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Publié le 31/01/2009 à 09:08
Par lagrougniat
L'évènement est assez rare pour faire la Une : la DOIGT vient d'officialiser la nomination d'un septième grand maître qui a d'ailleurs participé à la première session du Grand Circus Ternay Tour ! En l'absence d'images, Max Galère nous offre un premier portrait... 
Cut Karten, la Grougniat compte un septième Grand Maître
Rappelez vous, il y a peu, les philosophes se disputaient sur ce site même quant à savoir à quel point la Grougniat relevait d'un monde verrouillé ou s'ouvrait sur le monde !
Eh bien moins d'un mois plus tard, la réponse de la DOIGT est claire, nette et précise : la Grougniat est ouverte ! Opportunisme politique ou réelle promotion, l'arrivée d'un septième Grand Maître ne relevait pourtant pas d'une immense surprise... Néanmoins, l'adoubement général avait des airs d'investiture symbolique.
Cut Karten en effet n'en était pas à sa première session, et d'aucun dirait, GC en tête, qu'elle est la véritable vainqueuse du Bourron d'Or 2008. « En une session, elle a montré plus de constance et de panache que Rémy n'en montre depuis les débuts de sa carrière... ! », avait ainsi expliqué le Petit Prince de la Grougniat à nos confrères de "100% Grou".
Mais Cut Karten restait pour autant un Grand Maître anecdotique, pas même dénommé, dont l'on se demandait à juste titre s'il s'inscrivait dans un coup marketing visant le marché germanique ou correspondait à la véritable entrée en matière d'un nouveau Grand Maître.
Cette fois, les choses sont claires. Hier surnommée La Châtelaine par Cingllette qui ne comprenait pas qu'on puisse donner des cartes à un joueur sans nom, Cut Karten est aujourd'hui entrée en grandes pompes dans le cirque de la Grougniat.
La Bourronne, Dédé, GC et Rémy en ont les premiers fais les frais, alors que Diane et Cingllette préféraient rester à l'écart de débuts qu'ils prévoyaient un peu trop tonitruants pour leur moyenne à l'année. « Je ne vais pas me pourrir mon Bourron d'Or 2009 pour saluer la nouvelle killeuse du circuit ! », parole de Diane.
Mal leur en a prit, Cut Karten n'a pas joui de la chance des débutants malgré une session héroïque de sérénité pour ce qui est à considérer comme une première plongée dans le grand bain. Mais la session de la championne germanique n'est pas passée inaperçue pour autant, bien au contraire, et c'est même elle, en dehors des frasques habituelles de la Bourronne et du classique 2500 points environ de Rémy sans rien faire, qui a enlevé la partie et fait les coups les plus tranchants.
Car Cut est tranchante, avec elle les rois posés trop gentiment volent en éclats sous les coupes fermes ! La Reine des Cartes, comme elle est couramment appelée du côté de Berlin, s'annonce comme un grand vent de nouveauté dans le Grand Circus Ternay Tour ! Dédé, qui a prit la tête des débats, voit bien venir le danger mais pose les jalons : « J'ai pas attendu vingt ans de prendre la tête d'un Ternay Tour pour me faire piquer le fauteuil par la dernière pucelle venue. Mon palmarès est vierge depuis toujours, je m'estime prioritaire. »
Dédé ne pouvait pas mieux le dire. Bienvenue dans la Grougniat, Frau Cut Karten !
Nothing but the Grougniat !
Max Galère Historien Grougniste
Publié le 28/01/2009 à 18:39
Par lagrougniat
Remy clame souvent qu'il est seul contre tous. Il oublie sans doute qu'il a un soutien de choc, même s'il le rémunère : Maître Piergès...

Joint par Maître Piergès qui souhaitait une interview au nom de son client, Rémy la Renifl', la rédaction de la Grougniat a rencontré le plus controversé des magistrats des tapis verts. Compte rendu des échanges.
La Grougniat : Maître Piergès, vous avez sollicité cet entretien. Que souhaitiez nous nous dire ? Maître Piergès: Écoutez, je ne comprends même pas que vous puissiez ignorer de quoi il retourne ! C'est un fait que c'est un comble et, le comble, c'est que, forcément, cela s'exerce à l'encontre de mon client, Rémy !
La Grougniat : Pouvez vous préciser ? Maître : Je vais mettre les points sur les « i » ! Tout est organisé pour déstabiliser mon client. Soyons honnête, Rémy survole les débats, il a marqué la Grougniat de sa marque de manière indélébile, et tout se passe justement comme si rien ne se passait de cela ! La réalité est en train de se dénier elle-même, avec le soutien des Grands Maîtres et des institutions !
La Grougniat : Vous reprochez quoi à qui, Maître ? Maître : Avez vous lu un portrait de Rémy digne de son talent dans vos colonnes ? Avez vous lu des analyses sur le panache de ses victoires ? Avez vous entendu l'annonce d'une remise de médaille par les plus hautes autorités civiles ? Moi, je n'entends que de l'indifférence, et mon client est choqué !
La Grougniat : La Grougniat ne peut pas passer son temps à célébrer un seul joueur !... Maître : Célèbre t elle seulement celui qui élève le jeu au niveau du génie ? Ce n'est pas le Ternay Tour en ce moment, c'est le Rémy Tour, et il serait normal que des hommages de ce genre soient naturellement entrepris par la DOIGT, sans que je doive suggérer cette nouvelle appellation de la compétition !
La Grougniat : Vous êtes sérieux, là, Maître ? Maître : Ai je le choix ?
 Enigmatique Piergès...
La Grougniat : Le Rémy Tour, mais c'est irréaliste !... Maître : Peut-être, mais à 22 Ternay Tours dans son palmarès, mon client considère qu'il doit donner son nom à la compétition. Qu'il l'incarne mieux encore qu'elle n'est.
La Grougniat : Rémy parade de bien étrange manière...
Maître : Rémy n'a pas pu parader ! Aucune parade n'est organisée ! La Grougniat est marquée à jamais par son talent, mais les institutions ne le reconnaissent pas. Rémy dérange, ses combats contre l'injustice, ses convictions dérangent.
La Grougniat : Merci Maître.
Nothing but the Grougniat !
Jean Dietter
Publié le 27/01/2009 à 07:38
Par lagrougniat
Dédé, c'est le roi de l'épicerie en session, mais mais si vous lui tendez un micro et un casque de radio, soyez fort... ou n'appelez pas Dédé's calling !

DEDE'S CALLING Le Grand Maître des Ondes vous répond... si ça vaut le coup !
Dédé's calling, l'émission la plus célèbre de la FM a changé de station. Hier sur Radio Twenty One, aujourd'hui sur Radio G, « la radio qui met les choses au point », Dédé's calling est de retour sur les ondes, et Dédé n'est plus tout seul à animer !
Numéro Uno :
Dédé : Mlle la Croupionne Bonsoir ! C'est la grande nouveauté, on anime à deux !
Mlle Cr : Oui ! Et bonsoir à tous nos auditeurs ! On rentre tout de suite dans le vif du sujet ?
Dédé : Dédé's calling bonsoir !
Untel : Bonsoir à vous, je suis ravi que l'émission recommence. Elle m'a beaucoup manqué !
Dédé : Vous n'avez donc point de vie pour que l'émission vous manque ?
Untel : Non, c'est juste que j'ai du goût, et votre émission me plaisait !
Dédé : C'est une bonne chose de me lécher les bottes. Mais par téléphone, ça marche moins bien. En attendant que vous veniez au studio, un autre appel !!

Numéro Deuxio :
Mlle Cr : Dédé's calling !
Untel : Bonsoir, mais je voudrai parler à Dédé !
Dédé : Oui je suis là, et sachez que vous ne parlez plus seulement à Dédé mais aussi à Mlle la Croupionne !
Untel : C'est qui celle là ?
Mlle Cr : Celle qui raccroche !
Dédé : Un autre appel ?

