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Publié le 08/05/2008 à 09:13
Par lagrougniat
Le résumé de session d'hier a provoqué des nombreux remous à notre grande surprise. Et ce sont surtout les adorateurs de Diane, le nouveau leader de l'Historical TT, qui ont été les plus virulents, nous accusant de minimiser l'exploit de leur favorite. Après relecture, nous nous sommes quelque peu rangé à leur opinion et nous leur accordons aujourd'hui, un droit de réponse... ou plutôt un contre-résumé.


CONTRE-RESUME DU ROUND XVII

par Jay Saint-Gosse, président de la CARPE (Chasseurs Associées et Ravisseurs de Petits esseulés)


Il est une certaine presse qui confond vitesse et précipitation … ou, surtout, qui s’acoquine à tel point que les mots débordent de partis pris. Il était donc temps que justice soit faite pour remettre un peu d’ordre dans le cosmos de la Grougniat !

La dernière session n’a pas tant mis en lumière le velu de Diane que le velu de Cingllette. Il est vrai que les deux Grands Maîtres n’ont pas la même conception du velu… Chacun sa mode me direz vous !

Là où Diane favorise un velu de panache, Cingllette opte pour le velu de prudence. L’une encaisse en prenant des risques pendant que l’autre encaisse en restant sagement assis dans sa geinte.

Diane réfute une chance bien présente, Cingllette refuse de voir ses épiceries en face.

Ainsi donc ce sont deux sortes de contradiction de la vérité qui s’affrontent… et le choix qui se propose aux fans est simple : préférez vous le spectacle ou l’ennui ? Le courage ou les coups bas ? l’acrobatie ou une tisane ?

Le Ternay Tour a choisi et porte Diane en triomphe à trois sessions de la fin… provoquant les chutes pas si vertigineuses de la Bourronne et de Dédé… Trop enthousiastes il y a de cela deux sessions, ils « aissaient en vie » leur concurrent au titre, quand il fallait dégainer pour faire sa place… et lors que les débats se sont hissés d’un grand, ils renoncent trop vite… imaginant déjà que l’écart est irréversible.


La Une de L'Equipe, le jour de sa victoire en Ternay Tour !

Se réclamant des bas fonds alors qu’en trois sessions, tout est possible, ils s’inscrivent dans la longue tradition de leur palmarès vierge…

… et donnent de l’audition aux deux représentants du ghetto des bas fonds, messieurs GC Dialey et Rémy.

Le premier est l’inverse exact de Diane : ses tentatives s’écrasent sans cesse… et son dilettantisme commence à lui coûter sévère. Souffle t il le chaud ou le froid ? Capable des pires épiceries et des départs les plus osés, avec GC on ne sait plus où donner de la tête !

A ses côtés, Rémy a truandé une session en beauté et sur un coup. Totalement absent du jeu pendant toute la partie, dépourvu des moindres cartes et abandonné à la délétérisation habituelle, il s’est retrouvé avec quinze bonnes cartes sur un bourron à 1000, sur la golden, et après avoir empoché toutes les chutes précédentes.

La session de tous les paradoxes aura donc confirmé que s’affrontent autant d’écoles que de grands maîtres… la Bourronne toujours plus mercenaire que jamais, et impatiente. Un Dédé timoré qui préfère les victoires de Cingllette aux siennes… un Rémy sans dimension que celle du trash talking épuisant… un GC sans colonne vertébrale et qui cherche une énième identité à son jeu… et une Diane qui plane, plane, plane.

Le suspense, lui, est sans paradoxe. Il est total.



No grougniat without Diane !

Jay Saint-Gosse

Publié le 06/05/2008 à 23:58
Par lagrougniat
HISTORICAL TERNAY TOUR - Round XVII (1 613 324 $)


Résultat : 1- Diane la Chasseresse (4660) / 2- Cingllette (4060) / 3- Remy LA Renifl' (3070) / 4- Dédé la Mitraille (920) / 5- Mme la Bourronne de Mesrine (-30) / 6- G.C DIALEY (-280)



HISTORICAL TERNAY TOUR (Après 17 rounds)


1er            Diane la Chasseresse (17)                                         2 489 points
2ème       Cingllette (17)                                                                    2 358  points
3ème       Dédé la Mitraille (17)                                                     2 214 points
4ème       Mme la Bourronne de Mesrine (17)                     2 199 points
5ème       Remy la Renifl' (8)                                                           1 699 points
6ème       G.C DIALEY (14)                                                               1 237 points

Entre parenthèse, le nombre de sessions disputées


INARRETABLE !

