
Faut il avoir honte pour Remy ?
Le Ternay Tour touche à sa fin dans un climat tout particulier pour le Grand Maître du Tibet. Quelques jours seulement après la révélation de sa véritable interview, Rémy retrouvait le tapis des sessions… et
En effet, Rémy la Renifl’ a été l’auteur d’une session qualifiée par la plupart des observateurs comme « honteuse ». Pour la Gazetta della Grougniat, « Rémy a fait montre de toute sa palette : mauvaise foi, chance et accusations mensongères. Il a touché le fond en décrochant la timbale ! »
La timbale, oui, parce qu’il terminait la session à plus de 4000 points, reprenant la main sur
Quelle session ! Rémy a d’abord joué la cible… et sa cible,
Rémy avait réussi son premier objectif, mais avec quelle vulgarité. On ne retiendra pas le surnom qu’il donna à GC, dit « GC la merde »…
Mais ce n’était pas fini… Rémy ne tolérait pas la défaite, il ne tolérait pas la concurrence… Alors il se mit à décharger son fiel accusateur sur Dédé ! Dédé, houspillé, se retrouva bien vite renfrogné alors que, empêtré dans une malchatte de première classe, il faisait envers et contre tout l’objet de tous les feux rémyiens…
En parrain des Justes, il contrôlait ses partenaires, la Bourronne et Diane qui, malgré leur déperdition au score, laissaient filer la délétérisation à l’extrême de Rémy, et laissait Cingllette en seul opposant…
Un Cingllette bien isolé, sans jeu, et pris à parti par une Diane au diapason de Rémy…
La toile des Justes était posée partout sur le tapis, et Rémy triomphait… presque sans talent, s’offrant au desiderata de la chance et continuant sans gêne sa délétérisation des mauvais jours. Ainsi il empochait les bourrons, accumulait les points, et perpétuait sa technique de déperdition sauvage de l’ambiance. Dans le capharnaüm des attaques, il n’avait pas même besoin de se défendre. Il roulait tranquillement vers les 4000 points.
S’il gagnait la session, la session y avait elle gagnée ?
Dès le lendemain, les interrogations étaient partagées dans toutes les rédactions du monde. Et les analystes du jeu tentaient d’y voir eux mêmes plus clairs. Rémy était il sous l’emprise de l’alcool ? Le mâle des Justes n’était il pas en train de créer un nouveau courant, celui de l’Xtrem Délétérisation, et de baser toute sa stratégie sur l’offensive verbale ?
Dans les litres de sa diarrhée verbale, avec laquelle il a pollué le jeu, il est le seul à garder son calme, et avec quelle maligne perversité il alimente sans cesse le feu, en jouant des différentes alliances autour de la table.
Bref, si Rémy l’emporte, il emporte avec lui l’esprit de la Grougniat… Ainsi, alors qu’il était naturel que les Grands Maîtres soient adversaires, Rémy insinuait le poison d’une Grougniat au sein de laquelle les Grands Maîtres se détesteraient, sans plus aucun respect…
Dédé et Cingllette refusaient de le saluer, rentrant dans son jeu, quoique voulant protester.
A trois sessions de la fin du Ternay Tour, tête de liste de toutes les inimitiés, Rémy est bien mal placé pour jouer sans pression, alors même que GC a retrouvé, du même coup, un espace plus libre. Mais la Grougniat a été rudement mise à mal, et il est probable que Rémy, lancé dans son opération destructrice, ne continue dans cette voie, et plonge les ultimes débats de ce Ternay Tour au cœur d’un chaos inquiétant.
Si le mot honte est sans doute excessif, son utilisation est symptomatique de ce que le talent de Rémy inspirait à la fin de la dernière session : rejet et scepticisme.
Anarchy in the Grougniat
Ravachol








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