|
Publié le 22/05/2007 à 17:33
Par lagrougniat
Suite de l'Edito d'Alain Béchamel sur les forces en présence pour ce nouveau Bourron de Bronze. Une fois n'est pas coutûme, nous terminerons par ces dames.
Du côté des dames, c’est pas Charlie qui rigolerait ! Le Spring Contest a sonné le glas des ambitions féministes d’un ras de marée en jupon et renvoyé l’une et l’autre des deux championnes de la Grougniat à des études de recadrage !
Diane n’a bien que ses yeux pour pleurer, aux douloureux regrets d’une victoire échappée alors qu’elle lui était promise… Bien en peine de rester à flot en termes de score depuis la session numéro 16, elle a vu fondre son avance sans même pouvoir se battre… et dans ce naufrage lent et irrévocable, on ne saurait trop féliciter la manière combattive avec laquelle elle s’est finalement échouée à quelques encablures d’une dernière place qui commençait à lui faire des sourires narquois !
Peu déstabilisée par sa malédiction, beaucoup ont commenté cette descente aux enfers comme symptomatiques du fait que Diane ne gagnerait jamais. Faut il leur donner tort ?
Le doute, sans prendre corps autour du tapis et des luttes, est né alors qu’au lendemain de son deuxième succès consécutif, Cingllette arborait à son bras, tous muscles bandés, la silhouette bikinie de la célèbre chasseresse… Ainsi privée de gloire, la défaite se consolait dans les bras même de celui qui avait causé sa perte… Anicroche certaine portée à la crédibilité de ses ambitions, cette anecdote sentimentale a rendu Diane à ses fantômes, et l’on entend déjà les grands maîtres se gausser de son nombre d’atouts, de ses ouvertures… de son potentiel et de son classement… Et pourtant ! Délesté de ses accords avec Rémy, qui l’handicapaient plus que sûrement, Diane a fait montre lors de sa chute vertigineuse d’une opiniâtreté valeureuse et sa bravoure n’est plus à mettre en doute…
Ne serait elle pas l’étoile en construction de la Grougniat ? Car en effet, qui d’autre qu’elle semble, en mesure, aujourd’hui, de tréander avec le même aplomb qu’un autre grand maître ferait tout simplement son score ? Qui d’autre qu’elle semble en mesure, aujourd’hui, d’épicer avec le même appoint que le salopettisé Cingllette ? Qui d’autre qu’elle semble en mesure, aujourd’hui, d’assurer des parties basses dans les sommets ? A n’en pas douter la plus complète des Grands Maîtres avec Dédé, Diane est de la race des perles rares… dont le développement est dans le temps avant tout une question de patience. Histoire de s’en persuader, on refera chacun l’historique de ses participations à la Grougniat pour constater que son ascension ne s’est jamais démentie et que, mis à part ce coup de mou de fin de Spring Contest, elle n’a connu que le plus bel équilibre entre l’apprentissage et la mise en pratique.
Ceci dit, on ne se disperse plus en moqueries, mais l’on sent d’emblée qu’à chacune de ses apparitions, les échines recourbées sur cartes pourraient trembler à en suer du front et, sans bien comprendre ce qu’il arrive, se retrouver les quatre fers en l’air, à demander pourquoi, pourquoi, pourquoi… la chasseresse a encore frappé !
Frappée d’inanition, la Bourronne n’en est toujours pas revenue. D’aucun média bien renseigné quoique tenu par les financements occultes de la famille Mesrine, argentier historique de la presse grougniste, ont assuré qu’il ne fallait en rien s’inquiéter… Mais le mensuel « Prisons Passions » ne s’y est pas trompé qui a vu, le premier, un signe alarmant d’auto-détention dans le comportement de la Bourronne. Le rédacteur en chef commentait ainsi « qu’il était probable qu’après une troisième et telle désillusion la Bourronne ne sache seule s’en remettre et s’en remette ainsi aux lois d’auto flagellation les plus dures du milieu… » Un coup qui ne réussit pas est un échec, deux coups une insulte, trois coups un problème personnel. Voilà donc la Bourronne livrée à elle-même, abonnée au podium et renvoyée dans ses ambitions à la partie congrue qu’on nomme le minimum syndical.