C'est un fait indéniable : Si Diane continue à ce rythme, il n'y aura pas d'espoir possible pour les autres. 3580 points de moyenne sur les 6 dernières sessions, c'est à peu près autant que ce que réalise G.C DIALEY au total en un mois de compétition.


Un jeu classique pour Diane... (Ag. Kapaprendre- 04/2008)

Les atouts sont là, les bouts sont là. mais surtout la chance est là ! Des départs avec des jeux sans reliefs qui réussissent de 20 points. Des garde contre sans atouts qui passent sans problème. Tout le panel de la réussite y est passé sur ces dernières sessions.

Alors les autres joueurs osent, tentent et finalement... craquent !


DE QUATRE A DEUX !

Il y a 4 jours, ils étaient encore quatre grands maîtres à pouvoir prétendre à la victoire finale, tous dans un mouchoir de poche. Deux ont lâché l'étoffe.

Ce n'est pas très étonnant que ce soit les deux sans palmarès qui aient explosé en vol. Mais la manière a été d'une violence inouïe. Et de la même façon pour les deux : une session sans jeu, d'attente et d'agacement. Un score stabilisé entre 1500 et 2000 points, qui fait mal au général mais qui ne compromet pas la situation.
Puis l'éclaircie : le beau jeu ! En fin ! Et sur un bourron à 1000 points qui plus est ! L'espoir est là, la victoire s'annonce... et la chute est terrible.


Cingllette dit M !

Pour les deux grands maîtres, la même cause : des jeux bizarres, es épiceries et des épines chez les concurrents. Dédé se brise dans le mur Diane une première fois. 1200 points de chute. Jeu superbe au coup suivant et il s'écrase alors dans le platane Bourronne : 1100 points. Mme la Bourronne tente alors sa chance sur un coup sûr... et c'est alors Cingllette, coupable d'une épicerie sauvage, qui la fait chuter. Elle ré-enchaîne et c'est G.C DIALEY qui se charge de la couler définitivement.

Cingllette et Diane, pour leur part, encaissent à tous les tours et Cingllette n'arrivera jamais à rattraper les 100 points d'écart qui le privent de la victoire en session et des 500 points de bonus, qui compteront sans doute en fin de compétition. Inversement, adieu espoirs de victoire et retour dans les bas-fonds pour les deux vierges de Ternay Tour...


Mme la Bourronne dit P... de M...


DES BAS-FONDS BONDES !

Les bas-fonds comportent plusieurs appartements :

- Les nouveaux résidents : Mme la Bourronne de Mesrine et Dédé la Mitraille, tout juste installés (voir plus haut)

- Les tauliers : Trois mois qu'il habite ici. Et il ne veut pas en partir. G.C DIALEY est dans une forme éclatante dans la médiocrité. Encore un score négatif (comme Mme la Bourronne de Mesrine, ce qui constitue un fait exceptionnel pour un même session) et la moyenne la plus basse de l'histoire du Ternay Tour. Vrai représentant des sans-jeu, il en tire une certaine fierté, avec un applomb dans la chaute que même ses six milliards de fans n'arrivent pas à endiguer...

- Le Bo-Bos : On en trouve dans tous les quartiers pauvres : des bourgeois propres sur eux, avec des moyens importants, qui s'encanaillent de vivre comme le petit peuple... Remy est de ceux-là : se revendiquant des bas-fonds et des sans-jeu, il geint perpétuellement et prône la révolution pour une meilleure répartition de satouts. Mais au final, il mange largement à sa faim de ce côté là (une session terminée à 3070 points) et regarde en rigolant G.C DIALEY s'enfoncer dans la misère. Il doit quand même être dur pour lui de s'endormir avec les yeux ouverts...


Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale
Publié le 05/05/2008 à 11:36
Par lagrougniat
Le moins que l'on puisse dire, c'est que jamais un Ternay Tour aura été aussi serré. L'occasion pour Alain Béchamel d'enfin sortir de sa retraite dorée pour nous livrer (enfin !) un petit édito...


Tandis que la victoire va se jouer entre quatre grands maîtres affutés comme jamais, deux lanternes font plus que leur travail pour terminer dernière !

Une lutte acharnée

Devant, les coups ne font que commencer. Dédé, Cingllette, Diane et la Bourronne prétendent à la victoire finale au Ternay Tour. Une situation rarement vu tant d’habitude le combat se résume vite à un mano mano digne des westerns de Sergio Leone. Ce Ternay Tour fait exception… une Diane qui revient du diable vauvert, un Cingllette qui ne lâche pas prise, et surtout… événement de taille : la Bourronne résiste à toutes les tentations et maintient une folle allure de reine cependant que la malchatte ne touche plus Dédé depuis maintenant plus de 9 semaines consécutives, ce qui, dans sa carrière, constitue un record !

9 semaines, il n’en a pas fallut plus, pas même 9 semaines et demi, pour permettre à Dédé de prétendre à la consécration… mais l’homme s’enthousiasme tant d’être encore présent à ce stade de la compétition qu’il en a oublié la tactique… et on l’a vu se réjouir du retour du Phénix lors de la dernière session… autant dire qu’on le sent capable de nous faire une Rémy des grands soirs, et de tout perdre à deux donnes du sacre !

La Bourronne semble trop motivé pour se laisser déconcentrer. Elle est arrivée trop près du rêve pour perdre le sens des réalités. Volontaire, prudente et toujours capable de sortir des coups d’on ne sait où, elle est la number one de tous les parieurs du monde entier. Elle serait la cinquième à inscrire son nom à un Ternay Tour !

Mais lui souffle dans le cou l’haleine épicière du silencieux Cingllette. Habitué à ne rien dire pendant des heures, à compter le nombre de plis des autres, à geindre pour un oui ou pour un non, bref, à tout sauf à jouer, Cingllette est LE gestionnaire par excellence de la Grougniat. Au final, il est dans le sprint décisif, et on connaît les faveurs de la Grougniat pour la prudence… Cingllette ne perd jamais de beaucoup, et il gagne souvent… Attention à lui !

Diane n’en a pas peur, et à raison, il n’est qu’un des cinq Grands Maîtres qu’elle a déjà maté dans sa longue carrière emplie de records ! Remonté à bloc, la suédoise qui était distancée est aux avants postes dans la position la plus confortable : en outsider. Les oulders sont de retour dans ses poignées d’atouts qu’elle a de nouveau pleines… et à l’habitude des scènes sous pression elle allie un panache non dénué de quelque inconscience ! La plus grosse côte pour la victoire finale… et pourtant pas la plus osée !


Pas de soleil dans les bas-fonds...

Le terrible destin des loosers

Il faut prononcer « Louzeurz », à la mode varsovienne. Car les deux Grands Maîtres qui sont absents des débats pour la gagne, gisent impuissants dans les bas fonds des ghettos. Ils contemplent, déchirés par la peine, le succès des autres. Et se laissent chavirer par des attaques de poisse, de malchatte et autre coups de pas de bol : une avalanche de défaites, chutes, d’appels de roi au chien, de dégoupille. Et la plupart des temps, ils s’insurgent aussi dignement que possible (mais est ce encore possible d’être digne dans les bas fonds du ghetto ?) contre les colonies de 7 de trèfle et de 2 de cœur qui polluent leur jeu.

Sans jeu, sans grade… démuni des démunis… ils errent autour du tapis, grognant un peu… prêt à reprendre la flamme à peine ils touchent un 18 d’atout dans leur jeu…
Mais rien ne les sauve, et leur moyenne de points depuis le début du Ternay Tour résonne davantage comme une absurdité que comme leurs résultats. C’est pourtant bien leur score. Alors ?

