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Publié le 09/06/2009 à 15:42
Par lagrougniat
Après le succès incroyable de "OUM", son documentaire sur les dauphins, Yann Arthus-Bébert, le cinéaste-documentaliste prépare en secret un film entièrement consacré au futur de la Grougniat.



Le secret était de moins en moins bien gardé : Yann Arthus Bébert travaille depuis plusieurs mois au sein de la DOIGT pour effectuer de nombreuses prises de vues des sessions grougnistes.

le but de ce travail : une diffusion en mondiovision, à la télévision, au cinéma et sur internet de sa nouvelle oeuvre : "GROUGN !" qui montrera à la fois le jeu, le public et les lieux des sessions, analysant ainsi la situation actuelle et le futur du premier jeu au monde.

Nous avons réussi à interrogé le documentaliste qui a répondu sans détour à plusieurs de nos questions. Dans une interview à paraître, il déclare sans détour que "la Grougniat est en danger. elle a atteint son apogée au cours des dernières années, mais les ressources des grands maîtres s'usent un peu plus chaque jour.". Et quand on lui parle de l'état actuel du jeu, il indique qu'à son avis "la Grougniat a plus évolué sur le plan du style en dix ans qu'en dix siècles. la faute à des grands maîtres exceptionnelement talentueux, mais également à un engouement jamais rencontré, qui a transformé la Grougniat d'un jeu pour initié dans des cercles privés à un phénomène mondial, dépassant de loin le monde des loisirs.
Et quand on lui parle de la polémique lancée par la fédération internationale de Poker, qui parle d'une attaque déloyale à quelques heures de leur championnat du Monde, le cinéaste se défend à peine : "Entre tous les jeux, je vote la Grougniat. Je suis militant. Mais vu la quelité et le spectacle, qui ne le serait pas ?".

Reste que l'auteur de "La Grougniat vue du ciel" revient ainsi à ses premières amours : le jeu et sa beauté. On attend près de deux milliard de spectateurs le soir de la diffusion dans plus de 146 pays. Mais comme le dit G.C DIALEY : "ça veut dire que 4 milliards de mes fans ne regarderont pas !"


Nothing but the Grougniat !

Habib Liotec
Envoyé spécial
Publié le 03/06/2009 à 12:06
Par lagrougniat
La situation de G.C empire, alors que les autres survivants croient en des jours meilleurs... Mais ont-ils vraiment raison ? Voici le nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 35 : UN MESS DANS LE CIEL


Dehors Cingllette et Dédé devaient organiser les travaux depuis une bonne heure, et les premiers hommes entraient dans la salle du mess. D'abord étonnés qu'une telle pièce eut été mise sur pied, ils s'avançaient bientôt vers le comptoir, découvrant deux tables entourées chacune de trois chaises et posaient leurs yeux fatigués vers les deux femmes qui se tenaient proches l'une de l'autre, à quelques pas d'eux.

« Messieurs ! » fit la Bourronne l'air réjoui. Avait elle tiquée à l'idée de se retrouver tenancière, elle prenait maintenant un malin plaisir à jouer les Marilyn au milieu des soldats !

Ils étaient trois qui ne marchaient plus et se gardaient toujours de répondre. Ils avaient ôté leur couvre chef et oubliaient leur ridicule silence ainsi que leur allure pataude cependant qu'ils sentaient déjà le repos couvrir leurs membres de tendresse.
Diane s'irritait des manières de la Bourronne et, comprenant que cette dernière profitait de la situation pour flatter son ego, reprit le ton des choses à l'immédiat :
« Messieurs, nous vous proposons de vous asseoir. Vous serez mieux pour reprendre des forces. Ici, nous ne sommes plus des Grands Maîtres que vous devez servir. Ici, la tempête qui fait rage nous met tous au même niveau, et nous unissons nos forces pour passer ce temps difficile... »

Diane, qui n'avait pas fini, était coupé par l'un des trois hommes : « Merci Madame, ici nous serons bien... Et, je m'excuse de vous interrompre, surtout que je suis honoré que vous vous adressiez à nous, mais sur les conditions actuelles et la situation que nous partageons, sur les objectifs que nous avons collectivement, Cingllette et Dédé viennent de nous entretenir durant une heure... Nous avons juste le temps d'un peu d'abri avant de les rejoindre. Ils ont deux ou trois choses encore à nous dire. »

La Bourronne n'avait pas le souhait de faire cas de cette remarque. Elle tirait une chaise pour inviter ces hommes à s'asseoir, et tournait sur elle-même avant de demander, innocente : « Voudrez vous une boisson chaude » (et elle appuyait sur ce dernier mot) « ou quelque remontant plus viril ? » (et elle laissait glisser ses yeux vers le haut des orbites)...

Diane n'y tenait plus. Les minauderies de la Bourronne l'exacerbaient, et elle venait d'apprendre que Dédé et Cingllette, plutôt que travailler, exerçait leur talent discoureur dans les froids. Elle empoignait sa veste, et lançait à la parade :
« J'ai des choses à dire à ces messieurs les Grands Maîtres ! »

Dans la foulée, elle se tournait, avant de franchir le seuil du mess, vers les trois hommes et la Bourronne : « Vous, vous ne bougez pas ! Et, Madame la, je vous conjure de servir des cafés avant d'aller dans les arrières pour ranger nos affaires. »
 
Publié le 29/05/2009 à 07:47
Par lagrougniat
Un monde sans session reste un monde grougniste, tant l'Histoire est ancienne de la passion des Hommes pour ce jeu immémorial que beaucoup considèrent comme un art complexe touchant à la quintessence des valeurs humaines.

Ainsi le Grand Cirque de la Grougniat se donne t il de la souplesse, les Grands Maîtres n'en restent pas moins au coeur de l'actualité, fidèles héros du grand public, disponibles le mieux possible pour répondre aux admirations comme aux inquiétudes. Et la rencontre de Anouk Rak, toute fraîche major de la promotion 2000 - 2009 de l'Ecole de Journalisme du Suivi Grougniste, ouverte il y a dix ans pour favoriser le traitement médiatique de la fameuse compétition, avec les idoles du jeu, témoigne du souci de proximité des Grands Maîtres, autant qu'elle informe sur les raisons de l'absence de sessions actuelles.

 


Anouk Rak : Dédé, je vous poserai ma première question. Avez vous délibérément demandé un arrêt des sessions pour faciliter votre gestion du stress ?
Dédé : C'est une plaisanterie ?

AR : Ce n'est pas une réponse ça, c'est une question.
Dédé : Ce n'est pas quoi ? C'est qui celle-là ?
Madame la Bourronne : Un problème avec l'exercice d'une activité professionnelle par une femme, peut-être, mon cher Dédé ?
Dédé : Mais qu'est ce que j'ai fais ?
Rémy : Le fameux couplet de l'ancien... Je suis une victime, que me veut on à la fin ? Je ne suis pas venu depuis trois mois et je pourrai déjà prédire toutes les remarques...

AR : Si je puis me permettre, le but est que vous répondiez à mes questions.
Diane : Si je puis me permettre, tu n'es rien et nous sommes les Grands Maîtres.

AR : J'intégrerai votre remarque dans mon article. Je vous remercie pour votre spontanéité.
Diane : C'est une plaisanterie ?

AR : Vous inversez les rôles, je préfère que ce soit moi qui vous pose les questions, plutôt que l'inverse, et quand bien même vos questions seraient perspicaces, je préfrerai qu'il en soit ainsi.
Diane : C'est qui celle-là ?
Dédé : C'est ce que je demandais tout à l'heure...

Cingllette : Diane a sans doute un problème avec l'exercice d'une activité professionnelle par une femme ?!

Madame la Bourronne : Comme d'habitude, mon pauvre ami, vous êtes pitoyable. Vous me donnez l'impression que le Phoenix est un oiseau qui s'écrase en permanence dans la nullité de ses sorties.

AR : Mais à la fin allez vous accepter les règles du jeu !
GC Dialey : C'est une plaisanterie ?

AR : C'est un leitmotiv ou quoi cette question que vous posez tour à tour ? Je le répète : j'interroge et vous répondez !
Dédé : Moi j'ai demandé qui c'était, hein... A partir de là...
Rémy : Oui, c'est ça, surtout n'annoncez pas plus haut Dédé, vous pourriez prendre sur une pouce de GC !
GC Dialey : On me cite ?

AR : Ca suffit ! Pourquoi n'y a t il plus de session ?
Madame la Bourronne : Mais on l'a pas sonné, celle-là ! Pimbèche, va ! Pas vingt ans et déjà la voix d'une matrone ! On se prend pour qui mademoiselle la major ?

AR : Pourquoi n'y a t il plus de session ?

Diane : Elle persiste, l'hérétique. Nous a t on jamais parlé sur ce ton ?
Rémy : A moi oui, mais elles étaient au moins une dizaine, les filles qui se le permettaient, et c'était ce qu'on appelait un moment de détente.
GC Dialey : Je crois m'en souvenir !
Cingllette : Voilà qu'il faudra entendre le refrain des anciens combattants !
Rémy : A propos, les archéologues ont ils pu dater votre palmarès, Cingllette ?
Madame la Bourronne : Qu'il est drôle, ce Rémy !
Dédé : La journaliste est toujours là, pour votre information...
GC Dialey : Un peu de panache, s'il vous plait, Dédé, un peu de panache ! Que diable !
Cut Karten : Est ce que je pourrai répondre aux questions de madame Rak ?
Diane : Pardon ?
Cingllette : Qu'est ce ?
Rémy : Quoi ?
GC : Répondre aux questions ?
Dédé : Mais ça ne va pas bien !...
Madame la Bourronne : Ces questions demandent des réponses beaucoup trop précises. Le précis c'est l'art du con.
G.C Dialey : Vous auriez dû venir avec un parapluie, madame Rak. Puis-je vous appeler Anouk ?
Madame la Bourronne : Quel séducteur, ce G.C

AR : Cut Karten, pourquoi n'y a t il plus de session ?

Cut Karten : Je vous avoue que tout cela reste floue pour la jeune joueuse que je suis. Charles Quintefleuche m'a fait comprendre de ne rien dire en interview, mais je trouve celui-là ridicule. A vrai dire, mes homologues sont pathétiques.
Rémy : Je suis d'accord avec Cut Karten. Certains d'entre nous ont moins de palmarès et de talent que de gouaille et leur excès de prudence fait un tort incroyable au jeu et à la Grougniat.
Cut Karten : Je parlais aussi de vous, Rémy.
GC Dialey : Voilà qui est envoyé !
Cut Karten : Ainsi que de vous, GC.
Diane : Elle va faire toute la liste ?
Cut Karten : Est ce une question qui intéresse la journaliste ?

AR : Vous ciblez tous les Grands Maîtres ?
Cut Karten : Tous.

AR : Vous n'avez pas peur de vous faire des ennemis.
Cut Karten : Mais de quoi avoir peur, il n'y a plus de session...
GC Dialey : Je tiens à préciser, pour tous mes fans, mon public qui me suit et me soutient tout au long de l'année, que je n'ai jamais peur, pas même en session quand les scores sont serrés. Je suis le Petit Prince de la Grougniat, et je ne crains rien ni personne.
Madame la Bourronne : Le fanfaron !
Cingllette : Dommage pour lui qu'il ne soit pas le fanpharaon !

Madame la Bourronne : Qu'il est drôle, ce Cingllette !

(Les grands maîtres sortent alors de la pièce)


Nothing but the Grougniat !

Anouk Rak
Envoyée Spéciale


Publié le 19/05/2009 à 11:48
Par lagrougniat
Voila plus de deux ans que notre site vius envoie des informations sur la vie de la Grougniat, sur les grands maîtres et sur toutes les petites histoires de ce monde merveilleux.
Mais les nouveaux arrivants se posent peut-être une question : C'est quoi la Grougniat ? Et surtout, est-ce que je peux y jouer ?

Alors aujourd'hui, en période grougniste creuse, c'est le moment de remettre au goût du jour l'un de nos emblematique ancien article : comment passer du tarot à la grougniat...


DU TAROT A LA GROUGNIAT : LA MARCHE A SUIVRE

Les trois étapes à suivre sont simples :

1- Introduire le bourron
2- Apprenez les termes techniques
3- Devenez délétère

Aujourd'hui, la première phase :


Etape 1 : INTRODUIRE LE BOURRON

Quelle est la vrai difficulté du tarot ? Non, ce ne sont pas les contrats, les chasses du petit, le manque de jeu, tenir ses quinze cartes... le vrai problème, c'est LE COMPTAGE DE POINTS. 

