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Publié le 07/09/2009 à 16:25
Par lagrougniat
Ce n'est arrivé qu'une seule fois dans toute l'historie de la Grougniat : depuis Galilée, la DOIGT n'a jamais proposé à personne de devenir grand maître. Alors ce fut la surprise générale ce matin lorsque Charles Quintefleuche a annoncé en conférence de Presse qu'il proposait à Freddy de Koh Lanta 9 de devenir Grand Maître Grougniste...

"Je n'ai jamais vu un tel potentiel !". C'est la principale explication qu'a donné Charles Quintefleuche pour expliquer la décision du Conseil de la DOIGT de proposer à Freddy de Koh Lanta 9 une place de Grand Maître pour la session 2010 du Ternay Tour. "Il n'aura qu'à passer le test de tarot et son engagement deviendra automatique".
Petit rappel : la nomination au titre de Grand Maître se fait par un concours s'étalant en général sur une dizaine d'année. Ce siècle, seule Cut Karten a ainsi été ordonnée, alors qu'elle avait attaqué sa formation l'année de ses 14 ans. Mais la DOIGT a la possibilité de nommer un grand maître d'office, soit pour le récompenser de son aide à la Grougniat, soit pour parce que la commission aurait découvert chez la personne un don particulier.
Depuis la création de la DOIGT, seul Galilée a eu cet immense honneur, notamment grâce à sa fameuse phrase : "Mais bande de cons, je vous dis qu'elle tourne" (l'Histoire ne retiendra qu'une version épurée de la citation). Le Baron Edgar Hogaurille, le président de la DOIGT de l'époque, avait fait nommer le scientifique, qui ne participera malheureusement jamais à aucune session, au titre de son "courage à ne pas s'endormir sur les idées reçues, ce qui est le meilleur vecteur de la pensée grougniste".
 Galilée, un génie ! Mais il n'aurait pas tenu 3 jours dans la jungle
L'histoire de Freddy est un peu la même : en 5 jours d'aventure sur l'île médiatique de Micronésie, il a déjà révélé au monde ses incroyables talents manuels et surtout son art du délétère et de la grande conscience de l'être suprême : lui-même.
Dès son arrivée, son fameux "Je suis méticuleux, j'aime que les choses soient... parfaites !" avait fait tendre l'oreille des grougnistes avertis. Et son explication sur son talent ("J'émets simplement des idées qui s'avèrent souvent être les bonnes") a définitivement convaincu les plus sceptique qu'il fallait suivre ce garçon. Et ce fut ensuite le festival. Pour parler des performances des autres candidats :"Mon travail (...) est comme la cathédrale Notre Dame. Il y a un architecte, mais elle n'aurait pas pu se faire sans des milliers de petites mains". Pour désigner ce qu'il pensait de sa journée : "Je suis très satisfait de moi-même". Et nous le revoyons encore, sautant dans un hamac, en soufflant un "ahhh, le repos du champion", ce qui restera sans doute comme l'une des plus grandes reflexions de l'année télévisuelle.
Charles Quintefleuche a donc jugé qu'un tel esprit fort et délétère ne pouvait passer loin de la Grougniat. Il prend forcément un risque : celui de se laisser tromper par les apparences du montage télévisé ou bien que le futur champion ne reste jamais qu'un espoir qui n'aura pas confirmé. Mais il faut avouer que c'est un véritable risque à prendre, car s'il reste dans cet état d'esprit, Freddy pourrait devenir une terreur en session.
Mme la Bourronne de Mesrine, interrogé sur le sujet, a d'ailleurs à notre grande surprise apporté son soutien à Charles Quintefleuche dans sa décision : "C'est la synthèse parfaite des Grands Maîtres : il est chanceux comme Diane, il a mon talent manuel, il se croit spectaculaire comme G.C, il a la suffisance de Remy et Cingllette réunis. Quand à Dédé, eh bien comme lui il ne gagnera pas le jeu".
On ne sait donc pas si tout cela prendra vraiment forme, mais continuez à suivre chaque semaine l'aventure Koh Lanta, que nous avons renommé au sein de la rédaction "Naissance d'un Grand Maître".
Nothing but the Grougniat !