Réputés proches dans la difficulté et ennemis jurés dans la gloire, ces deux là même qui se disputaient le titre de la dernière compétition en sont à se disputer le bout d’os qu’ils rongent…
Si GC peut encore se consoler avec Keira, la rumeur voudrait qu’elle le trompe avec un footballeur de Manchester… Quant à Rémy, il aurait hésité si longtemps entre Virginie Effira et Penelope Cruz qu’il se serait rabattu sur le violon.

En bref, ça ne va pas pour GC Dialey et Rémy la renifl’… On soupçonne Rémy de défendre la cause tibétaine pour avoir une bonne excuse. Et en effet, pour beaucoup d’analystes du jeu, sa déconfiture relèverait principalement du temps et de l’énergie qu’il consacre au Tibet… Mais l’excuse a duré… et c’est en forme et sans souci qu’il a fait pâle figure lors des dernières sessions ! Côté Dialey, on se demande encore si ce n’est pas son jumeau, Rufus Dialey, qui participerait aux sessions à la place de GC. Quelle déroute en effet !

L’horizon grougniste se porte à merveille pour quatre Grands Maîtres au faîte de leur talent… pour les deux autres, la Bourronne ne saurait trop leur conseiller une bonne laine et un gros livre pour remplacer la télé. Il fait froid et il ne se passe pas grand chose d’autre, dans les bas fonds du ghetto.


Nothing but the Grougniat !

Alain Béchamel
Editorialiste Grougniste
Publié le 04/05/2008 à 10:45
Par lagrougniat
Dédé, c'est le roi de l'épicerie en session, mais mais si vous lui tendez un micro et un casque de radio, soyez fort... ou n'appelez pas Dédé's calling !



DEDE'S CALLING
Le Grand Maître des Ondes vous répond... si ça vaut le coup !


Dans la cabine, entouré des fumées de sa passion pour les cigares cubains, Dédé, casque sur la tête, entame l’émission. Il est 6 heures du matin dans les brumes d’avril. En direct sur Radio Twenty One, Dédé’s calling : appelez, et posez votre question !


 

Appel numéro Uno :

Dédé : Allo ! dédé’s calling !

Untel : Oui, hier j’ai organisé une Grougniat chez moi.

Dédé : L’ambiance était elle bonne ?

Untel : Oui, nous nous sommes beaucoup amusés !

Dédé : Alors vous auriez mieux fais de faire une bataille. Au revoir monsieur. Un autre appel ?




 

Appel numéro Deuzio :

Dédé : Allo ! Dédé’s calling !

Untel : Oui, bonjour ! Je suis tellement heureux de vous parler enfin ! Cela fait des mois que j’appelle en vain !

Dédé : Le mot vain est un mot absent du champ lexical de la Grougniat. Bye Bye mister Small ! Un autre appel ?





Appel numéro Tercio :

Dédé : Allo ! Dédé’s calling !
Unetelle : Dédé’s calling ?
Dédé : Dédé’s calling…

Unetelle : Aaaaaaaaaaaaahhhhhhhhhh

Dédé : Mme ?

Unetelle : Ne dites rien. Votre silence est déjà si plein de vous… et du bruit des fureurs que vous déclenchez dans mon ventre.

Dédé : Pour joindre GC je vous prie de composer le 0 857 et de demander « Le Petit Prince Vibrant » à la boîte vocale.

Unetelle : Aaaaaaaaaaaahhhhhhhhh

Dédé : UN AUTRE APPEL !



 


Appel numéro Quatro :

Dédé : Allo ! Dédé’s calling !

Untel : J’écoute votre émission tous les jours ! Euh, bonjour au fait ! Je suis très ému ! Mais je tiens le choc.

Dédé : C’est bien. Tenez donc le choc, l’émission de ce matin est pitoyable. Posez votre question machin !

Untel : Alors, hier, dans une session que j’ai organisé chez moi pour rigoler et délétériser, quelqu’un a refusé de payer après une faute de cut.

