Chaque mois, vous découvrez un peu plus le monde des sessions et de la Grougniat. Mais pour bien comprendre, il faut apprendre.
Alors aujourd'hui, Max Galère, l'historien de la Grougniat, vous fait découvrir un nouveau mot du vocabulaire grougniste : LA GOLDEN.
QU'EST CE DONC ?
La GOLDEN désigne la dernière partie de la session, la dernière donne et souvent là où tout se joue. Car le niveau des grands maîtres augmente, les écarts se resserent et souvent au bout de plusieurs heures de joutes, la dernière jetée sert à désigner le vainqueur de la session, et des fois avec des écarts substancielles.
La GOLDEN est décidée par les grands maîtres sur la base d'une proposition de l'un d'eux, acceptée à l'unanimité par l'ensemble des autres participants. Mais cela se fait souvent très simplement, car par expérience, les grands maîtres savent instinctivement à quel moment la Golden doit être annoncée.
L'accord de GOLDEN est donc libre, mais est soumis à l'accord tacite de M. LE CROUPION, seul apte à refuser une Golden si les conditions indispensables ne sont pas réunies. Les points de rejet sont les suivants :
- Golden demandée par un grand maître en tête ou bien placé en session et qui pourrait voir un intérêt à ce que la session stoppe rapidement.
- Golden demandée par un grand maître malheureux de son jeu et qui ne souhaiterait l'arrêt del a session que par mouvement d'humeur
- Golden demandée avant minuit, c'est à dire après moins de 3 heures de sessions, car une session doit toujours se terminer le lendemain de son démarrage (règle ancêstrale, lorsque les sessions servaient à déterminer le vainqueur de certaines batailles).
- Golden demandée pour tout impératif autre que grougniste : motifs professionnels (pour les grands maîtres semi-professionnels), alimentaires (pour les grands maîtres qui ont oubliés de manger avant la session) ou sexuels (surtout pour les grands maîtres qui fricottent avec une certaine Scarlett, mais c'est un autre débat), etc...
Dernier point de règlement : on n'appelle jamais la Golden. On demande en fait la SILVER qui, en quelque sorte, pourrait s'appeler AVANT-GOLDEN, car on estime que le choc serait trop violent pour les grands maîtres entre une activité physique et nerveuse surdimensionnée et un arrêt brutal de la session sur la jetée suivante.
LES ORIGINES
L'histoire n'a pas rendu à la Golden ce qui lui était due. Car l'origine du mot Golden date de l'époqie de Jules César, un siècle avant notre ère. Plusieurs de ses généraux étan des grougnistes convaincus, l'un d'eux lança, comme Suétone le biographe du chef romain l'indiquera dans son oeuvre, "Goldena jecta est" pour indiquer la dernière jetée. C'est la première trace écrite de la Golden.
On sait que par la suite, le grand Jules modifiera quelque peu cette locution pour faire son malin au moment où il traversera le Rubicon, mais il n'empêche que les faits sont là / une nouvelle fois la Grougniat était là où l'histoire se faisait.
L'IMPORTANCE DE LA GOLDEN
Il est facile de croire que la Golden n'est qu'une annonce sans importance, le coup de sifflet final qu'il faut bien donner à un moment ou à un autre.
Mais la Golden est plus que cela, car elle représente pour les grands maîtres sur 6 le dernier espoir de prendre la tête ou de faire un écart. Et là, chacun a sa technique, offensive ou épicerie, petite ou garde contre...
Mais le constat est cinglant : il est très rare que la golden soit la dernière jetée, car le taux d'échec est fabuleux sur la première Golden (76% en 2006). Chacun se sent obligé de forcer la chance et la chute est presque à chaque fois au rendez-vous , tous vos adversaires espèrant faire monter le bourron pour sauver sa session.
Car la partie ne s'arrête que par bourron vide. La base est là et une Golden peut faire la différence : après deux ou trois chutes, le bourron monte à 1000. Et tous es efforts faits en cours de session sont réduits à néant, car celui qui emportera la Golden remportera la session. Ce cas est fréquent et c'est tout l'intérêt d'une bonne annonce de la Golden.
COMMENT BIEN NEGOCIER LA GOLDEN ?
Il n'y a pas de vérité absolue. Mais il est vrai qu'il est difficile de savoir quelle attitude adopter lors de la Golden.
Pour le leader, la tentation est de prendre rapidement pour anihiler tout risque de montée de bourron intempestive. Mais en même temps, si le leader chute, il aiguisera encore plus les appétit et remettra tout le monde en jeu pour la victoire.
pour les autres, le choix entre prendre et épicer pour faire monter le bourron est cornélien. Epicer est risqué car il n'y a aucune garantie que le bourron vous reviendra et vous risquez au final de reculer au classement. Prendre peut être la solution mais en cas de chute, vous perdrez énormément de points et votre situation au classement général en deviendrait précaire.
Tout se joue donc à l'instinct, comme toute chose dans la Grougniat. Vous pourrez lire l'essai de Cingllette "Golden, l'ultime espoir" (P.U.T - 1997) pour mieux vous documenter, notamment gràce aux parties commentées du Ternay Tour 1987 où la victoire finale s'est décidée à la dernière jetée.
En tout cas, tout passe par la maîtrise de ses nerfs, surtout comme lorsque du Round XVI de ce Ternay Tour 2007, la Golden a durée près de 1h40. Vous verrez d'ailleurs ci dessous une photo du "Phoenix" Cingllette en fin de Golden, juste avant d'être pris en charge par l'équipe médicale.

A bientôt pour un nouveau "lexique"...
