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Publié le Mardi 07 novembre 2006 à 01:49
Par le Géant Lunaire

Quand tu dis je t'aime, tu ne peux pas complètement te tromper. Quand bien même tu aurais manqué la cible, quelque chose en toi dit que tu as bien fait de tirer ta flèche : au moins à l'instant où tu le disais, tu aimais ta façon de le dire, tu t'aimais le lui disant. Alors ce n'est plus la flèche que tu as envoyée qui compte, c'est celle que ton partenaire, ta partenaire va te décocher maintenant, et en public ; c'est une leçon qu'elle te donne.
Et plains-toi, encore ! Bienheureux si elle t'a eu, tu es pris.
Tu le seras de plus en plus. Mais tu n'y penses pas encore car dans l'instant, à l'échelle – et à la lumière – de ce seul instant détaché du temps, tu as eu infiniment raison de lui dire "je t'aime", en pensant "advienne que pourra"...
Je t'aime c'est une révolution : tu sais qu'elles sont toutes vouées à l'échec* mais à la fin, c'est trop fort ! Tu dis je t'aime comme tu peux, désespérant de trouver le ton et la circonstance tu lâches le mot et c'est maladroit, risible, mal à propos mais... c'est de bon cœur ! et ça se voit.
Alors tout n'est pas perdu : quoi qu'il advienne de ta déclaration qui peut rester longtemps suspendue entre question ouverte et lettre morte, de cet instant-là, de cette béance il te restera, à toi, la beauté du geste, et un avant-goût de la beauté.
Sujet : vous commenterez et discuterez le point de vue de l'auteur, en appuyant vos arguments sur des exemples précis et en les illustrant de quelques citations bien senties. (Durée : 3 heures.)
P.S. : en cliquant ici ou là (cherche !), tu tomberas sur trois versions de nos je t'aime. Choisis la tienne...
*- "Toutes vouées à l'échec", c'est ce que tous les héritiers de la dernière vont te dire !
Publié le Vendredi 13 octobre 2006 à 13:29
Par le Géant Lunaire
| | C'est là qu'on s'est rencontrés. Le dimanche 19 mars 06 pour être précis. Le jour du bœuf à la Godinette. Avant, il y avait cinq beuglants. Après, on était six... | ...pour simplifier. En réalité, ils sont entrés à quatre (Gildas était absent), et lorsqu'on s'est quittés, j'avais encore droit à un délai de réflexion avant de rejoindre la Beuglante. Et pour tout dire, je connaissais déjà Nico et Jean-Claude depuis plusieurs années. Mais pas dans un contexte musical.
Enfin bref, ils ont joué leur répertoire, je me suis incrusté dessus, et ma foi...
C'était la deuxième saison des Bœufs de la Godinette, à raison d'un dimanche par mois. Et, ce que même les beuglants ne savent pas encore, depuis la première de ces rencontres musicales, je n'avais qu'une idée en tête : monter un projet avec d'autres musiciens, ou me faire recruter !
| | Depuis, je mène deux aventures musicales en parallèle : si la Beuglante occupe l'essentiel, les bœufs existent toujours : prochain rendez-vous dimanche 15 octobre, à 15 h pétantes ! | Les musiciens font valser Hervé et Christine, les patrons...
C'est qu'entre-temps, les participants y ont pris goût, certains y ont même trouvé l'occasion de se faire connaître, ou de programmer une nouvelle date de concert...
Exemple : la Beuglante, qui se produira chez Hervé et Christine le samedi 4 novembre à partir de 21h30. Retour aux sources avec, cette fois, un répertoire enrichi de nouvelles chansons. On espère bien, nous aussi, faire valser les patrons !
P.S. : si tu veux venir, tâche de recruter quatre autres passagers : si vous arrivez à cinq, c'est moins cher (6 € au lieu de 8 par personne), et en plus, le patron offre une consommation (sans alcool !) au conducteur.
Publié le Mercredi 20 septembre 2006 à 18:00
Par le Géant Lunaire
Article court et pas tapageur : on risquerait de me reprocher de faire trop perso sur ce blog supposé collectif...
