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Publié le 06/03/2009 à 09:43
Par lagrougniat
Au sommet, les forces s'organisent. Mais comment peuvent s'en sortir deux hommes seuls dans la montagne ? Une nouvelle question posée par cet épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 29 : SOUS LE PORCHE DE NEIGE


Ils heurtèrent presque ses lèvres, quand GC eut à prononcer ces mots, mais ils ne pouvaient plus se taire : « Je n’en peux plus, MacMahon, continuez sans moi » !

MacMahon resta pétrifié de froid. Et son sang en fut plus glacé que de ce vent horrible qui s’aiguisait contre chacun des pores de sa peau.
« GC ! Allons ! Que dites vous là ? Vous avancez si bien que je vous ai cru muni de raquette ! Nous ne sommes pas loin, je le sais, je le sens. Nous avons eu la force de venir jusqu’ici, ayons la force d’aller plus bas ! Ayons la force comme vous l’avez eu jusque là ! »
« Mais enfin, ne comprenez vous point ? Je ne l’ai plus, cette force ! Je l’ai donné pour arrivé ici. Et je veux mourir, comme Rémy. Sauf qu’il est mort dans ses montagnes, et que je vais mourir loin de chez moi ! »
« GC Dialey baisserait il les bras ? Avouerait il que le vent est plus fort que l’esprit frondeur qui anime son front ? Avouerait il que le froid a vaincu sur les bouillons de son sang chaud ? GC Dialey voudrait il me dire que son panache a fondu comme neige au soleil ? »

GC ne sut pas taire non plus sa colère à ses questions indélicates de MacMahon… « Non ! Non et non ! GC Dialey n’en peut plus ! Et GC Dialey n’a pas fondu comme neige au soleil, il n’en voit pas, de soleil, GC Dialey ! Je marche depuis des heures dans ce froid éreintant et vous voilà, vous et vos grandes phrases, oubliant que ce merdier est votre fait, MacMahon ! C’est vous qui tuez GC Dialey, ce n’est pas la montagne ! »
Ce fut comme un coup de poing dans l’estomac de MacMahon ! S’il était certes parvenu à ses fins, et réveillé GC en frappant dans l’orgueil et la colère, il se retrouvait maintenant tenu en face de ses responsabilités, de celles auxquelles il ne pourrait pas réchapper, survivrait il. Et il se mit à se demander ce qui était le plus cruel : était ce ces heures d’effort terrible ? ou serait ce les jours, les semaines et les années qui suivraient, et durant lesquelles il vivrait à jamais poursuivi par des fantômes et par un sentiment de culpabilité ?

GC vit MacMahon vaciller et comprit la dureté de ses propos. Mais il n’eut pas l’envie de se reprendre. MacMahon l’avait cherché, et il était épuisé. Comme s’il avait jeté ses dernières forces dans cette tirade destructrice. Il en était désolé, et indifférent.

Publié le 04/03/2009 à 17:33
Par lagrougniat
C'est une question posée en conférence de rédaction par un jeune stagiaire qui a tout déclenché : "Nadine, tu as fait combien de fois le tour du monde ?". Nous avons alors été rattrapé par cette évidence : qui mieux de Nadine Amouk pouvait nous rapporter ce qu'était la vie d'un grand maître globe-trotter, elle qui vit cela par procuration depuis près de 10 ans.

Nous avons donc licencié le jeune stagiaire (on ne tutoit pas une dame) et nous avons demandé à notre globe-trotteuse de bien vouloir nous livrer ses impressions dans une nouvelle rubrique : "Carnets de Sessions"...




LUNDI 23 FEVRIER

Mon rédacteur en chef m'a demandé ce matin de commencer à noter mes impressions pour une nouvelle rubrique. Cela va être bizarre, moui qui ait toujours été habituée à faire le condensé de l'histoire des autres. Mais en bonne journaliste, je m'exécute.

