|
Publié le 04/06/2009 à 11:22
Par lafeepourquoipas
le sexisme admis dans l'éducation des enfants
On en apprend tous les jours ! Je viens de découvrir certaines des racines de l'inégalité homme-femme dans l'éducation que l'on prodigue "instinctivement" à nos enfants. Instinctivement... ou plutôt traditionnellement, sans y avoir réfléchi. Jusqu'ici je me disais que ces "habitudes" n'avaient finalement pas grande conséquence, mais je crois bien que c'était une erreur. Et la bonne nouvelle que cela amène, c'est qu'on va tous pouvoir les arracher, ces vilaines racines ! que l'on ait des gars ou des filles à la maison. Tout est parti d'une remarque faite par un ami (pourtant pas sexiste du tout, en vrai), quand il a entraperçu l'éventualité, possiblement probable, que mon fils mette des chaussettes de sa fille, les siennes étant mouillées. Sa réaction fut immédiate "oh non, la honte ! des chaussettes roses..." Et là, illumination pour moi : la honte ? pour les gars, mettre des trucs "de fille" (décrétés de fille, par notre société) c'est donc les rabaisser. Bon. Et pour les filles, mettre des trucs de gars, c'est moins grave ? oui apparemment. Ca fait pouffer, on trouve qu'elles ont l'air bête de se croire comme ça tout permis... mais pas la honte, ça non. Alors j'ai observé, et j'ai remarqué que les différences "visuelles" filles-garçons, chez nos bambins, loin de s'être atténuées, se sont amplifiées depuis notre tendre enfance : jamais on n'a vu autant de princesses au carnaval ! fini les filles en cow-boy, en indienne ou quoi que ce soit d'autre : les filles sont en robe rose et les gars ont des tas de muscles qui sortent de leur costume de super-héros en mousse... Mais attention jolies mesdemoiselles, prenez garde : aujourd'hui on vous dit (et on vous fait dire) que le rose "c'est pour les filles", mais demain, on vous dira, quand vous serez grandes, que "le ménage, c'est des trucs de fille" aussi ! Faire la lessive, le repassage, quand on est un mec ? oh la honte !
Alors, amis parents, si vous avez envie que cela change, que tout l'éventail des possibilités culturelles, professionnelles, sociales etc soient permises à vos enfants, qu'ils soient glaçons ou vanilles, ce n'est pas compliqué : -si vous avez des filles, expliquez-leur ce qui se cache insidieusement sous cette différentiation et montrez-leur que TOUT peut leur aller, qu'elles peuvent s'intéresser à TOUT, qu'elles ont les capacités de faire aussi de la mécanique (et que c'est pas grave de se salir les doigts, même si on est une fille), de reconnaître des marques de voiture et pas seulement de fringues, qu'elles peuvent toucher à tout (suffit de se couper un peu les ongles, c'est bien plus pratique !), manipuler, trafiquouiller, bricoler, apprendre avec les mains et donc, plus tard, pouvoir participer aux conversations des mecs sans passer pour des nunuches. -si vous avez des garçons, laissez-les s'habiller de la couleur qu'ils souhaitent (un rose bien vif c'est très joli aussi pour un garçon, ça lui donne même un air d'assurance et de "virilité" assumée que je trouve très positif) ! Mettre des barettes, des trucs brillants, passer le balai ou l'aspirateur, tout ce qu'ils ont envie d'essayer. La virilité qui se sent affaiblie par ces petites choses n'est pas bien solide en elle-même ! Ils n'en seront pas moins des hommes s'ils aiment aussi prendre soin d'eux, des autres et de leur environnement. Ils sauront juste mieux assumer leur part féminine, celle qui plaît tant aux filles... Et avec tout ça, on a des chances que la génération future sache ENFIN se parler, se connaître, sans que cette vilaine barrière des sexes ne vienne tout gâcher. Vous avez une mission de grande importance, parents ! Militez au quotidien pour que les conversations futures n'en soient pas toujours réduites à deux groupes qui essaient de s'entendre dans le brouhaha fait par l'autre : les filles qui parlent bébés, chiffons et même chippendales ou sex-toys d'un côté, et les gars qui parlent voiture, moto, bateau, pêche et sport, de l'autre. C'est en se connaissant mieux qu'on passera plus de temps ensemble, que les amitiés pourront enfin fleurir entre filles et garçons, et que le respect qui va avec aura enfn de beaux jours devant lui ! Youpi ! Et si on se parlait ?
Publié le 26/06/2009 à 10:14
Par lafeepourquoipas
Bonjour, vous êtes libre ?
Question banale dans un certain contexte, et pourtant, question fondamentale... Qu'on devrait se poser, au moins, tous les matins ! Est-ce que je suis libre ? Allez, aujourd'hui, on se la pose ! Est-ce que je suis...
#Libre de choisir mes amis ? Tout dépend... si vous êtes en couple, il va être difficile voire impossible d'avoir un ou des amis du sexe opposé. Ca ne se fait pas d'aller au ciné, en balade ou simplement partager un moment avec un(e) ami(e) potentiellement rival(e) de votre cher(e) et tendre... Mais tout va bien, on ne se pose même pas la question puisque se la poser serait tout simplement incorrect ! Pourquoi avoir besoin d'un(e) autre ami(e) alors qu'un seul être devrait nous suffire ? Notre personnalité est à ce point petite qu'elle se suffit à échanger avec une seule personne... Vouloir s'en envoler de temps en temps serait pis qu'une infidélité ! Mieux vaut se contenter de regarder la télé, un bon match de foot... des dizaines de bons matchs de foot... un bon film romantique... des dizaines de bons films romantiques... ça ce n'est pas de l'infidélité puisqu'on ne s'y épanouit pas, on s'en "contente", ouf !
#Libre de m'habiller comme je le veux ? Oui, si tu n'as pas peur d'être ringard... La mode est là pour te dicter chaque année ce que tu dois acheter, par qui il doit être fabriqué et combien tu dois le payer. A part ça tu mets ce que tu veux ! Tu veux quoi ? Un habit fabriqué pas loin de chez toi ? Ah, là ça va être plus difficile... Un vêtement de telle ou telle forme, telle ou telle couleur ? Ah, du sur-mesure, là ça va être très cher... Mais chacun fait comme il veut, puisque nous vivons dans une société libre !
#Libre... de me tromper alors ? Te tromper ? Mais pour quoi faire ? Prends ce GPS, il t'indiquera le seul et bon chemin. Prends cette pâte tout faite, ce plat tout prêt, là tu es sûr de ne pas te tromper... et de manger pareil que tout le monde, sans avoir choisi ce que l'on met dedans ? Ben oui, et alors ? Alors, si l'on n'a plus droit à l'erreur, on n'a plus droit non plus à la corriger, donc à progresser ? On n'a plus le droit de se tromper de chemin, de rencontrer des gens que l'on n'aurait pas dû rencontrer, de faire des choses imprévues, de tout découvrir en somme... Mais à part ça tout va bien, on est libre ! Libres d'être sur LE bon chemin, le seul chemin autorisé...
#Libre de passer mon temps "libre" à faire ce que je veux ? Bien sûr, surtout si tu avais décidé de regarder cette émission chiante, que tu n'avais pas prévu de t'oxygéner ce soir, que tu voulais justement écouter ce débat qui ne servira à rien, ou juste à te confirmer que tu es bien dans le droit chemin, que tu fais bien partie du groupe qui avance en rangs serrés. Ou alors tu avais choisi de jouer pendant des heures à un jeu qui te stresse et te fait mal au crâne ? Ca tombe bien, tu n'as que l'embarras du choix pour cela ! A moins que tu n'aies douze mille mails à répondre, ce qui n'attend pas, on est d'accord... Mais libre de prendre le temps de se poser, de se parler ou de ne penser à rien, ou juste à ce que l'on veut faire de sa vie, à ces pensées qui nous hantent et nous nuisent parfois, au moyen de les surmonter... au moyen de rendre les autres heureux aussi.... ouhlala, mais pourquoi faire ? Tu ne préfères pas être libre de ne pas réfléchir ? De laisser les autres réfléchir pour toi ? Ah oui, c'est plus simple...
#Libre de faire ce que je veux, et juste ce que je veux ? Mais bien entendu ! Une fois que tu auras fermé ta porte à clé, vérifié que ta voiture est bien toujours garée en bas, que tu as bien pensé à la fermer, que ton assurance te couvre bien en cas de vol, que ton micro-ondes n'est pas en panne (sinon tu vas manger quoi ?), que ton téléphone marche, pour appeler le magasin d'électroménager, parce que finalement ton micro-ondes ne fonctionne plus... de descendre à ta voiture avec ton four, pour l'emmener chez le marchand, qui ne répond pas au téléphone, de remonter chercher ton GPS, que tu avais rangé en lieu sûr pour qu'on ne te le vole pas, de remonter encore chercher le chargeur de ton portable, parce que le GPS ne connaît pas le magasin "vendtoutmaisréparerien", de téléphoner à ta famille pour dire que tu vas rentrer tard, de te dire que tu vas être obligé(e) de rattrapper demain le retard de ménage que tu n'as pas pu faire aujourd'hui... Ah oui, une fois que tu auras fait tout ça, alors là, tu pourras faire ce que tu veux ! Mais le plus simple, ce serait que tu aies juste envie de faire tout cela... hmm ?
#Bon, mais au moins, libre de penser ce que je veux ? Bien sûr Florent, tu as ta liberté de penser : tu es libre de te ronger les sangs pour un dîner, un repas de famille, une rencontre qui va avoir lieu le mois prochain... Libre de te sentir agressé par une remarque qui, pourtant, ne trahit que le malaise de celui qui la formule... Libre de te mettre en colère pour des détails matériels, de te sentir le point de mire de tous ces petits malheurs, qui arrivent pourtant à beaucoup de gens... Libre de repenser à un mauvais moment de la journée alors que la soirée est magnifique dehors...
Bien sûr que tu es libre ! Tu choisis toi-même les dimensions de la cage de verre qui tient ton esprit enfermé dans ses nuisances. Mais n'y réfléchis pas trop, tu finirais par te rendre compte que tu n'es pas aussi libre que tu le crois.
Remarque, si tu y réfléchis un peu plus, peut-être finiras-tu par le trouver, le moyen d'être vraiment libre...
Oui, la liberté va toujours de pair avec le risque : le risque de se tromper, de ne pas faire exactement ce qui était prévu, qu'il nous manque un truc, le risque de vivre, quoi, vivre pour de vrai. La sécurité, elle, est forcément une entrave, son maintien est la cause de nombreux soucis, de dépenses inconsidérées, de milliers d'heures passées à s'y consacrer, et elle est d'autant plus angoissante que l'on risque de la perdre... et si l'on ne s'est pas habitué au risque, celui-là peut nous bouleverser. La sécurité nous rend malheureusement esclaves, comme tout ce que la société de consommation nous fournit, tout prêt, avec la contrainte d'avoir à l'acheter, le préparer de telle ou telle façon et le handicap de ne pas savoir s'en passer, faire autrement, ou le réparer...
Cela pourrait finalement être assez simple, il suffit de choisir entre la liberté et la sécurité alors ?
Oui... sauf... si la sécurité était en fait une illusion. Il est des risques qui ne se maîtrisent pas, et toute vie se termine par la mort, même si on passe des centaines d'heures à la préserver, dans un caisson à oxygène par exemple... Alors la seule possibilité qui s'offre à nous, finalement, c'est peut-être juste de vivre, en faisant de son mieux, avec ce que l'on a. C'est en tout cas la manière que j'ai trouvée pour être heureuse. Et j'avais envie de la partager. J'en ai pris la liberté.
