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Publié le 08/12/2006 à 22:21
Par lagrougniat
Bienvenue à tous dans le round X du Ternay Tour 2006, en live sur Internet depuis la jungle colombienne. La Grougniat a décidé de  bousculer le protocole diplomatique et de rentrer directement en contact avec les rebelles séparatistes pour leur proposer une session.

L'espoir des Grands Maîtres est que le grand spectacle proposé permettra de détendre les relations et de renouer le dialogue pour que leur idole Ingrid B. puisse au moins avoir des conditions décentes de jeu au tarot (c'est à dire au moins 4 partenaires et 78 cartes), avant d'imaginer une libération rapide.

Alors rejoignez nous et vous pourrez peut-être, vous aussi, aider par vos commentaires à la reprise des négociations.

World is Grougniat !!!!
Publié le 08/12/2006 à 15:31
Par lagrougniat
Comme chaque semaine, découvrez le vocabulaire de la GROUGNIAT. Cette semaine, c'est tout à fait exceptionnel : pour fêter son retour au sein de la confrérie, Remy la Renifl' vous explique lui-même LE CHIEN.



LE CHIEN


Dans le sens courant du terme, le chien correspond aux 3 cartes mises au centre de la table lors de la distribution ; ces cartes appartiennent soit au Preneur dans le cas de Prise, Garde, Garde Sans et à la défense en cas de garde Contre. Mais le terme de chien recouvre une notion plus riche et plus complexe que cette seule et simple description. Ne serait ce que dans la technique de réalisation du chien, qui fera l’objet d’un cours. Outre l’histoire ancestrale du chien, ce dernier connaît aussi plusieurs races. C’est bien là que réside d’ailleurs toute la richesse lexical du chien, et ses diverses subtilités. Car le chien est à plusieurs facettes. Il existe en effet quasi autant de chien que d’appellation de chien.

 

Les premiers chiens apparaissent peu de temps après l’apparition des hommes. En effet, on estime que très rapidement, les premiers hommes ont joué à des jeux qui comprenaient dans leurs règles les ancêtres de ce que l’on appelle aujourd’hui les chiens. Au fil des siècles et de l’évolution, les jeux se sont complexifiés jusqu’à définir concrètement les règles de base du tarot, et l’existence du chien. Les premiers chiens étaient aussi appelés des loups, parce que les joueurs les considéraient d’abord comme des atouts supplémentaires. Mais très vite, des expériences malheureuses apprirent aux joueurs du monde entier qu’un loup pouvait n’en cacher aucun, et que plutôt que loup, il convenait d’appeler le loup un chien. Le vécu du tarot, et la mise en place des différentes instances institutionnelles permirent de définir clairement une nomenclature des chiens et de ses appellations, sur la base d’un petit lexique illustré, réalisé en 1532 par Charles Mattel, en la ville de Daube-les-Corneilles.

 

Les appellations de chien sont aujourd’hui contrôlées par un institut de labellisation des appellations de chien du tarot qui est réglementé par le Conseil Scientifique de la Grougniat en partenariat avec les Hautes Instances de la Fédération Française du Tarot et les organisateurs du Ternay Tour.

 

On distingue donc plusieurs types de chien :
 

-         Le chien de berger, ou chien équilibré : il ne vous sert à rien qu’à ce qu’il est, c’est-à-dire un chien. Ce n’est pas rien, dans la mesure où il vous permet dans tous les cas de réaliser votre propre chien, selon la tactique de jeu que vous adoptez. Dans tous les cas, il n’apporte pas de plus value en tant que tel à votre jeu, mais vous est effectivement fidèle, car les trois cartes que vous pourrez mettre de côté ne se perdront pas en route, et vous les retrouverez à la fin de la partie dans le décompte des points. Le chien de berger est dit « chien équilibré ».

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Le molossoïde : comme son nom l’indique, ce chien transforme celui qui le prend en maître de guerre et des jeux et provoque la peur et le fatalisme des autres participants. Il est important que le joueur du roi appelé ne se fasse pas découvrir à ce moment là de la partie, car il est vite fait de repérer autour de la table celui qui, parmi ceux qui ne sont pas partis, se réjouit également du molossoïde (ces petits détails font les grands chelems). Le molossoïde trace la voie royale : il permet à celui qui le tire de s’assurer quasi de la victoire. C’est un chien quasiment jamais touché, qui pourrait ressembler aux trois atouts majeurs, ou à la combinaison de deux atouts majeurs et d’un roi (non appelé bien sûr). Le molossoïde appartient à la catégorie des chiens de race. Et des chiens rarissimes ; il est apparu pour le dernière fois en compétition en 1927, quelques jours avant le Krach de Wall Street, et nombreux furent les observateurs qui y virent un signe fort du destin… .

