Deuxième partie de notre rubrique "Lexique", consacrée à l'erreur de jeu.
Retouvez la Première partie : Descriptif de l'erreur de jeu en cliquant sur lien...
Le plus important n'est pas de ne pas faire une erreur de jeu. La tension est tellement forte qu'il est quasiment impossible de ne jamais perdre le fil d'une donne. Le principal est d'agir une fois la boulette commise...
Seconde Partie : L'erreur de jeu, comment s'en sortir ?
LES REACTIONS DE VOS ADVERSAIRES
L'erreur de jeu est visible. C'est son principal défaut. Et normalement, un bon joueur n'est pas censé en faire. Donc il est facile de passer pour un concurrent de piètre qualité suite à une erreur de jeu grossière.
Vous adversaires vont sentir la faille : destabilisé, vous allez être plus prudent ou excessif dans le style pour tenter de faire oublier votre erreur de jouer. Ils vont donc forcément vous mettre la pression pour vous faire craquer et exploser en session. Alors que tout se passait bien, votre situation autour de la table peut devenir précaire. Sachez reconnaître les attitudes tendant à vous destabiliser... Elles sont de trois types : la moquerie, la réprimande, le soutien.
La moquerie : la forme la plus simple et peut-être la moins efficace. Il s'agit de faire remarquer à tout le monde l'erreur de jeu et de vous montrer du doigt en riant ou en prennant les autres à partie.
Un jeune joueur aura tendance à user et abuser de cette attitude, car elle est la plus facile. mais il vous sera facile de retourner le phénomène, car la personne en faisant trop, le public peut prendre fait et cause pour vous et se retourner à votre avantage. A vous de savoir bien manoeuvrer...
La réprimande : Elle est classique et viendra en général de vos partenaire sur la donne en cause. Une réaction bien naturelle des personnes à qui vous avez fait perdre des points.
Mais la technique est plus fine que cela, car elle vous fait remarquer votre faiblesse et la personne qui vous dispute se place au dessus de vous, comme un père de jeu. A vous de vous défaire de la filiation...
Le soutien : La pire des attaques. Car la plus vicieuse. Elle consiste à vous tapoter l'épaule gentiment, à vous défendre devant les autres et à apparaître vois à vis de tous comme votre ami de jeu.
Ne soyez pas dupe : ce n'est qu'une feinte. Soit pour vous amadouer pour mieux vous poignarder dans le dos. Soit pour vous faire paraître encore plus nul que vous ne l'êtes en vous montrant comme quelqu'un incapable de se défendre lui-même, voire même indéfendable. Ne tombez pas dans le panneau...

Pour résister, prenez de grandes inspirations...
VOUS SORTIR DE L'ERREUR DE JEU !
Nous venons de voir que vos adversaires ne vous laisseront aucun répit et n'hésiteront pas à vous prendre à la gorge en cas d'erreur de jeu. A défaut de partir comme un prince, il faut savoir juger de ses ennemis et de la situations pour vous en sortir du mieux possible. Adoptez alors la meilleure ou du moins la moins pire des attitudes...
Le dos rond : Simple et parfois efficace. Elle consiste à faire profil bas, attendre que cela se passe en espérant que dans dix donnes, tout le monde aura oublié votre erreur.
Nous vous recommandons de n'utiliser cette méthode que lors de partie avec des joueurs moyens. En effet, un grand maître par exemple n'oubliera pas. Il reviendra à la charge, pendant les trois semaines suivantes. Et en plus, en cas de nouvelle erreur de jeu, vous ne pourrez pas alors survivre aux violentes charges qui vont déferler...
La contre-attaque : "La meilleure défense, c'est l'attaque". Voilà une phrase que Raymond Domenech n'a jamais utilisée, mais qui pourrait être un bon résumé d'un des moyens de se sortir d'une erreur de jeu.