Publié le 17/09/2009 à 22:43
Par lafeepourquoipas
ALLUMEURS !
Voui, bonjour messieurs, c’est bien de vous qu’il s’agit. Voici, sous un titre accrocheur, la première leçon de choses que j’avais envie de vous proposer, quant à la meilleure compréhension de ce sexe, tantôt nommé faible, tantôt nommé féminin, bref, de ce sexe qui n’est pas le vôtre. Tss tss, bas les pattes ! Il s’agit de notions abstraites, uniquement… Voilà bien le problème au fait : l’irrésistible, irrépressible et, disons-le, quasi-bestiale attirance que ce doux sexe vous inspire. On est d’accord, il arrive que cette attirance soit réciproque, et s’ensuit alors un moment bien agréable, partagé, revivifiant et bénéfique aux partenaires en question… mais ce n’est pas toujours le cas, loin s’en faut ! Brassens parlait de 95% de femmes qui s’emmerdent… les connaissances et la libération (relative) de notre époque autorisent à penser qu’elles sont sans doute, heureusement, aujourd’hui plus de 5% à prendre leur pied… mais, si ça se trouve… elles s’emmerdent tout autant ! Ben oui, c’est chouette la mécanique, ça marche pas mal, enfin il faut encore souvent se débrouiller un peu toute seule de son côté, mais c’est sympa quand même… ça passe le temps. Mais c’est pas ça qui nous fait courir, nous. Certes, grâce à cette évolution féminine, ils sont sans doute de moins en moins nombreux, les allumeurs du corps, qui vous donnent envie et puis vous laissent sur le bord du chemin, tiens t’as qu’à t’rhabiller toute seule quand t’auras fini, moi j’ai juste appris à dégrafer les soutifs d’une main… voilà voilà. Mais cette population, heureusement sur le déclin, en cache une autre… les allumeurs du reste, les grands innocents qui n’ont jamais appris ce qui se cache derrière le soutien-gorge sus-nommé… mais non, pas seulement un sein : là, derrière ce sein… oui ! bravo monsieur à ma gauche : un cœur. Vous en avez un aussi, certes, il vous sert également, on ne le niera pas, ne soyons pas misoandres (tiens ? ce mot n’existe pas ? bizarre…), vous progressez dans ce domaine, c’est certain. Vous assumez de mieux en mieux votre part « féminine ». Bravo bravo. Mais il n’a pas l’air relié de la même façon que chez nous avec votre cerveau et votre engin là, en bas, si ? Y’a des problèmes de connexion, parfois, non ? chais pas, des courts-circuits ou des bugs, pour parler un peu mécanique ? Bon, d’accord, admettons-le de manière bien fair-play, c’est sans doute normal pour vous, étalons procréateurs de métier, d’avoir des facilités à passer à l’état d’excitation virile, quelles que soient les circonstances, les personnes, l’atmosphère… mais c’est là que le bats blesse : ce qui est normal pour vous, soit, acceptons le, mais j’ai le devoir de vous informer que ce n’est pas la norme universelle. Pour vous, la moindre donzelle qui vous aura fait un clin d’œil et n’aura pas assumé les suites de son acte sera traitée d’allumeuse, sans besoin d’autre justification. Soit. Eh bien pour nous, les 50 et quelques autres pour cent du globe, c’est en toute justice aussi que nous avons le droit de traiter d’allumeur tout mâle séduisant, roulant des mécaniques, se montrant sous son jour le plus flatteur, et qui nous laissera au bout d’un temps variable le cœur gonflé d’amour sans plus rien pour l’enlacer. Je vois bien que vous commencez à vous échauffer, c’est toujours la même chose, mais qu’est-ce qu’elles veulent à la fin ces gonzesses ? oui, même vous, monsieur, là, à ma gauche, vous n’y comprenez mie… ce n’est pourtant pas très compliqué : il est beau, ah ça oui, le jeu de la séduction, il marche assez bien, on se fait tout beau, on cache ses défauts sous le revers du manteau, parfait. On sait tous et toutes à peu près faire… mais si seulement