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Les bassets : ils font rire les participants et souffler le partant. Le basset n’est pas même un chien équilibré, ou au sens ironique du terme. C’est un chien plus couramment dit « de merde », de la tête faite par celui qui le touche. Non seulement il ne sert à rien, mais en plus il peut s’avérer problématique. Il peut par exemple correspondre à trois cartes faibles de la couleur du roi appelé. C’est une plaie dans le tarot, ou une chance, cela dépend toujours de quel côté l’on se place.


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Les chiens de types primitifs : ils sont d’autant plus rares qu’ils n’existent pas. Recensés dans la première nomenclature des chiens datant de 1700 avant notre ère sur des tables de marbre, le chien de type primitif relèverait selon les historiens d’une ancienne règle du jeu, qui aurait autorisé le preneur a s’enquérir des préférences sexuelles des participantes. En fonction des cartes présentes dans le chien, le preneur avait selon cette hypothèse le choix des pratiques à proposer aux participantes, ces dernières ayant l’obligation de s’y plier ou de céder l’intégralité de leurs rondelles. On ne sait pas définir, encore aujourd’hui, quels étaient les critères de définition du chien de type primitif.


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Les chiens d’arrêt, leveurs de gibier et d’eau : ces chiens là appartiennent à la catégorie des chasseurs. Très prisés par les joueurs de type sanguin, les chiens leveurs de gibier et autres permettent la plupart du temps d’annoncer des poignées, de se lancer à la poursuite du petit, de l’attraper et de faire un maximum de points. Même remarque que pour le chien molossoïde à l’attention du joueur ayant le roi appelé. C’est, bien entendu, le chien symbole de Diane la Chasseresse.


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Le chien de compagnie : le chien de compagnie se rapproche d’un chien de berger, à la différence qu’il propose généralement des habillés. Cela sert à garnir le chien qui sera mis de côté pour la partie, et d’assurer ainsi ses arrières. C’est donc lui aussi un chien dit équilibré.


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Les lévriers : ces chiens sont de la catégorie des chiens de race ; ils offrent en général un bout et deux autres atouts, ce qui permet d’annoncer des poignées, mais à la différence du chien leveur de gibier, ce chien ne sert pas à faire la chasse au petit mais à faire tomber les atouts et à couper. Même remarque à l’attention du joueur au roi appelé.


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Le chien du diable : catégorie préhistorique de la nomenclature, le chien du diable est évidemment celui où l’on retrouve le roi que l’on vient d’appeler. Par décence, il est demandé un peu de compréhension et de compassion aux adversaires du moment. Car cela peut arriver à tout le monde.


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Le chien de la chatte, ou chien pour l’hiver : il comprend les trois rois qui n’ont pas été appelés, et permet, comme son nom l’indique, de passer l’hiver au chaud. Un chien de race, bien sûr.

 

On recense plus de 476 000 appellations de chiens différentes de par le monde. Le seul inventaire exhaustif et détaillé de ces appellations est disponible en prêt à la Bibliothèque Nationale du Tarot, qui est partie intégrante de la Bibliothèque Nationale de France. (référence : « Toutou, le meilleur ami du joueur de tarot », de Blaise Demarbre, aux éditions Personnel et Confidentiel).

 

Avant que vous ne repreniez le chemin des tapis verts, il convient de noter que plusieurs pièges sont à éviter avec son chien :

-         Piège numéro un : un chien de race n’est pas toujours juste, et ne prévoit ni tous les maîtres, ni toutes les relations…

-         Piège numéro deux : certaines idées reçues, même sur le physique, peuvent aussi cacher une super race pour un chien équilibré…

-         Piège numéro trois : un chien est avant tout un chien, peu importe sa race, son comportement est en partie obtenu par la complexité des relations entre ses acquis (ce que vous en faites) et ses innés (les cartes qui le composent) : il y a donc aussi des confusions qui sont faites entre ce qui vient du chien et ce qui vient du « dressage » qu’il peut recevoir.

 

Enfin, vous pouvez consulter, pour en savoir plus, ce merveilleux site, qui parle d’un autre chien, mais nous invite à la danse ! http://www.danseavecleschiens.com

 

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