Vous vous désespérez à chaque partie de remplir sur votre petit papier ces totaux et sous-totaux multiples, personne n'étant capables de vous aider. Vos partenaires de jeu vous demandent même pourquoi vous vous acharnez à vouloir que le total des scores fassent zéro et vous avez renoncé à leur expliquer. Vous en êtes même à déclarer haut et fort cette inéptie : "Le VRAI tarot, c'est le tarot à QUATRE !". Tout cela pour faire moins de points à compter. C'est pitoyable.

Car la Grougniat peut se jouer au nombre de personnes désiré, du moment que seules cinq personnes au maximum ne jouent en même temps.

Alors première chose à faire : virer papiers et crayons, et donner des points (jetons, rondelles ou autres accessoires). Le même total à chacun (2000 points sont amplement suffisant) et le tour est joué. Vous verrez que la tension montera car le fait d'avoir les points devant soi ou de les donner à l'adversaire augmente l'intensité nerveuse des sessions.

Et gràce aux points, vous pourrez intégrer l'urne suprême : LE BOURRON. Appellé pot (ou bassine) dans des sessions dissidentes, il est l'axe central de la Grougniat. 


adeline 037.jpg


Rappel rapide de la règle du bourron : au début de chaque jetée, chaque joueur met 10 points au bourron (20 points pour le donneur). La personne qui réussira son contrat encaissera le montant du bourron en plus des points classiques. En revanche, si elle échoue, elle doublera le montant du bourron. C'est simple et primordial pour les sessions. Pour plus de détail, cliquez sur le lien suivant :

http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/155042-le-bourron


Car quel est l'intérêt du bourron : LA PARTIE N'EST JAMAIS PERDUE POUR PERSONNE. Si vous êtes à l'agonie, un gros bourron (400,500 voire 1000 points) pourra vous donner la victoire. Si vous êtes en tête, vous ne pourrez vous contenter de gérer comme au tarot classique, sinon une simple tréandise vous sortira du podium.

Alors dès votre prochaine partie, introduisez le bourron. Vous verrez que le jeu changera complètement. Fini les partie terminées pour un concurrent malchanceux dès la première demi-heure de jeu, fini les discussions lancinantes sur la météo ou la chute du yen en pleine jetée. Au premier bourron écrasé, tout changera : plus d'amis autour de la table, juste des écraseurs potentiels.

En vérité, vous entrerez dans une nouvelle ère du tarot : CELLE DE LA COMPETITION

Retrouvez la 2ème étape sur le lien suivant :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/229549-oubliez-le-tarot-rejoignez-la-grougniat-etape-2

Et enfin la dernière étape :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/234311-oubliez-le-tarot-rejoignez-la-grougniat-etape-3


Nothing but the Grougniat !


Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste


Publié le 13/05/2009 à 17:21
Par lagrougniat
Plus de deux semaines sans session, un rythme de diffusion des informations réduit à son stricte minimum, des grands maîtres absents des dernières soirées à la mode. La question se pose donc : La Grougniat a t-elle été rattrapée par la crise mondiale ?




QUELLE EST LA SITUATION FINANCIERE DE LA GROUGNIAT ?


Il est difficile de donner des chiffres en cours d'année. Les chiffres de 2008 étaient exceptionnels, avec une augmentation de 28% (comme chaque année), mais il existe peu d'indicateurs valables pour 2009.
Les seuls éléments analysables sont : un nombre de session en forte baisse, un nombre de sponsors en déclin, des candidatures pour accueillir les sessions en net recul.

Alors faut-il y voir une mauvaise passe, un début de déclin ou un bête concours de circonstances ? Les avis divergent alors...

Enrico Naumie, avocat fiscaliste à New-York, n'a pas hésité à déclarer dans le Washington Post que "la grougniat avait sans doute atteint son apogée au début des années 2000. Les deux décénies à venir signifieront sa fin !". Maître Piergès, le conseil de Remy la Renifl', réagissait dès le lendemain dans le "Time" d'un laconique : "Demandez donc à ce triste sire quel est son employeur principal !". Puis de développer : "Il est quasiment exclusivement occupé par le fédération internationale de rami, mais il ne s'exclue pas quelques piges pour les instances du tarot. On ne sait d'ailleurs pas pourquoi ils ont besoin d'un fiscaliste. Sûrement pas pour dissimuler leurs bénéfices. Alors les accusations venant de quelqu'un qui termina 17ème du concours de la magistrature de Tijuana ne devraient pas être véritablement prises au sérieux".