Marc Brare Rédacteur en Chef
Publié le 02/09/2009 à 09:20
Par lagrougniat
Alors que la Grougniat se trouve toujours en plein coeur des vacances d'été, une rumeur non encore confirmée a commencé à se répendre dans toutes les rédactions qui suivent les sessions : Dédé la Mitraille et Mme la Bourronne de Mesrine auraient décidé de créer une nouvelle alliance, l'ASG, "L'alliance des Sans-Grade".

Une source sûre nous avait déjà parlé d'une entrevue secrête : lors de la fameuse soirée où Richard Gasquet et la fameuse Pamela échangeaient des "galoches", plusieurs témoins assuraient avoir vu Mme la Bourronne de Mesrine et Dédé la Mitraille attablés seuls dans le fond du dance-floor de la boite floridienne. Début de relation naissante, explication au sommet ? Même les journaux people n'ont pas osé se lancer dans les suputations, tant la surprise fut grande d'apprendre que ses ennemis intimes arrivaient à discuter hors session.
Ce fut donc non pas un choc mais une déflagration qui a frappé les journalistes quand on a appris de la part d'une agence de presse tchechene inconnue que les deux grands maîtres sans palmarès avaient décidé de fonder une alliance, qui serait si cela venait à se confirmer la première alliance de l'histoire à ne pas comporter Remy le Renifl' dans ses membres fondateurs.
 R. GASQUET : "J'ai bien vu Pamela, mais pas La Bourronne"
Les informations arrivent depuis au compte-goutte, notamment de la part des services d'espionnage russes qui surveillent la capitale tchechene et qui ont pu apercevoir les nouveaux "alliés" lors de leurs missions secrêtes. Un officier, sous couvert d'anonymat, nous a ainsi fait la révelation suivante : "Ils ont été aperçu plusieurs fois dans le centre ville, discutant dans le seul café encore debout de la ville. Le tenancier qui est un de nos informateurs nous a indiqué qu'ils comptaient racheter l'échoppe pour qu'il deviennet le siège social de leur association". Ce serait donc au "Grozny-Bar", ancien haut lieu de la vie de cette province russe martyre, que les deux champions pourtant ennemis autour de la table ont décidé de débuter une collaboration dont on peut tout de même douter de la longévité...
Les premières réactions sont parvenues au sein des agences de presse : l'ancien président Richard Nixxon a apporté tout son soutien, de même que les politiques français Brice Lalonde, Antoine Wechter et Edith Cresson pour cette initiative qui "redore le blason des petits" (sic). Les chanteurs Yves Duteil et Gérard Lenorman se sont dits "enchantés" à l'occasion du festival de chant monocorde de la Motte Beuvron. Et même le monde sportif, en les personnes de Ronald Pognon, Fabrice Fiorèse pour le football et J.J Lettho pour la Formule 1, qui se sont montrés les plus disposés à "promouvoir cette initiative pleine d'intérêt dans leurs activités"".
Remy, lui, semble ne pas décolèrer. Son avocat Maître Piergès a déjà laisser entendre qu'une procédure judiciaire pourrait être engagé contre les deux grands maîtres rebelles. Pour notre journal, il a déclaré que "les deux pseudo-compétiteurs, qui n'ont même pas un 22ème du palmarès de (son) client, sont déjà engagés dans d'autres alliance que Remy avait créé de son propre chef et que lui seul peut dissoudre. Il ne se sent pas attaqué mais simplement trahi. Et une alliance sans Remy ne sera jamais une alliance viable". A notre question sur le fait que Remy a déjà déposé les statuts de 37 alliances différentes en 5 ans, le conseil du grand maître a préféré ne pas s'exprimer.
 Remy ne s'en remet pas...
Diane a elle émit un avis plus tranché. Jointe au téléphone hier soir, elle a simplement déclaré : "Les Justes n'en était pas, les Tanches portaient mal leur nom, la Remy Julienne n'a jamais fait aucune cascade et les Justos-Justos (dont elle faisait partie, ndlr) n'ont jamais été justes dans leur jeu. Pour une fois une alliance porte un nom qui lui correspond".
La compétition n'a pas encore repris que les couteaux s'éguisent déjà.