on jouait au même jeu ! Celui avec qui on gagne la partie, nous les filles, ce n’est pas celui qui est le plus performant sous les draps : c’est celui qui nous AIME ! Voilà, le mot est lâché, ce n’est pas pour la culbute que l’on participe, nous, c’est pour être aimées, chéries, cajolées. Mais ne partez pas de suite en grommelant, personne ne vous parle mariage, bijoux, amour éternel, et encore moins fidélité. C’est simplement que, nos règles du jeu à nous, ce ne sont pas celles de la partie de jambes-en-l’air (enfin, parfois, bien sûr, mais la plupart du temps c’est uniquement un bonus, le jackpot de la fin, la petite cerise sur le gâteau, qu’on aime croquer une fois que l’on s’est délectées du reste), ce sont celles de la partie de franc-jeu, les yeux dans les yeux, vos mains sur notre peau, nos âmes en face à face. Et pour notre plus grand malheur, ce jeu prend plus de temps que le vôtre, d'où les "game-over" anticipés que nous nous prenons régulièrement dans les dents. Mais pas de lézard. Il se peut très bien que la partie soit courte, qu’on ne s’y plaise pas, qu’elle soit intermittente aussi parfois. Et alors ? Ca ne fait rien, l’important c’est d’essayer. Peu importent le rythme, la fréquence, la longueur ou encore l’exclusivité des échanges, ce qui compte c’est leur sincérité. Je parie toutes mes petites culottes que la plupart des femmes préfèreront mille fois un homme qui leur dise franchement ce qu’il pense d’elles, qui ne leur promettra pas monts et merveilles, mais qui saura tendre son épaule au moment où elles en ont besoin. Comment dites-vous ? Un ami ? Mais oui, c’est ça ! C’est exactement ça : un ami, avec tous les défauts de la terre si ça se trouve, coureur, frimeur, égoïste pourquoi pas, mais en qui on pourra avoir confiance, contre qui on pourra se blottir certains soirs d’hiver. Allez, parlons franchement : combien sommes-nous, mesdames, à nous plier à la norme de la vision masculine : "tout câlin commencé ne saurait que très rarement se finir sans accouplement" ?… Et après l’accouplement, plus de place à la passion, juste le temps de la fatigue. Ron-pschi. Et plus ça va, plus on passe vite aux choses sérieuses, moins on prend le temps de cheminer sur les rives de la tendresse, des caresses, des regards, plus on se fait arnaquer quoi. Plus ça va, plus on a envie de crier « petit allumeur ! ». Avouez, les copines, combien êtes-vous à accepter l’acte sexuel uniquement pour les bribes de tendresse qu’il vous procure ? Combien de fois sur cent préfèreriez-vous un échange de caresses et de baisers enlacés, plutôt que tout le bastringue ? Et combien de fois êtes-vous restées sur votre faim ? Je parle de votre faim de douceur. Alors parce que la libido des hommes est plus musclée que la nôtre, on devrait se sacrifier sans cesse pour leur bon plaisir ? Je ne dis pas, pourquoi pas, on peut faire des efforts, aller dans leur direction, mais seulement s’ils en font aussi ! Nous c’est notre cœur qui est plus gros, notre peau qui est beaucoup plus assoiffée que la vôtre, et c’est quand que vous y pensez ? C’est quand que vous faites un effort ? Oui oui, les petits massages, parfois vous avez la gentillesse de nous en proposer, avec un joli sourire. Mais c’est quand qu’ils sont gratuits ?! Elle tombe très vite, la note, et elle est parfois salée. Même si ce n’est que de temps en temps, nous on veut des moments où on peut savoir qu’on n’attend rien de nous. Le flirt, réhabilitons le flirt ! A mon avis, vous serez étonnés, les gars, de voir que les filles peuvent être demandeuses de câlins, si on leur laisse le temps. Voilà, vous êtes prévenus, désormais c’est comme ça, dommage pour vous mais la maison ne fait plus crédit : vous, vous payez d’avance. Et cash. On