M. Le Kroupion a tenu à rassurer les milieux financiers immédiatement après : "Nos reserves financières nous permettent d'organiser 15 ans de sessions sans public ni sponsors, dans des stades aussi imposants qu'Old Traford ou à la Scala de Milan".


QUELLES SONT LES RAISONS A L'ARRET DES SESSIONS ?


Charles Quintefleuche a tenu à mettre les choses au point : "Il n'y a pas d'arrêt des sessions. Au pire une petite pause. Les Grands Maîtres, malgré leur talent, reste des hommes, qui plus est à l'emploi du temps chargé. Arriver à trouver des créneaux est parfois un peu difficile".

Mais le fait est là : plusieurs semaines sans session et c'est tout le public qui s'affole. Et les rumeurs vont bon train : il n'y aurait plus assez d'argent pour organiser les sessions et on cacherait la vérité au public en donnant chaque semaine de fausses excuses pour expliquer l'absence des grands maîtres. On parle également d'un mouvement de grève des champions pour obtenir une augmentation de leurs rémunérations, surtout après l'inflation incroyable des droits télés l'année dernière.

Diane a tenu à couper cours à toutes ces tentatives de destabilisation : "Nous ne jouons pas car nous n'arrivons pas à tous être présent. La Grougniat, à la différence de sports mineurs comme le tennis ou le football, est un sport juste : on ne peut pas bénéficier de l'absence d'adversaires."
Quand à la théorie des demandes salariales, le président de la DOIGT a plutôt une explication diametralement opposée : "il y a en effet peut-être un problème lié aux rémunérations des grands maîtres : quelqu'un qui comme G.C a gagné plus de 41 M$ en contrats publicitaire l'année dernière a peut-être moins de motivation pour repartir sur les routes l'annnée suivante" et il en appelle donc les grands maîtres à "revenir au jeu".


DES SIGNES EXTERIEURS DE RECESSIONS ?


Mais les arguments peinent à convaicre, car en ces périodes difficiles où la confiance est en berne, la moindre image est décortiquée et interprétée, souvent à mauvais escient.

Prenons par exemple les deux photos suivantes publiées la semaine dernière dans le magazine "Sports illustrated"...





Ces photos à première vue anodines montrent tout l'emballement médiatique actuel : certains fins observateurs ont remarqué que cette bouteille était une cuvée spécial "Talent" de 2006, soit la bouteille offerte au vainqueur d'un Ternay Tour, une cuvée exceptionnelle à la valeur inestimable.

Les suputations sont donc allées bon train et tous les plus fins analystes sont arrivés à la conclusion que Cingllette, qui s'était vu remettre cette bouteille lors de sa seconde victoire, n'avait plus les moyens de recevoir dignement les autres grands maîtres et se trouvait dans l'obligation d'ouvrir ses vieux crus. Affolement général dans les rédactions, pluie d'articles sur la recession grougniste...

Mais l'explication est toute autre, d'après le principal interressé : "Cette bouteille commençait à sentir le bouchon. Et comme ce n'est que l'une d'une longue série encore en cours, je n'y attachais aucune importance", et d'ajouter, taquin, "et puis regardez bien les photos : voyez comme Remy souffre avec le talent et le plaisir de Mme la Bourronne à en avoir enfin un peu".


Crise ou recession, un grand maître reste un grand maître...


Nothing but the Grougniat !

Omar Chédafer
Economiste Grougniste
Publié le 08/05/2009 à 09:40
Par lagrougniat
Alors que les Grands Maîtres au sommet retrouvent l'espoir, G.C est au coeur de l'enfer. Suivons ses aventures dans un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 34 : AU CENTRE DE LA MONTAGNE


De visage, MacMahon n’en avait plus. Brûlé par le froid et croqué par les glaçons, il ressemblait à un portrait fou, une horreur sur pied. Le cri que GC avait échappé se prolongeait dans l’effroi ; et il était si puissant, ce cri, qu’il faisait tremblé les ruines du visage de MacMahon… le détruisant plus encore.

GC cessa de crier, pour mettre fin au massacre. Il ferma les yeux pour les rouvrir, avec l’espoir que cette vision se terminerait, et que MacMahon aurait retrouvé sa figure. Mais il n’en fut rien. Rouvrant les yeux, GC contempla le même désastre.