Nothing but the Grougniat !
Max Galère
Historien Grougniste
Alors aujourd'hui, Max Galère, l'historien de la Grougniat, vous fait découvrir un nouveau mot du vocabulaire grougniste : LA GOLDEN.
QU'EST CE DONC ?
La GOLDEN désigne la dernière partie de la session, la dernière donne et souvent là où tout se joue. Car le niveau des grands maîtres augmente, les écarts se resserent et souvent au bout de plusieurs heures de joutes, la dernière jetée sert à désigner le vainqueur de la session, et des fois avec des écarts substancielles.
La GOLDEN est décidée par les grands maîtres sur la base d'une proposition de l'un d'eux, acceptée à l'unanimité par l'ensemble des autres participants. Mais cela se fait souvent très simplement, car par expérience, les grands maîtres savent instinctivement à quel moment la Golden doit être annoncée.
L'accord de GOLDEN est donc libre, mais est soumis à l'accord tacite de M. LE CROUPION, seul apte à refuser une Golden si les conditions indispensables ne sont pas réunies. Les points de rejet sont les suivants :
- Golden demandée par un grand maître en tête ou bien placé en session et qui pourrait voir un intérêt à ce que la session stoppe rapidement.
- Golden demandée par un grand maître malheureux de son jeu et qui ne souhaiterait l'arrêt del a session que par mouvement d'humeur
- Golden demandée avant minuit, c'est à dire après moins de 3 heures de sessions, car une session doit toujours se terminer le lendemain de son démarrage (règle ancêstrale, lorsque les sessions servaient à déterminer le vainqueur de certaines batailles).
- Golden demandée pour tout impératif autre que grougniste : motifs professionnels (pour les grands maîtres semi-professionnels), alimentaires (pour les grands maîtres qui ont oubliés de manger avant la session) ou sexuels (surtout pour les grands maîtres qui fricottent avec une certaine Scarlett, mais c'est un autre débat), etc...
Dernier point de règlement : on n'appelle jamais la Golden. On demande en fait la SILVER qui, en quelque sorte, pourrait s'appeler AVANT-GOLDEN, car on estime que le choc serait trop violent pour les grands maîtres entre une activité physique et nerveuse surdimensionnée et un arrêt brutal de la session sur la jetée suivante.
LES ORIGINES
L'histoire n'a pas rendu à la Golden ce qui lui était due. Car l'origine du mot Golden date de l'époqie de Jules César, un siècle avant notre ère. Plusieurs de ses généraux étan des grougnistes convaincus, l'un d'eux lança, comme Suétone le biographe du chef romain l'indiquera dans son oeuvre, "Goldena jecta est" pour indiquer la dernière jetée. C'est la première trace écrite de la Golden.
On sait que par la suite, le grand Jules modifiera quelque peu cette locution pour faire son malin au moment où il traversera le Rubicon, mais il n'empêche que les faits sont là / une nouvelle fois la Grougniat était là où l'histoire se faisait.
L'IMPORTANCE DE LA GOLDEN
Il est facile de croire que la Golden n'est qu'une annonce sans importance, le coup de sifflet final qu'il faut bien donner à un moment ou à un autre.
Mais la Golden est plus que cela, car elle représente pour les grands maîtres sur 6 le dernier espoir de prendre la tête ou de faire un écart. Et là, chacun a sa technique, offensive ou épicerie, petite ou garde contre...
Mais le constat est cinglant : il est très rare que la golden soit la dernière jetée, car le taux d'échec est fabuleux sur la première Golden (76% en 2006). Chacun se sent obligé de forcer la chance et la chute est presque à chaque fois au rendez-vous , tous vos adversaires espèrant faire monter le bourron pour sauver sa session.
Car la partie ne s'arrête que par bourron vide. La base est là et une Golden peut faire la différence : après deux ou trois chutes, le bourron monte à 1000. Et tous es efforts faits en cours de session sont réduits à néant, car celui qui emportera la Golden remportera la session. Ce cas est fréquent et c'est tout l'intérêt d'une bonne annonce de la Golden.
COMMENT BIEN NEGOCIER LA GOLDEN ?
Il n'y a pas de vérité absolue. Mais il est vrai qu'il est difficile de savoir quelle attitude adopter lors de la Golden.
Pour le leader, la tentation est de prendre rapidement pour anihiler tout risque de montée de bourron intempestive. Mais en même temps, si le leader chute, il aiguisera encore plus les appétit et remettra tout le monde en jeu pour la victoire.
pour les autres, le choix entre prendre et épicer pour faire monter le bourron est cornélien. Epicer est risqué car il n'y a aucune garantie que le bourron vous reviendra et vous risquez au final de reculer au classement. Prendre peut être la solution mais en cas de chute, vous perdrez énormément de points et votre situation au classement général en deviendrait précaire.
Tout se joue donc à l'instinct, comme toute chose dans la Grougniat. Vous pourrez lire l'essai de Cingllette "Golden, l'ultime espoir" (P.U.T - 1997) pour mieux vous documenter, notamment gràce aux parties commentées du Ternay Tour 1987 où la victoire finale s'est décidée à la dernière jetée.
En tout cas, tout passe par la maîtrise de ses nerfs, surtout comme lorsque du Round XVI de ce Ternay Tour 2007, la Golden a durée près de 1h40. Vous verrez d'ailleurs ci dessous une photo du "Phoenix" Cingllette en fin de Golden, juste avant d'être pris en charge par l'équipe médicale.
A bientôt pour un nouveau "lexique"...
Nothing but the Grougniat !
Max Galère
Historien Grougniste