Numéro Tercio :
Dédé : Dédé's calling !
Unetelle : Bonsoir Dédé ! Bonsoir Mlle la Croupionne !
Dédé : Ah ! Enfin quelqu'un de normal !
Mlle Cr : Et qui me salue !
Dédé : Que vouliez vous partager avec nous ce soir ?
Unetelle : Ah... l'idée de partager quelque chose avec vous ce soir, oh, l'idée que vous, oh, Dédé, vous, oh, ayez penser ça, oh...
Mlle Cr : Madame ?
Unetelle : Oh... l'idée... que vous, Ah, Dédé, je me sens blanchir...
Dédé : Madame ? Vous nous entendez ?
Unetelle : Oh, c'est... tellement imprévue... partager... dédé... ce soir.... moi.... oh
Mlle Cr : Vous allez bien ?
Dédé : Madame ?
Mlle Cr : On n'a plus de signal je crois...
Dédé : En régie, faites ce qu'il faut, la dame a eu un malaise vraisemblablement. Un autre appel ?

Numéro Quatro :
Mlle Cr : Dédé's calling !
Untel : Oui, bonsoir, je veux parler à dédé !
Dédé : Cette voix me dit quelque chose...
Untel : Et comment l'ami. Dis moi, tu me reconnais mieux maintenant que tu m'entends encore ?
Dédé : J'avoue que je ne suis pas tout à fait sûr...
Mlle Cr : Mais je reconnais cette voix moi aussi... oh !
Dédé : Quoi ? Qui est ce ?
Untel : Il faut que je donne mon nom ou le tympan se débloque ?
Dédé : Doucement mon vieux ! Vous parlez à ...
Untel : Dédé, oui, mon vieil ami, tiens, un beau traître oui !
Dédé : Croupion !
Croupion : Oui, monsieur le Croupion en personne !
Mlle Cr : Papa !
Croupion : Toi, tu dis rien, tu prends tes affaires et tu rentres à la maison !
Mlle Cr : Mais papa... !
Dédé : Rentrez Croupionne... rentrez !
Croupion : Vieux saligot, va ! Un poignard dans le dos !
Dédé : Oh ! C'est bon ! Elle a quinze ans, et le croupion, en bon comptable, hein, l'auvergnat, il lui donne quoi comme argent de poche ? Tu peux le dire, ça, toi, Croupion, combien tu donnes d'argent de poche par moi à ta fille unique ?
Croupion : Histoire de famille !
Dédé : Que dalle ! Alors Dédé il la fait bosser ! Parce que ça lui fait mal de voir cette petite gamine, superbe avec son petit sourire et ses yeux en amande, ça lui fait mal de la voir mendier du fric auprès de ses petits morveux de copain du lycée, alors qu'elle est belle comme un coeur ! Salaud toi, oui ! Le Croupion, c'est toi le salaud ! UN AUTRE APPEL !!!
Croupion : Salaud de patron qui fait bosser des mineurs !
Dédé : UN AUTRE APPEL !!!!
Publié le 24/01/2009 à 22:21
Par lagrougniat
Oups ! 10 jours que nous avons abandonné les grands maîtres dans le froid et la neige... Il est temps de retrouver un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat

Chapitre 24 : AUX FRONTIERES DU REEL
Echine courbée, il avançait sans coup férir. Depuis quelques centaines de pas, il se motivait en imaginant un combat de boxe. Il était David, Goliath était cette tempête. Et plutôt que de tirer avec un lance pierre, impuissant, GC avait choisi le corps à corps. Chaque pas était un coup qu’il donnait à la tempête. Chaque pas était un coup qu’il recevait. Le combat était celui de deux géants. L’un de courage et d’abnégation, l’autre de froide mécanique.
Il n’était plus l’heure de s’arrêter pour compter les vivants.
Pas plus que ce n’était encore l’heure de s’interroger sur la route à suivre. Il était probable que le chemin se soit parsemé de corps éteints. Vides. Et raides. Des corps soulagés de mourir. Il était probable qu’il se soit, dans le noir, le froid et le brouillard, tromper de chemin. Mais il avançait, sans savoir qui suivait encore.
Malgré le refus de mourir qu’il sentait encore battre en lui, et la peur qui l’aiguillonnait vers la vie, GC savait bien aussi qu’il s’était transformé et qu’il n’était plus à proprement parlé un homme. Il savait bien qu’un animal avait pris possession de ses membres, de ses muscles, de ses esprits. Et que cet animal était le seul qui put lui sauver la vie. Il était comme hors de lui. En l’air, parmi les vents brûlants de la tempête glaciale. En l’air en train de se regarder. Il n’était plus dans son corps. Il s’observait et se voyait souffrir. Mais ce n’était plus lui qui souffrait ; il avait dépassé ce stade, celui où l’on est soi. Il constatait qu’il avançait encore, et se suffit de ce fait. Ce qui comptait était là.
Et tant qu’il avançait, il n’avait pas besoin d’être dans son corps ; il pourrait revenir à lui, plus tard, quand les choses redeviendraient supportables.
Publié le 22/01/2009 à 21:56
Par lagrougniat
Alain Béchamel est inquiet : son appel au jeu ingnoré la semaine dernière, il se demande où va la Grougniat... et son influence par la même occasion. L'occasion pour lui d'enquêter plus avant.

Pour comprendre la question qui tient lieu et place de titre à mon édito, il convient déjà de planter le décor : depuis deux Ternays Tour des alliances dignes de Koh Lanta visent à empêcher la Bourronne de dépuceler son palmarès ; depuis près de deux mois, les sociétés d'organisation de session prennent la crise de plein fouet, alors même que la Grougniat avait tout au long de son histoire été épargnée par les mouvements économiques et politiques extérieurs à ses institutions ; dans ce moment où les sessions sont peu nombreuses, les deux finales promises à un suspense rare se sont révélés être des soufflets largement dominés par le Sniff.
Pour faire concis : les sessions sont peu nombreuses, les alliances contre le jeu et les finales privées d'enjeu... Alors ?
J'ai participé à un gala de charité présidé par Diane la Chasseresse ce week end en l'honneur des enfants de stars. Je dînais aux côtés de Madame la Bourronne de Mesrine qui refusait d'évoquer la compétition dans un « lieu somptueux où le charme opère » et préférait discourir avec son voisin de gauche, monsieur Lavoine. M'éloignant de la table des convives je rencontrais Dédé, qui est toujours à l'affût d'une information plus tard officielle, et m'empressais donc de lui demander quelle serait l'attitude de la DOIGT face à ce qui ressemble de plus en plus, il faut bien l'avouer, à une crise. Suave au possible dans son beau costume noir, répondant rapidement à un appel de monsieur Obama le remerciant pour son soutien dans la prise de fonction, Dédé semblait agacé par la question mais déniait me livrer quelques mots exclusifs, et je m'excuse ici de l'avoir importuné en pareille situation autant que je le remercie de sa réponse : « La Grougniat est en crise, sans doute est ce un mot fort, mais je suis effectivement persuadé que la DOIGT veillera à ce que chaque session possible se tienne conformément à ce que la passion populaire commande ! »
Une phrase, rien de moins, rien de plus, c'est ce que Dédé considérait comme suffisant pour commenter et éclairer l'actualité de la Grougniat sur un plan institutionnel et logistique. On peut donc s'attendre à ce que les autorités de la DOIGT décident de renflouer les entreprises d'organisation de session en attendant que les compétitions reprennent, et sans doute aussi qu'elles rencontrent les Grands Maîtres un à un.
Charles Quintefleuche, dont le secrétariat assure qu'il reviendra très bientôt de Washington, et qu'il faut comprendre que « l'intérêt de la Grougniat est que la compétition se déroule dans un monde qui tourne rond, les chances n'étant pas pléthore dans la vie », n'a toujours pas fais parvenir de démenti suite à une info – intox publié par l'agence colombienne BI spécialisée dans la Grougniat et qui assurait que le Président de la DOIGT avait déjà rencontré tous les Grands Maîtres.
On imagine facilement le discours qu'il a pu tenir à certains, et que s'ils ne désiraient pas que la Grougniat ne devienne du Rami, qu'il fallait revenir à la raison. A mots couverts, ce sont les Grands Maîtres titrés qui sont en cause. Le Sniff, en premier chef, à qui l'on reproche son départ improvisé et pour plus d'un mois, sans justificatif médical, ainsi que des semaines décrétées « pascales » pour, selon les mots mêmes du Grand Maître « profiter des gens que j'aime ». Diane et Cingllette ensuite, dont plus personne n'ignore que Glleudou est l'enfant, plus souvent qu'à leur tour « craintifs que l'agenda des sessions ne cause des séquelles rédhibitoires à la carrière professionnelle de Glleudou ». GC Dialey enfin, qui a résumé sa situation ainsi au micro de Radio G : « Moi, j'ai tout gagné... C'est plutôt la Grougniat qui court après moi que l'inverse ! Et puis, disons le, en ce moment, je file le parfait amour et je m'investis énormément dans l'aide aux devoirs. Angelina adore les enfants, et j'aime quand elle est heureuse ! »
Quand les champions en titre font preuve d'un tel mépris pour la compétition, les passionnés que nous sommes ne sont pas tant pris de nostalgie que de colère, et ont trouvé tout naturellement les deux Grands Maîtres qu'ils supporteront dans les prochaines sessions. Si Dédé se passe de commenter, la Bourronne a fait dire à ses avocats « qu'elle ne comptait pas se tourner les pouces cent sept ans et qu'elle demanderait bientôt à ce qu'un huissier de justice certifie la tenue des sessions et l'absence de certains, donnant victoire et points à ceux qui seront présents. »
Après les sessions de rattrapage, voici les sessions d'avance. Du Rami, vous disais je, du Rami...
Publié le 21/01/2009 à 18:47
Par lagrougniat
C'est LA bonne surprise de ce début d'année : G.C DIALEY nous a proposé de reprendre sa chronique "In Bed" qui avait enchanté tant de fans l'année dernière. Repénetrons donc avec bonheur dans le journal intime du petit prince de la Grougniat ! IN BED WITH G.C DIALEY... OPUS 13

21 janvier 2009 : Avais-je le droit de laisser mon public manquer de moi ?
C'est vrai que j'ai été monstrueux tous ces mois où j'ai laissé mon public sans rien publier de mon journal intime !
Combien ai je croisé de ces femmes qui se mettaient à genoux devant moi et me suppliaient de reprendre la rédaction de cette chronique qui, disaient elles, « leur donner davantage de plaisirs que nul autre homme nu dans leur lit et contre leur ventre ! ».
J'ai pris au sérieux chacune de ces démonstrations d'amour fou. Je sais ce que j'inspire à la gent féminine, et j'ai été accablé de ne savoir être davantage présent, pour elles, pour donner de moi. Les femmes du XXI ème siècle ont cette chance d'être mes contemporaines ; c'est une responsabilité qui me tient à cœur. J'ai le souhait, la mission même, d'en être digne.
C'est, je crois, ce que Scarlett ne comprenait pas. Ici même où je me livre à vous, je ne formule pour autant pas le désir que vous en vouliez à Scarlett. Pas plus que je n'ai l'envie que vous puissiez mésestimer Keira, bien que je l'ai quitté et que vous deviniez ainsi qu'elle n'était pas à ma hauteur. Peut on le lui reprocher, cependant ?
Aujourd'hui ma vie est un long fleuve tranquille... Un Océan ? Sans doute mes jours ne peuvent ils pas être confinés dans l'étroitesse d'un fleuve, soit il l'Amazone, et ma personnalité se traduit plus facilement grâce à la métaphore des Océans... leur infini, leur puissance, l'invitation aux rêves qu'ils procurent à ceux qui les contemplent, tout comme moi je procure ces choses là aux spectateurs qui m'admirent.
Oui, je suis un Océan, et mon palmarès est à l'aune de ces étendues vastes. Oui, je suis un Océan, et mon talent sur le jeu est telles ces vagues qui, sans jamais se lasser, viennent lécher les côtes, les rives et les berges, et gagner la terre, petit à petit. Oui, je suis un Océan, et les profondeurs de mon être conservent loin du monde le mystère de mon génie. Oui, je suis un Océan, et le ciel adore à se refléter dans mes yeux : éternité pour éternité, infini dans l'infini.
En quittant mes appartements, Keira a dit : « Tu es égocentrique, GC ! Et arrogant. » Je n'ai pas relevé. Comment a t elle pu concevoir qu'un homme de mon génie puisse être centré sur un autre égo que le sien propre ? Comment a t elle pu imaginer que ma condition, si haut, si fort, ne me prévenait pas de toute forme d'arrogance car, si je suis arrogant, alors je suis, et pour de bon, couper du monde, alors que, oui, moi l'Océan, moi GC Dialey, Petit Prince du Jeu, je reste auprès de vous, ainsi que le monde a voulu qu'il soit, et que GC vous donne le plaisir d'être sur terre et de vivre ?
Keira n'est plus dans ma vie, comme Scarlett avant elle en était sortie. Je ne sais si un jour je trouverai femme de ma condition, cœur à aimer et qui sache m'aimer. Mais je sais qu'aucune femme ne saura me couper du monde, m'enfermer dans son cœur et priver les humains de moi. Il en va de la terre, et de moi, tant que je vis.
Publié le 20/01/2009 à 13:54
Par lagrougniat
Nouveau rendez-vous pour les amateurs de la GROUGNIAT : D&COUGNIAT, le magazine d'art de vivre grougniste, vous propose de découvrir les plus beaux sites du monde des sessions et de pénètrer dans l'intimité de ceux qui font l'actualité.
Sidonie Domido vous invite cette semaine à Poznãn, en plein coeur de la Pologne, pour découvrir l'endroit où vit maintenant Remy la Renifl'...