Nothing but the Grougniat
Jean Dietter Envoyé Spécial à Grozny (Rus)
Publié le 24/08/2009 à 15:21
Par lagrougniat
C'est l'été et la rédaction s'occtroie quelques jours (semaines ?) de vacances bien méritées. L'occasion pour les non initiés de découvrir les fondamentaux du plus grand jeu du monde...
Depuis plusieurs mois, vous entendez parler de la Grougniat, des aventures des grands maîtres, des sessions extraordinaires à travers le monde entier... Vous êtes taroteur amateur et vous rêvez de devenir grands maîtres, vous rechercherez chaque semaine la boîte de jeu de la Grougniat dans votre Toys R' Us le plus proche ?
Eh bien, rejouissez vous car il est possible d'organiser des sessions chez soi, quand vous voulez et ceci sans coût et sans effort supplémentaire. Le tout est de bien suivre la démarche que nous allons maintenant vous expliquer, point par point et vous pourrez ainsi découvrir pourquoi il vous faut aujourd'hui oublier le tarot pour pénétrer le monde merceilleux de la Grougniat.
DU TAROT A LA GROUGNIAT : LA MARCHE A SUIVRE
Les trois étapes à suivre sont simples :
1- Introduire le bourron 2- Apprenez les termes techniques 3- Devenez délétère
Aujourd'hui, la première phase :
Etape 1 : INTRODUIRE LE BOURRON
Quelle est la vrai difficulté du tarot ? Non, ce ne sont pas les contrats, les chasses du petit, le manque de jeu, tenir ses quinze cartes... le vrai problème, c'est LE COMPTAGE DE POINTS.
Vous vous désespérez à chaque partie de remplir sur votre petit papier ces totaux et sous-totaux multiples, personne n'étant capables de vous aider. Vos partenaires de jeu vous demandent même pourquoi vous vous acharnez à vouloir que le total des scores fassent zéro et vous avez renoncé à leur expliquer. Vous en êtes même à déclarer haut et fort cette inéptie : "Le VRAI tarot, c'est le tarot à QUATRE !". Tout cela pour faire moins de points à compter. C'est pitoyable.
Car la Grougniat peut se jouer au nombre de personnes désiré, du moment que seules cinq personnes au maximum ne jouent en même temps.
Alors première chose à faire : virer papiers et crayons, et donner des points (jetons, rondelles ou autres accessoires). Le même total à chacun (2000 points sont amplement suffisant) et le tour est joué. Vous verrez que la tension montera car le fait d'avoir les points devant soi ou de les donner à l'adversaire augmente l'intensité nerveuse des sessions.
Et gràce aux points, vous pourrez intégrer l'urne suprême : LE BOURRON. Appellé pot (ou bassine) dans des sessions dissidentes, il est l'axe central de la Grougniat.

Rappel rapide de la règle du bourron : au début de chaque jetée, chaque joueur met 10 points au bourron (20 points pour le donneur). La personne qui réussira son contrat encaissera le montant du bourron en plus des points classiques. En revanche, si elle échoue, elle doublera le montant du bourron. C'est simple et primordial pour les sessions. Pour plus de détail, cliquez sur le lien suivant :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/155042-le-bourron
Car quel est l'intérêt du bourron : LA PARTIE N'EST JAMAIS PERDUE POUR PERSONNE. Si vous êtes à l'agonie, un gros bourron (400,500 voire 1000 points) pourra vous donner la victoire. Si vous êtes en tête, vous ne pourrez vous contenter de gérer comme au tarot classique, sinon une simple tréandise vous sortira du podium.
Alors dès votre prochaine partie, introduisez le bourron. Vous verrez que le jeu changera complètement. Finies les partie terminées pour un concurrent malchanceux dès la première demi-heure de jeu, fini les discussions lancinantes sur la météo ou la chute du yen en pleine jetée. Au premier bourron écrasé, tout changera : plus d'amis autour de la table, juste des écraseurs potentiels.