vous a trop longtemps autorisé l’ardoise, à vous de faire un petit geste. La période de transition sera sans doute un peu brouillonne, mais vous verrez, on peut jouer le même jeu, dès lors que vous êtes un peu patients et que vous passez par la case tendresse, avec en main les cartes de la sincérité et de l’honnêteté. C’est donnant-donnant, bien sûr. Et puis ça donne l’occasion de parler, de savoir ce que l’autre aime, ce dont il a envie. On lit la notice avant de monter, s’il vous plait… Et vous les nanas, mettez-y du vôtre aussi, arrêtez de vouloir à tout prix être « sexys » ! comme si tout ce que vous cherchiez c’était à éveiller l’intérêt sexuel… allez, dites-le que ce que vous tentez pitoyablement, en mettant en avant lèvres et poitrine pulpeuses, c’est juste à être, hum, tendressy… beurk, c’est moche. Euh… un aimant à tendresse ? un doudou à cajoler ? une fascinante personne à dévorer du regard sans pouvoir s’arrêter… ohla, n’en demandez pas trop non plus… L'essentiel à savoir, donc, si l'on devait résumer ce fouillis, serait que les femmes se sentent aimées par la tendresse, et que les hommes, eux, se sentent aimés par le désir... quand on sait que les preuves d'amour de l'autre sont différentes des nôtres, déjà on s'affole moins, on ne se pense plus délaissé si l'on manque de tendresse (pour une femme) ou de "sesque" (pour un homme), et on peut faire un pas vers l'autre en parlant son langage à lui... Allez, faisons un essai : et si, à partir de maintenant, les galipettes n’étaient plus QUE sur demande expresse féminine ? Si ces messieurs n’étaient plus du tout entreprenants ? juste aimants… qu’est-ce qui se passerait ? Les poules auraient des dents ? peut-être… Mon petit doigt me dit que les câlins seraient surtout bien plus spontanés, désirés, sincères (et du coup flatteurs) et agréables pour tout le monde… et peut-être pas bien moins nombreux qu’aujourd’hui… qui sait ? Celui qui essaie. Et puis si aucun des deux n’en a envie, ce n’est pas un drame, il y a des tas d’autres choses qu’on peut faire à deux, même de sexes opposés. Je vous le promets. Essayez.
Publié le 22/10/2009 à 12:42
Par lafeepourquoipas
Le côté obscur de la force...
Eurëka ! (ou presque... enfin, un petit ah-ouais pour vous peut-être, mais un grand HIPIPIPHOURRA pour moi !) Je vous raconte : j'en étais toujours à me demander comment s'articulent en nous les différents types relationnels, l'amitié, l'amour amoureux... je sais, je radote, mais finalement ça y est, je crois que j'ai sauté le pas ! Pourquoi on a si PEUR de tomber amoureux d'un ami ? pourquoi c'est comme si on marchait au bord d'un précipice et qu'on ne savait pas quand le coup de vent allait nous emporter (ou pas) ?... comme si on perdait conscience, qu'on tombait dans les pommes, d'un coup. Et c'est ça : on perd conscience ! Voyez-vous, il existe une... fracture... cérébrale... votez pour moi. Hum, pardon, c'est les pommes, je crois. Non, il existe bel et bien un côté pile et un côté face à notre personnalité : -un côté conscient, objectif, lucide, auto-critique -et un côté sombrrrrre : le côté où les forces obscures de l'"ego" reprennent le pouvoir ! dirigées par nos pulsions et les cachotteries de notre inconscient. Bon, il y a sans doute des termes déjà éprouvés pour ces données, et puis des manières bien plus scientifiques d'exposer la chose, mais je vous livre mes trouvailles comme elles sortent, dans leur côté pratique, quoi. Et figurez vous que cette "découverte" a de multiples aspects pratiques ! Vivre en toute conscience, voilà l'objectif, donc. Connaître ses faiblesses, ses "torsions", pour pouvoir vivre avec, sans en souffrir ni se laisser mener par elles, et pourquoi pas même les dénouer doucement au fil du temps.
