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Publié le 30/11/2009 à 16:56
Par lagrougniat
Dieu sait que Grougniat et Police n'ont jamais fait bon ménage. Mais pour une fois, foce est de constater que les services des douanes sont efficacement intervenus pour démenteler un vaste réseau de contrefaçon grougniste.





il était 4h35 ce lundi matin à la frontière americano-mexicaine, quand la police des frontières US a interpellé au niveau du village de Rivas Del Gieros un poids-lourds immatriculé en Colombie et qui s'apprétait à se rendre sur le territoire américain.

Deux ressortissants péruviens, accompagnés d'un enfant d'un an, se trouvaient dans le véhicule. Au demeurant, rien de bien étrange, vu le nombre de transporteurs qui empruntent cette route chaque jour. Mais ce qui intrigait les policiers, c'était que le camion était siglé des armureries de la DOIGT. Et habituellement, les transports grougnistes se font plutôt par avion.

L'interrogatoire du conducteur fut rapide : "Que transportez-vous dans ce camion ?". L'homme se mit alors à hésiter, puis répondit d'une voix tremblante : "C'est le palmarès de Mme la Bourronne". Le policier retint son fou rire : "Dans un camion ? Ouvrez-moi ça tout de suite !". Et la prise est au delà des espérances : 36 tonnes de bourrons contrefaits, soit plus 100 000 exemplaires du précieux vase grougniste. Immédiatement incarcérés, les deux individus ont été ensuite relaché à la demande de Charles Quintefleuche qui refusa de porter plainte, au titre que ces gens étaient plus victimes du succès de la Grougniat que coupables.





Pour rappel, la contrefaçon de bourrons est un fléau dans le monde de la Grougniat. Non pas sur un plan économique, les sessions drainant une mane financière suffisament importante pour supporter une économie parallèle. Mais plutôt sur le plan de la sécurité, tant les matériaux utilisés sont de faibles qualités. La résistance au choc est presque nulle et les blessures liées à la projection de débris sont fréquentes.

G.C DIALEY a lui-même été témoin d'une tragédie liée à cette contrefaçon : "Dans une session caritative en Allemagne, je tente comme d'habitude une comète dont j'ai le secret. Mais le bourron explose sous la force de l'impact. La demoiselle faisant office de Croupion reçoit un éclat dans la gorge qui lui tranche la jugulaire. Cela aurait pu être une mort atroce si elle n'avait pas eu la chance de pousser son dernier souffle dans mes bras".


Un bourron, un vrai...


Alors n'hésitez pas à apporter au commissariat le plus proche les bourrons contrefaits que vous pourriez croiser dans vos sessions amateurs. C'est peut être votre sécurité qui en dépend.


Nothing but the Grougniat !

Jean Dietter
Envoyé Spécial au Mexique

Publié le 17/11/2009 à 07:44
Par lagrougniat
Tout le monde connait les Grand maîtres grougnistes. Mais une foule incroyable d'autres personnes tournent autour des sessions : M.Le Croupion, Charles Quintefleuche, etc... Cette rubrique vous fait donc découvrir tous ces personnages, souvent hauts en couleur, sans qui la Grougniat ne serait peut-être pas La Grougniat.



Ce mois-ci... LE PROFESSEUR BAGOT


"Le tarot est un jeu, la Grougniat un sport". La phrase de Pierre de Coubertin résonne encore dans les couloirs du Coliséum de Teray les soirs de sessions. Mais tout sport a son lot de problèmes. Et la blessure en fait partie.
Une équipe médicale a donc été spécialement créée pour intervenir en urgence auprès des Grands Maîtres lors des sessions. Parmi elle, un ostéopathe : le professeur Alain Bagot !

Tout le monde se rappelle de la terrible fracture ouverte du poignet de G.C DIALEY en pleine sesion. Et pourtant, deux semaines plus tard, le Grand maître remportait son deuxième Ternay Tour. Un miracle ? Le Petit Prince de la Grougniat livre une autre explication à l'époque dans le magazine Talent : "On m'a opéré le soir même. Mais on m'a prévenu tout de suite : c'était six mois sans coupe franche. Puis les doigts d'Alin sont passés par là. une semaine plus tard, je taillais un roi à Mme la Bourronne."
L'ostéopathe de la Grougniat serait donc capable des plus grands prodiges : rééducation expresse, entorses, foulures, déplacements dorsaux... Autant de risques qui pèsent sur la carrière du champion. Et donc, le cabinet d'Alain Bagot ne désemplit pas.