Faut quand même que tu saches ce qui m'arrive : tu sais que ma vieille clarinette en Do, celle qui m'a valu d'intégrer la Beuglante, n'est plus très loin de son dernier souffle (cf. Ma clarinette s'appelle Bunny, art. du 14.09). Peut-être même qu'en concert, si tu nous as déjà écoutés jusqu'au bout (!), tu l'as entendue gémir (je n'assume que les couacs des premiers morceaux)...
Eh bien tu n'es pas le seul à l'avoir entendue, et elle n'était pas la seule à gémir ! Moi aussi.
Or voilà qu'à force de me plaindre et de craindre pour ma clarinette, je me suis attiré la compassion de nombre de mes proches... à commencer par ma douce amie ! Secrètement, elle a organisé une collecte dans notre entourage (famille et amis, dont les beuglants). Le produit de cette initiative m'a été remis récemment, à l'occasion d'une grande fête familiale où la Beuglante s'est illustrée (concert du 28 août, cf. site de la Beuglante). Et j'ai maintenant de quoi m'offrir... une super nouvelle clarinette !
Il va me falloir un peu de temps pour me documenter, essayer, comparer, négocier... Mais une chose est sûre : d'ici un mois ou deux, je ne sortirai plus sans ma nouvelle clarinette en Si bémol, et je ne pourrai plus mettre un seul couac sur le do(s) fêlé de ma vieille Bunny.
Laquelle aura enfin gagné le droit à une retraite bien méritée, et moi j'aurai perdu celui de me plaindre !
De tout cœur, merci mon amie, merci la Beuglante, merci maman, mes frères et mes sœurs, merci les amis et merci la vie !
P.S. : tous les détails sur cette histoire extraordinaire sont (et seront) publiés sur un autre blog, dédié à mes bienfaiteurs, dont voici le lien : MerSi (bémol), je vous aDoR(é-Mi).
Publié le Jeudi 14 septembre 2006 à 14:37
Par le Géant Lunaire
 | | Je ne sais plus depuis quand j'ai une clarinette. Huit ans ? Dix ? Mais je me rappelle bien les circonstances : une fête familiale. Un soir, au moment de passer à table, mon frère me fait signe de le suivre. Il a une valisette noire à la main, avec un nom peint en rouge sur le dessus : Bunny. | Un surnom un peu ridicule. Il l'ouvre, monte l'instrument (cinq segments emboîtables, du bec au pavillon), ajuste l'anche. Il souffle quelques minutes dans sa clarinette pour la chauffer et l'humidifier, puis il me la tend : «Tu veux l'essayer ?»
A l'époque, je jouais du piano, un peu de guitare et de flûte irlandaise ("tin-whistle"). Sans aucune formation, c'est à dire d'oreille, en autodidacte, et pour moi seul. Mais si je ne pouvais jouer que mes compos et quelques arrangements à ma sauce, je m'y adonnais plusieurs heures par jour avec une passion envahissante. La musique, pour moi c'est le premier sens, le sens propre du mot amour (quelqu'un qui n'a pas vécu ça aura peut-être du mal à le croire).
«Tu veux essayer ?» Un frisson me parcourt l'échine, mon cœur cogne... Je sais déjà qu'un instrument à vent ne se prête pas facilement, même entre proches... L'essayer ? Comment refuser ! Tu aurais pu me proposer n'importe quel instrument de musique, fifre, épinette des Vosges, cazou, harmonica ou castagnettes, j'aurais accepté. Alors, une clarinette !...
Des deux mains, je la saisis aussi précautionneusement que si c'était un oiseau blessé. Pendant que mon frère m'explique quelques rudiments (comment se positionner, placer les dents, les lèvres autour de l'anche, les doigts sur les clés, comment souffler...), je la détaille des yeux : un bel objet en bois précieux, très dense et presque noir : de l'ébène ; parcouru d'une mécanique complexe : clés, articulations, bagues et anneaux en métal argenté. Un objet que tu devines fragile, que tu as envie de choyer, de pouponner, d'astiquer rien que de le regarder.
