Alors que les Grands Maîtres au sommet retrouvent l'espoir, G.C est au coeur de l'enfer. Suivons ses aventures dans un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat
Chapitre 34 : AU CENTRE DE LA MONTAGNE
De visage, MacMahon n’en avait plus. Brûlé par le froid et croqué par les glaçons, il ressemblait à un portrait fou, une horreur sur pied. Le cri que GC avait échappé se prolongeait dans l’effroi ; et il était si puissant, ce cri, qu’il faisait tremblé les ruines du visage de MacMahon… le détruisant plus encore.
GC cessa de crier, pour mettre fin au massacre. Il ferma les yeux pour les rouvrir, avec l’espoir que cette vision se terminerait, et que MacMahon aurait retrouvé sa figure. Mais il n’en fut rien. Rouvrant les yeux, GC contempla le même désastre.
Son cœur se mit à battre à toute zingue ! Mais que se passait il ? N’en finirait il jamais des horreurs ? L’Enfer ne lui donnerait il donc jamais la mort ? Devrait il passer par toutes les plus terribles émotions avant de pouvoir regagner un peu de calme, fut il mortel ?
La cavité n’était pas bien grande, mais elle était lumineuse. Elle était d’un bleu de glace, et étrangement, il y faisait chaud. Etait ce l’absence de vent, dans cet abris naturel, qui lui donnait une fausse impression de chaleur ? Sans doute, car il posa la main au sol, et constata qu'il s’agissait bien de glace, puis il fit le tour de la cavité des yeux, et se mit à donner un nom au lieu, cependant qu’il pensait à voix haute : « Voilà ton tombeau, GC, la galerie des Glaces ! »
Comme il se relevait sur un pas de danse digne du Roi Soleil, il convint aussitôt des douleurs qui irriguaient tout son corps. MacMahon reposait à ses pieds. Il le tourna face contre terre, afin de ne plus voir le spectacle de ce visage détruit. Que s’était il passé ?
Ses forces reprenaient place dans son corps. De voir clair et de n’avoir plus le refrain du vent dans les oreilles le comblaient d’aise. Et dans ce confort tout nouveau, il recouvrait un peu de lui.
« Venez, c’est en hommage à mon pays, on fait une session dans les cimes ! Et allez, les quatre autres qui sont d’accord, et la Grougniat qui monte dans les hauteurs… Et hop, l’orage ! Bravo MacMahon, belle organisation ! Une poignée qui s’en va, et les autres ? Abandonné ! Bravo l’organisation ! Et GC ? Et GC n’a plus qu’à écouter son courage et son panache ! Et GC n’a plus qu’à partir en Enfer ! C’est quoi ? La dernière solution que la Bourronne ait trouvé pour ouvrir son palmarès, liquider les autres ? »