Une veille de session, c'est toujours un peu particulier : on ne connait pas toujours la destination, ni les conditions de vols ou l'équipement auquel on aura droit sur le lieu de la compétition. Il faut déjà passer à la rédaction pour faire un premier briefing, commencer à voir sous quel angle on va préparer les articles, découvrir l'édito d'Alain pour se faire une idée de la tendance.

Puis le soir, c'est le départ : bagage souple et réactivité. Je prends le billet sans même savoir où je dois me rendre. Tout ce que je sais, c'est que ce n'est pas au Coliséum de Ternay. Je regarde : Point-à-Pitre. J'aurais dû me douter : on envoit encore les grands maîtres pour éteindre le feu. Dire que je révais d'y passer mes vacances, je vais découvrir les plages en pleines émeutes...


MARDI 24 FEVRIER

Le SOFITEL de Point-A-Pitre aurait pu être top s'il y avait eu à manger. Heureusement que j'avais ma carte de suiveur de la Grougniat, ça m'a permit de faire mes courses à peu près tranquillement. pour ce qui est des homards au restaurant de la plage, on repassera.

J'ai eu Monsieur le Kroupion au téléphone vers 12h. Il allait prendre l'avoin et il tenait absolument à me parler alors que je m'apprétais à attaquer une phase de récupération du décalage horaire. Il avait un peu peur de venir après avoir regardé le journal télévisé de la veille. Je le rassure et je vois qu'il reprend la forme lorsqu'il termine avec sa blague habituelle : "Nadine, regardez sous votre chaise ! vous ne voyez le palmarès de Mme la Bourronne ?". Je ris de bon coeur.

L'information qui m'arrive vers 15h est beaucoup moins drôle : G.C DIALEY est introuvable. La dernière personne à l'avoir aperçu était une jeune mannequin brésilienne en vacances qui l'avait "raccompagné" à son hotel. Vingt minutes plus tard, Mme la Bourronne déclare forfait suite à la consommation d'un met local trop épicé. Elle parlera d'empoisonnement dans la presse locale. Quand à Remy, il nous refait le coup du Tibet. La session part mal.

Vers 19h00, c'est officiel, la session est annulée. J'ai l'info en prime-time et je me précipite à l'aéroport pour quitter l'île de suite. J'apprendrais ensuite dans l'avion que les émeutes ont repris dans la nuit suite à l'annulation.


MERCREDI 25 FEVRIER

Il est déjà midi quand je me pose. Je suis obligé de repousser Dédé qui avait fait le voyage du retour avec moi et qui voulait, selon ses dires, "me faire profiter de son expérience".

Je rentre chez moi et dors près de 14 heures de suite.



une heure après l'annulation...


JEUDI 26 FEVRIER

Aucune information à me mettre sous la dent. C'est terrible. J'appelle Jean Dietter pour savoir s'il peut m'aider, mais lui aussi est en train de tourner au bureau sans savoir quoi écrire.

Espoir vers 16h00 : un appel anonyme arrive à mon bureau et m'informe qu'un camion de nettoyage est basé devant le domicile de Cingllette. Ne voyant pas l'intérêt de l'information, je m'apprête à raccrocher, mais je repense à la misère éditoriale ambiante et demande à mon interlocuteur d'expliciter... Il m'indique qu'une entreprise a été chargée d'assurer "le dépoussièrage du palmarès de Cingllette, tellement il date d'un moment". Je reconnais alors la voix de Remy et je raccroche au moment où il me meance de porter plainte si je ne me rend pas sur place...

Toujours rien à écrire...


VENDREDI 27 FEVRIER

J'obtiens par miracle un document exclusif, mais ma rédaction m'empêche de publier, argant que cela fera partie d'une enquête ultérieure. Je ronge mon frein.

Je me résouds à pondre un point des scores, avec moults détails et autres analyses. C'est maigre. Mon rédac'Chef m'appelle pour m'engueuler. Et pas une session en vue...


SAMEDI 28 FEVRIER

Je revis : j'ai un scoop sur le feu. Je prends mon billet d'avion, direction l'Egypte. ça me fera toujours du soleil si ça tombe à plat : des archéologues auraient trouvé des traces de Bourron datés de plus de 5000 ans.

La vieille pierre ne m'interresse pas du tout, mais je suis sûr que Cingllette sera là pour déclarer aux archéologues : "Profitez en pour regarder si vous ne voyez pas le palmarès à Mme la Bourronne !". Je veux avoir une vidéo de ce moment là.

J'arrive à 18h00 à l'Hotel. Quelle surprise (sic) : Cingllette boit un verre au bar.



Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk

Publié le 28/02/2009 à 10:04
Par lagrougniat
Oscars aux Etats-Unis, César et Victoires de la Musique en France, Ligue des Champions, coupe de l'UEFA, Tournoi des Six Nations... Comme chaque année, la DOIGT a décidé d'une pause de deux semaines dans les sessions à la demande des organisations concernées pour ne pas faire trop d'ombres à tout ces évènements. l'occasion pour nous de faire un point des scores...


GRAND CIRCUS TERNAY TOUR (Après 4 sessions)


1er           G.C DIALEY (3)                                                            2 987 points
2ème       Cingllette (2)                                                                2 350  points
3ème       Mme la Bourronne de Mesrine (4)              2 118 points
4ème       Remy la Renifl' (4)                                                    1 948 points
5ème       Diane la Chasseresse (2)                                     1 787 points
6ème       Cut Karten (1)
                                                               1 720 points
7ème       Dédé la Mitraille (4)                                                 1 673 points

Entre parenthèse, le nombre de sessions disputées


C'est un fait : G.C caracole. Et certains diront que son 4ème Ternay Tour lui est déjà acquit. Mais ce serait mal connaître les soubressauts de la Grougniat, toujours capable de destabiliser n'importe quel leader (Remy et mme la Bourronne en ont déjà fait l'amère expérience).
Toutefois, G.C est sur le point de réaliser une grande performance : après avoir gagné un Ternay Tour sans jeu, il pourrait bien remporter la victoire sans jouer. A la fois son nombre d'absence se multiplie, mais même lorsqu'il est présent, on ne peut pas dire que le mot courage soit celui qui le caractérise le mieux.

Cingllette, pour sa part, s'accroche malgré quelques absences. De même que Diane qui même si elle ne domine pas au score assure le spectacle sans s'occuper de statégie. Cut Karten, elle, gagne une place au classement sans jouer, vu qu'elle continue son cycle de formation dans le centre du Chatard Donietsk en Ukraine. Dédé, lui, a tenté des coups sûrs qui se sont révélés des coups fumants qui lui ont permis de réaliser le premier score... négatif de l'année ("-670 points", son record personnel) qui lui fait directement oublier toute véléité d'ouvrir son palmarès avant Mme la Bourronne de Mesrine.



Cingllette et Remy croient au réveil de Mme la Bourronne !


Car la question est toujours la même : Mme la Bourronne réussira t-elle enfin à remporter sa première victoire ? Cette question semble obseder la Grougniat et est surtout devenu l'objet de toutes les plaisanteries autour de la table.
Remy est en bien sûr le premier instigateur, mais ses dernières performances ne plaident pas en sa faveur. Mais pour lui, le principal est ailleurs : pour la première fois dans sa longue historie, le Grand maître népalais n'a manqué aucune session. les mauvaises langues commencent déjà à dire qu'on ne va plus le voir souvent avec l'arrivée du printemps, quand son quorum sera réalisé.

Nous ne sommes sonc qu'au début des hostilités, le Ternay Tour sera long et reservera sans doute son lot de suprise.


Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale



Publié le 26/02/2009 à 16:33
Par lagrougniat
Dédé et Cingllette sont prêts à en découdre. Ils veulent vaincre la montagne. Mais comment ? C'est tout l'esprit de ce nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 28 : SE REPARTIR LES TÂCHES


« Quels sont nos priorités ? » demanda Cingllette.

Dédé enchaînait aussitôt : « Nous avons des moyens que nous devons connaître sur le bout des doigts. Ces moyens sont ce qui délimite notre espace temps de survie. Ensuite, nous devons parvenir à nous informer. Combien de temps cette tempête va t elle encore durer ? Rémy ou GC est il parvenu dans le camp de base ? Les hélicoptères vont ils pouvoir reprendre leur ronde ? Avons nous d’autre alternative que celle de rester là ? »

Cingllette avait été attentif et fit la synthèse des choses à faire : « Pour ce qui relève de la gestion de nos ressources, je vous charge d’en assurer la responsabilité, Dédé. Comprenez que je ne vous donne pas d’ordre. » Dédé sourit de cette prudence : « Je l’avais compris, mon ami. Poursuivez ! »
Cingllette poursuivait : « Pour ce qui est des informations, je vais m’en occuper. Je ne suis pas encore bien sûr de situer qui est qui dans les tentes ; mais il y a peut être là des personnes qui peuvent nous être utiles. Et si nous restons bloqués et isolés, nous pouvons désormais, au vu de la tempête et de comment elle a baissé, commencer à nous organiser différemment dans ce campement. »

Dédé ajouta une remarque : « Que peut on demander à la Bourronne et Diane ? Elles voudront être utiles ! »
Cingllette eut un sourire bien à lui, étrange et transparent.

Publié le 23/02/2009 à 15:39
Par lagrougniat
Le 14 janvier dernier avait lieu la grande finale du New Deal Ternay Tour. Le public était nombreux, notre rédaction avait même organisé un Ternay Live pour l'occasion. La victoire de Remy avait été sans contestation possible et nous nous étions fait l'écho de l'incroyable émotion de ses fans à la vue de son palmarès maintenant impressionnant. Mais bizarrement, aucune photo du podium n'était arrivé par les agences de presse. Etonnant ? Pas tant que ça...



Quand notre envoyée spéciale, Nadine Amouk, a demandé à la correspondante de l'agence GAI (Grougniat Agence Information) le reportage photo de la grande finale, elle s'est vue répondre un évasif "les photos ont été mises sous scellés". Etonnée, elle demanda pour quel motif, on lui annonça que c'était à la demande d'un certain "Monsieur Pauljousse ou un truc comme ça" (sic). "Piergès ?" répondit notre éminente reporter. "Oui, c'est ce nom là" finit par lui dire l'infortunée journaliste.

Un podium grougniste saisi par l'avocat de Remy, alors que les photos devaient normalement être à sa gloire, chose sur laquelle rechigne rarement le grand maître, cela ne pouvait qu'attiser l'attention de nos équipes. Ce n'est qu'un mois plus tard, au bout de recherches incroyablement difficiles dignes d'un épisode de Fort Boyard, que nous avons retrouvé les dits clichés, dans l'unité des archives du bureau régional ouzbèque de la DOIGT.

Tant d'efforts pour dissimuler ces photos, cela ne pouvait cacher que certains excès ou abus de substances illicites. Voici donc les objets du délit...

1- Le podium - 2h48 du matin


Remy, Mme la Bourronne et Dédé se congratulent...


2- Le podium... encore - 3h59


Remy, sur un podium improvisé, ouvre sa 6ème bouteille de "Talent", la cuvée classée des vignes de G.C DIALEY. Le service de maintenance commence son travail...


3- Le podium... toujours - 4h51


G.C DIALEY, en pleine déprime post-défaite, tente de prendre en douce la place de Remy sur son podium, alors que ce dernier est parti chercher une 11ème bouteille de "Talent". Même les "Il faut partir, monsieur, maintenant" du responsable de la maintenance n'y fait rien...


4- La fin du podium... enfin - 6h23


Evacué manu-militari par le chef de la sécurité de la DOIGT et le superviseur en chef du service de nettoyage du Colliséum de Ternay, Remy emporte avec lui sa 17ème bouteilel de talent, en se servant du Bourron Sacré en guise de verre (Charles Quintefleuche viendra lui-même récupérer le précieux récipient deux jours plus tard au Népal).