Fragile, c'est le mot. La clarinette de mon frère est une vieille Noblet en Ut (modèle plutôt rare), série "Artist", de l'époque où Noblet était encore une marque indépendante. Ce qui nous reporte entre vingt et trente ans en arrière. A la regarder de plus près, elle porte les stigmates de la vieillesse : usure des tampons, des joints de liège, et surtout quelques petites fentes qui menacent de s'élargir – la plupart des clarinettes finissent comme ça : elles éclatent, et lorsque l'étanchéité n'est plus assurée, il n'y a plus rien à faire. Mon frère l'a achetée d'occasion, en l'état, pas chère. Par chance, le mal n'a pas évolué, elle est dure à faire sonner mais encore jouable.
«Je n'en joue plus. Si tu veux, tu peux la garder...» Mon frère sait ménager ses effets. J'étais en train de m'échiner à en tirer un son : tout rouge, visage en sueur, joues gonflées, les yeux exorbités et injectés de sang,... mais rien ne sort ! Et dans le suspense silencieux de mes premiers essais, cette phrase qui me coupe le souffle !
Je place cet instant-là hors du temps, comme un de ces instants d'une vie où l'on sent, sans comprendre pourquoi, qu'après ne sera plus jamais comme avant.
Mon frère a-t-il attendu ma réponse bégayante, bafouillée ? J'ai oublié, mais je me souviens qu'au moment où il est parti rejoindre la famille à table, je suis resté seul avec Ma Clarinette, bien décidé à lui faire chanter sa toute première note entre mes lèvres avant de l'essuyer et de la ranger dans sa valisette. Il m'a fallu au moins un quart d'heure pour y parvenir, mais quand j'ai enfin pu me résoudre à aller manger avec les autres, je suis sûr qu'ils ont vu arriver un autre homme. Un peu fatigué par l'épreuve, certes, mais rayonnant de bonheur !
Huit ou dix ans après, Benoît, je n'ai pas fini de te dire merci.
(A suivre...)
Publié le Mardi 05 septembre 2006 à 02:19
Par le Géant Lunaire
J'ai rejoint la Beuglante un soir de bœuf. Trois semaines (et trois répétitions) plus tard, j'étais en scène ! Ça se passait le ***22 avril 2006*** à ROMILLÉ (35) pour la soirée privée d'anniversaire de notre ami David. "Soirée privée" : j'ai tout de suite noté cette expression rassurante quand, après la première répét', Nico, Stéphanie et les autres m'ont proposé d'y participer à leurs côtés. Mais "notre ami David" n'était pas encore le mien (j'ai copié-collé la formule sur le site du groupe), et je me disais un peu : "Sont pas sérieux de me laisser jouer avec eux et devant leur ami aussi rapidement !" A peine plus de quinze jours pour se préparer, c'était très court ! Surtout pour quelqu'un qui, comme moi, ne soufflait guère plus d'une fois par mois dans son instrument... Mais bon, j'ai été séduit par l'idée, et puis d'ailleurs, prêt ou pas, j'ai jamais su dire non à une proposition de jouer.
Révolution à la maison : à peu près tous les soirs, je m'y mettais. Ecouteurs sur les oreilles, je travaillais, à partir des enregistrements de répétition, des morceaux que j'avais entendus pour la première fois deux semaines plus tôt, et dans ces morceaux, des passages de notes que je n'avais jamais encore pu sortir de ma clarinette ! Je ne sais pas ce qui m'a retenu, tous ces soirs, d'appeler Nico pour déclarer forfait...
Puis le jour J est arrivé. Vite, se choisir un costume (pourquoi faut-il qu'on pense à ce genre de choses au tout dernier moment ?), repérer l'itinéraire, nettoyer et lustrer l'instrument, vérifier l'heure du rendez-vous, faire le plein... et en route, réécouter une dernière fois le répertoire de la Beuglante : "notre" répertoire !