Dans une de ses rares interviews, Alain Bagot a bien voulu donner son point de vue : "Remy et G.C sont victimes de leur jeu agressif. Cingllette et Diane subissent les assauts répétés en défense, Mme la Bourronne encaisse les échecs répétés. Tout cela est traumatisant pour les articulations. Et à force de répéter les mêmes gestes, les organismes souffrent, les tendons s'étirent et la blessure n'est jamais loin". D'où un travail de prévention nécessaire : "Le but n'est pas d'attendre l'accident. Pour la jeune Cut Karten par exemple, nous avons établi un programme sur plusieurs mois, pour ne pas fragiliser son corps dès les premières sessions". Et pour Dédé ? "Lui ce n'est pas pareil, il est au forfait mensuel !"

Alors médecin ? Gourou ? les avis divergent, même au sein de l'équipe médicale grougniste. Certains ne se cachent pas pour dire qu'ils considère l'ostéopathie plus comme du folklore que comme une réelle pratique médicale. Hors caméra, le chef des internes des hopitaux de Ternay, le professeur Nidiskal, utilise même le mot de charlatan. "Je n'ai pas de problème avec Albert" rétorque Bagot. "Nous faisons des métiers différents. J'ai mon domaine, les médecins ont le leur. Mais j'ai pour preuve que Remy ne m'a jamais fait un procès, c'est quand même un signe de valeur. Mais attention ! Je ne suis pas d'accord quand Diane parle de génie lorsque je lui ai réparé les doigts après sa luxation des phalanges le jour où elle a eu 13 atouts. Je ne suis pas un génie, juste un homme avec un don".





Alors les querelles continueront. Mais nul doute que malgré toutes ces polémiques, il y a toujours un grand maître qui fera appel aux doigts de fée d'Alain Bagot.


Nothing but the Grougniat !

Jean Dietter
Correspondant permanent à la Doigt
Publié le 29/10/2009 à 13:40
Par lagrougniat
De temps en temps, l'encyclopédie vivante de la Grougniat Max Galère vous fait partager ces moments qui ont marqué la grande (ou la petite) histoire de la Grougniat...

Aujourd'hui : Le Bourron Perdu




Il s'appelle Thierry Néfaire, mais dans la ville de Saint Mulien Jolin Jolette (sud de la France), tout le monde l'appelle Titi. Un surnom sympathique pour un garçon malchanceux.

Abandonné par son père, puis par sa mère, il a erré de foyers en foyers pendant toute sa jeunesse. Adulte, il se retrouve livré à lui-même. Un temps dans la rue, il est ensuite aidé par la mairie pour obtenir un petit appartement de 14 m2, ammenagé dans les combles du gymnase de la ville. Il exerce deux emplois pour survivre : boulanger le matin de 5h à 7h, puis maçon de 16h à 18h. Lui qui révait de devenir astronaute a dû très vite oublier ses rèves de gloire. Sentimentalement, ce n'est pas mieux. Il a eu une copine une fois, mais ça n'a pas dépassé douze heures. 
Mais dans le village, tout le monde l'aime bien Titi, c'est un peu la mascotte, toujours prêt à donner un coup de main ou à discuter au bar de la Place, son repère la plupart du temps.
La seule vraie raison de vivre de Titi, ce qui le fait tenir, ce sont les dimanches. Car Titi ne va pas à la messe, ni à la chasse, ni même au foot. Non ! Il fait comme des millions de personnes, il chasse la trouvaille et la perle rare. En somme, il arpente les VIDES-GROUGNIAT.

