Blog et Beuglante, ça va bien ensemble, tu trouves pas ?
Quand on m'a dit que j'écrirais le blog de mon groupe préféré, la première chose qui m'est venue à l'esprit, c'est que ces deux mots étaient faits pour se rencontrer : mets-les ensemble, touille, tourne-les très vite dans ta tête et sur ta langue, et tu verras avec quelle rapidité ils vont se mélanger, se mêler, se confondre : Blog et Beuglante, Blog-et-Bleuglante, BleugléBloglante, d'accord, c'est pas facile à dire (et d'ailleurs ça veut rien dire), mais ça a de la gueule !
Qu'est-ce qu'un groupe comme la Beuglante peut bien avoir affaire sur un blog ? Sauf erreur de ma part (et j'en suis capable), les blogs ont été inventés pour des gens qui ont quelque chose à dire, et ont été investis par des gens qui ont surtout besoin de parler. Or non seulement la Beuglante n'a rien à déclarer, pas de message à faire passer, mais elle n'a pas tant besoin de parler que de... beugler. Et beugler, on dira ce qu'on voudra mais c'est très difficile à faire en silence, alors je répète ma question : qu'est-ce qu'on vient faire ici ?
Les six mammifères qui composent la Beuglante vont bien ensemble, et si tu es rendu là à me lire c'est probablement que tu es du même avis. Mais s'ils vont bien ensemble, ça se devinait pas avant qu'ils se rencontrent, ça c'est sûr : venus d'horizons musicaux si éloignés qu'on se demande comment ils ont fait pour se croiser : hard, bouèze, rap et électro, pop, salsa, jazz, voilà qu'ils se réunissent pour jouer quelque chose qui tient autant de la guinguette que... du rock acoustique ! Un style pas facile à définir, certes, mais qui a de la gueule. Qui a "du chien", comme on disait dans les Années folles pour tenter de décrire des beautés indéfinissables...
J'ai rejoint la Beuglante un soir de bœuf (tu me diras : "Quoi de plus naturel ?"). Les bœufs, c'est fait pour ça : permettre la rencontre de musiciens et de styles qui, en temps ordinaire, n'auraient que très peu de chances de se rencontrer. Et toute l'histoire de la Beuglante (du moins tout ce que j'en connais) est composée de petites histoires comme celle-là, qui sont toutes de "belles rencontres" hautement improbables. Belles, parce qu'improbables. Moi qui rêvais de jouer jazz, swing ou funk, je me retrouve à accompagner des chansons comme La pluie, La jeune fille du métro, Elle et lui, Le bouton (sur la gueule), Couleur café, Superman, Je t'aime... (si tu connais pas, va donc te faire une idée sur le site de la Beuglante). Des chansons drôles, des chansons tristes, en tout cas des chansons légères et pas compliquées, "pas bégueules" comme dit l'autre. Et non seulement j'aime ça, mais je dois dire que plus j'y goûte, plus ça me botte ! C'est un peu comme une histoire d'amour : arrangée, planifiée, organisée selon les recettes d'une agence matrimoniale, déjà dans l'œuf elle a du plomb dans l'aile, elle sent la mort avant d'éclore ; invraisemblable, imprévue et imprévisible, qu'elle grandisse ou qu'elle parte en vrille, ça n'a pas d'importance : le temps qu'elle dure, c'est une Histoire qui s'écrit avec une majuscule et dont on se dira après : cette aventure-là valait la peine d'être vécue.
Blog, mon ami ! Une prochaine fois je te ferai entrer dans nos coulisses, je te raconterai les petites et les grandes histoires qui font l'Histoire intime et singulière de la Beuglante, de ce groupe qui n'aurait jamais dû voir le jour mais puisque c'est fait, c'est tant mieux ! Et quand tu m'auras bien lu, tu me diras si tout ça c'est pas de l'amour, du vrai, du bon, du qui ne tache pas mais qui marque !
P.S. : est-ce que tu sais pourquoi on appelle un bœuf un bœuf ? Moi non. Et pourquoi la Beuglante s'appelle la Beuglante ? Moi, si !







