| Nom : Riwall Date : 14/11/2006 à 16:38:38 Commentaire : J'ai très beaucoup apprécié le concert de la Beuglante que je voyais pour la première fois, sauf Bruno que ce n'était pas la première fois, mais en concert : si (Bruno en concert, je veux dire, sinon non en normal (pas en concert donc), bravo Bruno donc et aussi bravo les autres). Mais j'ai préféré la toute fin en "acoustique pure", sans micro et tout ça ; je n'aime pas trop les micros, ou alors sans amplis derrière, juste comme ça pour faire comme si, mais alors ça sert plus à rien, ça ferait même un peu con. Tout compte fait, sans micro tout court c'est mieux, selon mon avis personnel qui ne tient qu'à moi. C'est chacun comme il veut qu'il pense. On est libre, non ? enfin je crois. En tout cas, merci encore à tous. |
Divine surprise ! Trouvé sur le Livre d'Or du site, ce commentaire très beaucoup appréciable fait suite à de nombreux échos très beaucoup louangeurs que notre modestie m'interdit de reproduire ici,... faute de place. Le petit grand concert du 4 novembre à la Godinette (petit par la taille, grand par l'effet) aura marqué les esprits et les cœurs des spectateurs (que nous aimons très beaucoup grave).
Riwall est un ami, et la preuve que c'est un ami, c'est qu'il ne me fera pas l'outrage de me démentir. (Allez, vas-y, si tu l'oses !...)
Mais il se sentira très beaucoup tenté de démentir, en revanche, quand j'aurai ajouté que c'est un mélomane, et même une référence en musique savante, de la "classique" à "la" contemporaine. Là-dessus, pas d'ambiguïté possible : La Beuglante est clairement dans le registre populaire et n'a jamais prétendu à un premier prix de technique instrumentale ou de composition. Bref, nous ne jouons pas du tout dans la même catégorie.
Là où la musique savante fait appel à la culture et à la sensibilité esthétique du mélomane, la musique populaire cherche plutôt à s'attirer la sympathie du public. Dans un cas, c'est la sincérité, la spontanéité, la chaleur humaine qui compte ; dans l'autre, les sentiments de l'interprète, il peut se les mettre où il veut tant que ça n'affecte pas la qualité, la justesse de son interprétation.
Je réalise qu'on a bien de la chance d'avoir pour ami quelqu'un qui sait passer de l'un à l'autre : prendre ici un plaisir solitaire (devant un opéra, par exemple), et là se payer une bonne tranche de liesse collective avec les beuglants. Mais surtout, je comprends un peu mieux ce que cela change, de jouer avec ou sans micros : la sonorisation dresse une sorte de mur du son entre le public, qui reçoit le son produit avec toutes ses imperfections (euphémisme !), et les musiciens qui, placés derrière le matériel, ne s'entendent plus jouer ! Un peu comme si on demandait à un dessinateur de refaire en mieux un portrait... avec les yeux bandés ! C'est bien pour ça, tu me diras, qu'une sono digne de ce nom prévoit toujours des retours, des enceintes tournées vers les musiciens et qui établissent une passerelle entre eux et leur public. En l'absence de retours, à quoi bon des micros ?
La Beuglante est un groupe léger, transportable, mobile, un groupe qui peut jouer partout, presque par tous les temps et dans toutes les positions. Qu'un Riwall nous préfère en "acoustique pure", ça se comprend : on joue mieux lorsqu'on s'entend jouer, et puis c'est bien connu : la spontanéité, la sincérité et tous les sentiments qui nous agitent dans ces moments-là passent très beaucoup moins bien dans les micros... que dans un regard.