Tout ceux qui ont eu la chance de participer à un vide-grougniat le savent : les occasions sont rares de pouvoir trouver autant de merveilles liées aux sessions. Vieux jeux de tarot ayant servis sur le Ternay Tour (ou du moins c'est ce que disent les vendeurs), bourrons décorés à la main, pions en ivoire de synthèse, copies des registres de M. Le Croupion... On trouve tout (et surtout n'importe quoi) sur ces marchés gigantesques, avec son lot d'escroqueries (le vendeur qui a cédé à un couple de New-Yorkais la réplique exacte du palmarès de Mme la Bourronne doit encore croupir en prison). Mais il règne dans les vides-grougniat une atmosphère unique, festive et familiale, comme si l'esprit des grands maîtres imprégnait les lieux. 
Titi adore ces endroits. Il n'a pas assez d'argent pour acheter, mais de temps en temps, il investit quelques euros dans un jeu de tarot usagé ou un livre sur le Ternay Tour 1977, l'époque où il regardait les exploits d'El Decouvror sur la télévision du Bar de la Place.




Ce qu'il ne savait pas, c'est que sa vie allait changer ce dimanche de Printemps dans son propre village, pour le grand vide Grougniat de Saint Mulien Jolin Jolette. Il est 5h du matin et Titi arpente déjà les allées de la foire qui se met en place. Il sait, comme les quelques antiquaires déjà sur place, que les meilleures affaires se font tôt le matin. Le reste de la journée, c'est pour les touristes. Et son regard est attiré tout de suite par une lumière qui vient d'un petit stand au fond de l'allée principale. Il s'approche et voit alors un superbe bourron, en plaqué or, sur qui le soleil a choisi de faire rebondir ses premiers rayons...
Mise à prix : 1€50. Titi hésite. Il n'a déjà pas mangé de viande depuis 3 semaines, cette somme est déjà plus qu'il n'en a sur lui. Mais la pièce est si belle. Il négocie avec le vendeur : 1€ tout de suite et une corvée de bois lors des premiers froids. Titi est fier avec son bourron si durement acquis. pour lui, cette merveille a plus de valeur que tout ce qu'on peut trouver de cher sur ce marché. Mais ce qu'il ignore... c'est qu'il a raison.

Car ce bourron n'est pas un pauvre gobelet fabriqué pour une fête des pères : il s'agit peut-être du bourron le plus ancien de l'histoire de la Grougniat. Une étude au carbone 14 le datera d'environ le XIIIème siècle avec notre ère et d'après les textes anciens, les plus grands spécialistes archéologiques grougnistes pensent qu'il s'agit du fameux "Bourron de la Mer Rouge", qui aurait été utilisé par Moïse lors de sa fameuse session jouée au coeur de la mer entrouverte.
La valeur de l'objet est donc inestimable. Des milliers de collectionneurs tueraient rien que pour pouvoir l'approcher et il faut bien l'avouer, peu de personnes pensaient que la pièce existait vraiment. Et voilà qu'on la découvre dans un petit vide-grougniat de campagne, maintenant dans les mains du malchanceux du village, qui vient d'acheter son destin pour 1€ et une corvée de bois...




L'histoire est donc belle... ou du moins aurait dû l'être. Car Titi ne deviendra jamais riche et célèbre : un antiquaire ayant répéré que le bourron valait sans doute plus que ce que Titi avait mis pour l'acquerir, il proposa à notre pauvre bougre la somme de 500 € pour qu'il se sépare de son trésor. Alors que tout le monde aurait eu la puce à l'oreille de se voir proposer un tel pécule, Titi fut obnubilé par cette fortune qui se présentait à lui et céda, non sans un pincement au coeur, cet objet qu'il voyait maintenant comme son porte-bonheur.

Rassurez-vous, Titi ne sut jamais que l'antiquaire a cédé le bourron au Musée des Art Grougnistiques de Genève pour 17 Millions d'euros : il fut écrasé par une stère de bois alors qu'il exécutait sa "corvée à 50 centimes" chez le premier vendeur du Bourron. 

Décidement, Titi m'était pas chanceux. Mais il aura offert au Monde qu'il redécouvre ce trésor de la Grougniat. Nous espérons que cet article lui rendra assez hommage pour qu'il figure enfin dans les livres d'histoire de la Grougniat.


Nothing but the Grougniat !

