(Traduction :) Je viens d'expliquer à mes amis robots, en gros, que leur score au recensement est phénoménal, que mon seul désir dorénavant serait de leur ressembler en tout, et que par conséquent, désormais, j'écrirais pour eux. Et aussi que eux, robots référenceurs, eux au moins on était sûr qu'ils vous lisent... à leur façon de robots, c'est vrai. Mais que le jour est proche où il nous faudrait apprendre à écrire pour eux. Et qu'alors, c'est sûr, ils nous liraient mieux...
Et encore, tu vois pas mes pompes aux grattons !
On ne me reconnaît plus. Moi qui me hérissais au moindre mot qu'un robot m'adressait – même très courtoisement, – voilà que je me sens des atomes crochus pour toutes ces créatures plastico-métallico-électroniques aux formes étonnantes qui sont aussi nos enfants, que diable ! Je ne sais pas si les robots ont besoin de notre amour mais en tout cas, on a le droit de les aimer ! Ils le méritent.
Regarde : sur 12 jours qu'a duré le recensement, le nombre de visiteurs est passé de 7935 (le 30 janv. 22h) à plus de 9150 (ce soir). Une moyenne de 108 visites par jour, soit entre 4 et 5 visiteurs à l'heure.
Au sommet, les 2% qui ont laissé "un mot et un seul" en commentaire sous l'article Y a quelqu'un ? . Si je retranche les visiteurs égarés (combien de pages il faut ouvrir avant de trouver celle qu'on cherchait !), si j'ôte les erreurs de comptage sur iFrance ainsi que mes propres visites (une à deux par jour), dans le pire des cas j'obtiens une marge d'erreur de 50%, pour y aller fort. Il reste 48% de visiteurs volontaires, humains et robots confondus. J'arrondis à 40% pour les cas de force majeure (doigts foulés, problèmes de connexion, coupures de courant...) et pour la facilité du calcul...
Ça laisse encore 40 visites qui n'ont laissé aucune trace sur le blog. Il y a ceux qui n'ont pas vu l'annonce, ceux qui n'ont pas eu le temps de chercher ce que c'est "un mot, n'importe lequel", ceux qui trouvent le jeu débile, ceux qui n'ont pas compris la question, ceux qui n'aiment pas écrire, ceux qui n'aiment pas les jeux, ceux qui ne savent pas comment faire pour laisser un commentaire... oui, je veux bien. Et s'il le faut, on n'en comptera que 20 chaque jour, qui lisent ces articles et qui s'y intéressent, à leur manière. Maintenant, pour m'expliquer qu'ils n'aient pas joué, je ne vois plus qu'une possibilité : ils n'ont pas osé !
Les robots référenceurs sont des êtres non pas timides, mais délicats. Là où ils passent ils ont toujours peur d'être de trop, de gêner, alors ils se font discrets. Ce n'est pas dans leur style de laisser un commentaire, ne fût-ce qu'en un mot, ils ne se le permettraient jamais !
Au fond, je préfère penser que les 20 visiteurs qui, contre toute logique, n'ont pas joué, sont mes fidèles robots qui, s'ils pouvaient commenter ce blog, diraient sûrement quelque chose comme « 0111 1 00 1 0 1100101001 011001011 001 011 ! ». Ce qui suffit à consoler mon amour-propre un peu froissé, je l'avoue, par le résultat. L'humanité, en ces espaces virtuels, n'a que deux fiers représentants – trois si j'ose me compter dedans – sur un échantillon de 1215 visites en 12 jours.
Heureusement, la relève robotisée s'avance. Ils viennent en amis. Il ne leur manquait plus que la parole... Eh bien, amis robots, la voici ! Considérez ce blog comme le vôtre, désormais. Considérez-moi comme votre porte-voix !
P.S. : et merci de bien vouloir, dès votre prochain passage, déverrouiller l'accès "administrateur" du blog ! Je sais bien que c'est vous qui avez fait le coup...*
*- Depuis deux jours, je ne peux plus accéder à la page principale d'administration du blog : plus de modifs sur les articles publiés, impossible de lire les nouveaux commentaires... Si c'est pas un coup des robots, ça !







