Aujourd'hui, deuxième article de notre trilogie consacrée à la chasse au petit.
La semaine dernière, vous avez appris les rudiments de la chasse au 1 d'atout, ce oudler magique qui permet de réaliser ses contrats avec beaucoup plus d'aisance.
Vous pouvez retrouver l'article en cliquant sur le lien ci dessous :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/240742-le-geste-technique-lart-de-la-chasse
Cette technique du tarot classique est quelque peu utilisée au sein de la Grougniat, mais en session, les adeptes du beau jeu préfère d'autres variantes, plus techniques et spectaculaires. Voici donc la spécialité de Diane la Chasseresse : la traque.
LA TRAQUE DU PETIT
Origines
On trouve bien sûr les prémices de cette technique dans l'arbre généalogique de Diane. C'est en fait son arrière-arrière grand père, Olaf le trappeur, chasseur d'élan de profession, qui pensa un jour qu'il était possible d'adapter les techniques de la chasse animale au tarot classique.
Son raisonnement est simple et limpide : l'élan doit se croire en sécurité pour que le chasseur puisse l'attaquer par surprise sans échapatoire possible. L'équipe d'Olaf commençait donc toujours sa traque en attaquant à quelques centaines de mêtres de l'elan. Celui-ci, sûr d'être à l'abri, relâchait sa vigilance et Olaf pouvait l'atteindre par des chemins détournés sans que la pauvre bête ne se soit apperçue du stratagène.
Au tarot, même combat. Le possesseur du petit ne devait pas se sentir chassé, jusqu'à qu'une série d'atout l'oblige à offrir à l'adversaire son oudler chéri. Cette technique novatrice valut bien sûr à Olaf d'être exclu de tous les tournois de tarot de Suède. La confrérie de la Grougniat l'accueilla donc à bras ouvert et il fut le premier d'une lignée de grands maître existant encore aujourd'hui.
Analyser ses chances de réussite
Analyse statistique : Technique 30% - Chance : 30% - Talent : 40%
Un simple bon jeu ne suffit pas à réussir une traque. Il faut quand même avoir quelques bases solides pour que le petit vienne à vous. La technique la plus classique consiste à avoir quelques atouts (pas forcément le plus gros) et une famille à côté.
Cela va permettre de faire croire à une simple méthode pour faire tomber les atouts, alors qu'en fait un véritable combat est engagé contre un petit qui se croyait bien défendu.
Voici l'exemple type de jeu de traqueur :
LA TECHNIQUE
Début de la jetée : La diversion est la base de la traque. Il faut donc que le petit prenne ses aises pour ne pas voir le piège. David Copperfield du tarot, vous attaquez donc par faire tomber les gros atouts avant que l'on ne connaisse l'identité de votre partenaire. Avec un peu de chance, le petit ne sera pas posé au hasard.
Mileu de la jetée : Enchaînez avec votre famille. Le jeu des coupes et surcoupe devrait faire que le petit ne pourra être posé. Il faudra toujours à son possesseur monter à l'atout. Le petit perdra donc sa garde rapprochée. N'hésitez pas à perdre des points à cette couleur. Le jeu en vaut la chandelle.
Fin de jetée : Terminez avec vos atouts. Le petit verra le chasseur, mais il sera trop tard pour lui et il mourra dans les bras d'un pauvre quatorze, voire moins. Vos adversaires seront abattus et vous verrez un certain respect dans leurs yeux (ou de la haine peut-être).
Soyons clair : la traque n'est pas garantie comme une réussite à chaque coup. Il faut l'utiliser avec parcimonie et bien cacher votre jeu. Les esprits sceptiques et chagrins vous diront que ce n'est que de la chance. Les esprits chagrins sont sans doute de simples taroteurs, ils ne saisissent pas les subtilités de la Grougniat, car un grand chasseur sait quand il doit réaliser sa traque et il n'y a aucun hasard dans tout cela.
La semaine prochaine, fin de notre trilogue avec la battue, la technique suprême du chasseur. Soyez nous fidèle.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder
Tacticien grougniste








> Lire le commentaire