Max Galère
Historien Grougniste 


Publié le 22/10/2009 à 16:59
Par lagrougniat
G.C erre entre la vie et le trépas. Mais la situation des grands maîtres restés en altitude est-elle plus enviable ? C'est toute la question de ce nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume d'Alain Shopainoulder que nous vous livrons toute l'année avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant :http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 40 : LE NOUVEAU CHEF DES HAUTEURS


« Qui est ce José ? » demandait Dédé qui avait retrouvé de la vigueur dans le regard !
« Pourquoi poses tu cette question ? José est José comme je suis Hector, comme tu es Dédé ! Veux tu savoir qui est la Bourronne ? »

Hector énervait Dédé au plus haut point... Le Grand Maître n'en pouvait plus de tolérer pareille humiliation. Et ce conflit soudain entre les champions et les salariés des Ternay Tour finissait de rendre Dédé sous le joug des questions haletantes :
« Qu'avez vous vécu à notre service de si intolérables que vous ayez le souhait de nous le faire payer ? »
Hector cette fois ne pipa mot et laissa José, qui entrait juste dans le mess, s'approcher d'eux.
« Diane est introuvable » dit il sans sourciller.
Julien semblait nerveux mais n'osait rien formuler de tel. José était cependant un chef fin psychologue. « Ne vous tourmentez pas ! Ou croyez vous qu'elle ait pu aller ? Elle ne manquera pas longtemps à l'appel ! J'inverse juste l'ordre. Je fais venir les femmes ici, et je chercherai Diane plus tard. »

Dédé pesta en silence contre son impuissance, tout plein d'espoir pour que Diane les sorte d'affaire. La Bourronne ne supportait plus la compression des liens sur ses poignets et Cingllette fixait sans mot dire le tissu de la tente qui claquait sous les fracas du dehors.
 
Publié le 13/10/2009 à 16:51
Par lagrougniat
L'image est en train de faire le tour du monde : Dédé la Mitraille, le plus ancien des Grands maîtres, a frôlé la mort ce matin à Los Angeles. Heureusement indemne, il revient pour nous sur les conditions de son terrible accident de voiture.



Sur le lit d'hopital du Grougnist Hospital de Los Angeles, Dédé accepte de répondre à nos questions. Geignant encore plus qu'à l'habitude (c'est dire !), il nous accorde dix minutes...


Nadine Amouk (La Grougniat): - Dédé ! Heureuse de vous voir en bonne santé.
Dédé la Mitraille : En bonne santé, c'est vite dit. C'est passé près cette fois. Même les obus sont passés plus loin en 17.

N.A : - Mais pourquoi étiez-vous au volant de ce bolide ?
Dédé : - Je profitais d'être de passage en Californie pour aller rendre visite à mon ami Clint Eastwood (j'ai été le prof de tarot de sa mère, à l'époque où je devais travailler pour me payer les cours à l'Université de Ternay). Je reçois alors un appel de courtoisie de G.C DIALEY, qui me propose de prendre sa voiture qui se trouve toujours stationnée sur l'aéroport de Los Angeles. Cette proposition me va droit au coeur. J'avais juste oublié la goût du Petit Prince pour la discrétion et l'humilité...


La voiture "californienne" de G.C

N.A : - Et que s'est-il passé alors ?
Dédé : - Je pars alors tranquillement. J'ai l'habitude des voitures de sport. Je m'étais d'ailleurs payé la Ford Mustang de 1954 le jour de sa sortie. Je fais un petit 200 sur l'autoroute et je reduis fortement ma vitesse à l'entrée de la ville. Je passe Mulholland, je traverse Melrose et je commence à remonter sur la Brea... Mais au première virage, c'est là que tout a basculé.

N.A : - C'est là qu'elles sont arrivées !
Dédé : - De partout ! Par centaines ! Je n'ai rien pu faire pour les éviter. mais comme je n'étais pas un meurtrier...

N.A : - Ca a dû être terrifiant ?
Dédé : - Horrible ! Vous imaginez ? Plus de deux milles filles sautant au milieu de la route sur une voiture en marche. J'ai demandé à un ami pilote de ligne qui m'a dit qu'il avait eu pareil avec des oiseaux dans le réacteur de son airbus.

