Alors que G.C lutte seul contre la mort, le camp de base semble vouloir se transformer en débit de boisson. Un répis dans la tempète ? Découvrez un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
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Chapitre 36 : LES DISCOUREURS DISPUTES
Ils faisaient face au grand blanc de la tempête, dont les fureurs s'étaient calmés, comme on défie l'horizon des largesses de ses vœux. Leur ambition était elle en cause, alors ?
Sous la poitrine, Dédé sentait bien que rebattaient des sangs qu'il avait eu fougueux dans sa jeunesse, quand il courait la planète aux côtés d'un Charles Quintefleuche juvénile et jeune Président de la DOIGT. Cingllette, lui, n'hésitait pas à taire la manière dont il était empli d'un rayonnement de puissance. Ses pensées furent elles audibles, on aurait entendu comment il considérait Dédé d'une bonne aide, la Bourronne et Diane comme ses admiratrices consacrées, les hommes survivants du camp ses redevables obéissants et, GC et Rémy, qui avaient tenté l'impossible, ainsi que l'on pense après coup à la folie d'un geste qui ne pouvait que mener à la mort.
C'est alors qu'ils se baignaient l'un l'autre dans un bain de lauriers, côte à côte livrés à leur narcissisme décuplé, que Diane arriva comme une furie. Et les bruits de la tempête parurent reprendre leurs droits.
Diane tournait les talons devant Cingllette et Dédé hébétés. Un instant plus tôt en train de tutoyer leur grâce, ils se retrouvaient comme pieds nus dans la neige. Un sentiment de honte piquait leur voûte plantaire. Ils décidèrent sans un mot de rejoindre le mess.







