iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 11/05/2008 à 09:38
Par lagrougniat
Lorsqu'une session démarre, tout le staff technique peut enfin respirer... Encore faut-il qu'il y ait encore de l'oxygène si vous vous trouvez à 8000 mètres d'altitude. Bienvenue dans un nouveau chapitre de "Wild Of Grougniat", le roman posthume d'Albert Shopainoulder, en exclusivé avant sa parution.

Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat




Chapitre 4 : VERS LA SESSION


Dans les loges, Rémy savourait un thé, qu’il partageait, bouillant, avec Diane. Leur conciliabule était d’un silence de sage, et leurs regards sans cesse se portaient vers les nuages disparates, orphelins au milieu d’un ciel au bleu inondé de lumière. La tranquillité qui se lisait sur leur visage rejaillissait sur les étoffes qu’ils portaient tout deux larges… et l’on aurait dit les couleurs de leurs habits prendre un éclat de ciel.

A Madame la Bourronne qui passait près d’eux, Diane envoyait un geste de bienvenue. Sa paume se déployait et indiquait des coussins à ses côtés, mais Madame la Bourronne déclinait à peine l’invitation qu’elle se dirigeait déjà vers les maquilleuses. Loin de la détendre, l’altitude et le manque d’oxygène provoquaient chez elle une angoisse aussi sourde que tenace. Les petites mains expertes des maquilleuses adouciraient sa tension, ne serait ce qu’en faisant passer le temps plus vite.

Non loin Dédé s’entretenait avec MacMahon, venu s’assurer du confort des Grands Maîtres. Les deux hommes s’appréciaient et Dédé tapotait l’épaule de l’organisateur hors pair qui retournait déjà à ses affaires urgentes. Alors, Dédé, dans une grande inspiration, semblait se mêler aux airs légendaires qui l’entouraient… Au cœur de la grandiose nature, n’était il pas à sa place ? Cette session était la sienne… comme ces montagnes, lui, Dédé, était une sorte de monument hérité des dons de la nature !

Jetant un œil vers GC, il souriait doucement et rejoignait Cingllette, qui ajustait ses vêtements. Cingllette était à sa place lui aussi, pensait Dédé alors qu’il lui demandait comment il prévoyait la session. Mais l’heure n’était plus aux bavardages, et le multiple vainqueur de Ternay Tour ne répondait que d’un sourire retenu. Les victoires, semblait il dire, commençaient dans la coulisse. Et Diane n’était elle pas en train de puiser toute son énergie à ce lieu, pour gagner les firmaments du jeu quelques minutes plus tard ?

A tout cela GC ne prêtait pas la moindre attention. Il préfèrait regarder les tribunes et lancer des clins d’œil dans les rangs des invités célèbres. Il lançait des plaisanteries aux techniciennes qu’il estimait estimable. Il jouait le dilettante en sautillant de Charles Quintefleuche à Habib Liotec. Aucun doute ne transpirait de son attitude ; nulle seconde ne se peuplait chez lui d’interrogations liées aux conditions de jeu… N’était il pas GC Dialey, le Grand Maître de la Panoplie ?

L’agitation des techniciens se calmaient vers la scène et se déplaçait vers les loges. MacMahon, de plus en plus souvent, jetait de brefs regards en direction des Grands Maîtres pour juger de leur préparation.

Sous les yeux des spectateurs, l’accalmie soudaine annonçait le spectacle imminent. S’il n’était pas de rideau qui ouvrait la scène, la pièce allait commencer. A l’honneur pour cette session, c’est Rémy le premier qui s’asseyait près du Bourron, à la table des jeux. Un frémissement traversait l’assemblée.


 


Mon calendrier
< Mai. 2008 >
L M M J V S D
   1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031 
Trafic
Noter ce blog :
1 5
2078 connectés
175362 visiteurs
Ce blog est classé 1618ème
Score de ce blog : 3,68
Contactez-moi
Mail :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
BlogoMetrie 2.0
Top Blog