En vérité, vous entrerez dans une nouvelle ère du tarot : CELLE DE LA COMPETITION
Retrouvez les étapes suivantes en cliquant sur les liens ci-dessous :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/229549-oubliez-le-tarot-rejoignez-la-grougniat-etape-2
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/234311-oubliez-le-tarot-rejoignez-la-grougniat-etape-3
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Publié le 03/08/2009 à 14:19
Par lagrougniat
G.C est au plus mal, il est celui des Grands Maîtres dont la situation est la plus précaire dans cette montagne maudite. Du moins, jusqu'à maintenant... Voici un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume d'Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant :http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat

Chapitre 38 : LE COMBAT DES COQS
Cingllette le premier ouvrit la tente, mais Dédé courait déjà et prenait par le colbac un des hommes qui empoignaient la Bourronne !
« Lâche la ou je te tue ! » hurlait Dédé que Cingllette rejoignait à la bataille. Car les trois hommes qui, un instant avant, brusquaient la Bourronne repliée contre le comptoir, s'étaient détachés d'elle et s'engageaient à molester les Grands Maîtres. Cingllette n'avait pas mis un coup que Dédé flirtait déjà au sol avec le calvaire des chaos de vertige, le nez en sang et la pommette gauche bleue. La Bourronne poussait des cris hirsutes que ponctuait de rires un des trois gaillards qui se mêlaient le moins aux luttes. Il voyait devant lui Cingllette se faire rosser et qui pliait déjà, se rabattant vers l'entrée de la tente, laissant Dédé et la Bourronne aux prises des trois insurgés.
Pendant qu'ils poussaient deci delà Dédé du pied, la Bourronne en profitait pour passer de l'autre côté du comptoir ou, en sécurité, elle interrogeait leurs intentions : « Et qu'allez vous faire, maintenant ? » Le plus fort d'entre eux, celui là même qui avait rit tout du long et regardé ses deux camarades suffire pour terrasser les Grands Maîtres, n'eut pas une seconde d'hésitation : « N'avez vous pas trouvé que les autres mouraient vite, dans ce camp ? La tempête était certes forte, mais tout de même : vous viviez, ils mouraient, et à ce fait vous n'avez attribué qu'une explication : nous sommes les Grands Maîtres ! Eh bien, pour n'avoir pas regardé les corps des morts de plus près, vous n'avez rien compris de ce qui se tramait déjà... Et vous voilà pris au piège ! Hier nous étions les responsables de la sécurité, smicards sans le sou d'un cirque qui brassait des milliards, hier nous assurions que votre argent ne perde pas ses maîtres, que le Peuple ait ses idoles... Mais aujourd'hui les idoles sont dans les cieux, perdues et loin des caméras ! Aujourd'hui nous allons à nouveau assurer votre sécurité ! Et les survivants du cirque, ceux qui vont ont servi corps et âme jusqu'ici, vont tout faire pour que vous restiez en vie ! Les rôles ne font que s'inverser... Vous serez les idoles au service du bon peuple ! Les Grands Maîtres pour les femmes, et les Grand Master Girl pour les hommes ! »
Il quitta la Bourronne des yeux, fit mettre genoux à terre à Cingllette d'un seul regard tendu, atterra Dédé plus encore horrifié par les intentions du mutin et s'adressa désormais à ses deux camarades : « Hector, Julien ! Gardez ces trois, je cherche Diane et la ramène et, une fois tout ce petit monde mis au pli, j'avertis nos compagnes ! » Hector et Julien regroupèrent les trois Grands Maîtres pendant que leur simili chef se servait un café. Hector donnait des coups de pieds à Dédé qui geignait de douleurs, puis à Cingllette qui ne comprenait pas... « Pourquoi moi ? » sanglotait il, « Pourquoi moi ? », et Hector le reprenait : « Il va falloir montrer plus de valeur, si tu ne veux pas décevoir tes fans ! » Julien calmait son acolyte : « Hector, ne les brise pas trop vite ! Ils doivent nous servir encore... »
Dédé profita de l'accalmie soudaine des petites violences pour se tourner vers leur chef... « Mais qui es tu pour nous en vouloir ainsi ? » Le silence de quelques secondes fut lourd comme celui qui précède le tonnerre. La Bourronne retenait son souffle, Cingllette eut préféré se bouger les oreilles, Hector et Julien craignaient que trop vite la rancoeur de José ne prenne le pas sur leurs intérêts. « Je suis José. Et vous m'appellerez ainsi. Vous saurez le reste bien assez tôt ! »
Publié le 29/07/2009 à 10:07
Par lagrougniat
Tout l'été, retrouvez l'historien de la Grougniat Max Galère, qui vous fait partager les petites histoires des grands maîtres du temps passé...