5 heures d'avion jusqu'à Varsovie, plusieurs autres en train et un long déplacement en voiture d'un autre temps, le moins que l'on puisse dire est que notre voyage jusqu'à Poznãn dans la demeure de Remy ne fut pas de tout repos et nous a fait prendre conscience des difficultés que le grand maître doit endurer chaque semaine pour rentrer chez lui.
Nous arrivons donc devant une vieille batisse délabrée (photo 1), où une simple porte entrouverte laisse apparaître notre hôte qui nous fait signe de venir.

- Entrez ! Vous avez trouver facilement ? La route est difficile, hein ? Maintenant que j'ai été élu maire, je vais essayer d'y remedier, mais vous savez, dans les bas-fonds, nos budgets sont limités. Attention en passant la porte : il y a des ferrailles qui dépassent et baissez la tête pour les chutes de pierres... Nous suivons son conseil... et nous faisons bien. L'entrée n'est qu'un enchevetrement de vieilles ruines dans un état désastreux, bien loin de l'image que l'on peut se faire du train de vie d'un grand maître... - Ne soyez pas surpris. Vous avez vu le jeu que j'ai en ce moment ? Je me sentais obligé de venir revivre dans les bas-fonds. Même mon monastère tibétains me semblait luxueux. Ici, je suis en accord avec mon jeu, donc avec moi-même.
Nous empruntons alors une vieille allée jaunie par le temps, sans charme, en direction de la demeure principale. Des grandes haies mal entretenues nous cachent la vue du reste de la propriété. notre regard est simplement attiré fugacement par un batiment dans l'aile ouest (photo 2). - Et ça ? ça dénote au milieu du reste ! ose-je demander au champion

- Ah, ça ? Oh vous savez, ce n'est qu'une partie sur laquelle on a refait la facade. il faut pas s'y fier. L'intérieur est comme le reste. Et puis on loue à des gens de passage environ onze mois dans l'année. Ca permet de payer une partie des charges.
Interloqués, nous avançons vers l'entrée du batiment principal. La rudesse du décor fait plus que nous surprendre (photo 3). Comment un grand maître de cette renommée, 22 Ternay Tours au compteur, peut-il vivre dans un tel dénuement ?

Nous pénétrons dans la maison et sommes estomaqués par le spectacle. Tout n'est que simplicité et vieille pierre. Le manque de moyens est criant. La seule pièce où Remy semble vivre est toute en délabrement. Le lit est presque à même le sol et une simple table permet de faire office de bureau et de lieu pour le repas (photo 4). - Je vous vois surpris ! nous dit alors le grand maître. A quoi vous attendiez-vous ? Vous vous croyiez chez La Bourronne ? Content de son effet, il attend alors notre réponse... - Quand même pas, Remy ! Mais une telle misère apparente, avouez que nous ne pouvions penser à uen telle chose... - Les bas-fonds je vous dis ! Heureusement que nous, les népalais, nous savons nous contenter de peu de chose.

La traversée de la maison inspire presque la peur. Il n'y a aucune lumière. Une simple bougie au fond du couloir nous indique la route. - Nous attendons l'électricité. L'ancien maire avait attaqué les démarches et je vais faire le forcing. Deux ou trois ans et ça devrait être bon.
Un de nos assistants remarque alors une vive loueur sous une porte et ne peut s'empêcher, au mépris de tout savoir vivre, de l'ouvrir... Nous voyons alors apparaitre devant nos yeux une pièce magnifique, éclairée comme en plein jour, avec sur les murs des dizaines de tableaux. - Remy... Je suis désolé, mon assistant n'aurait pas dû... Mais pouvez-vous m'expliquer ? - Euh... Cette pièce là ? Ah oui ! C'est notre stagiaire Piotr qui l'a repeinte la semaine dernière. Il a fait un bon boulot, non ? Vous savez, avec les nouvelles peintures couvrantes, ça donne vraiment l'illusion que c'est neuf. Pour l'électricité ? Piotr m'a dit qu'il avait récupéré un vieux groupe électrogène chez son tonton Marcel. Ca consomme un peu de fioul, mais ça permet de venir lire le soir. - Mais les tableaux ? On dirait... Mais oui ! C'est un Van Gogh ! (photo 5) - Un Van Gogh ? Mais vous délirez ! Faites voir un peu ? Ah mais ce tableau là ! Non ! C'est Piotr qui barbouille un peu le soir. il peut pas faire que du batiment non plus, même si je trouve qu'il est bien meilleur avec un rouleau qu'avec des pinceaux. Pourquoi il est signé Van Gogh ? Il est con, ce Piotr. Il fait un vieux tableau de son cousin Maurice et il signe Van Gogh. Vous savez, je l'emploie aussi parce qu'il est peu... comment dire... retardé. Alors, si vous le croisez, ne lui en parlez pas !

- Et celui là ? Je peux me tromper, mais on dirait bien une des esquisses préparatoires à Guernica, qui a disparu du musée de Madrid il y a maintenant 50 ans (photo 6)! - Guernica ? De Picasso ? Chez moi ? Nonnnnn ! Ah mais vous parlez de ce tableau là ! dit Remy en montrant le chef d'oeuvre supposé du doigt. Mais non ! Ca, c'est un collage de ma filleule. Rien à voir ! Regardez comme c'est le bordel. elle en a collé de partout. C'est pas de ma faute si elle adore les vaches.

Nous sortons de la pièce un peu hébétés et nous finissons de traverser toute la batisse, jusqu'à nous retrouver dehors, devant les garages. Remy tient absolument à nous faire voir ses automobiles, "sa fierté" comme il le dit lui-même. La vision nous stupéfait ! En tout et pour tout, nous comptons simplement deux Renault, une 4L et une R5 ("mais modèle 1971, les plus belles" nous annonce le grand maître). Ces deux semi-épaves sont, aux dires de Remy, les deux plus belles voitures de la région (photos 7 et 8)
 
Nous entrons donc dans ce qu'on pourrait appeler un garage, mais cela ressemble plus à un grand cagibi, éclairé à la bougie. - Si on avait de l'essence, je suis sûr qu'elle prendrait au moins le 80
Remy semble vouer une admiration sans borne pour ces reliques. Nous faisons quelque peu semblant de nous y interresser, jusqu'à ce qu'un étrange évènement survienne : la bougie s'étant éteinte sur un coup de vent soudain, notre photographe appuie sur un bouton qu'il pense être un minuteur, au cas où l'électricité fonctionne. Le mur du fond du hangard, qui n'était en fait qu'un trompe-l'oeil, s'ouvre alors sur un garage flambant neuf, habité de voitures toutes plus sublimes les unes que les autres (photo 9)

- Remy ? demande-je, un peu agacée... - Ah, vous avez découvert mon jardin secret. La pièce où je retape mes vieux riblons ! - Vieux riblons ? Mais ce sont des Lamborghini ? - Des quoi ? Mais non ! les Lamborghini, ce sont des tracteurs. Là, ce ne sotn que de vieilles voitures que je refais pièces après pièces. Ca m'occupe pendant les vacances. - Vous vous moquez de nous ? Elles sont flambant neuves ! - Vous rigolez ? Flambant neuves ? C'est à cause de la peinture que vous dites ça. Comme dit mon ami G.C, avec peu on peut faire beaucoup. Je ne les fais presque jamais rouler, tellement elles sont vieilles.
Nous préférons sortir, plus qu'abasourdis par tant de découvertes surprenantes. Le grand maître nous indique qu'il nous aurait bien gardé à manger, mais Piotr est revenu du marché ce matin en indiquant qu'une fois encore, il n'y avait aucune nourriture à vendre. Nous nous appretions à lui répondre que vu le trajet qu'il nous restait jusqu'à l'aéroport de Varsovie, il vallait de toute façon mieux que nous partions tout de suite, quand un grand bruit sembla venir du ciel, accompagné d'un vent féroce : un hélicoptère se posait sur le toit de la batisse. Nous voyons en sortir, habillé en costume avec un kepi sur la tête qui s'approche de notre hôte.
- Monsieur ! Si vous voulez partir pour Londres comme prévu, nous sommes prêt à décoller ! Nous regardons Remy avec des mines exprimant plus la colère que la stupéfaction... Remy regarde alors l'homme et enchaîne aussitôt. - Bébért ! Qu'est-ce que tu fous là ? Ca me fait plaisir de te voir ! Mais là j'ai du monde. Il nous regarde alors. - C'est Bébért, le voisin. Son vrai nom c'est Robert mais on l'appelle tous Bébért. un vrai riche, celui-là. il fait un peu d'hélico et aime bien venir me voir, sans doute pour se la pêter un petit peu. Et c'est un blagueur en plus, il adore se faire passer pour mon employé, rien que pour se moquer de moi. Hein Bébért ! Le fameux Robert ne broncha pas. Remy nous demanda alors : - Vous n'avez pas peur de l'hélicoptère ? Nous répondons que non. Remy se tourne alors vers le pilote. - Dis, Bébért, tu pourrais me rendre un service en déposant ces messieurs dames à Varsovie ? ça leur fera bien gagner deux heures. - Comme vous voudrez, monsieur ! - Il est con, ce Bébért. Allez arrête ! Bon, mes amis, merci d'être venus. Repassez quand vous voulez ! - Je repasse vous chercher après, Monsieur ! - Arrête bébért, t'es lourd, là !
Une minute plus tard, nous étions dans l'hélicoptère qui s'apprétait à décoller. Nosu remercîmes chaleureusement notre hôte pour cette visite... étonnante et nous décollons, non sans prendre une dernière photo de la batisse, vue du ciel.

Nous sommes tous rentrés à la rédaction avec une drôle d'impression, sans pouvoir expliquer de quoi il s'agissait. Nous repensions simplement à la phrase que le fameux Bébért dit au moment où il décollait : - Les Bas-Fonds, c'est plus ce que c'était !
A bientôt pour une nouvelle visite guidée, dans un prochain numéro de D&COUGNIAT
Nothing but the Grougniat !
Sidonie Domido
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