Pour parler en termes métaphoriques, c'est comme le Père Noël : le jour où l'on n'y croit plus (et devinez : mes enfants n'y ont jamais cru, j'y ai veillé ^^), on peut enfin vivre Noël comme on en a envie, se créer sa propre magie, faire soi-même les cadeaux, être pleinement heureux et savoir pourquoi et grâce à qui. On n'y perd pas en intensité, non, je ne crois pas, on a toujours des tas d'émotions et de frissons, mais on sait alors trier les bénéfiques de celles qui nous nuisent, et profiter donc encore plus du côté positif de l'évènement ! Et, une fois qu'on le "maîtrise", on peut même faire Noël tous les jours...
Alors, mettons ensemble exemples et applications, pour que ce billet soit digne de la partie "parlons concret" :
Vous connaissez "l'éducation consciente" ? Moi ça ne fait pas si longtemps. Et au début j'avais un gros a priori négatif sur ce terme, qui sentait son bon chic bon genre, son snobisme même pas honteux. Eh bien en fait, c'est simplement qu'il n'y avait pas moyen de nommer cela autrement : éduquer consciemment ses enfants, c'est avoir pris conscience, assimilé, digéré et tenté de maîtriser les ombres tapies dans le fond de notre inconscient. C'est avoir réalisé à quels moments on agit objectivement et à quels moments on ne fait que "suivre" comme un zombie les schémas qui ont été installés en nous quand on était en pleine construction, dans notre jeunesse... c'est un cheminement, progressif, constamment en évolution, qui nous amène à interagir avec nos enfants dans le seul but de les aider, de les autonomiser, de répondre à leurs seuls besoins... et pas aux nôtres, à nos manques, à nos douleurs. Accéder au côté conscient c'est gravir une montagne, effectuer une lente ascension vers un monde "supérieur" , sans notion de jugement, juste supérieur parce que difficile à atteindre, duquel on a une vue bien plus claire et générale, un recul et une distance face aux remous et au bouillonnement de notre inconscient. Et "retomber" dans les douleurs et les courants de l'inconscient, c'est un risque permanent, le risque de trébucher sur le chemin qui monte, de glisser et de dévaler la pente... jusqu'en bas. Ca arrive si vite qu'on a parfois bien du mal à ne pas tomber. Et plus on tombe, plus on va vite, moins on arrive à s'accrocher aux branches du chemin. Il faut sans doute travailler sur les moyens de prévention, sur la façon d'éviter de trébucher, il doit y avoir des signes précurseurs, des codes à connaître, différents selon chacun, ça fait partie du travail de l'ascension. L'éducation consciente c'est donc le désir assumé de ne vouloir que le bien de l'enfant, son bonheur, son épanouissement, sans arrière-pensée égo-centrée, sans assouvissement masqué de désirs personnels. C'est très difficile, c'est impossible d'y arriver parfaitement, mais c'est le meilleur moyen de rendre nos enfants heureux, au présent, au futur, et au pluriel aussi. Leur bonheur retentira sur nous et sur les autres.
Mais vivre "consciemment" ce n'est pas qu'éduquer : c'est aimer aussi. Finalement c'est traiter tout un chacun comme ses enfants, pour ce que l'on vient de voir : c'est vouloir le bien de l'autre, son épanouissement, son autonomie, sa lucidité, son bonheur en somme, et celui des siens.
C’est l’exacte définition de l’amitié telle que je la conçois. Et, je lâche le morceau, toutes mes excuses, mais c’est aussi l’exact contraire de l’acte de tomber amoureux…
Aimer l’autre en ami c’est l’aimer tel qu’il est… …là où tomber amoureux c’est se l’imaginer tel que dans nos rêves, nos fantasmes, nos désirs inconscients : tout sauf la réalité.
Aimer un ami c’est être lucide sur son compte… … être amoureux c’est se voiler la face, jusqu’à nier l’évidence et souffrir un jour de ce choc entre rêve et réalité.
Aimer l’ami c’est vouloir son bonheur à lui, et qu'il puisse en profiter en toute liberté… … être amoureux c’est vouloir au fond son propre bonheur (sans se l'avouer), quitte à priver l’être aimé de sa liberté, de ses droits, de son intimité, pour mieux se les approprier.
Aimer l’ami c’est ne pas avoir peur de lui dire en face ses vérités, si cela peut l’aider à avancer, même si ce moment n’est confortable ni pour l’un ni pour l’autre… …être amoureux c’est dire à l’autre tout ce qu’il souhaite entendre, pour entendre en retour tout ce que l’on souhaite, même si au final tout cela nous rend malheureux lorsque les masques tombent.
Aimer l'ami c'est accepter, en retour, qu'il nous ouvre les yeux, qu'il nous mette devant nos contradictions, lui qui a sur nous un regard souvent bien plus lucide que le nôtre... ... être amoureux c'est s'offusquer de tout ce qui n'est pas flatteur, c'est refuser tout ce qui n'est pas un compliment, occulter tous les mauvais côtés, tout ce qui ne nous donne pas la vision idéale de nous-même que nous rêvons d'avoir.
S'aimer en amis, c'est avancer ensemble, forts de cette symbiose, sur la route de la connaissance de soi et de l'autre, gravir le chemin vers le sommet bien plus efficacement que tout seul, se faire soutenir par l'autre lorsque l'on sent que l'on pourrait trébucher... ... trébucher en tombant amoureux, par exemple, de lui ou d'un autre.
Plus on a d'amis, plus forte est l'amitié, plus important est le soutien et moins grand le risque de retomber dans l'inconscient, de succomber à nos désirs enfouis. Succomber au désir, rien de mal à ça, hein, entendons-nous bien. C'est bon de sentir son coeur battre, de céder aux émotions, de se sentir aimé, désiré par un autre (et réciproquement), surtout si cet autre nous aime pour ce que l'on est ! Savoir qu'il nous aime à ce point tout en nous connaissant parfaitement, quoi de plus beau ? de plus jouissif ?
Les désirs qu'il est préférable de calmer ce sont ceux qui nous sont dictés par autre chose que la recherche consciente du bonheur, parce que ces désirs là nous font prisonniers, nous attachent des oeillères et nous laissent tomber, un jour, en nous abandonnant face à la réalité et tout ce que ce choc comporte de souffrances. Lorsque l'amour est basé sur une illusion, le jour où il s'éteint c'est la fin de tout. L'écroulement total. La perte de tous les repères, le risque de se perdre soi-même, la certitude de souffrir énormément en tout cas. Les amoureux se maintiennent réciproquement dans l'illusion, l'illusion du bonheur, jusqu'au jour où les masques tombent, et là on comprend que cet amour ne nous a pas amenés au bonheur, mais bien, au contraire, à la douleur.
L'amitié, elle, est consciente, lucide, franche, source de bonheur, mais polyvalente aussi : elle peut s'accompagner de désir, de plaisir, d'émotions fortes... seulement attention à une chose : plus ce tourbillon d'émotions est puissant et plus il faut que l'amitié soit forte pour se maintenir à flanc de côteau. C'est un vrai sport. De l'escalade. De l'équilibrisme. Du jonglage aussi parfois. Et moi qui ai peur du vide... Surtout ne pas succomber avant d'avoir au moins quinze ans d'amitié à notre actif ! ^^
 |
Noter ce blog :
1051 connectés
1662 visiteurs
|