N.A : - G.C ne vous avait pas prévenu ?
Dédé : - Non ! Et comme je ne suis pas comme lui dans le monde des "People" (attention, je dis bien people, pas star), je ne pouvais pas me douter. Des fans, ok. Nous en avons tous. Mais des furies déchainées comme ça, c'était dément.

N.A : - Et vous n'avez pas pu garder le contrôle du véhicule ?
Dédé : - Si ! Jusqu'au bout ! Mais un groupe de six femmes de 75 ans au moins, avec leurs petites filles déchainées dans les bras a sauté au milieu de la route. J'ai préféré me mettre au tas pour les éviter.


Après le drame...

N.A : - Et vous vous êtes blessé ?
Dédé : - Sur le coup, non ! Mais elles ont essayé de me sortir de la voiture en m'arrachant de mon siège. Mon visage était caché. Elles n'ont pas vu qui j'étais. elles me prenaient toujours pour G.C. Comme j'étais assommé, certaines m'ont cru mort et ont tenté de s'immoler par le feu au milieu de la route.

N.A : Puis elles vous ont reconnu...
Dédé : - Et là ça fait drôle ! Vous êtes par terre après un terrible choc et vous voyez une foule immense en train de rire et de se sauter dans les bras, comme si c'était le plus beau jour de leur vie. Je serais bien remonter dans la voiture à ce moment là pour enclencher la marche arrière et rentrer dans le tas.

N.A : - Vous êtes dur !
Dédé : Dur ? Il n'y en a même pas une qui a appelé les secours pour moi. Il a fallut que je me traîne dans la voiture pour attraper mon portable. Heureusement, les médecins m'ont rassuré : je n'ai aucune fracture. Je garderai par contre longtemps les marques de la ceinture quand elles ont essayé de m'extraire du véhicule et les traces de morsures sur les bras.

N.A : - En apprenant la nouvelle, Remy s'est exclamé : "S'il a vu défiler toute sa vie devant ses yeux à ce moment là, ça a dû être long. Mais s'il a vu défiler son palmarès, ça a dû passer vite !". Un commentaire ?
Dédé : - Je vois que certains utilisent toutes les occasions pour lancer des polémiques stupides et pour agresser leurs vrais adversaires dès qu'une difficulté les touche.

N.A : - Et pour G.C qui pleure sa belle voiture et qui a déclaré qu'il aurait dû vous demander les papiers de votre dernière visite médicale d'aptitude à la conduite ?
Dédé : - Qu'il s'occupe plutôt de gérer la bande de malade qui le suit en permanence, car monsieur aime se promener avec sa cour. Je suis désolé pour sa voiture. je la rembourserai au centuple. Mais que je ne tombe plus sur ces chiennes enragées, parce que je fonce sans freiner la prochaine fois.


Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale à Los Angéles (USA)





Publié le 07/10/2009 à 18:52
Par lagrougniat
L'air de rien, le gros bonhomme rouge n'est plus très loin de faire sa tournée et la grande course aux cadeaux va bientôt commencer. Malgré le côté non mercantile de la Grougniat, tout laisse à croire que le monde merveilleux des sessions va encore emporter la mise cette année, avec une nouveauté pourtant vieille comme Erode : le jeu de l'oie de la Grougniat.



Voilà donc ce qui s'annonce comme le jeu de cette fin d'année : le jeu de l'oie de la Grougniat. on l'annonçait depuis longtemps, mais avec la mode du jeu video et la désintérêt des enfants pour les jeux de société, le lancement avait été plusieurs fois repoussé.

Mais aujourd'hui, fort d'études de marché surprenantes, la DOIGT a annoncé la diffusion officielle dans toutes les grandes enseignes de ce que les mauvaises langues pourraient appeler un "produit dérivé", mais que l'on peut surtout considérer comme le complément idéal pour ceux habitués à suivre les sessions.

En effet, la conceptrice Anémone Hopolie explique que "pour le commun des mortels, la Grougniat est d'un trop haut niveau. Les adeptes sont souvent déçus de ne pouvoir atteindre le dixième de la qualité de jeu d'un grand maître. Ce jeu va donc leur permettre de vivre les situations que les champions connaissent à chacune des sessions et mieux s'identifier à leurs héros".

