tu d'office, mais on se fait la bise ; qu'on se connaisse ou qu'on se rencontre pour la première fois – et même si ça doit être la dernière ! Parfois, ça tient du baiser de Judas, parfois c'est trop (dans les coulisses du festival de Bayreuth, t'imagines !), mais c'est comme ça.

bisou !.jpg  C'est l'usage, qu'on le veuille ou non. Il y a de tout, dans les musiciens : des beaux, des laids, des gentils et des méchants, des bavards et des taciturnes, des gros béliers et des petits yorkshires, des qui sentent pas bon, des pomponnés trois fois par jour, des mal rasés, des qui bavent, des qui mouchent...

Tous, quand ils se rencontrent, qu'est-ce qu'ils se disent je sais pas mais faut d'abord qu'ils se fassent la bise.

Ce qui d'ailleurs, et là encore, n'empêche rien en matière de coups bas...

Peut-être il faut voir là un souci pratique : pendant ce temps, on laisse les mains tranquilles (vu que les mains, c'est vachement précieux pour jouer de la musique...).

A la Beuglante, on n'a pas ce genre de problème : tout le monde s'aime et se le répète à chaque... répét', à chaque concert, à chaque rencontre. Alors, se dire tu, ça va de soi. Et se faire la bise, moi franchement j'ai rien contre.

Et puis d'ailleurs, comme disait Pierre Desproges,...
...!

Publié le Mercredi 27 décembre 2006 à 15:00
Par le Géant Lunaire
25 décembre : date hypothétique de naissance du Christ, et pour 2006, mort de James Brown, dont la date de naissance est tout aussi hypothétique. Aucun autre rapport à établir entre celui-ci et celui-là : tout le monde sait bien que James Brown n'était pas un ange. (Et d'ailleurs, tu me diras, le Christ non plus.)

JamesBrown.jpg  James Brown faisait scandale 
(le Christ aussi, oui, je sais mais arrête ! Tu vas m'attirer des ennuis...). Moi, cette affaire ne m'intéresse pas et pour clore le sujet, je trouve normal qu'un type qui a violé (?), tué (?), prostitué (?) ou volé une vieille dame se retrouve en tôle, qu'il s'appelle Brown ou Mouchabeu.

Mais ce n'est pas de ça que je parle.
James Brown en chanteur... qu'il était aussi ! 

J'ai vu James Brown aux Vieilles Charrues en 1997 – la dernière année du festival dans le bourg de Carhaix-Plouguer. A vrai dire, j'étais venu entendre Claude Nougaro, et je crois bien que je ne serais pas resté écouter James Brown si Nougaro, qui faisait sa première partie, ne l'avait annoncé avec autant de respect, d'admiration et d'émotion dans la voix : «Voici le grand James Brown...» Des mots si simples, sortant de la bouche d'un orfèvre des mots... J'ai été surpris.

Et nous sommes restés. Je m'attendais à voir ce à quoi les médias, radios et télés confondues, m'avaient préparé : un clown refaisant pour la énième fois son célébrissime numéro. Hier, j'ai appris la nouvelle de sa mort sur France Culture, et à la fin de l'envoi, comme il se doit, on a eu droit à un extrait de Sex Machine, le plus connu de ses titres – et si ce n'était que ça ! – dans sa version la plus répandue. Quelle année ? Ça ne m'intéresse pas. Ça ne m'intéresse plus, parce que j'ai vu et entendu et découvert James Brown cette année-là.

Accessoirement, cette même année j'ai découvert – ou démasqué – l'imposture des médias. James Brown n'a rien à voir avec l'image figée qu'ils donnent de lui. Rien. Ou si peu. La photo ci-dessus est celle choisie par iFrance (le moteur de ce blog) pour illustrer l'article sur la mort du maître. James Brown est un maître, et ce titre interdit l'emploi du passé. Un maître, et le grand public n'en saura jamais rien. Un maître, et très accessoirement, un chanteur !

Cette même année 1997, Maceo Parker faisait un tabac en solo dans le style jazz-funk. Maceo Parker, un émule de James Brown, et combien d'autres avant lui ? Brown, lui, était déjà passé à autre chose. J'en profite pour faire remarquer que Les Vieilles Charrues 1997, avec leurs 40.000 spectateurs, ne constituaient pas un concert déterminant pour lui. N'importe : nous avons assisté, au fin fond du Finistère, à un concert extraordinaire d'un homme hors du commun. L'anecdote retiendra – et n'a toujours retenu – que l'anecdotique : les costumes (cf. photo ci-dessus), les gimmicks, les gesticulations jamesbrowniennes (cf. n'importe quel clip de n'importe lequel de ses tubes), la descente dans le public (Anne-Claire, qui s'était avancée, a pu témoigner : «Il est tout petit !»)...

Oui, un petit bonhomme tout enveloppé de paillettes comme une grosse papillote, en plus agité (cf. "Monsieur 100.000 volts", encore pour l'anecdote). Et maintenant, passons aux choses sérieuses. Car James Brown est, pour le soul-funk en particulier et la musique en général, un grand monsieur. Et avec ça, très subtil. Son travail de compositeur et d'orchestrateur le place plutôt dans l'échelle des millivolts que des 100.000 : c'est puissant, d'accord, mais d'une facture tout en finesse, en précision. Le problème, c'est qu'on confond souvent puissance et efficacité. Le hard-rock tire l'essentiel de sa puissance des décibels ; le funk donne l'impression – voire l'illusion – de puissance sonore par la précision et l'efficacité de son orchestration. Ce qui suppose, sur scène, une direction au millimètre des interprètes. En 1997, c'est moins un chanteur qu'un chef d'orchestre que j'ai vu, et moins le chanteur que l'orchestrateur que j'ai applaudi et admiré.

"Parrain de la musique soul", James Brown s'inscrit clairement par son esthétique dans l'histoire du funk, genre dont on peut même dire qu'il est un précurseur. Mais l'autre révélation de Brown en concert, c'est qu'il n'a jamais cessé d'avancer dans la recherche. J'ai entendu ce soir-là une musique plus avancée, plus novatrice que ce que Maceo Parker pouvait produire au même moment. Une musique qui puise ses idées autant dans le free ou l'acid-jazz que dans la recherche contemporaine. Les musiciens qui entourent James Brown sont tous des interprètes de très haute volée, doublés de brillants solistes. Chaque morceau, y compris les tubes les plus anciens (Sex Machine, Men's World, We Live in America), est entièrement refondu, revisité, réarrangé de manière que chaque musicien puisse s'y exprimer dans toutes ses dimensions. Et la petite partie réellement chantée par le héros des médias finit par ne plus apparaître que comme un prétexte, un faire-valoir pour des artistes exceptionnels. Un peu selon le même schéma que Miles Davis, Herbie Hancock, Art Blakey... : le maître s'efface pour mettre en avant ses géniales créatures jouant sa géniale musique.

Avec la vision déformée, stéréotypée que colportent les grands médias, on a peine à s'imaginer un James Brown tournant le dos au public les trois quarts du temps, occupé à diriger ses musiciens, à leur passer la parole, la reprenant parfois pour chanter, danser ou faire une figure imposée (comme de jeter sa veste aux spectateurs). Parfois aussi, il remplace le batteur, frappe quelques mesures pendant que l'autre fait un solo sur des percussions, ou vient sur le devant de la scène pour chauffer le public.

Pour être chauds ce soir-là, nous n'avions pas besoin d'autre stimulation : James Brown et son orchestre en concert, c'est un spectacle total et intense, dans lequel chaque morceau ne forme qu'une partie du tout, sans temps mort.

James Brown a 73 ans pour l'éternité. Supposition idiote : si les médias décidaient maintenant de retracer son évolution musicale des débuts jusqu'à son terme, vu le retard accumulé, l'œuvre – sinon l'artiste – aurait encore de belles et riches et nombreuses années à vivre auprès du grand public.

A l'année prochaine.



P.S. : pour en savoir plus sur James Brown (biographie, discographie, etc.), on peut aller voir sur le site de Ramdam.
Publié le Vendredi 22 décembre 2006 à 11:00
Par le Géant Lunaire
Un copain m'envoie ses bons vœux pour 2007. Avec sa copine, ils ont enregistré pour l'occasion un chant de Noël : tout ce que je déteste, mais vu comme ça, bon, ça va : Merry Christmas.

pl-autoportrait.jpg
Laloy - autoportrait 5.

En cadeau, une bonne idée pour s'exiler à partir de mai 2007 : commencer une nouvelle vie au Nicaragua. Les Cités d'Or, c'est peut-être là-bas ?! Mystère... A ce propos, sondage : combien parmi vous ont déjà pensé à l'exil ? Infos touristiques : au Nicaragua, on parle espagnol, il fait chaud, et on est très loin de la cuisine électorale française – mais dangereusement près de Big Brother ! 

Une chance qu'à la Beuglante, on ait une personne-ressource : Dji, qui parle espagnol à la perfection (enfin, on peut l'espérer). Dis donc, Dji, il serait peut-être temps de nous traduire notre répertoire, histoire de faciliter le transfert...

Enfin, bon Noël, profitez bien des derniers mois de purgatoire, et un bon conseil en prime : pour les étrennes, offrez-vous des sacs de voyage.



P.S. : on peut découvrir le travail et l'actualité de Laloy sur son blog.
Publié le Mercredi 29 novembre 2006 à 23:59
Par le Géant Lunaire
disquaire1.jpg

Dans les années collège, ça fait partie des trois ou quatre questions rituelles que les ados se posent quand ils font connaissance. Plus tard, ça vient généralement entre "Tu fais quoi dans la vie ?" et "Quel âge tu me donnes ?"...

..."Qu'est-ce que t'écoutes comme musique ?"

Comme souvent avec les rituels, la formule toute faite appelle une réponse toute faite : "Oh moi, tu sais, je suis vachement éclectique..." et de la suite donnée à cette entrée en matière dépend l'avenir des relations qui uniront – ou non – les protagonistes. Dis-moi ce que tu aimes, et je te dirai si tu es de ma bande !

Toi, je ne sais pas. Mais moi en tout cas, je n'ai jamais aimé qu'on me pose la question. Parce que je n'ai jamais été très fort pour les réponses courtes et synthétiques ! Je ne pouvais m'empêcher de me lancer dans des développements et des détails (hé oui, tout petit déjà...) qui évidemment ne rentraient pas dans les cases de mon interlocuteur : telle ou telle chanson de Police ("The bed's too big without you"...) mais pas "Police" tout simplement, tel album de jazz (5 Birds and a Monk !) mais pas LE jazz en général.

Résultat : ça fait bien longtemps qu'on ne m'interroge plus sur mes goûts musicaux. Or voilà qu'on entre dans la seule période de l'année où j'apprécierais qu'on le fasse !...

Et au fait, c'est drôle ça : entre beuglants, on n'a jamais trop parlé de ce qu'on aime écouter. Et si un de ces jours quelqu'un nous posait cette autre question rituelle (réservée aux artistes, celle-là) : "Quelles sont vos influences ?", j'ai comme le pressentiment qu'on serait bien embarrassés ! Pour les grandes tendances, c'est assez facile : il n'échappera à personne que Dji aime le hard, mais quel hard ? Plutôt Deep Purple ou AC/DC ? Iron Maiden ou plutôt Kiss ? GG serait plus dans la mouvance Brazil, c'est évident, mais c'est encore bien vague, non ? DR, c'est clair, a baigné depuis toute petite dans la musique baroque, mais française, anglaise ou italienne ? NM est intarissable sur le Raï, d'accord, mais entre Cheikha Rimiti et Khaled, qui pourra dire de quel côté il penche ? Quant à SR, à part son admiration pour Marcel Amont (qui ne fait pas l'ombre d'un doute), ses goûts restent pour moi un mystère. Non, aussi étonnant que cela paraisse pour des musiciens de notre gabarit, ce ne sont pas des sujets que l'on aborde entre nous.

Ben quoi, les gars les filles ! Vous voulez pas de cadeaux, c'est ça ? Bon, ben alors ressaisissez-vous, il n'est que temps ! Faites donc quelques confidences à ce très confidentiel blog, non pas tant sur ce que vous écoutez, mais sur ce que vous aimeriez bien écouter. A partir du 26 décembre prochain, par exemple...

Et dire qu'il y en a encore parmi nos visiteurs qui ne savent toujours pas comment nous faire plaisir !*



*- Erratum : je m'aperçois à l'instant qu'en ce qui concerne les goûts musicaux des beuglants, je me suis un peu mélangé dans mes fiches... Bon, c'est pas grave : faudra juste attendre les rectificatifs avant de faire vos achats, les amis !
Publié le Jeudi 23 novembre 2006 à 01:39
Par le Géant Lunaire
pere-noel.jpg

Père Noël !...

Tous mes amis qui pensent à toi en ce moment pensent que tu es un gars pas très malin, et que – beaucoup plus grave à mon sens – pour tout ce qui concerne la musique, tu es une brêle. Moi, je ne sais pas. Mais je me dis qu'à force d'ouvrir des missives dégoulinantes de mièvrerie généreuse qui se terminent invariablement par des "je veux", à force d'entendre toujours les mêmes rengaines écœurantes, avec leurs accords trop parfaits gratinés de clochettes synthétiques, à force de tout ça, même si tu es un type bien, tu dois parfois te sentir vachement découragé ! Toi le magnanime, le désintéressé, le sage parmi les sages ! Te voir réduit chaque fin d'année à la vénération cacophonique et bêlante des envieux, jeunes et vieux, qui se déplacent en troupeaux hagards pour te voir en pantin remuant le bras et dodelinant de la capuche dans les vitrines des grands magasins... et qui sont prêts à bouffer de la daube, à s'habiller de chiffons et à se chauffer moins pendant des mois pour pouvoir se payer en décembre la dernière play-station, le numérique high-tech "vu à la télé"... ou le Cotten tendance et les Nike du voisin ! Même avec toute la bonne volonté que je te prête, père Noël, il t'en faut du mérite, et des trésors d'indulgence, pour continuer de jouer dignement ton rôle dans cette indigne mascarade planétaire.

A vrai dire, je t'imagine plus aisément sous les traits d'un homme d'affaires cynique et sans scrupules, étendant toujours plus loin son empire, exploitant toujours plus la crédulité – non pas des enfants, qui ne font que croire leurs parents, mais des grands eux-mêmes qui se croient plus grands, et plus riches, et meilleurs parents parce qu'ils auront dépensé plus pour célébrer un père Noël ou un petit Jésus auxquels, d'ailleurs, ils ne croient plus depuis longtemps.

Père Noël, ne compte pas sur moi pour l'auto-congratulation : non, je n'ai été ni "sage" ni "gentil" en 2006, et je n'ai aucune intention de le devenir en 2007. Non, je ne joindrai pas ma voix au chœur des louanges qui, de toutes les écoles et sur toutes les chaînes, montent vers toi. Je ne suis pas dupe, moi : je sais très bien que tu existes, mais pas sous les traits débonnaires et bébêtes dont commerces et médias t'affublent. Avec toi, je le sais, il faut parler franco, sans chichis.

Alors voilà. Envoie-moi sous les meilleurs délais et tous frais payés (assurance comprise) : un saxophone baryton ; un enregistreur minidisc ; un pass pour le festival Jazz in Marciac 2007 ; des promesses d'engagement dans un max de cafés-concerts et de salles de spectacles (pour les copains de la Beuglante) ; un bon pour accordage et révision de mon piano ; un carnet de chèques-cadeaux valables à la Fnac ou chez Virgin ; une casquette neuve façon blue-jean ; une garde-robe de tenues de scène ; et une année de cours de clarinette au conservatoire le plus proche.

Ça devrait suffire. En contrepartie, je te promets que moi au moins, jamais de la vie je ne chanterai ni n'accompagnerai aucun des airs de Noël que tu as en horreur. Et aussi, que plus jamais je ne me déguiserai en père Noël, même au sein de ma propre famille. Cette promesse-là est la plus difficile à tenir mais je m'y tiendrai si toi, de ton côté, tu te montres gentil et généreux avec moi.

Conclusion : si l'an prochain vous entendez la Beuglante entonner une niaiserie dans le genre "Petit Papa Noël", cela prouvera soit que le père Noël n'existe pas, soit que c'est une ordure ! CQFD.
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Mon bloc perso.
La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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