Je suis arrivé à l'heure (donc le premier de l'équipe...), seul à débarquer parmi des inconnus qui semblaient tous se connaître et qui, eux, m'apparaissaient très nombreux ! Evidemment, je n'en menais pas large. Pincement au cœur (mon premier trac !), et la tentation, avant de descendre de voiture, de simuler une occupation de la plus haute importance en attendant les renforts : ranger les papiers de la boîte à gants ? Me faire les ongles ? Un appel urgent et... très long ?
Il y a des moments dans la vie où il faut trouver la force de contrarier sa nature (et la mienne est plutôt du genre timide). De ces moments comme, par exemple, un premier rendez-vous amoureux. Et là, seul dans ma voiture à me ronger les ongles en zieutant sans cesse le rétroviseur (où je pouvais compter et recompter les multitudes d'invités à cette soirée privée), j'ai entendu une voix qui me susurrait entre les oreilles : "Tu es amoureux ! Et c'est ton premier rendez-vous, là, maintenant ! Tu ne te sens pas prêt, bon, mais on ne l'est jamais dans ces occasions-là ! Le seul moyen de ne pas perdre... tous ses moyens, c'est de vivre l'instant sans se projeter dans l'instant qui va suivre, en étant vrai ! Alors vas-y, fonce dans le tas !" (A la vérité, c'était pas tout à fait une voix et c'était un peu plus confus que des mots, mais ça revenait à ça.) Je suis descendu de voiture, je suis allé droit au cœur de l'attroupement, je me suis présenté au premier venu, en quelques mots très simples (ce qui, pour moi, n'est pas si simple !). Et à partir de là, tout a été très vite.
Si vite que j'en ai oublié les détails. Partout des gens sympathiques, prêts à me faire entrer dans leur cercle, et à discuter (mais de quoi déjà ?). Il y a eu David d'abord, puis Thomas, Luc (du groupe 8 fois rien), et les autres... Tant et si bien que lorsque, enfin, le reste de l'équipe de la Beuglante est arrivé, je me sentais parfaitement à l'aise, intégré, en confiance. J'avais presque oublié l'essentiel... Il allait falloir jouer ! Mais c'est une autre histoire, et, fort heureusement pour la longueur sûrement déjà excessive de ma chronique, je viens de retrouver une photo qui date de ce 22 avril, la toute première de moi en concert (ici, à côté de Delphine). La prise de vue n'est pas très nette, et d'ailleurs ce soir-là le sujet ne l'était pas non plus (maudit cocktail de bienvenue !). Mais plus je la regarde, plus il me paraît qu'elle en dit long sur l'état d'esprit dans lequel je me trouvais pendant notre prestation...

"nous avons joué notre répertoire de façon très détendue..." (citation extraite du site de la Beuglante... J'aurais aimé, sur le moment, pouvoir en dire autant !)
Je ne refermerai pas cette chronique sans avoir rendu un hommage appuyé à ces chers beuglants qui, m'ayant fait confiance dès le premier jour, m'ont aussi, depuis cette fameuse date du 22 avril, accepté pour de bon comme un des leurs !
P.S. : oui, je sais, le costume est à revoir ! Et encore, tu n'as pas le son. Mais c'était la première fois... Et toi, ta première fois, c'était comment ?
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La démo de la Beuglante, essayez-la aujourd'hui, adoptez-la demain ! Copiez ce raccourci et collez-le dans votre barre d'adresse (haut-débit indispensable !) : http://perso.or ange.fr/labeugl ante/mp3/demoLA BEUGLANTE.html
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calli gamz : le canard carolin
Bruno : Concert du 14 déc. au VnB Fougères annulé.
Bruno : 17nov. CONCERT ANNULE (en souvenir de M.R.)
Bruno : La Beuglante en concert le 17 nov. 19h à la Salle des Fêtes de Montreuil-sous- Pérouse.
Bruno : La Beuglante : prochain concert public au V'n'B (Fougères-35) le 14 décembre à 19h.
Boeuforik : Prochain boeuf à la Godinette (Romazy-35) : dim.14 oct., 15h
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