En exclusivité, vous trouverez ci dessous une copie exacte du plateau de jeu mis en vente (diffusé à 7 millions d'exemplaires dès la semaine prochaine) pour que les personnes n'ayant pas les moyens de s'offrir la somptueuse version collecteur avec les visages en or massif des grands maîtres pour leurs déplacements.




REGLES DU JEU

Le jeu se joue avec un dé de 6 faces. On part de la zone "départ" pour arriver en case "Grougniat" n° 62. Il faut tomber pile sur la case 62. Si le nombre donné par le dé ne le permet pas, on reviendrza en arrière pour le nombre de case dépassant la case 62.

La majorité des cases ne servent à rien d'autre qu'à avancer. Mais certaines ont des propriétés importantes pour la victoire ou la défaite. A vous de bien jeter les dés...

Cases concernées :

2- Case "Masson" : Pas de jeu. vous retournez au départ
3- Case "Connard" : Vous vous appelez au chien. Vous sautez le prochain tour
8- Case "Bourron" : Vous encaissez le pactole. Rendez-vous case 24 et rejouez.
12- Case "Epicerie" : Vous vous faites épicer. Revenez en case 5.
16- Case "Connasse" : Elle vous emmène voir son mari. Rendez-vous case 3.
18- Case "Faute de cut" : Vous sautez le prochain tour.
21- Case "El Decouvror" : Vous disparaissez avec lui pour ressortir case 33.
23- Case "Pépite" : Rejouez et multipliez votre score par 2.
29- Case "Garde Contre sans risque" : Rendez-vous case 51.
31- Case "Croupion" : Habitué à jouer avec les chiffres, il inverse sa case et vous renvoie case 13
32- Case "Fans de G.C" : Elles vous épuisent toute la nuit. Vous sautez le prochain tour.
34- Case "Excuse" : Rejouez
36- Case "Palmarès" : Vous montrez votre palmarès à vos fans. Reculez de 4 cases.
39- case "Tapis Vide" : Pas de session ce soir. Revenez au départ
43- Case "Pli Parfait" : Rendez-vous case 60.
45- Case "Encore une masson" : Revenez à l'autre case masson, case 2.
48- Case "Le Bellâtre" : Vous perdez du temps à l'admirer. Vous sautez le prochain tour.
49- Case "Panache" : Vous tentez le tout pour le tout. Rejouez.
53- Case "Le Petit" : Jetez le dé. Si votre score est entre 1 et 3, vous vous le faite prendre et vous revenez au départ. Si le score est entre 4 et 6, vous le menez au bout : rendez vous case 61. Si vous faites un autre score : vous avez triché.
56- Case "Piergès" : Remy la Renifl' vous colle un procès. Reculez de 11 cases.
59- Case "Bourronne" : Vous échouez si près du but. Revenez au départ.
62- C'est la victoire !!!!!


Jouez bien et rendez-vous à la prochaine session...

Nothing but the Grougniat !

Habib Liotec
Consultant Culture


Publié le 29/09/2009 à 10:21
Par lagrougniat
Chaque mois, nous vous proposons un nouveau geste technique pour vous aider à parfaire votre style de jeu et mieux comprendre les sessions...


Ce mois-ci : BIEN TENIR SES CARTES


Lorsque vous avez appris à jouer au tarot, on vous a appris plusieurs règles de bases :

1- "Ne classe pas tes cartes lorsque tu prends les ramasses"
2- "Ne met pas tes atouts sur les côtés, on verra tout de suite s'il t'en reste"
3- "Penche ton jeu, tout le monde le voit"

Vous pensiez donc savoir l'essentiel pour jouer sereinement et ne dévoiler à personne votre jeu. Mais toutes ces règles ne sont satisfaisantes que pour le tarot. Car pour la Grougniat, c'est une toute autre histoire. Car tout est important dans le monde impitoyable des sessions et surtout la manière dont vous tenez votre jeu tout au long de la donne, sous peine de perdre irrémédiablement vos moyens... et la partie.