Dans certains cas, rappeler les erreurs de jeu précédentes des adversaires peut être efficace. Ou bien se décrire comme un maître du jeu qui a droit à ses faiblesses, en ramenant sur le tapis tous ses grands coups du passé. Ou sinon, simplement en tentant l'intimidation par une attitude délétère.
Mais comme précedemment, une grand maître ne tombera pas forcément dans l'astuce et trouvera la répartie qui vous rabaissera plus bas que terre.
L'explication capilotractée : On peut essayer d'expliquer une erreur de jeu. Des phrases du genre "Je pensais que tu allais couper" ou "Je ne pouvais pas savoir qu'il avait le 21", voire un "C'était maintenant ou jamais" ou un "C'était trop fin pour vous, avec de bons joueurs, ça passait" peuvent marcher si vos adversaires n'ont pas bien suivi le jeu.
Le but n'est pas de ne pas paraître mauvais, mais de faire croire que c'était votre seule chance de sauver les points, une tentative desespérée en somme. Attention ! La technique est dangereuse. Si votre explication est trop vaseuse, vous aparaîtrez comme pathétique et plus mauvais encore que votre erreur pourrait le laisser penser...
Le départ en prince : Levez-vous à la première attaque et quittez la table. C'est ausi simple que cela. Cela fera l'évènement et apaisera les esprits. Certains pourront même être tentés de vous rattraper et vous aurez droit au silence craintif pour le reste de la session. Dans le cas où on vous laisserait partir, on ne se souviendra que de votre départ et non plus de l'erreur de jeu qui en était la cause. Et les reproches s'abattrons sur votre assaillant.
C'est une technique risquée mais diablement fine et chevaleresque. Attention toutefois qu'on vous rappelle un jour pour une nouvelle session, car vous pourriez aussi passer pour "le naze qui ne sait pas jouer et qui en plus est mauvais joueur". Et ne comptez pas sur un grand maître pour vous rattraper. ils ne se sont jamais levés pour personne...
Vous voilà paré maintenant. A vous de faire bon usage de ces conseils. Et à bientôt pour un nouveau mot de vocabulaire grougniste.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste
Retouvez la Première partie : Descriptif de l'erreur de jeu en cliquant sur lien...
Le plus important n'est pas de ne pas faire une erreur de jeu. La tension est tellement forte qu'il est quasiment impossible de ne jamais perdre le fil d'une donne. Le principal est d'agir une fois la boulette commise...
Seconde Partie : L'erreur de jeu, comment s'en sortir ?
LES REACTIONS DE VOS ADVERSAIRES
L'erreur de jeu est visible. C'est son principal défaut. Et normalement, un bon joueur n'est pas censé en faire. Donc il est facile de passer pour un concurrent de piètre qualité suite à une erreur de jeu grossière.
Vous adversaires vont sentir la faille : destabilisé, vous allez être plus prudent ou excessif dans le style pour tenter de faire oublier votre erreur de jouer. Ils vont donc forcément vous mettre la pression pour vous faire craquer et exploser en session. Alors que tout se passait bien, votre situation autour de la table peut devenir précaire. Sachez reconnaître les attitudes tendant à vous destabiliser... Elles sont de trois types : la moquerie, la réprimande, le soutien.
La moquerie : la forme la plus simple et peut-être la moins efficace. Il s'agit de faire remarquer à tout le monde l'erreur de jeu et de vous montrer du doigt en riant ou en prennant les autres à partie.
Un jeune joueur aura tendance à user et abuser de cette attitude, car elle est la plus facile. mais il vous sera facile de retourner le phénomène, car la personne en faisant trop, le public peut prendre fait et cause pour vous et se retourner à votre avantage. A vous de savoir bien manoeuvrer...
La réprimande : Elle est classique et viendra en général de vos partenaire sur la donne en cause. Une réaction bien naturelle des personnes à qui vous avez fait perdre des points.
Mais la technique est plus fine que cela, car elle vous fait remarquer votre faiblesse et la personne qui vous dispute se place au dessus de vous, comme un père de jeu. A vous de vous défaire de la filiation...