Qu’a t elle fait alors ? Aidé par le Grand Méchant Love, nous savons que la Bourronne a tenté d’oublier ses déboires au sein de la bouteille, fréquentant les distilleries avec plus d’assiduité qu’elle n’a du, à l’époque, consulter les manuels d’apprentissage de la Grougniat… Puis, se lassant des vapeurs alcooliques et des vomitos de ses camarades de dégénérescence, elle se serait laissée allée à quelques embardées cocaïnomanes, entraînant dans sa foulée l’innocence malheureuse de ses princesses, abandonnées sur l’autel du démon aux perversités des soirées blanches de l’ami P. Diddy. Bien mal lui en prit, la garde lui fut retiré illico, de quoi prendre le temps d’oublier plus clairement encore ses échecs, et de tomber plus bas encore. Présente à la Beaujoire pour encourager les Canaris à la relégation, elle aurait jeté son dévolu sexuel sur les personnalités du foot hexagonal, participant à des raouts organisés par Serge Le Dizet, où l’on retrouvait pêle mêle Ulrich Ramé, Mickael Isabey et Grégory Wimbée.
On comprend que la presse n’est pas fait ses choux gras d’un tel état de dépravation. Mais le pire est venu par la suite, puisque la Bourronne s’est sentie tenue de se présenter au Festival de Cannes, elle qui l’avait éblouie l’année dernière dans sa robe Christian Labannière, au bras de Rufus Wainwright, dont l’on ne précisera pas qu’il a fait son coming out depuis. Fustigeant Scarlett Johansson qui arrivait par ailleurs, la Bourronne s’est fendue d’un clin d’œil à Sophie Marceau et à Sharon Stone en perdant sa petite culotte pendant qu’elle montant les marches…
On remercie encore ses amants du jour, Daniel Ceccaldi et Bernard Menez, de lui avoir assuré que Marilyn Monroe montait les marches peu après elle, craignant qu’elle veuille aussi que sa jupe bouffe dans le remue ménage du vent marin… Bref, la déchéance est là, la Bourronne n’y échappe pas, et l’on craint qu’elle ne connaisse les mêmes affres qui défrayèrent la chronique du Sniff… car à peine finit on d’énumérer la longue liste de ce passif débordant qu’il convient de reprendre son souffle mais que tombe la nouvelle inquiétante : la Bourronne est déclarée absente à l’aube de la reprise…
Le Summer Contest démarrera sans elle. La DOIGT a immédiatement dépêché ses experts qui ont confirmé que la championne fréquentait un établissement thermal dans lequel elle partageait ses parties de pèche avec le rocker Pete Doherty. Les mauvaises langues ont souligné avec un accent significatif le mot thermal, incitant à penser qu’il s’agissait davantage d’une clinique de désintoxication. Aperçue cette semaine sur les plages de Barcelone, elle serait plus ou moins remise et prête à envisager, sous peu, un retour à la compétition… Le temps d’expliquer à monsieur Wimbée que son amour était pure perte…
Si l’on ne doute pas que son talent est intact, on s’inquiète beaucoup de sa motivation. Compétitrice née, saura t elle se relever de l’humiliation de la défaite répétée sans trop tendre du côté d’un panache d’apparat qui ne l’aiderait pas à redorer son lustre… car de lustre elle ne connaît qu’un seul, celui au goût particulier de la victoire.
Nothing but the Grougniat !
Alain Béchamel
Publié le 22/05/2007 à 16:30
Par lagrougniat
A quelques heures du début du SUMMER CONTEST TERNAY TOUR, le nouveau bourron de bronze de la Grougniat, Alain Béchamel nous livre les enjeux et impressions sur la nouvelle bataille qui s'annonce...
Ça s’est terminé sur un rythme de folie… sous les insultes, les promesses de vengeance, des allégeances de tout bord et de toute sorte, des phrases définitives sur l’esprit de la Grougniat, du jeu, sur le monopole du panache décrété par les uns, l’intelligence tactique décrétée par les autres… voire, un bain de sang, une salve de ta gueule, des grognements intempestifs et des inimitiés profondes. Le sprint final du Spring contest va laisser des traces…
La Bourronne, définitivement perdante, a redoré son blason par une vraie pugnacité… Cingllette, roi de la chatte qui colle aux cartes, s’est assuré une génération de moqueries délétères pour geignement injustifié… GC a fait tomber le masque et, sans doute, perdu quelques fans au passage… Diane n’a brillé que par l’étendue toujours non prouvée de ses pouvoirs occultes, et Rémy par sa capacité à hésiter encore face aux démonstrations douteuses de Diane… Dédé, si méritant, a terminé la compétition en se demandant si la Grougniat n’avait pas créé Dieu dans l’unique but de faire rire…
Bref, un Ternay Tour se termine, un nouveau commence, et tout l’intérêt de la Grougniat semble démultiplier… A quelques heures de la première session du Summer Contest 2007, les esprits les plus chauds n’en peuvent plus d’attendre le retour à la compétition de nos héros… Entre ce qu’ils ont pu faire durant ce temps de repos et l’état dans lequel ils retrouvent le tapis, votre analyste en chef a de quoi déblatérer des heures… ! Avant de s’intéresser aux dames, voici passé au crible nos héros masculins …
A tout chef tout honneur, et Cingllette s’impose comme le chef de la Grougniat. Lui qui avait dit en off avant le début de la finale qu’il allait « dégorger et déplumer les grands maitres comme des poulets », ne s’est guère trompé dans ses prévisions. Transparent une nouvelle fois pendant les trois quart des ébats, il empoche les bourrons en tombant sur les bonnes cartes… Les dieux du jeu sont avec lui, et rien n’est plus sûr qu’il sait en profiter… Fin tacticien, prudent, opportuniste, il a raflé la mise quasiment sans souffrir, au point qu’il aurait reçu proposition du cabinet du nouveau président de la république française pour intégrer une cellule de réflexion autour du « savoir réussir comme savoir vivre ». En effet, s’il est un reproche qui reste coincé dans le gosier blessé des grands maîtres, c’est bien cette pudique prétention du vainqueur, érigée en maîtrise de soi toute factice, et habilement dégoupillée pour quelque distribution de « sans rancune » à l’adresse de la bourronne et autres sourires carnassiers plein d’incompréhension cynique en direction de Diane… Certains lui reprochent également d’avoir dépuillé Dédé d’un superbe titre sans même avoir dédaigné féliciter le perdant en fin de partie… Habitué du succès, l’ancien alter-grougniste piste aujourd’hui de nouvelles amitiés, ainsi qu’il aime désormais à se définir comme un « killer grougniste ». Tout lui réussit tant qu’on se demande bien si, au cours de l’été, il ne va pas se retrouver le cul dans l’eau, dans le grupetto, à blaguer avec Dialey sur de pseudo tactique de gagne… Les médailles ont leur revers… On voit mal Cingllette ne pas y échapper…
Le Summer Contest qui démarre est pour lui, à n’en pas douter, celui de tous les dangers… D’autant plus qu’aucun grand maître, à la table, n’hésitera à être, bien plus que le commanditaire, l’éxécutant de l’acte de grâce, s’il devait advenir… Qui, en effet, des grands maîtres, n’a pas rêvé ces derniers jours, qu’il arrive à Cingllette ce que Rémy connut lors du premier Ternay Tour 2007 ?
Celui qui pourrait suivre le chemin inverse à celui futur possible de Cingllette, et qui tutoie les sommets avec de plus en plus de familiarité, c’est Dédé ! Alors qu’il vient de commettre une fin de Spring Contest de légende, vainqueur potentiel à quelques jetées finales, pour échouer d’un rien, on voit bien le plus expérimenté des Grands maîtres poursuivre sur cette lancée… Toujours sobre et efficace, Dédé s’affirme de plus en plus comme le joueur tout terrain par excellence, jamais bruyant mais jamais sourd, il joue juste à chaque main, et ne touche en général à terre que sous les assauts conjugués d’un grand maître et de sa chance…
Autant dire que Dédé est devenu un redoutable prétendant, qu’il a le mental au top, qu’il ne tergiverse plus ni dans la plainte ni dans d’absconses alliances… et qu’il semble suffisamment aguerri aux tensions brutales des moments chauds pour être l’homme de la situation décisive lorsque cette dernière se représentera… Bien arrimé à la Grougniat depuis des décennies, l’ex star des sixties and seventies remet le rock’n folk au goût du jour… On ne s’étonnerait pas qu’il arrive aux prochaines sessions avec les cheveux longs tombant sur un torse nu et imberbe… en invectivant les sons électriques de la guitare d’Hendrix et les stridences de Janis Joplin… Bien malin qui saura contrer le vieux renard des surfaces !