Nous n'avons bien-sûr publié que les photographies les plus "acceptables", en autocensurant toutes celles montrant gestes obcènes, parties de corps dénudés et autres facéties du grand maître aux vingt-deux Ternay Tours.
Aucun témoin de la soirée n'a souhaité s'exprimer sur ces évènements peu glorieux. Seule Mme La Bourronne se fendra d'un simple "Pitoyable !" par téléphone et d'un "Le palmarès, ça ne fait pas la grandeur".

Un nouveau Ternay Tour a débuté, heureusement pour la Grougniat !


Nothing but the Grougniat !

Jean Dietter
Publié le 22/02/2009 à 11:43
Par lagrougniat
Seriez-vous capable d'offrir la victoire sur un plateau à Mme la Bourronne de Mesrine ? C'était un peu la question que posait ce "Et vous, qu'auriez-vous fait ?".

Lire l'énoncé : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/702125-et-vous-quauriez-vous-fait

Nous vous demandions, comme d'habitude, si vous seriez parti avec le jeu ci-dessous (en l'occurence si vous seriez monté à garde-contre) et si oui, quel roi vous auriez appeller.
Voici les faits tels qu'ils se sont déroulés...




L'ATTITUDE DU GRAND MAîTRE

On peut reprocher beaucoup de choses à Mme la Bourronne de Mesrine, mais pas le fait de trop traîner pour annoncer. Certains lui reprochent même de parler souvent de façon... intempestive.

Il fallut donc moins de 30 secondes à la championne pour décider si elle montait ou non sur la garde-sans de Remy.


L'ANNONCE

Cela ne surprit pas vraiment les autres grands maîtres : elle annonça forcément garde-contre, sans aucune bribe d'hésitation.

La technique est connue chez elle, mais les chuchottements dans le public montrèrent bien que cela peut quand même toujours surprendre.
Il faut dire qu'avec cinq atouts, deux coupes, mais aucun bout la partie s'annonçait quand même difficile.

Forcément, après avoir demandé "Personne ne monte ?" avec un sourire carnassier, elle appela le roi de Coeur, ce qui l'arrangeait bien pour sauver sa dame et parce qu'elle adore appeler sur ses familles.


LE RESULTAT

Mme la Bourronne que la roue du destin avait enfin tourné : le roi de coeur était détenu par Remy, c'est à dire par la garde-sans.

Mais la roue en tournant lui roula sur le pied : Remy n'était pas sur ce coup là l'excellent partenaire que sa réputation laissait pourtant espérer. Tentant un coup pour empocher un bourron et se relancer dans cette partie, il avait bien moins de jeu que Mme la Bourronne elle-même, malgré son bout.

Cette dernière usa ses atouts sur ses coupes franches et se retrouva vite démunie dans tous les domaines.

Résultat : seulement 17 points réalisés (exceptionnel cas pour une garde-contre qui appelle une garde-sans). Cingllette avait réalisé l'épicerie parfaite et Diane avait retrouvé ses amis les atouts pour le malheur de son amie.

Au final, on arrive à l'addition salée suivante :

17 points réalisés au lieu de 51 (1 bout)

Coût pour Mme la Bourronne : [(51-17) + 160] x 2 + 400 (bourron) = 780 points
Coût pour Remy la Renifl' : (51-17) + 160 = 190 points

Heureusement, Mme la Bourronne récupéra le Bourron à 800 points sur le coup suivant. Elle sauvera ainsi son score et emportera quand même la session. Comme quoi, quand la roue du destin tourne, il faut juste faire attention à ses orteils.


Une équipe de choc...


LES REACTIONS

Mme la Bourronne de Mesrine : "L'autre, il fait des pousses avec deux bouts et une coupe et il me fait une garde-sans avec rien du tout. Quand on ne sait pas parler, on reste chez soi. ça a failli me coûter une fortune, ce coup là. Heureusement que j'étais dans la dynamique."

Remy la Renifl' : "Je vois que ma collègue aime les jeux stéréotypés. Tant mieux pour elle, mais c'est vrai que quand elle se heurte à un vrai joueur, elle perd vite ses moyens. Comme dirait un des autres grands maîtres, j'ai la panoplie."

Diane la Chasseresse : "Je suis désolé pour Mme la Bourronne. Mes neufs atouts ne l'ont bien sûr par aidée"

Cingllette : "Moi, un épicier ? C'était à garde-sans avant moi. Je n'allais pas parler avec rien. Que Mme la Bourronne en ait encore été la victime ? Pur hasard. Déjà que je dois faire avec peu..."


Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau "Et Vous, qu'auriez vous fait ?".

Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste


Publié le 19/02/2009 à 18:33
Par lagrougniat
La montagne ne semble vraiment pas désireuse de libérer nos grands maîtres et les pauvres malheureux spectateurs. Voici un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...

Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 27 : UNE TENTE DANS SES PENSEES


Dédé et Cingllette ne perdirent pas de temps et rentrèrent aussitôt à l’abri. Ils se firent chauffer de l’eau, et laissèrent leur main près du feu. Cingllette estimait qu’ils avaient suffisamment de gaz pour se permettre de faire du thé toutes les deux heures.

Dédé sortait un carnet et récapitulait avec l’aide de son camarade l’ensemble des réserves dont ils disposaient. A eux deux, et après leur tour des tentes, ils en avaient une idée assez précise. L’idée leur traversa l’esprit que la mort de certains augmentaient les chances de survie des autres. Gestionnaire, Dédé remplissait les cases, augmentant la proportion de telle denrée par personne. Cingllette, malgré le serment des quatre, broyait alors un peu de noir.

Dédé s’en rendit compte : « Ne vous laissez pas gagner par des émotions superflues. Il sera temps de s’émouvoir quand nous en aurons le loisir. Je conviens que ces mots sont violents. Je conviens aussi qu’ils sont réalistes. Et que leur prix n’est pas plus élevé que ce que nous jouons, notre vie. »


Cingllette reprit avec calme. « Tout cela je le sais, Dédé. Tout cela je le sais. Et contempler cette vérité n’est pas sans laisser en moi une amertume que ce thé n’éteint pas. 

Dédé renchérit dans son esprit du moment : « Prenez ce thé pour ce qu’il est : une source de chaleur qui étanche votre soif. L’amertume appartient à ceux qui ont un toit, des réserves de nourriture, de l’eau et un lit. »
Face à cette cruelle situation, Cingllette ne voulait pas désarmer. « Certes, mon ami, et en cela notre serment est dans le vrai. Juste pour nous permettre de vaincre les périls qui s’abattent sur nous ! Mais je reste l’homme que je suis. Et quand bien même certaines émotions sont elles, à vos yeux, superflues en ces conditions que nous avons, je les trouve saines, car elle me garde humain ! »

Alors Dédé comprit ce que Cingllette avançait. Il n’était point en train de céder presque aussitôt après avoir fait la preuve de son mental, non… Cingllette était en train de négocier la suite ! Il fallait jusque dans l’épreuve rester humain, n’aller pas trop loin dans la froideur efficace, pour s’en sortir plus qu’en survivant. S’en sortir, c’était vivre après avoir survécu. Et pour vivre bien alors, il fallait sans doute être resté sensible dans l’épreuve. Ne pas trop s’oublier, ne pas trop lutter loin dans les abîmes.

Pour montrer qu’il avait comprit, Dédé alla plus loin que les seules réflexions de Cingllette : « Celui qui est mort, de GC ou de Rémy, n’aura pas à se souvenir. Qui a le plus de chance des deux ? »Cingllette conclut : « Nous devons penser que le plus chanceux est celui qui aura survécu. »

 


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