Son cœur se mit à battre à toute zingue ! Mais que se passait il ? N’en finirait il jamais des horreurs ? L’Enfer ne lui donnerait il donc jamais la mort ? Devrait il passer par toutes les plus terribles émotions avant de pouvoir regagner un peu de calme, fut il mortel ?
Il cria contre lui-même, et contre l’Enfer. Le visage de MacMahon s’effrita encore plus. Alors GC laissa retomber le corps au sol, et reprit définitivement ses esprits. Enfin, il put comprendre où il se trouvait.

La cavité n’était pas bien grande, mais elle était lumineuse. Elle était d’un bleu de glace, et étrangement, il y faisait chaud. Etait ce l’absence de vent, dans cet abris naturel, qui lui donnait une fausse impression de chaleur ? Sans doute, car il posa la main au sol, et constata qu'il s’agissait bien de glace, puis il fit le tour de la cavité des yeux, et se mit à donner un nom au lieu, cependant qu’il pensait à voix haute : « Voilà ton tombeau, GC, la galerie des Glaces ! »

Comme il se relevait sur un pas de danse digne du Roi Soleil, il convint aussitôt des douleurs qui irriguaient tout son corps. MacMahon reposait à ses pieds. Il le tourna face contre terre, afin de ne plus voir le spectacle de ce visage détruit. Que s’était il passé ?
Il leva les yeux au ciel et ne vit que des glaces et leurs reflets, sans pouvoir rien distinguer de plus. Où il était tombé, il devinait bien que c’était une crevasse… Mais il ne pouvait être aucunement plus précis.

Ses forces reprenaient place dans son corps. De voir clair et de n’avoir plus le refrain du vent dans les oreilles le comblaient d’aise. Et dans ce confort tout nouveau, il recouvrait un peu de lui.
« Si seulement MacMahon n’était pas mort dans cette chute… » pensa t il dans sa tête. Puis il marcha autour de la cavité pour en prendre la mesure, et faire un point sur la situation. Il marchait lentement cependant qu’il se mettait à nouveau à parler à voix haute.

« Venez, c’est en hommage à mon pays, on fait une session dans les cimes ! Et allez, les quatre autres qui sont d’accord, et la Grougniat qui monte dans les hauteurs… Et hop, l’orage ! Bravo MacMahon, belle organisation ! Une poignée qui s’en va, et les autres ? Abandonné ! Bravo l’organisation ! Et GC ? Et GC n’a plus qu’à écouter son courage et son panache ! Et GC n’a plus qu’à partir en Enfer ! C’est quoi ? La dernière solution que la Bourronne ait trouvé pour ouvrir son palmarès, liquider les autres ? »
 
Publié le 05/05/2009 à 21:37
Par lagrougniat
Chaque mois, nous vous proposons un nouveau geste technique pour vous aider à parfaire votre style de jeu et mieux comprendre les sessions... 


Ce mois-ci : APPELER UNE DAME


G.C DIALEY a beau dire souvent qu'il n'a jamais eu à appeler une dame, elles sont toujours venues toutes seules, on peut considérer qu'il ment. Car au moins une fois en session il a eu à en appeler une : la fois où il a eu les 4 rois.




Le cas est rare mais possible. Il est d'ailleurs survenu plusieurs fois en session au cours des 12 derniers mois. Nous avions consacré deux articles complets au choix du roi à appeler (lire les artcles en cliquant ici), mais si cela est impossible, que faire ? Appeler autre chose, une dame en l'occurence.


LA REGLE

On ne peut appeler une dame que lorsque l'on est en possession des 4 rois.

Bien sûr il serait souvent plus simple et moins dangereux de ne pas appeler un roi afin d'éviter que celui ci ne se fasse couper. Mais le jeu en serait alors faussé.

Le corrolaire est évident : on ne peut appeler qu'une dame lorsque l'on a 4 rois.

La tentation est grande d'appeler autre chose. Dédé fit même un jour pression pour pouvoir appeler un bout (un équivalent roi d'après lui) en prétextant qu'aucune règle ne définissait le cas des 4 rois. Faux ! L'artcle 228.4.3 Bis du Code Grougniste est très précis en ce domaine.

