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Publié le 30/01/2008 à 20:34
Par lagrougniat
Ravachol est un véritable intermitent de l'édito : des semaines sans le voir et il débarque toujours quand on ne l'attend pas... Pour preuve aujourd'hui où il nous livre ses pensées au vitriol sur la dernière victoire de Remy en session...




 Faut il avoir honte pour Remy ?


Le Ternay Tour touche à sa fin dans un climat tout particulier pour le Grand Maître du Tibet. Quelques jours seulement après la révélation de sa véritable interview, Rémy retrouvait le tapis des sessions… et la question Rémy est sur toutes les lèvres !


En effet, Rémy la Renifl’ a été l’auteur d’une session qualifiée par la plupart des observateurs comme « honteuse ». Pour la Gazetta della Grougniat, « Rémy a fait montre de toute sa palette : mauvaise foi, chance et accusations mensongères. Il a touché le fond en décrochant la timbale ! »

La timbale, oui, parce qu’il terminait la session à plus de 4000 points, reprenant la main sur GC Dialey dans la course au titre… Mais, mais, et les mais sont nombreux, ils s’enfilent autour du cou de Rémy avec la même ampleur que les points que le Grand Maître a récoltés.


Quelle session ! Rémy a d’abord joué la cible… et sa cible, GC Dialey, ne s’en est pas remise ! Attaqué sans vergogne, vilipendé dès qu’il touchait la moindre carte, et jusqu’au 4 de trèfle, accusé d’épicerie, GC Dialey a été acculé dans les cordes en moins de temps qu’il n’en faut pour être désarçonné. Le Petit Prince, auteur d’un bon début de session, céda sous la pression, alors que l’ensemble de la table, emporté dans les tourments provoqués par Rémy, s’alliaient dans une geinte anti Dialey.


Rémy avait réussi son premier objectif, mais avec quelle vulgarité. On ne retiendra pas le surnom qu’il donna à GC, dit « GC la merde »…

Mais ce n’était pas fini… Rémy ne tolérait pas la défaite, il ne tolérait pas la concurrence… Alors il se mit à décharger son fiel accusateur sur Dédé ! Dédé, houspillé, se retrouva bien vite renfrogné alors que, empêtré dans une malchatte de première classe, il faisait envers et contre tout l’objet de tous les feux rémyiens…


En parrain des Justes, il contrôlait ses partenaires, la Bourronne et Diane qui, malgré leur déperdition au score, laissaient filer la délétérisation à l’extrême de Rémy, et laissait Cingllette en seul opposant…

Un Cingllette bien isolé, sans jeu, et pris à parti par une Diane au diapason de Rémy…


La toile des Justes était posée partout sur le tapis, et Rémy triomphait… presque sans talent, s’offrant au desiderata de la chance et continuant sans gêne sa délétérisation des mauvais jours. Ainsi il empochait les bourrons, accumulait les points, et perpétuait sa technique de déperdition sauvage de l’ambiance. Dans le capharnaüm des attaques, il n’avait pas même besoin de se défendre. Il roulait tranquillement vers les 4000 points.


S’il gagnait la session, la session y avait elle gagnée ?

Dès le lendemain, les interrogations étaient partagées dans toutes les rédactions du monde. Et les analystes du jeu tentaient d’y voir eux mêmes plus clairs. Rémy était il sous l’emprise de l’alcool ? Le mâle des Justes n’était il pas en train de créer un nouveau courant, celui de l’Xtrem Délétérisation, et de baser toute sa stratégie sur l’offensive verbale ?

Dans les litres de sa diarrhée verbale, avec laquelle il a pollué le jeu, il est le seul à garder son calme, et avec quelle maligne perversité il alimente sans cesse le feu, en jouant des différentes alliances autour de la table.


Bref, si Rémy l’emporte, il emporte avec lui l’esprit de la Grougniat… Ainsi, alors qu’il était naturel que les Grands Maîtres soient adversaires, Rémy insinuait le poison d’une Grougniat au sein de laquelle les Grands Maîtres se détesteraient, sans plus aucun respect…

Dédé et Cingllette refusaient de le saluer, rentrant dans son jeu, quoique voulant protester.


A trois sessions de la fin du Ternay Tour, tête de liste de toutes les inimitiés, Rémy est bien mal placé pour jouer sans pression, alors même que GC a retrouvé, du même coup, un espace plus libre. Mais la Grougniat a été rudement mise à mal, et il est probable que Rémy, lancé dans son opération destructrice, ne continue dans cette voie, et plonge les ultimes débats de ce Ternay Tour au cœur d’un chaos inquiétant.


Si le mot honte est sans doute excessif, son utilisation est symptomatique de ce que le talent de Rémy inspirait à la fin de la dernière session : rejet et scepticisme.

 

Anarchy in the Grougniat

Ravachol

Publié le 30/01/2008 à 10:07
Par lagrougniat
Le petit prince de la Grougniat nous offre chaque semaine le privilège de nous immiscer dans ses aventures nocturnes et de profiter de ses reflexions sur la vie, le monde... et surtout l'amour. Bienvenue dans une nouvelle page du journal intime d'un séducteur...


IN BED WITH G.C DIALEY... OPUS 3



28 janvier 2008 : Peut-on faire l'amour après une défaite à la Grougniat ?


« J’ai perdu en session hier, terminé troisième, mais pas un beau podium, je suis rentré énervé. Et Keira dans les pattes qui n’arrêtent pas de me demander des gestes de tendresse, d’amour.

Je lui fais comprendre que non, qu’après une troisième place je ne suis pas dans les dispositions de la tendresse, et elle insiste, soi disant un tournage qui commence le lendemain, et qui dure plusieurs semaines. Elle est idiote, je me demande des fois. Je m’en fous de son tournage, elle comprend pas ! Un tournage, alors que je lui parle d’une troisième place ! ! C’est fou comment les femmes n’ont pas le sens des priorités.

C’est pour ça peut être que j’aurai dû me fixer avec Diane quand on a un peu fricoté il y a deux ans. Les Grandes Maîtresses ne sont pas tout à fait des femmes, comme nous ne sommes pas tout à fait des hommes, mais plutôt des héros, enfin surtout moi. Mais le public ne s’y trompe pas. Et Keira non plus, qui insiste encore pour que nous fassions l’amour.

Je prétexte un besoin urgent de m’entraîner à annoncer Garde Contre, Keira se met à pouffer, j’apprécie peu, quoiqu’on ne puisse pas me taxer d’être parano. Enfin, je commence l’entraînement. Elle n’arrête pas de me couper avec ses pouffements. Quelle plaie ce soir, la bombasse !

Je laisse tomber mes exercices. J’ôte mes sandales (je vous ai déjà dis je crois que j’aime porter des sandales), et je me lance après elle en courant, furibard au possible.
Là, c’est incroyable, au lieu de partir en courant elle aussi, elle me court aussi après. Je ne comprends toujours pas comment nous avons fait, mais nous nous sommes tous les deux courus après.

Quand nous avons fini par nous attraper, on a pu commencer les choses sérieuses. « Mène moi le petit au bout » qu’elle m’a dit, ça aussi, comme l’autre jour, j’ai pas su bien comment le prendre.

Mais le Petit Prince a été grand. Un maître. »


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