Aujourd'hui : Les secrets d'Edmond La Renifl'

Si vous passez un jour par le Coliseum de Ternay, regardez bien en haut du grand hall d'accueil. Vous y verrez une stèle, sur laquelle il est écrit : "En l'honneur d'Edmond, l'homme qui n'a même pas dit non !"
Il s'appelait Edmond la Renifl'. A l'âge de 14 ans, il a quitté le Tibet avec ses parents pour gagner la France, dans l'espoir de sortir de la misère dans laquelle sa famille se trouvait depuis les grandes famines. Nous sommes en 1919. Le jeune Edmond arrive alors dans ce pays qui sort à peine de la Grande Guerre. Il arrive à Paris où l'ambiance est à la fête, les survivants noient leurs traumatismes et leur pauvreté dans la joie et l'alcool. Il apprend la langue qu'il assimile en quelques mois et peut ainsi s'inscrire à l'école. Sa famille trouve rapidement du travail, tout semble aller pour le mieux dans la famille La Renifl'. Mais quelques semaines plus tard, les ennuis commencent : Edmond est renvoyé de l'école. Motif : il ne participe pas en classe et ne répond jamais aux questions de ses professeurs. De plus, un vol a été commis et un de ses camarades l'a dénoncé. Il a refusé de se défendre devant le proviseur. "Il n'aurait pas dit son nom le premier jour, on aurait pensé qu'il était muet" dira plutôt son professeur de lettres interrogé par un journaliste. Edmond part donc travailler avec son père dans un pisciculture de la banlieue parisienne, ce qui lui vaudra plus tard le surnom de "La Carpe". Employé modèle, il passe ses journées à travailler sans rien dire, il ne fait aucune pause et ne sort pas avec ses collègues le soir. On ne lui connait pas d'ami, seulement une femme rencontrée alors qu'il avait 21 ans. Huguette Binouse arrivait juste du pays de Beauce où elle vait décidé de quitter ses parents agriculteurs pour tenter sa chance dans la capitale. Sa rencontre donna un fils l'année suivante : Marcel, le père de Remy, le champion à 22 Ternay Tours. Mais Edmond refusa toujours de l'épouser ("Je lui ai proposé de nombreuses fois" dira plus tard Huguette "mais il n'a jamais répondu"). Il découvre la Grougniat en 1927, après avoir été emmené en session par un ami, Dédé la Mitraille, le patriarche des Grands Maîtres. Il commence ses classes l'année suivante et devient grands maîtres en 1934, à à peine 29 ans. Succès presque immédiat puisque 4 ans plus tard, il remporte son premier Ternay Tour avec le score incroyable de 2000 points tout rond. Il donnera alors son unique interview, se résumant à une phrase : "J'ai équilibré mon jeu". Dédé sera un peu plus dissert : "Il a voulu faire une garde une fois, mais il y a eu une garde contre avant". Edmond en décembre 1939Mais il ne pourra pas rééditer cet exploit, car l'Europe tombe dans la guerre. Après quelques semaines de combats, la France signe l'armistice et Edmond se retrouve, comme lors de son enfance tibétaine, sous le joug de l'occupation. Situation inacceptable pour lui, il rejoint la résistance où il est affecté aux services d'espionnage. De fil en aiguille, il gagne la confiance de ses supérieurs dans l'armée secrète et il devient le détenteur de nombreux secrets sur les lieux et les caches des combattants de l'ombre. Cela lui vaudra son surnom de combattant : Eddy le taiseux. Mais le 7 janvier 1944, c'est le drame : Edmond est dénoncé par un résistant arrêté quelques jours plus tôt et il est arrêté par l'armée allemande dans les couloirs du Coliséum de Ternay. S'en suivront 26 jours d'interrogatoires, au rythme de plus de 17 heures par jour. Des témoins déclareront qu'ils ont vu des bourreaux s'endormir de fatigue au milieu de leurs exactions. Las, les allemands le relâcheront le 29 janvier sans qu'à aucun moment il n'ait révélé une seule information. Fourbu, Edmond rentra chez lui retrouver son épouse et il quitta la ville pour s'installer dans le Larzac. Malheureusement, il mourut dans un triste accident l'année suivante : il fut écrasé par son propre tracteur que manoeuvrait un ouvrier agricole. Le jeune homme déclara à la police "Je suis sûr qu'il m'a vu arriver mais il n'a rien dit. Je ne l'ai pas vu". En 1949, l'armée française lui remettra la croix de Fer à titre posthume et en 1950, c'est la légion d'Honneur qui lui sera descernée. La DOIGT inaugurera la stelle du Coliséum dès 1953, où Dédé entonnera son fameux discours commençant par le célèbre "Entre-ici, Edmond la Renifl'..." L'engin de mort d'EdmondAujourd'hui encore, son petit-fils voue une immense admiration pour ce grand-père qu'il n'aura pas connu et il ne manque jamais une occasion de lui rendre hommage en session. "ça, c'est clair ! Pour ce qui est de ne pas parler, il ressemble comme deux gouttes d'eau à Papy Edmond" nous dira même Dédé en fin d'interview... A bientôt pour une nouvelle petite histoire...