Dédé : Avant toute chose, quand vous dites « délétériser », qu’est ce que cela veut dire ?

Untel : Eh bien, ma femme en est arrivée à pleurer…

Dédé : Attention, on délétérise pour gagner, pas pour blesser.

Untel : La frontière est difficile pour nous, les amateurs.

Dédé : Je comprends. C’est normal. Ne vous justifiez pas. Je me devais simplement de rappeler cette règle à nos auditeurs. A un niveau amateur, la délétérisation est d’autant plus dangereuse que les joueurs ne sont pas mentalement et intellectuellement en capacité de gérer des chocs délétères trop violents.

Untel : Et pour ma question ?

Dédé : Elle ne se pose pas. Si vous ne savez pas vous faire respecter en tant que Croupion, alors vous finirez les cartes entre la croupe. Au revoir monsieur.



Publié le 01/05/2008 à 09:18
Par lagrougniat
Un album, des sessions enchaînées à un rythme effréné... Reste t-il du temps à G.C DIALEY pour avoir une vie amoureuse digne de ce nom ? Oui ! Et tout est forcément dans In bed With G.C DIALEY, le billet d'humeur et d'amour du petit prince de la Grougniat.


IN BED WITH G.C DIALEY... OPUS 11



30 Avril 2008 : Un Grand maître peut-il s'attirer soi-même ?


La chance qu’ont les femmes de me connaître, je ne l’ai pas.

Oh je ne suis pas le moins jaloux du monde ! Sans doute je serai curieux de ressentir un jour le désir qu’elles éprouvent pour moi… mais est il imaginable que je ressente jamais ce désir là pour quelqu’un ? Qui devrais je rencontrer pour que cela m’arrive ? Le vierge Marie ? Marie-Madeleine ? Jeanne d’Arc ?


 

Les gens pensent qu’être Grand Maître est une bénédiction de tous les jours. C’est vrai. Mais certains jours les Grands Maîtres ont leur coup de blues. Aujourd’hui, c’est mon tour.

 

Je me suis rendu compte la nuit dernière que j’étais davantage attiré par mon corps que par celui de Keira. J’ai été pris d’abord d’un vertige où le plaisir allait à flot. Comme une onde merveilleuse : ça ressemblait à une garde contre réussie avec appel du roi au chien !


Et puis les sentiments sont devenus gênants. Je crois que je suis quelqu’un de bien : et j’ai ressenti de la peine pour Keira. Elle a du vaincre la concurrence de toutes les autres belles filles de la planète pour avoir l’honneur de ma couche… Mais que peut elle face à la beauté de mon propre corps ?

 

J’ai eu beau fermer les yeux pour ne pas croiser dans la glace le fabuleux de la courbe de mon dos musclé, ou le galbe ferme de mes cuisses… ou je ne sais encore, la tendre rudesse de mon torse, dans le noir s’imprimait sur mes paupières des flash de mon corps. Et les efforts de Keira ne faisaient qu’ajouter à ce trouble.

 

Je n’ose pas lui en parler. Et pourtant, je suis sur qu’elle comprendrait : n’est elle pas elle aussi totalement fascinée non seulement par ma personnalité, mais aussi par mon corps ?

Et comment lui reprocher cette attirance pour moi, que je ressens moi-même ?

 

Dans ces débats qui font mes nuits blanches, et me donnent l’envie de conquérir des gloires philosophiques, une question demeure par dessus tout insoluble : comment font les autres Grands Maîtres autour du tapis pour résister à la tentation de mon corps ? Comment font ils pour ne pas sombrer, comme la Bourronne en son temps, comme Rémy en son temps, dans des océans de désir envers moi ? N’est ce pas cela la qualité première d’un Grand Maître : savoir résister à mes charmes le temps de la session ?


Y résisteraient ils en dehors ? J’aimerai bien savoir

Publié le 30/04/2008 à 09:18
Par lagrougniat
"Grocer & Talented" (http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/548483-scoop-g.c-dialey-bientot-dans-les-bacs...), que G.C DIALEY avait enregistré en début d'année et qui s'est vendu à plus de 6 millions d'exemplaires en trois semaines ("1 fan sur 1000", dixit le grand maître lui-même) avait déjà été le premier choc musical de 2008. Il récidive cette fois en duo pour l'évènement RAP / R'N'B de l'été...

Nous avons eu la chance de nous rendre à New-York, dans un des plus grands studios d'enregistrement de la planète, pour écouter la maquette définitive du nouvel album du petit prince de la Grougniat, acompagné de Remy la Renifl'.

Enregistré en moins de deux semaines ("Les sessions nous laissent peu de temps"), ce nouvel opus s'apprête à être publié sous le nom "The BMF-GBF" (The Big Master From Ghetto's Bas-Fonds).



"BOTTOM OF THE GHETTO" est un album pur et dur, sans concession, qui traite aussi bien de la société grougniste (Le titre "Good Give", un rap aux accents californiens, revient sur la difficulté d'être au top à chaque session), que de sujets plus légers comme les filles ("Give me your small", un R'N'B rihannesque), le temps qui passe ("I hope I'm not in my golden", une ballade déchirante) ou même l'autodérision dans le titre phare ("At the bottom of the ocean").

Fruit de plusieurs collaborations (notamment Eminoum pour le titre "King of Trefle Mother Fucker"), les grands maîtres ont puisé dans toutes les influences américaines, depuis les origines du blues jusqu'à la dance underground new-yorkaise.

Tombaland, le célèbre producteur, fait même une petite interprétation sur le titre "Just Keep My Bourron", qu'on annonce comme LE succès du deuxième semestre. Dix autres morceaux, tous ciselés comme des canifs, viennent complèter cet album à la fois direct et accessible (on vous recommande d'écouter la reprise rap par G.C de l'extrait de son premier album "Like a Grocery", qui change la sirupeuse ballade en un chant presque révolutionnaire).


Le premier extrait de l'album, détonnant !

Les grands maîtres ont expliqué que ce projet était leur réponse au manque de jeu qui les accable actuellement, manque de jeu qui les a envoyé dans les bas-fonds du ghetto... espérons que ce jeu ne revienne jamais, si cela nous apporte des pépites musicales telles que celle-ci...


Nothing but the Grougniat !

Philippe Créneau
Critique Musical
Publié le 29/04/2008 à 07:51
Par lagrougniat
Une session, c'est déjà un évènement en soi... Mais sur un sommet himalayen, cela devient forcément épique... C'est là tout le sujet de "Wild Of Grougniat"', le roman posthume d'Albert Shopainoulder, en exclusivité avant sa parution. Lisez tranquillement les préparatifs de la session... pendant que c'est encore possible.

Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 3 : LES DERNIERS PREPARATIFS


Mac Mahon hurlait dans tous les sens auprès de tous, qui hurlaient en retour auprès de tous ! L'ambiance était électrique à quelques heures du coup d'envoi. Les Grands Maîtres profitaient des dernières heures de calme un peu plus loin, à l'abri de cette agitation.

Sous les yeux du public qui se regroupait dans les tribunes naturelles, des dizaines de techniciens installaient la scène des jeux. Partout s’enchevêtraient des fils électriques, des palettes, des tissus, des baffes et des spots. Au nombre de chaque objet il fallait ajouter la taille de chacun : et tout se qui paraissait surdimensionné était en outre dans une quantité incroyable. La Grougniat était chez elle dans l’Himalaya : parmi la grandeur sans mesure !

Dans une loge spéciale, le Bourron était frotté et nettoyé par un maquilleur de bourron. Dès qu’il serait mis en place au cœur de la scène, les Grands Maîtres seraient invités à s’asseoir autour de lui, et à jouer.


Le public était dans une euphorie particulière. Des bouteilles d’oxygène circulait parmi la foule, et l’on prenait une grande inspiration d’oxygène avant de jeter un coup d’œil, à l’aide de jumelles, en direction du plateau, plus bas. L’impatience était dépourvu d’énervement. C’était l’excitation dans toute sa splendeur, celle qui fait savourer jusqu’à l’attente, et prendre en tout un plaisir fantastique.


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