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Publié le 04/09/2008 à 07:56
Par lagrougniat
Nouveau rendez-vous dans la Grougniat... Régulièrement, Eddy Zdeder, notre tacticien grougniste, livrera ses Chroniques du Jeu, une analyse sans concession des sessions et de ses péripéties.




Les spécialistes de la Grougniat ont crié au scandale lors des dernières sessions, et pour ainsi dire c’est l’ensemble de ce Revival Ternay Tour qui a fait l’objet d’une critique féroce de la part des tacticiens émérites et suiveurs.

Le Talent ne serait plus de mise qu’à tromper son monde en n’osant plus. Le jeu serait passé après la Gagne. Et, pour cette dernière, tous les moyens seraient bons, dussent ils en coûter de la beauté du Geste.

Où sont passés les folles cavalcades de Diane et de GC ? Comment le sang si bouillant de la Bourronne a t il pu à ce point refroidir ? Où sont passés Dédé, Cinglette et Rémy, chacun n’ayant plus franchi le cap de la Garde depuis plusieurs mois déjà ?…

Les questions sont nombreuses et butent pourtant sur une des principales avancées réglementaires du jeu de ces dernières décennies : la récompense d’une victoire en session par 500 points supplémentaires. Une manne providentielle qui était, à l’origine, sensée dopée l’enjeu de la Gagne et profiter aux opportunistes, aux risques tout, à ceux que le Panache brûlait les doigts !

Mais la règle n’a pas eu les fruits escomptés, et quoiqu’elle puisse stimuler les fantasmes comptables de l’ensemble des Grands Maîtres, elle n’a pas rendu folles leurs stratégies.
Prudents car aguerris ? Tenants d’un virage historique dans l’histoire du jeu ? Quelles sont les raisons de ce repli vers la mesure qui se constate au fil des sessions depuis le début du Revival TT ?

Symboles à eux deux de cette évolution vers le moins spectaculaire : la Nouvelle Bourronne de Mesrine, condensé impeccable d’épicerie, et la formule sniffienne de la Chrysalide. Sortant de sa Chrysalide lors du Round 11, Rémy avait empoché la victoire dans la session en accumulant petites annonces et épiceries fines, et s’était remis en scelle pour la gagne finale !

Des origines de l’épicerie, bien sûr, Cingllette et son ombre géante en connaisse l’essentiel. L’épicerie n’était alors qu’une tactique parmi d’autre, elle s’utilisait avec parcimonie et n’était accepté qu’en sa rareté. Eut elle été trop démocratisé qu’elle aurait jeté le discrédit sur son utilisateur !

Mais voilà, chaque génération a son explorateur, ce colon de l’inconnu qui se projette où le commun s’esquive… et le Petit Prince de la Grougniat, faisant fi des critiques acerbes et des attaques nourries, a construit la conquête de son second Ternay Tour à la force de l’économie plus qu’à celle du panache, devenant un triomphateur gestionnaire !

Après l’insolente domination cinglettienne, après l’olé-oléisme gécéien, après l’absentéisme lumineux de Rémy et après la cavalcade intouchable de Diane était né l’Epicerie Reine. Ou comment il ne fallait pas partir et avoir le vertige de manière à rester sur les sommets. On voyait davantage tomber ses adversaires qu’on ne gagnait soi-même aux cîmes…

Cette révolution culturelle s’imposait à Cingllette, puis progressivement à l’ensemble des Grands Maîtres… et force est de constater que la seule Chrysalide qui n’est pas encore tombée est celle du Dernier des Mohicans, le bien nommé Ancien du Jeu, Dédé la Mitraille. Diane, la Chasseresse en personne, elle-même, protégée par sa réputation n’en souffre pas trop d’accusation, mais pratique l’épicerie plus qu’à son tour.


L'épicerie Cingllette, une référence dans le monde du commerce...

A cette stratégie devenue globale, la Bourronne sait aujourd’hui mieux que quiconque tirer son épingle du jeu, et brouillant les cartes de sa double personnalité laisse ses adversaires dans un doute qui devient souvent déroute. Nouvelle ou ancienne, la Bourronne alterne et perturbe. Les dés ne sont jamais jetés, sinon ceux de ses scores élevés !

Cingllette, pour l’heure, ne se remet pas du fait que chaque Grand Maître ait reprit la tactique à son compte… Il souffre en outre d’une grave crise d’identité médiatique. Lié historiquement à l’épicerie pour l’avoir inventé, il est encore accusé de toutes les épiceries, quand bien même elles lui coûtent chères, ou n’en est il pas l’auteur. Un délit de faciès, en quelque sorte, qui le soumet à une pression psychologique intense, dans laquelle il patauge sans solution.

La Patauge, c’est un peu le terme phare qu’il faut retenir de cette nouvelle Grougniat.

Une Grougniat qui patauge entre feux et glaces, qui hésite entre Panache et Sécurité, entre bons comptes et gros risques !

Dans cette Patauge des petits scores et des règnes minuscules, le record de point de Diane n’est pas même effleuré… les chutes gigantesques de la Bourronne ne sont plus réédités… et les exploits se comptent sur le bout des doigts, qu’il faut trois pour atteindre au nombre de fausses donnes consécutives réalisées par le Leader du Revival TT…

Une situation du Jeu en pleine Patauge, donc, drapeau de la Grougniat en berne… orphelin de coups géniaux, de Chatte et de Goupille.


Nothing but the Grougniat

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

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