Max Galère Historien Grougniste
Publié le 24/07/2009 à 09:41
Par lagrougniat
GRAND CIRCUS TERNAY TOUR - Round XII (1 923 441 $) - Le Grand Bornand (Fra)
Pas de Tour de France sans vela. Mais surtout pas de Tour de France sans session. Alors que G.C avait requisitionné un canadair des marins pompiers de Marseille pour organiser une soirée "tee-shirts mouillés" à saint Tropez, les autres Grands Maîtres était venu sur l'étape du Tour pour redonner un peu de tonus à une compétition bien terne... Résultat : 1- Mme la Bourronne de Mesrine (3360) / 2- Diane la Chasseresse (2340) / 3- Dédé la Mitraille (1870) / 4- Remy la Renifl' (1800) / 5- Cingllette (1130)
Absents : G.C DIALEY (Occupations professionnelles tropéziennes) - Cut Karten (Formation "faire beaucoup avec peu")
 Un bien vide tapis...
La session d’hier soir n’aura pas cassé des briques, et c’est peu de le dire. Le suspense a été absent, les grands coups se sont fais attendre, et les petites mesquineries ont pollué les jeux. Le retour de Rémy, qui avait été tenu savamment secret par sa cellule communication, a tourné au ridicule, et les luttes entre Cingllette, Dédé et La Bourronne ont été aussi impressionnantes qu’une bataille de sable entre des élèves de primaire. Bref, le niveau n’a pas volé haut, et on entendait soit siffler les mouches, soit les supporters frustrés de GC qui n’ont pas manqué de rappeler en fin de soirée que leur favori absent le jeu n’en valait plus la chandelle. « Sans GC, la Grougniat a l’air d’une vulgaire partie de rami. Et on ne demande pas aux Grands Maîtres de faire du frères Bogdanov. La vulgarisation pour le grand public, c’est bon pour la physique quantique, pas pour LE jeu. » L’ambiance n’a pas été mauvaise pourtant, et les quelques sourires collectifs et autres accolades en début de parti laissaient espérer de plus violentes et viriles empoignades… Seulement, seulement… Cingllette, après un départ tronqué, ne fit que sauver les meubles. Dédé, qui partait seul en pointe, tombait dans un virage mal négocié d’un gros bourron… Diane était aussi transparente que sa jupe en soie dont on ne fera aucun commentaire et, Madame la Bourronne a fait le travail, comme on dit, sans forcer son talent, c'est-à-dire en s’appuyant avant tout sur le facteur chance. De son côté, le revenant, Rémy, a été fidèle à ses absences : invisible. A peine a-t-il eu une trace de son mental pervers, lorsqu’il influençait la Bourronne à ne pas couper du petit alors qu’il jouait après elle. Elle craquait et il posait une carte à la couleur demandée. C’est dire que le suspense était bon enfant et, la forme des joueurs, petite. C’est juillet, après tout. Bientôt août. Et les esprits sont déjà tournés vers les plages.
