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Publié le 13/09/2007 à 04:18
Par lagrougniat
G.C DIALEY, éternel sujet de débat pour tous les amateurs grougnistes... Esthète génial ? Petit joueur frileux ? Les questions se multiplient autour du fantasque grand maître. Impossible pour Alain Bechamel de ne pas apporter sa pierre à l'édifice...


GC, la tourmente ?

 
GC est il vraiment malchanceux ? Autant mettre les pieds dans le plat sans attendre le bas de la quatrième page. Au risque de déplaire à mes lecteurs, je préfère encore cela à les perdre tout à fait, par soporifisme !
La question est donc posée, brûlante, osée, polémique. Une question qui se place dans votre bouche avec la même agressivité qu’un piment de Cayenne, et vous sentez bien vite que, peut-être, vous n’auriez pas du aller sur des terrains glissant de cet ordre.

 
Les risques ?
Toucher juste, ou se tromper. Nous tromperions nous, la calomnie ainsi lancée serait elle plus grave qu’une attaque délétère d’un Grand Maître ? Nous en doutons. La rédaction, tout pouvoir a t elle, n’a pas celui de déstabiliser ceux qui font rêver le monde, ou bien seraient ils des imposteurs. Toucherions nous juste, le risque se justifierait de lui-même et la question ne se poserait pas.

 
GC est il vraiment malchanceux ?
Comment diable une telle interrogation a t elle pu surgir dans notre esprit mal tourné ? Est ce par pure méchanceté ? Par moquerie ? Afin de toucher Dialey dans son orgueil, pour qu’il en finisse avec l’infamie qu’il fait lui-même à sa réputation ?

 
Depuis quelques sessions en effet, Dialey n’est plus Dialey, mais l’ombre de GC, ce brillant joueur qui avait gagné un Ternay Tour et laissait entrevoir des capacités hors du commun. Dialey n’est plus Dialey, mais l’ombre plane sur lui des tentations les plus basses, les plus viles ; et ses ambitions semblent pousser au ras des pâquerettes !
Acculé par les accusations de ses homologues, Dialey n’a rien trouvé de mieux que de dire qu’il se plaçait dans la position de celui que l’on peut appeler et qui, alors, est une pépite. Fumeuse théorie qui montre bien, et sans qu’il soit utile de commenter plus loin, les futilités hypocrites de GC, et qu’il imagine faire avaler au public.

 
A bout d’arguments, Dialey n’a finalement plus qu’une seule parade, se raccrocher au branche de son score actuel. Être encore en course pour le titre à quasi mi-Ternay Tour, c’est une situation favorable et qui semblerait indiquer qu’il est en passe de retrouver son jeu. Car, en effet, GC l’avait perdu.


L'échelle de la victoire, un rève en sépia pour GC ? (Ag. Kapaprendre - 06/2007)

S’emballant dans son succès, GC n’avait pas su gérer la pression qui s’abat sur les vainqueurs, et s’était petit à petit retrouvé entraîné dans une chute qui toucha bien vite, malgré tout, au pathétique. Alors, GC tonitruait à qui mieux mieux qu’il était le panache incarné, et que son panache lui coûtait les titres, quand les autres grands maîtres n’étaient bons qu’à l’épicer, lui, le valeureux joueur embelli par le panache.
La vision héroïque que le joueur diffusait autour de lui a fini par se tasser. Le panache, un jour, trouvait le bout du disque. Et le refrain, à se répéter, ne passait plus.
GC traversait alors des sessions sombres. Il errait de défaites en défaites. Humilié par le sort.
Puis, comme en toute chose humaine, les dés ont tournés. Après le temps des creux au bas, vint le temps des creux au haut.

 
Ainsi et depuis une dizaine de session, GC ne flirte plus dangereusement avec les fantômes des grands maîtres les plus fantomatiques de l’histoire, mais parvient à terminer les sessions en collant aux basques des meilleurs. A quel prix cependant ?
Depuis une dizaine de sessions, GC attribue ce retour à la normal à sa nouvelle stratégie de l’attente doublée de crainte, timidité et autres épiceries en fanfare et, tout cela enchaîné, cela donne une colonie ubuesque de jeux incompréhensibles dont GC, satisfait par les scores qui en découlent, soutient qu’il s’agit de la seule voix du salut, qu’il en est ainsi de la Grougniat, et que cela lui permet de gagner !