Parallèlement, la Grougniat n'autorise pas de mettre des rois aux chiens, où exceptionnelement sur accord de l'ensemble des participants (le jour où l'on verra les grands maîtres se mettre d'accord autour d'une table, il y aura la paix dans le monde). Le fait d'avoir 4 rois ne change rien à l'affaire : il va falloir les passer tous, pas d'échappatoire possible.


CONNAITRE LES DAMES

Les rois ont leur pendant féminin. Mais ne croyez pas qu'elles soient dépourvues de personnalité. Il faut les appréhender comme des cartes à part entière...


* La Bonnasse



Comme son époux, le roi de coeur, elle a toujours été habituée à passer avant les autres. Le proverbe dit bien "Dame de coeur, à vous l'honneur !".

Elle provoque à la fois l'admiration  et la jalousie de ses camarades et c'est pourquoi les joueurs ont tendance à ne pas forcément l'appeler, autant par sentiment de rébellion que par peur qu'elle fasse sa belle en se cachant au chien.


* La Branleuse



La dame de carreau aime à traîner dans les chiens. Comme son époux, elle veut jouer un rôle plus important dans le jeu et cet artifice lui permet d'être assez crainte des joueurs expérimentés.

Mais plus pâle que la dame de coeur et moins piquante que ses congénères brunes, elle reste souvent à l'écart et est très peu appelée. C'est la malédiction des carreaux.


* La Poufiasse



Elle aime faire sa belle, en se promenant au bras du cador. Quasiment toujours posée au premier tour où ce dernier se présente, ils forment un couple indissociable et si le pli passe, c'est 9 points assuré quasiment à chaque coup.

Par contre,  à toujours se présenter en hôtesse comme ceci, il arrive que la coupe tombe et que la sanction soit alors terrible.


* La Connasse



Souvent appelée parce que... c'est drôle d'appeler "La Connasse", elle pâtit de la réputation de son mari.

Ce dernier ayant pour habitude de prendre du repos dans les chiens, on l'associt au connard alors qu'il n'a jamais été vu dans l'historie que le couple de trèfle soit ensemble dans les trois cartes maudites.

elle est en fait plutôt volâge et n'aime pas trop se promener en dehors des mains amies.


QUELLE DAME APPELER ?


Il ne faut pas confondre : appeler un roi ou une dame n'est pas la même chose. Il y a quelques règles à respecter ou au moins à prendre en compte :

- Eviter d'apper sur sa famille : Si vous avez déjà 8 carreaux, appeler la dame de carreaux en balançant le roi pourrait d'avérer suicidaire. Préférer des appels sans risque, sur une singlette par exemple ou une biglette (deux cartes de la couleur). Le risque de coupe sera limité.

- Préparez vous à ne pas connaître de suite votre partenaire : Le risque est double. Vous pouvez tomber soit sur un peureux qui craindra que sa dame ne plonge avec votre roi, soit sur un impétueux qui considérera que la dame passera au 2ème tour. Donc n'intégrez pas les 4 points dans votre décompte final : considérez là comme perdu d'avance. Au mieux vous aurez une bonne surprise.

- Gare aux impasses : Il n'y a pas de mystère. Si vous avez appelé une dame, vous avez les 4 rois. Donc allez y doucement sur les impasses ou sinon, vous risquerez de courir vers de graves déconvenues.


CAS PARTICULIER : LE COUP DE "CINGLLETTE"


Un autre choix est possible, seul Cingllette l'a réalisé à ce jour : n'appelez pas une dame. appelez un roi !

On entend déjà ici geindre les joueurs de tarots, mais n'oubliez pas que vous n'êtes pas ici dans une simple partie d'étudiant, la Grougniat représente la quintessence du talent.

Un simple calcul peut être fait : 4 rois et un bout, c'est 25 points potentiels. Soit la moitié du total à obtenir. A vous ensuite de jouer fin pour obtenir les points manquants et alors le pactole sera à vous : pas de partage. Vous obtiendrez également l'admiration de vos adversaires et du public.

Bien sûr la technique est plus risquée : si vos rois se font couper par exemple, le contrat aura du mal à être rempli. Mais personne n'a dit que cela devait être simple. Comme le disait si souvent G.C au moment de sa gloire : "Osez, osez, vous êtes grougniste!".


Rendez vous le mois prochain pour un nouveau geste technique...


Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

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