Nothing but the Grougniat
Nadine Amouk Envoyée Spéciale
Publié le 21/07/2009 à 09:47
Par lagrougniat
Occasionnellement, la Grougniat vous propose de vous découvrir vous-même, gràce à des tests cisélés par notre psychologue réputée, Maïté Rapeute. Aujourd'hui, découvrez si vous seriez capable de gagner un Ternay-Tour....

22 Ternay Tours pour Remy, 0 pour Dédé ou Mme la Bourrone de Mesrine. Sans qu'aucune preuve scientifique ne l'atteste, il doit bien y avoir une différence physiologique quelque part. Tentez de voir si vous avez ce petit plus qui fait la différence... PSYCHOUGNIAT N° 8 : POURRIEZ-VOUS GAGNER UN TERNAY TOUR ?
1- Pour vous, la devise des jeux olympique devrait être...
a/ "L'important n'est pas gagner, mais de participer" b/ "Des jeux, des beaux jeux" c/ "La victoire ou la mort"
2- Raymond Poulidor est pour vous :
a/ Un héros national et un symbole de fair play b/ Un cycliste malchanceux mais qui a su faire beaucoup avec peu c/ Un faible
3- En cadeau, vous aileriez qu'on vous offre...
a/ le tee-shirt du "Meilleur Pote" b/ Une panoplie de Zorro c/ Une médaille avec votre nom dessus
4- Pour obtenir une promotion au travail, vous choisissez...
a/ L'attente : votre chef quittera bien l'entreprise un jour b/ Le mérite : Vos qualités seront reconnues et vous impressionnez vos déjà collègues c/ La chute : le escaliers sont tellement dangereux pour vos collègues
5- l'animal auquel on vous compare le plus souvent...
a/ Le panda b/ La gazelle c/ Le scorpion
6- "Rien ne sert de courir...
a/ Il faut faire attention de ne pas tomber." b/ Il faut prendre le chemin le plus court" c/ si tu ne veux pas gagner"
7- Si vous deviez trouver un synonyme à "Ternay Tour", ce serait :
a/ Pression b/ Talent
c/ Habitude
RESULTAT DU QUESTIONNAIRE
Une majorité de (a) : Désolé, mais vous êtes Dédé. Vous ne gagnerez donc jamais aucun Ternay Tour. Vous vivrez très vieux, vous serez respecté de tous, votre coeur ne sera pas abîmé par la pression de la victoire et les émotions du panache, mais vous ne connaîtrez jamais la gloire. Vous serez le Fabrice Santoro de la Grougniat, celui qu'on félicite lorsqu'il s'agit de sa dernière année de compétition.
Une majorité de (b) : Vous pouvez vraiment espérer l'emporter car vous faites parti de la catégorie des G.C, Cingllette et Diane la Chasseresse. Vous êtes technique et suffisament ambitieux pour courir après la victoire et des fois la rattraper. vous faites publier dans la presse chacun de vos coups que vous qualifiez "de génie" et vous rappelez au monde pendant des années vos quelques coups de génie. Tel le Milan AC, vous serez donc à chaque début de compétition parmis les grands favoris, alors que vos exploits datent pourtant de plusieurs années.
Une majorité de (c) : Les sentiers de la gloire s'ouvrent à vous. Vous êtes le nouveau Remy. Ambitieux au delà du raisonnable, vous êtes votre plus belle histoire d'amour et vous ne comprenez pas qu'avec votre palmarès, on ne reconnaisse pas plus votre supériorité. Toute défaite est une ineptie et vous croyez en permanence en vos chances. C'est ce qu'il y a de plus efficace dans la Grougniat. Tel Lance Armstrong, votre palmarès est inégalé et vous ne comprenez pas pourquoi le public veut vous voir tomber dans la descente...
Bonus : Autant de (a) que de (b) : Vous êtes technique comme G.C, mais vous avez les resultats de Dédé. Vous êtes donc Mme la Bourronne de Mesrine. Incapable de vous maîtrisez, vous croyez jusqu'au bout en vos chances et êtes capables d'exploits incroyables en session. Mais vous jouez comme si chaque coup était le dernier et vous anéantissez vos bons résultats avec des chutes vertigineuses. Rassurez vous : vous ne resterez pas dans les livres des records mais personne n'oubliera votre nom.
A bientôt pour un nouveau test...
Nothing but the Grougniat
Maïté Rapeute
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