 
Or, et les spécialistes du jeu en conviennent, il apparaît dès lors de multiples contradictions qui limitent la portée de l’analyse dialeysienne.
En statuant par principe que les possibilités de victoire à la Grougniat sont rattachées obligatoirement à l’attente et à l’épicerie, GC réfute toute la construction de la Grougniat autour du génie des Grands Maîtres. Non seulement il s’engage dans une négation du génie grougniste, mais il insinue que la Grougniat connaît une fatalité, et que le jeu de cartes suprême n’offre aucune chance de victoire à ceux qui osent, à ceux qui inventent, à ceux qui tentent, que le jeu de cartes suprême est dominé par les stratégies de gestionnaires timorés.
Faisant basculer la Grougniat dans ces travers, il n’atteint pas seulement à l’identité grougniste, mais il avance, incidemment, que la Grougniat n’est pas la Grougniat, mais du tarot.
Continuerait il à stipuler que sa tactique est la seule voix du salut, qu’elle est la seule solution pour l’emporter, GC condamnerait la Grougniat à s’interroger profondément : elle pourrait être pratiquée par un joueur de Tarot, qu’il serait.

 
Au-delà de cette précision ô combien gravissime, il convient de rappeler que, pour autant que Dialey avance la théorie selon laquelle ses couardises permettent de gagner les sessions, il ne gagne toujours aucune session, et parvient à se maintenir au score, pas plus / pas moins que les cinq autres Grands Maîtres qui ont la couardise en oubli. Autant dire que la justification de Dialey, en plus qu’elle s’avère particulièrement dangereuse au regard de l’esprit de la Grougniat, qui n’est pas du Tarot, est une mystification. Mais pense t il sérieusement que cette tentative de mascarade fonctionne ?

 
G.C, mystique épicier ? (Ag. Kapaprendre - 03/2007)

Cette question se pose aussi rapidement qu’elle se traite. GC sait bien une chose : il est un Grand Maître et il joue contre des Grands Maîtres. Autant le dire, donc, tout de suite : aucun de ses adversaires au Ternay Tour n’a reçu, ne serait ce qu’une seconde, ses arguments avec sérieux. Mais tous ont bien compris, et dans la seconde, que GC construisait une nouvelle et énième tactique. Nous ne l’analyserons pas plus avant ici, mais cette tactique consiste à se faire passer pour un vulgaire joueur de tarot, couard, hypocrite, voire lâche, tout en profitant de quelques occasions pour constituer son capital point, et le tout en utilisant la tactique de Cingllette, le silence, et celle de Rémy, l’absence répétée. La conjugaison de ces diverses approches lui permet de jouer placé. GC sait qu’un Ternay Tour se gagne aux alentours des 2200 points de moyenne. Pas besoin de gagner les sessions. Il suffit de terminer deuxième ou troisième à toutes.

 
Le calcul est sans panache mais il a le mérite de tenir la route.

 
Cependant il semble apparaître une nouvelle question. Comment GC est il arrivé à concevoir une telle stratégie ? Une stratégie si tourmentée ? Si compliquée ? Comment ? Pourquoi ? GC serait il en lutte avec lui-même qu’il ait besoin, à ce point de cacher ses ambitions, de serpenter entre les lignes, de fuir, telle une anguille, en refusant d’assumer la nature actuelle de son jeu et voulant faire passer sa couardise pour un service gratuit et disponible ouvert à toute personne qui déciderait de partir et aurait l’intelligence de l’appeler lui, et surtout pas un autre, au risque de chuter bien lourdement ! ? GC serait il en lutte avec ses propres démons ? Et, alors, de quels démons s’agit il ? Serait ce les démons de ses propres théories ? Serait il, GC, en train de se mordre la queue ?

 
La disette fut à ce point longue, et prétextant d’abord le panache s’orientant vers des tactiques épicéennes, et aujourd’hui peureuses, GC ne témoigne t il pas, avant tout, d’un certain désarroi ? Est il vraiment malchanceux, c’est à dire : ses défaites sont elles le fait d’une absence de chance, comme il arrive parfois à tous les grands Maîtres, ou sont elles le fait d’un autre élément ?

La question, à n’en pas douter, GC se l’est posé. Il se l’est posé et, devant l’esquisse d’une réponse qui ferait peur à n’importe qui, il s’est retranché derrière une attitude grougniste à la complexité toute symbolique : les impasses et les multiplications tactiques sont le reflet d’une identité bouleversée, en pleine reconfiguration, et marquée par des doutes et des craintes extrêmes !
Si GC n’est pas à proprement parlé malchanceux, la question qui découle est évidente : ne perd il pas tout simplement à cause d’erreurs de jeu ? 

Retranché, GC continuera t il longtemps ce chemin de fuite ? Il serait plus que temps qu’il donne une interview. Ses fans s’inquiètent.


Nothing but the Grougniat !

Alain Bechamel
Editorialiste

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