S’il est un grand maître qui serait, d’une jetée à l’autre, tantôt le cador, tantôt le connard, tantôt le branleur, tantôt le joli cœur, une sorte d’hybride indéfini aussi multiple que perdu, c’est bien GC Dialey… Alex lui aurait elle porter malheur ? Depuis que l’amoureuse des déchus, dingues et paumés s’est entichée du beau mâle aux ingénieuses trouvailles, ses inventions se sont soldées de primes à l’idée et de naufrages sans commentaire… La raison a vraisemblablement gagné notre homme au fil de Bérézina qui ont eu raison de certitudes devenues aveugles, mais il reste encore fragile et sensible au moindre appel en lui de retentissement issu de ses délires féconds ! Le règne de la Garde Contre est passé de mode et, en nostalgique d’un romantisme à tous crins, notre Dialey convoque une nouvelle théorie sur la Garde Sans qui, selon lui, est une garde dont on est sûr, parce que si l’on est sûr de sa garde sans on fait garde contre… En justifiant la non invocation de la garde contre sacrée dans sa famille, GC n’atteint pas trop à ses dorures et dignité… et, surtout, il ouvre la voie à une refondation stratégique qui inclut plus de prudence et moins de prétention. L’ex petit prince de la Grougniat, génial créateur du quatrième bout, de la tréandise et du panache payant, reste le joueur le plus imprévisible du circuit, mais il ne fait plus peur à personne… Ce dernier aspect marque à n’en pas douter tout l’enjeu du Summer Contest qui arrive car, tout auréolé qu’il serait d’un virage tactique salvateur, GC n’en resterait pas moins inoffensif s’il ne marquait pas les esprits de son retour sous le seau de la détermination la plus inquiétante… On voit avec le recul comment son succès dans le Ternay Tour 2006 a tenu de son prodigieux talent, et comment depuis, aguerris, les grands maîtres ne se laissent plus abuser de la sorte et sont capables de réduire toute trace de talent d’un revers délétère, stratégique et chanceux… La domination de Cingllette n’est elle pas, avant tout, la puissance d’une certaine terreur, celle de l’épicerie qui traîne, de l’ombre d’un vautour aux aguets… ? GC va devoir se faire craindre pour prouver qu’il n’est plus l’enfant gâté qui alterne d’Inagacébeule en copain de tout le monde, acquiessant dans un grand rire à chaque dernière réplique en date…
Dernier copain en date de GC, Rémy le tibétain, marcheur de l’impossible, a beaucoup plus la tête à sa mission évangéliste qu’à la victoire dans la Grougniat ! Défait impitoyablement lors de la première édition du Ternay Tour en 2007, il a prit l’option de la promotion du jeu dans les zones montagneuses et se consacre en Haut Commissaire de la DOIGT à l’accès de la Grougniat pour les plus isolés. On l’a ainsi vu jouer au grand maître pour les villageois du Kilimandjaro, décupler d’énergie pour traverser les Andes en jouant à la Grougniat et pousser le vice jusqu’à demander au Dalai Lama de réfléchir à l’intégration, dans le Bouddhisme, d’un Dieu consacré au jeu suprême… Bref, rien de transcendantal qui laisse supposer qu’il puisse revenir dans la course au titre… Cependant, ne nous y trompons pas… Dans les dernières sessions du Spring Tour, on l’a vu qui, sans dominer, terminait toujours placé, sans faire d’autres bruits que ses attaques à tout va, délétères à l’emporte pièce… bien calé dans la roue des dominants, refaisant surface pas à pas, avec l’assurance de ces petits chefs de bas rang qui ont les yeux bien plus gros que le ventre mais ne l’avoueront jamais ! La faiblesse principale du Sniff est qu’il souffre aujourd’hui des maux anciens de Dédé : gâté par des jeux sans raison, impuissant donc et inoffensif, sa stratégie de geignard permanent lui donne un ascendant psychologique… mais ce dernier devient précaire dès lors que le sens des cartes a tourné, et que le pratiquant des mots censeurs devient la cible naturelle des nouveaux persifleurs aux pauvres jeux… A l’abri des critiques derrière des cartes faibles, Rémy saura t il trouver un positionnement adéquat dès lors qu’il touchera à nouveau des mains de prétendant ? Outre cette question centrale, on se demande bien aussi si le Sniff en a fini de ses hésitations permanentes… Rémy est sans conteste le joueur qui a la colonne vertébrale la plus souple… capable de passer dans la même session des accords de la Rémy-Julienne à la haine déclarée pour la Bourronne… reniflant toujours du côté des Justes tout en n’hésitant plus à marquer Diane de son verbe acerbe ! Il picore du côté du club des sans panache en goûtant parfois aux plaisanteries douteuses d’un Cingllette qui fait l’inventaire avant de lancer une épicerie géante, et peut même en appeler au talent de GC pour le mieux rendre coupable de tous les maux modernes de la Grougniat ! Sans doute, il ne reste qu’avec Dédé que l’alliance semble fidèle et sincère, rarement remise en question, solide la plupart du temps… Toujours est il, l’interrogation demeure plus que jamais : n’y a t il pas, dans ce besoin perpétuel de former des clans pour et des clans contre, chez Rémy, une tendance à ne pas savoir être un grand maître autonome ? Ne ferait il pas mieux, à la manière d’un Cingllette ou d’un GC, d’en appeler à chaque nouvelle jetée, plus simplement et une bonne fois pour toute, au Mike Novick ?
Alain Béchamel
|
Noter ce blog :
1 connecté
95554 visiteurs
Ce blog est classé 1618ème
Score de ce blog : 3,43
|