Voici les différentes techniques et surtout celles à ne pas utiliser...


1- Le jeu tenu négligement




Aucune harmonie dans la tenue. Certaines cartes sont serrées, d'autres écartées. On constate même la formation d'un creux vers le milieu du tas. Les doigts doivent être serrés pour tenir l'ensemble par la base.

Les risques :

- Pour le jeu : Votre regard, pour voir l'ensemble du jeu, va devoir sans cesse aller d'un côté à l'autre du jeu. Vous vous épuiserez donc mentalement et votre technique s'en ressentira.

- Pour le physique : les cartes sont plus lourdes si tenues à la base. Au rythme de 6 sessions par mois, ce sont donc plus de 4.5 tonnes par an que vos articulations devront supporter sur un an. La fracture de fatigue guette...


2- Le jeu trop serré




Les cartes ont un écartement maximal de 7.5 mm. Technique inventée par Remy la Renifl', (que l'on voit ici en photo avec son superbe rose à ongle, ndlr) elle consiste en une double pression à deux mains sur la base des cartes, permettant une amplitude minimale du jeu. Ainsi les adversaires ne peuvent pas lire les emplacements des cartes et la vision globale est plus immédiate, sans déplacement de tête intempestif.

Les risques :

- Pour le jeu : Qui dit faible amplitude dit peu de vision. Les cartes sont serrées au maximum et vous ne voyez qu'une infime partie de la représentation. Les risques d'erreur sont donc grand, une carte pouvant transformer votre jeu à petite en garde contre potentielle. Cette technique n'est pas du tout recommandée pour les débutants. Certains disent même que Remy ne parle jamais en session car il est incapable de lire son jeu. alors un amateur n'arrivera jamais à voir correctement.

- Pour le physique : La tenue de jeu à deux mains est très difficile à maîtriser. Il faut débuter très jeune (vers 4-5 ans) pour pouvoir espérer appréhender complètement la technique. Un passage d'une prise à une mains à une prise double à l'âge adulte est quesiment impossible. et il faut une grande condition physique pour pouvoir tenir la pause, sans quoi le jeu se desserera et le risque de chute de carte serra grand.


3- La technique "papillon"




Les cartes sont séparées en deux parties égales. On remarque la position de l'index et du majeur de la joueuse (en l'occurence Diane la Chasseresse, toujours virtuose et élégante dans son porté de cartes). Les poids sont ainsi répartis, ce qui donne une sensation agréable et permet en plus une vision du jeu entre ses cartes pour observer discretement l'attitude de ses adversaires.

Les risques :

- Pour le jeu : De même que pour un jeu mal tenu, couper ses cartes en deux donne une indcation sur son jeu. Un simple joueur de tarot ne s'apercevra peut-être pas qu'il peut lire dans votre jeu comme dans un livre, mais un grand maître ne mettra pas plus de vingt secondes à connaître la totalité de vos cartes. Et si vous pouvez voir les yeux de vos adversaires, ils le peuvent aussi...

- Pour le physique : le confort qu'apporte cette posture n'est qu'une illusion. James the Cutter, grand maître du début du XXème siècle, a préféré se droguer toute la fin de sa vie plutôt que de supporter plus longtemps la polyarthrite au majeur qui le faisait attrocement souffir. Car le phénomène est physique : les cartes étant légèrement incurvées vers le centre, tout le poids du jeu se reporte sur le centre et exerce une pression maximale sur les deux doigts centraux.


4- La posture idéale




Les cartes légèrement écartées, la main en position centrale, tous les doigts portent les cartes. Une vue légèrement surèlevée permet un grand confort de vision. Sans compter l'élégance de la posture qui impressionera une grande partie du public, notamment les plus jeunes groupies grougnistes.

Les risques :

- Pour le jeu : il y en a peu, si ce n'est que cette posture classique peut vous faire passer pour un joueur académique et sans relief. Cela peut être un handicap, mais vous pouvez aussi avancer masqué et surprendre vos adversaires.

- Pour le physique : Aucun risque particulier, si ce n'est un besoin de musculation du coude, car cette position demande frequemment de poser le coude sur la table de jeu.


Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau geste technique !

Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste


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