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Publié le 06/03/2007 à 16:01
Par lagrougniat
Un nouveau numéro de votre magazine préféré, avec des révélations sur tous les grands maîtres, au jeu si stylés mais aux vies si décousues. Les affaires de cette semaine devraient connaître des suites dans les prochaines semaines. Nous vous les livrons en exclusivité...
ATOUT COEUR N° 4 : G.C ET SCARLETT FACE AU SCANDALE !!
REMY LES DENTS CARIEES
Ancien de la confrérie des glands, de la diagonale des justes, du binôme des hommes, ex de scarlett, Rémy a fini par attraper le mal de l’altitude… l’hygiène de vie lors de ses entraînements tibétains a pesé sur son apparence physique… on l’appellerait désormais rémy les dents cariées, ou l’arpenteur au sourire d’ombres… Il ferait partir les enfants en courant, les femmes en pleurs, les hommes en rires…
Bref, à part plaire à la bourronne et son sourire carnassier, on ne voit plus l’ex idole d’Hollywood emballer des actrices oscarisées !
DEDE FAIT LE DOS ROND
Délétère dans son coin, Dédé lutte avec ses mots, mais sans carte. Il suivrait une seconde carrière parallèlement à celle de grand maître, en tant que slameur, grâce à sa nouvelle amitié avec Grand Corps Malade, pour capter des énergies positives dans au moins un des secteurs de sa vie…
En effet, rien ne va plus chez Dédé, abonné à la poisse : alors qu’il tombait plus bas que mille lors de la dernière session, perdant tout espoir de finir mieux qu’avant dernier du Ternay Tour, Ingrid Chauvin mettait fin à leur relation par sms, ne voulant pas qu’il puisse nuire à sa fabuleuse carrière de comédienne, et le test de paternité réalisé sur les princesses de Moldavie confirmait que Madame la Bourronne était bien leur mère…
LA BOURRONNE EN PAGE DE GARDE
Le Magazine des Truands, dans son numéro 36, qui est édité par une fine équipe de détenus de la prison de Kansas city, a fait sa une en l’honneur de la Bourronne…
On y apprend qu’elle a commencé ses premiers méfaits dans son berceau, n’hésitant pas à pleurer alors qu’elle n’avait pas faim, ni froid, ni sommeil, juste pour avoir le plaisir de voir ses parents en panique !
Elle explique encore avec quelle délectation elle a vu Cingllette rejoindre les Tanches, et combien elle serait prête à perdre mari et enfants pour une victoire au finish dans le Ternay Tour 2007… Extrait : « Chez moi tout ce qui n’est pas méfait est pur accident cher monsieur… Notre interview ne vaut que par les erreurs que je vous y ferai noter ! Si je vous abuse, tout truand et confrère que vous êtes, j’aurai réussi un bon entretien… sinon, ce sera du papier vulgaire dont je ne me servirai même pas pour compter les points de retard de Dédé au classement général ! »
G.C EST-IL A VENDRE ?
La rumeur enfle, sans qu’aucun démenti sérieux ne provienne des parties concernées : le Washington Post révèle qu’il existerait un contrat de prestations entre G.C DIALEY et Scarlett pour des apparitions publiques. Les journalistes Ewan Mc Ewan et John Mc Guiness auraient entre leurs mains une copie dudit acte, qui attesterait que l’actrice, en manque de reconnaissance, ait vu en la victoire de G.C au Ternay Tour 2006 une opportunité de relancer sa carrière. Le Grand Maître, en grande difficulté financière suite à de lourdes pertes au rami, y aurait vu l’occasion de se renflouer.
Il est vrai qu’il semblait étonnant qu’une relation aussi forte que celle que Scarlett entretenait avec Remy puisse céder du jour au lendemain. On attend maintenant les preuves. Affaire à suivre.
CINGLETTE ET DIANE MENOTTES
Il n’est pas une semaine sans que la rumeur d’une liaison torride entre Cingllette et Diane la Chasserese n’inonde les rédactions des journaux people de la planète. Mais les tensions fréquentes en session annihilaient toute volonté de poser la question aux deux grands maîtres.
La vérité serait peut-être plus simple : un cliché des deux circulerait sur internet, où on les apercevrait dans le carré VIP de la célèbre boite de nuit « Beat and Hurt Club », connu pour être le fief new-yorkais de ceux pour qui la souffrance est une joie. Il faut reconnaître qu’il est difficile de réellement identifier les protagonistes, mais cela pourrait expliquer bien des choses…
Nul doute que les journalistes leur poseront sans doute la question ans les prochains jours.
Le Grand Méchant Love vous souhaite une bonne semaine people et vous donne rendez vous pour un prochain atout coeur...
No People Without the Grougniat !
Le Grand Méchant Love
Publié le 06/03/2007 à 08:00
Par lagrougniat
Les grands chasseurs vous en parleraient pendant des heures : une chasse est toujours meilleure quand elle est difficile, car le bonheur de la réussite n’en est que plus grand.
La Grougniat ne fait pas exception : la chasse au petit y est un sport national. Et les techniques varient suivant les personnes et les situations. Il n’y a pas de règle, pas de date d’ouverture. Un petit est appelé soit à sauver une situation désespérée, soit à succomber au terme d’une lutte dantesque. Rappel de la définition : Le petit (ou 1 d’atout) est un oudler. A ce titre, il permet de faire moins de points pour réussir un contrat et rapporte cinq points. Par contre, il est le plus petit des atouts. A ce titre, il est vulnérable, car difficile à protéger. Chaque carte est son ennemie.
Donc vous avez décidé de partir et vous n’avez pas le petit. Si l’idée vous en prend, vous pouvez décider de prendre le petit. Trois techniques principales s’imposent : la chasse, la traque et la battue.
LA CHASSE
Origines
C’est le roi Childéric III, grand maître honorifique de la Grougniat, qui est à l’origine des premières chasses au petit en l’an de grâce 748. Une petite ère glaciaire était tombée sur la France et tout voyage en forêt était devenu impossible, du fait d’un climat trop rigoureux. Le Roi, incapable de rester plus d’une semaine sans chasse, organisa donc la première chasse au petit de l’histoire : il choisit dans le jeu l’ensemble des atouts du 16 au 21 et donna le petit deuxième à un de ses proches conseillers. Il prit donc facilement l’oudler sacré et fit bien sûr pendre le conseiller, ne le trouvant pas assez combatif. La tradition de la chasse au petit se perpétua donc à chaque temps de pluie ou de neige. La technique rentra dans les mœurs des sessions peu de temps après. Il est à noter, pour l’anecdote, que lors d’une session contre Charles Martel, Childéric perdra son petit au 3ème tour d’atout. Déshonoré, il se tondra la tête et entrera au Monastère de Saint-Bertin pour y mourir, restant dans l’histoire comme le dernier des Rois Mérovingiens.
Analyser ses chances de réussite
La chasse est facilitée par votre nombre d’atout. Une poignée donne par exemple de grandes chances de réussite, car elle diminue mathématiquement le nombre d’atouts de vos adversaires.
Mais le nombre n’est pas tout. Il faut surtout posséder les GROS ATOUTS. Une chasse n’a par exemple aucune chance de réussir si votre plus forte carte est le 14. Seul un concours de circonstance ou un jeu fin pourra vous assurer de la victoire, mais on rentrera alors plus dans le domaine de la traque ou de la battue.
Voici un exemple de jeu permettant une chasse assez tranquille, avec une incertitude du sport proche du zéro absolu.
 Le fait de ne pas avoir le 20 ou le 21 n’est pas rédhibitoire. Il suffit de les faire tomber. Mais la chance doit alors intervenir.
La technique La chasse est assez basique dans le procédé. Deux cas se présentent :
- Vous avez le 21, le 20 et d’autres gros atouts : jetez les dans l’ordre. Mais arrêtez-vous dès que vous risquez de ne plus être maître. Au mieux, votre partenaire aura le petit et vous le donnera avec plaisir. Au pire, les atouts seront tombés et vos rois ne seront pas coupés. Vous garderez ensuite un œil sur les coupes pour tenter de prendre l’oudler qui devrait se sentir bien seul dans le jeu de votre adversaire.
- Vous n’avez pas le 21 ou 20 : Jouez de petits atouts pour faire tomber les gros progressivement. Il faut bien entendu essayer de le faire avant que l’on connaisse l’identité de votre partenaire. Le petit hésitera à sortir tout seul, sans garantie. Avec un peu plus de chance, votre partenaire aura les gros et vous aidera dans la chasse. Sinon, il est possible que le détenteur du petit possède aussi les gros atouts et ne puisse se débarrasser de son boulet.
Si le jeu est adapté, une chasse a donc de grandes chances de réussir. Mais, amateurs grougnistes, vous reconnaîtrez qu’elle ne comporte qu’un intérêt sportif limité. La Grougniat ne pouvait s’arrêter là.
Suivez donc dans nos prochains articles les vraies techniques des esthètes grougnistes : la traque et la battue, autrement plus spectaculaires et dangereuses.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Remerciements : A Diane la Chasseresse pour les extraits de son œuvre « Ma vie est une battue » et son recueil photographique « Mes plus belles chasses » (Ed. Nathan Papourpartir – Coll. Nature)
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