Premier retour sur le Summer Contest
Le Ternay Tour n’est pas fini mais les enjeux sont clos ou presque. Dans tous les cas, le principal ne laisse plus la place à aucun doute : la victoire finale ne peut plus échapper à Rémy la Renifl'.
Quels grands enseignements tirés, à chaud, de ce Summer Contest ? Retour sur une compétition acharnée…Le panache est il l’apanage des perdants ?
Attention, question à grand danger ! Si les perdants vantent souvent le mérite de leur panache, pour en souligner en même temps le manque chez ceux qui gagnent, la frontière de l’objectivité est aussi floue que possible, comme de coutume dans la Grougniat.
Pour mieux comprendre, demandons nous où nous plaçons le panache ? Notamment, où le place t on relativement à la ligne de chance de réussite ?
Si l’on considère que l’on a des chances de réussite proche de la nullité, et que l’on part malgré tout, fait on preuve de panache, ou d’idiotie ?
Définir le panache ressemble donc à une certaine gageure, car chacun verra le début de l’idiotie à sa porte…
Pour faire simple, il semblerait malgré tout que les perdants, poussés dans leur retranchement, soient plus enclin à « tenter des coups », et donc, à goûter à la frontière du panache.
L’évidence qui pousse le dernier du classement à prendre des risques ne peut pas être la même dans les hauteurs du même classement.
Le panache est donc bien l’apanage des perdants. Ce qu’ont été les premiers, avant d’être les premiers.
Faut il épicer pour gagner ?
Définitivement, la première place semble se jouer là, plus particulièrement. Au-delà du facteur chance et de la capacité du Grand Maître à maîtriser les déambulations du hasard, c’est la capacité à épicer qui fait la différence : ou quand y aller, quand laisser partir ?
Un bon jeu pour y aller peut être un jeu encore meilleur pour épicer ! Ce qu’il faut comprendre ?
Qu’on est premier par son score (les points que l’on encaisse), et par le score des autres (les points qu’il perdent).
Alors que le panache est l’enjeu des perdants, « il faut monter au classement », l’épicerie devient l’enjeu des joueurs de tête, « il ne faut pas redescendre au classement ».
A trop épicer, on ne maintient pas son score. A ne pas assez épicer, le panache emporte dans les profondeurs.
Il faut épicer pour gagner, mais point trop n’en faut. La gestion de cet équilibre, qui ne connaît pas de règle spécifique, relève du feeling de chaque Grand Maître.
Reste t il de la place pour un jeu non stéréotypé ?
La Grougniat d’aujourd’hui est quelque peu stéréotypée. Sans doute aussi parce que les mêmes jouent aux mêmes places.
La victoire de Rémy permet de modifier un peu la donne. Mais Cingllette n’est il pas encore deuxième ?
On rêve d’une lutte acharnée entre la Bourronne et Diane dans le prochain Ternay Tour… avec Cingllette en prêtre du panache, GC à la course au podium, et Dédé et Rémy en commentateurs délétères avertis !
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste







