« Le 16ème siècle... Des 4 coins de l'Europe, de gigantesques voiliers partent à la conquête du Nouveau Monde. A bord de ces navires, des hommes, avides de rêve, d'aventure et d'espace, à la recherche de fortune. Qui n'a jamais rêvé de ces mondes souterrains, de ces mers lointaines peuplées de légendes, ou d'une richesse soudaine qui se conquérait au détour d'un chemin de la Cordillère des Andes ? Qui n'a jamais rêvé de voir le soleil souverain guider ses pas au cœur du pays Inca, vers la richesse et l'histoire des Mystérieuses Cités d'Or ? »
Ainsi commence le générique de la célèbre série télévisée qui a enchanté notre enfance. Et la chanson qui suit appartient à toute une génération – que dis-je, une ? Avec leurs multiples rediffusions et les produits dérivés, de la vidéo à la trousse d'écolier, Les Mystérieuses Cités d'Or ont dû faire fredonner et rêver tous les enfants et adolescents du monde entier depuis leur apparition sur les petits écrans. A propos de la diffusion mondiale de cette série, voir en lien le site qui lui est consacré : on y trouvera, entre autres, les traductions du générique en polonais, coréen, anglais, breton (eh oui !)... et bien sûr, en français.
C'est cette dernière version que la Beuglante interprète en toutes circonstances : qu'il pleuve ou qu'il vente, devant un public d'enfants ou de papys mamies (avec ou sans casquettes !), n'importe où, n'importe quand tu viens nous écouter, tu y as droit !
C'est notre chanson-fétiche.
Ou pour être précis, c'est la chanson-fétiche de Stéphanie et de Nicolas. Pour des raisons différentes mais qui, on va le voir, se rejoignent. A l'époque, la Beuglante n'existait pas. Nico, à la recherche de musiciens pour accompagner ses chansons, rencontre Steph, la jeune institutrice de ses enfants qui est aussi guitariste. Ils sympathisent, et Steph en vient à lui présenter la chanson qu'elle a interprétée devant le jury lors de l'épreuve musicale du concours d'instit' : Les Mystérieuses Cités d'Or !
Or Nico, s'il n'est pas le plus jeune d'entre nous, est probablement le plus enfant de la bande ! (Ne le prends pas mal, Nico ! Ce n'est pas un scoop, et d'ailleurs pour un artiste, ce n'est pas un défaut...) Toujours est-il qu'en entendant chanter le tube de ses jeunes années, Nicolas a eu un flash : lui qui, après une expérience décevante – que, gageons-le, il acceptera de nous raconter prochainement, – avait renoncé à reformer un groupe, lui qui ne songeait plus qu'à chanter ses propres chansons sous son propre nom, ce soir-là, il change d'avis. Après Les Cités d'Or, tout redevient possible ! (Si tu ne comprends pas tout, rassure-toi : moi non plus, mais ça fait partie des mystères de l'art et du charme des fondateurs du groupe.)
Quoi qu'il en soit, la Beuglante était née. Du moins, l'idée qui allait aboutir à sa constitution. Car il restait à recruter les membres qui rejoindraient le duo Nico + Steph, à commencer par Gildas l'accordéoniste ( et percussionniste)... et en finissant par le clarinettiste, ton serviteur ! Mais ça, comme on dit, c'est une autre histoire qui fera l'objet de bien d'autres chroniques sur ce blog.
P.S. : 1. Nico me fait savoir que le duo de départ, c'était lui-même et Gildas (présenté par Steph : j'étais quand même pas loin de la vérité...).
2. Si tu as toi aussi des chansons-fétiches à proposer, n'hésite pas à nous les proposer ! On ne sait jamais...







