Steph, ou pour être complet : Stéphanie Rouxel (mais elle aime bien qu'on l'appelle "Steph"). En images, pour être complet, là c'est plus dur : autant de photos, autant de visages !
A ses côtés ou dans son dos, moi, je ne vois presque rien de ses expressions en concert. Je les devine, de profil. Mais si j'en juge par les clichés, ça change tellement vite quand elle te fait face que même toi, spectateur le mieux placé, tu ne vois pas tout. Un peu comme le chant d'un oiseau : il faut l'écouter au ralenti pour en percevoir toutes les modulations, toutes les subtilités.
| Une expressivité intense et nuancée comme celle-là propulse la chanson dans la sphère théâtrale, tu ne trouves pas ? Pendant les répétitions, Steph fait très souvent rire la compagnie. Effet de surprise de ses jeux d'expression, de ses mouvements, de ses gestes qui révèlent ce que les paroles, sur le papier, ne disent pas encore. Il faut du temps pour cette mise en voix et en scène du texte, mais à tout instant un nouvel effet comique, une allusion insoupçonnée jusqu'alors peuvent surgir d'un regard, d'un ton ou d'un déplacement inattendu. Y compris lorsqu'on croyait fixées la chorégraphie et la diction d'un morceau. Je me suis aperçu qu'en répétition, je ne quitte pas Steph des yeux, même en jouant. Surtout en jouant ! Ne pas comprendre un texte qu'on interprète, ce n'est pas si grave. Il faut juste le sentir... mais le sentir juste. |
Il ne suffit pas de chanter une chanson pour qu'elle chante à l'oreille des spectateurs, il faut surtout lui insuffler quelque chose qui ressemble à la vie. Plus d'une fois je suis resté perplexe devant un nouveau texte à travailler. Jusqu'au moment où Steph commence à se l'approprier, à le faire vibrer, à lui donner corps... Alors seulement, j'y crois. Je ne pourrais pas jouer et improviser avant cette venue au monde du texte chanté.
Je ne peux parler que pour mon propre compte : pour moi, c'est clair, les voix de la Beuglante sont à l'origine et au centre de chaque chanson. Tant que des paroles n'ont pas reçu leur unité, leur cohérence de ton et leur identité propre de Steph, Delphine et Nico, il n'y a rien à faire du côté instrumental : elles en resteront à l'état d'ébauche.
Je ne sais ni où ni comment Steph trouve la clé d'un texte. Je sais juste que bien souvent, je ne l'aurais pas trouvée tout seul, et que je compte sur elle pour m'ouvrir la voie. Evidemment, je ne le lui ai pas dit, et je crains le jour où elle aura sa connexion internet : elle risque de tomber sur cet article, et...
| ...Et je ne suis pas du tout sûr que l'admiration que quelqu'un vous porte soit un moteur plutôt qu'un frein ! La spontanéité pourrait avoir à en souffrir, la pudeur à en être embarrassée... Ce sont des choses qu'il vaut mieux ignorer. Alors bon : Stéphanie, accablée comme tu dois l'être par tout ce que tu viens de lire : n'en crois pas un mot ! Et dis-toi bien que dans tout ce qui précède, je m'efforce simplement de faire mon travail de promotion du groupe... Mais si ! ...D'ailleurs j'aurais peut-être mieux fait de me contenter d'aligner les photos. Elles se passeraient fort bien de mes commentaires. |
Lorsqu'est né le projet de cet article, je croyais me lancer dans une longue recherche d'images avant d'obtenir une sélection qui témoigne de la plasticité expressive de Steph. Il n'en a rien été !
Toutes ces photos ont été prises au cours d'une seule et même prestation : c'était le 10 juillet dernier, sur une place de Saint-Malo intra-muros (cf. art. du 3.09.06 : Kenavo Saint-Malo). La preuve que Steph ne vit pas à la même échelle que nous : tandis que la Beuglante fait son concert, pour Stéphanie c'est un festival !
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Eh bien quoi, les autres ! Vous êtes jaloux ? Patience, votre tour viendra. Pour vous aussi un de ces jours "j'élèverai bien haut mon chapeau bas".*
*- L'auteur de la formule étant un habitué du blog, je me fais un devoir de le cafter ici : salut et merci, Vincent 3m (alias La Lésion).







