Chapitre I : A la recherche du plateau idéal
Les sommets étaient d’un blanc immaculé. Il ne faisait plus de doute que la session serait celle de tous les frissons. MacMahon, l’organisateur, responsable de la logistique pour la DOIGT, repérait les lieux depuis plus de trois semaines.
A travers les différents plateaux himalayens il voulait trouver LE lieu où pourrait se tenir la session la plus haute de l’histoire, sur les terres de Rémy la Renifl’, le Grand Maître népalais, ou tibétain, on ne sait plus. MacMahon avait marché des jours et des jours, rompu le dos des yacks qui portaient ses affaires, harassé même jusqu’aux sherpas qui l’accompagnaient. Senshu et Grima suivaient les pas de MacMahon sur une injonction de Rémy. Ce que Rémy voulait, Senshu et Grima le faisait de leur mieux. MacMahon était ainsi accompagné par la crème des grimpeurs népalais. Il ne pouvait que remplir sa mission, quelque soit les fatigues.
Le plateau semblait parfait. Le soleil y pénétrait comme dans une vasque l’eau pure de rivières attendues, par vagues d’immenses rayons… ils donnaient à tout ce lieu une dimension sacrée, tant la lumière s’y propageait aussi doucement que surement. Et l’on baignait alors dans une satiété que le serein disputait à l’enthousiasme.
MacMahon croyait rêver : on pouvait utiliser les bords montagneux du plateau pour tribunes. L’endroit, quoique majestueux, n’était pas si grand… mais l’espace était suffisant pour imaginer une scène de jeu, et les loges personnels des Grands Maîtres, et les coulisses nécessaires à toute l’organisation.
Bref, la nature avait pensé parfaitement. La session se déroulerait ici, entre le ciel et le sol. Ici, les Grands Maîtres, mieux que n’importe où, seraient chez eux. Un instant, MacMahon eut des frissons à imaginer la jeunesse de Rémy dans ses montagnes infinies.
Chapitre II : La caravane du Ternay Tour
Des caravanes colorées grimpaient
Un lama représentait son souverain le Dalai et accompagnait le voyage du Bourron qui, pour l’occasion, tel la flamme olympique, circulait à la vitesse des pas, et s’invitait lentement vers le théâtre final.
Simples comme des apôtres, les Grands Maîtres s’étaient mêlés à
Dédé la suivait de près, comme aux aguets du moindre énervement, sentant bien qu’il y avait là le moyen de « tuer » une candidate au titre avant même que la première donne ne soit lancée… L’imitant, GC sur-jouait la facilité et l’habitude : on aurait dit qu’il gambadait plutôt qu’il marchait.
Et bien sûr, heureux comme un paon que la Grougniat vienne sur ses terres pour la session, Rémy resplendissait plus que tout autre. Transporté par des moines tibétains en apprentissage, entre le lama et le Bourron, il devisait avec le ciel, d’un sourire extatique.