Le soutien : La pire des attaques. Car la plus vicieuse. Elle consiste à vous tapoter l'épaule gentiment, à vous défendre devant les autres et à apparaître vois à vis de tous comme votre ami de jeu.
Ne soyez pas dupe : ce n'est qu'une feinte. Soit pour vous amadouer pour mieux vous poignarder dans le dos. Soit pour vous faire paraître encore plus nul que vous ne l'êtes en vous montrant comme quelqu'un incapable de se défendre lui-même, voire même indéfendable. Ne tombez pas dans le panneau...
Pour résister, prenez de grandes inspirations...
VOUS SORTIR DE L'ERREUR DE JEU !
Nous venons de voir que vos adversaires ne vous laisseront aucun répit et n'hésiteront pas à vous prendre à la gorge en cas d'erreur de jeu. A défaut de partir comme un prince, il faut savoir juger de ses ennemis et de la situations pour vous en sortir du mieux possible. Adoptez alors la meilleure ou du moins la moins pire des attitudes...
Le dos rond : Simple et parfois efficace. Elle consiste à faire profil bas, attendre que cela se passe en espérant que dans dix donnes, tout le monde aura oublié votre erreur.
Nous vous recommandons de n'utiliser cette méthode que lors de partie avec des joueurs moyens. En effet, un grand maître par exemple n'oubliera pas. Il reviendra à la charge, pendant les trois semaines suivantes. Et en plus, en cas de nouvelle erreur de jeu, vous ne pourrez pas alors survivre aux violentes charges qui vont déferler...
La contre-attaque : "La meilleure défense, c'est l'attaque". Voilà une phrase que Raymond Domenech n'a jamais utilisée, mais qui pourrait être un bon résumé d'un des moyens de se sortir d'une erreur de jeu.
Dans certains cas, rappeler les erreurs de jeu précédentes des adversaires peut être efficace. Ou bien se décrire comme un maître du jeu qui a droit à ses faiblesses, en ramenant sur le tapis tous ses grands coups du passé. Ou sinon, simplement en tentant l'intimidation par une attitude délétère.
Mais comme précedemment, une grand maître ne tombera pas forcément dans l'astuce et trouvera la répartie qui vous rabaissera plus bas que terre.
L'explication capilotractée : On peut essayer d'expliquer une erreur de jeu. Des phrases du genre "Je pensais que tu allais couper" ou "Je ne pouvais pas savoir qu'il avait le 21", voire un "C'était maintenant ou jamais" ou un "C'était trop fin pour vous, avec de bons joueurs, ça passait" peuvent marcher si vos adversaires n'ont pas bien suivi le jeu.
Le but n'est pas de ne pas paraître mauvais, mais de faire croire que c'était votre seule chance de sauver les points, une tentative desespérée en somme. Attention ! La technique est dangereuse. Si votre explication est trop vaseuse, vous aparaîtrez comme pathétique et plus mauvais encore que votre erreur pourrait le laisser penser...
Le départ en prince : Levez-vous à la première attaque et quittez la table. C'est ausi simple que cela. Cela fera l'évènement et apaisera les esprits. Certains pourront même être tentés de vous rattraper et vous aurez droit au silence craintif pour le reste de la session. Dans le cas où on vous laisserait partir, on ne se souviendra que de votre départ et non plus de l'erreur de jeu qui en était la cause. Et les reproches s'abattrons sur votre assaillant.
C'est une technique risquée mais diablement fine et chevaleresque. Attention toutefois qu'on vous rappelle un jour pour une nouvelle session, car vous pourriez aussi passer pour "le naze qui ne sait pas jouer et qui en plus est mauvais joueur". Et ne comptez pas sur un grand maître pour vous rattraper. ils ne se sont jamais levés pour personne...
Vous voilà paré maintenant. A vous de faire bon usage de ces conseils. Et à bientôt pour un nouveau mot de vocabulaire grougniste.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste







