Tout le monde connait les Grand maîtres grougnistes. Mais une foule incroyable d'autres personnes tournent autour des sessions : M.Le Croupion, Charles Quintefleuche, etc... Cette rubrique vous fait donc découvrir tous ces personnages, souvent hauts en couleur, sans qui la Grougniat ne serait peut-être pas La Grougniat.
Ce mois-ci... KOFI MIAMIAM
Pourquoi Mme la Bourronne et Cingllette ne se sont-ils jamais frappés devant les caméras ? Pourquoi Diane a limité son nombre de "Ta Gueule" en session sur les deux dernières années ? Pourquoi Remy porte t-il moins plainte contre Dédé pour ses corruptions des instances de la Grougniat ? Peut-être parce que la Grougniat possède le meilleur des conciliateurs en exercice... Kofi Miamiam.
Né à la frontière du Burundi et du Rwanda, d'un père tutsi et d'une mère Utu, il bénéficie du statut d'apatride. Vers 10 ans, il s'installe dans une des colonies israëlienne de la bande de Gaza. Lorsqu'il la quitte le jour de ses 15 ans, plus de la moitié de ses voisins ont épousé une femme palestinienne. Il suit son père, ambassadeur, à Séoul où il participe avec un groupe d'ami à un mouvement pour la reformation de la Grande Corée. Les accords devaient être signés, mais il prit une angine la veille de la signature et l'affaire ne put pas se faire.
un des rares images publiques du diplomate...
Rentré en Afrique à la fin des années 1980, il rend une visite surprise à Frederick De Klerk, le président d'Afrique du Sud, le 8 février 1990 afin de se présenter, vu qu'il venait d'être nommé chargé de communication dans une grande entreprise locale. Nelson Mandela est libéré trois jours plus tard sans que personne ne comprenne vraiment la raison. Nommé en Europe pour une mission de l'ONU, il épouse une bosniaque d'origine serbe, Anita, qui prendra la nationalité croate à la demande de son mari.
Chef des opérations spéciales à l'ONU, il négocie le retour de Hong-Kong dans le giron chinois sans heurts, malgré la démission du chef de du parti communiste chinois qui fut forcé au milieu des négociations de démissionner, car suite à un repas avec Kofi, il était devenu bouddhiste.
Sans Kofi...
Il est recruté en 2001 par la DOIGT sur proposition de Charles Quintefleuche. Le grand patron de la Grougniat explique les conditions rocambolesques de son recrutement dans son livre "La DOIGT dans le coeur" : "J'ai rencontré Kofi pour la première fois dans ce qui aurait pu être un cauchemar : nous nous sommes retrouvés dans une agence bancaire genevoise lorsqu'une bande de malfaiteurs a fait irruption dans la salle (...) Quelques minutes après que tout le monde ait été allongé par terre, Kofi a pretexté des problèmes médicaux pour parler au chef du gang (...) Dix minutes plus tard, alors que les autorités n'avaient pas encore été prévenues, les 6 malfaiteurs s'enchainaient eux-même aux panneaux de signalisation à l'extérieur du batiment en attendant l'arrivée de la police (...) Seul le chef n'a pas voulu se rendre et s'est fait abattre en tentant de s'enfuit, mais il avait laissé un mot disant qu'il léguait l'ensemble de sa fortune aux otages de la banque (...) Une heure après être sorti de cette aventure, je faisais signer à Kofi son premier contrat grougniste."
...Avec Kofi
Mais le négociateur hors-pair atteint parfois ses limites. Il le déclare lui-même au magazine Talent dans une de ses rares interviews, datée de février dernier : "Bien-sûr, les grands conflits internationaux sont difficiles à gérer. Mais cela n'a rien à voir avec les tensions que l'on peut trouver en session. Je pense que j'aurais atteint ma mission le jour où Mme la Bourronne et Cingllette se feront la bise et quand Remy ne déposera aucune plainte à la sortie d'une compétition (...) Mais il y a déjà des progrès : G.C DIALEY n'a volé la copine d'aucun grand maître la semaine dernière suite à notre entretien..."
On ne peut donc que lui souhaiter bonne chance dans sa tâche, car peu d'entre nous aimerait être à sa place.
Il y a une bonne blague qui circule depuis des années dans le milieu des archéologues et des chercheurs de trésors : mieux que la quête du Graal, le must est de trouver le palmarès de Mme la Bourronne. Mais par hasard, certains auraient fait une découverte encore plus étonnante... pour un peu que cela ne soit pas un canular de mauvais goût.
Tous les jeunes archéologues ont eu droit à ce bizutage : à peine débarqué, on les envoie dans leur ministère de tutelle pour trouver les fonds afin de financer une recherche du palmarès de Mme la Bourronne de Mesrine. Le moment de honte passe assez vite et dès la vue du sourire du chef de cabinet, ils comprennent la supercherie.
Mais certains vont plus loin et un milliardaire américain un peu farfelu a réussi à monter, sur ses deniers personnels, une expédition sur une simple rumeur disant que des vestiges grougnistes, dont certains auraient appartenus à la championne, reposaient au fond des mers du Sud, au large de Papeete.
Et c'est dans son numéro d'avril à paraître que la revue de référence ARCHEOLOGIA publie des photos incroyables : on n'aurait pas retrouvé les titres de la championne, mais les 2 Ternay Tours gagnés par Cingllette.
Il faut reconnaître que s'il s'agit d'un trucage, il est véritablement bien réalisé. Car la pièce ressemble à s'y méprendre au premier bourron de bronze reçu par Cingllette à l'occasion de sa première victoire dans un Ternay Tour. De plus, la légende veut que plus personne n'ait revu ce trophée depuis, ce qui peut laisser croire que Cingllette aurait pu égarer l'objet sacré.
Klaus Tralopitek, le responsable scientifique de l'explication, a accepté de répondre à nos questions. Il déclare notamment que "l'objet était recouvert de plusieurs couches de sédiments, ce qui laisse à penser qu'il se trouvait à cet endroit depuis très longtemps. Il a d'ailleurs dû aussi rester longtemps à l'extérieur, car il laisse apparaître des traces de poussière importantes". Pour agrémenter sa thèse, il part dans une explication plus technique : "les bourrons de bronze ne sont plus du tout réalisés de la même façon aujourd'hui. Ils sont plus légers, plus maniables et ont des coupes moins franches. on voit tout de suite que c'est un objet ancien".
Interrogé sur cette découverte, Cingllette a immédiatement démenti l'information, indiquant que les trophées étaient chez lui, en évidence et qu'ils n'étaient en rien ancien, vu que ces victoires étaient encore récentes. Son entourage parle déjà d'une tentative de destabilisation au moment où le grand maître revient au premier plan...
Alors supercherie ou vraie information ? La question reste posée. l'histoire récente a toujours été jalonée de fausses vérités (Roswell, la mort de JFK, le Panache de G.C, etc...). Personne n'est à l'abri de se faire duper. mais toujours est-il que pour avoir vu les documents originaux, il faut bien reconnaître que s'il s'agit d'un canular, son auteur est vraiment très doué...
Alors que dans le camps de base se passent de drôles de chose, G.C DIALEY erre au milieu de la tempète. Vers la vie ou vers sa perte ? C'est tout l'objet du nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
« Soyons honnête, MacMahon, je ne vois plus d’issue. Si vous avez des forces, laissez moi, et sauvez votre peau. Vous n’avez pas à mourir plus qu’un autre. Et c’est justice que ceux qui peuvent continuer continuent ! »
« C’est une justice bien courte que la vôtre, GC ! » lui répondit MacMahon qui, décidément, ne perdait pas de son caractère trempé, malgré les circonstances.
S’il avait été frappé par la réplique cinglante sur ses responsabilités, il n’en gardait pas moins l’envie vorace de s’en sortir. Et GC, qu’il admirait, ne pouvait pas rester derrière lui, abandonné aux digestions du froid. Seul, MacMahon était perdu lui aussi. A deux, l’espoir était ténu, mais il persistait. Il continua : « M’en sortirai je en vous abandonnant là que je mourrai de chagrin et de honte, plus que je ne serai peiné des accusations qui ne manqueront pas de m’être portées ! Abandonnez et je meurs ici, avec vous ! »
GC s’énervait d’un tel entêtement : « Mais enfin, que vous prend il ? Je vous dis que je suis foutu ! C’est fini ! Vous m’en voyez affreusement désolé… J’en connais la portée, et c’est de ma mort dont je parle… Mais c’est fini… J’ai tout donné ! Je n’ai plus rien… » MacMahon perçut à quel point GC était sincère. A quel point il était dévasté par la perspective de l’abandon. Mais la mort, cette fois, semblait la plus forte ! Il tenta une dernière fois : « N’avez vous donc plus peur de la mort ? » Mais il n’eut pas le temps de terminer que l’enchaînement des choses prit un tour incompréhensible. La vitesse des évènements alliée à sa fatigue ne lui permettait pas de juger de ce qu’il se passait.
Et comme tout avait semblé se précipiter, il avait seulement distingué que, dans ce précipice quasi solide qui l’emportait dans un nulle part totalement brouillé, GC semblait également aspiré.
Bien-sûr, en période de crise mondiale généralisée, les chiffres qui vont suivre peuvent apparaître comme indécents, voire révoltants. Mais une tradition est une tradition et comme chaque année le magazine FORTUNE a révélé les revenus des grands maîtres pour l'année 2008.
Aucune surprise : c'est bien-sûr Remy qui truste depuis deux ans la tête du classement avec plus de 28 M$ de gains l'année dernière. En général, ce classement suit d'ailleurs assez bien le classement, même si pour la première fois et pour l'ensemble des grands maîtres, les gains cette année sont plus importants en sponsoring qu'en prize-money.
Voici un petit récapitulatif des revenus 2008 des grands maîtres avec leurs principaux contrats et sources de gains...
C'était en 1956. Un jeune journaliste, bien propre sur lui, entrait à la rédaction de la Grougniat. Son nom : Alain Béchamel.
Et plutôt que de faire un bel article sur la qualité des grands maîtres, celui qui passe maintenant ses journées à nous ciseler les plus belles analyses de la Grougniat préféra un support plus... audiovisuel (révolutionnaire pour l'époque) pour exprimer son amour des grougnistes...
Son père était le président du fan club d'El Decouvror, sa mère avait eu une aventure plus jeune avec Flairinhõ. La Grougniat était donc dans ses gènes, mais plutôt que de tenter une carrière de joueur médiocre, il préféra la raison et nous n'avons pas à regretter son choix aujourd'hui. Donc quel bonheur de pouvoir revoir sa première intervention...
Comme il le dit si bien : "50 ans à faire des éditos... ça fait bizarre d'être en milieu de carrière". Espérons qu'il se trompe d'au moins 50 ans...
G.C DIALEY erre et craque dans cette montagne qui ne veut pas le rejeter. Qu'en est-il des autres grands maîtres, ceux qui avaient décidé de ne pas bouger ? Decouvrez le dans ce nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
Cingllette prit la parole aussitôt qu’il rentra dans leur tente. « Une plus grande tente vous attend. Prenez vos affaires. Toutes. Ne laissez rien dans celle ci. Elle resservira plus tard. Nous vous amenons ailleurs pour vous confier une mission ! » Elles obtempérèrent sans rechigner. Le pacte de tout à l’heure les assurait des intentions constructives de Cingllette. La confiance régnait entre les Grands Maîtres comme aux premiers temps de la Grougniat ! Le paquetage de l’une et de l’autre fut vite fait, et n’était pas très lourd. Elles avaient réduits leurs affaires au minimum, ce qui tenait surtout pour la Bourronne, d’une véritable performance autant que d’un miracle. Elles ne marchèrent pas longtemps au dehors. Mais assez pour mesurer l’intensité du froid. Il était mordant comme les mâchoires d’un chien enragé. Elles suivirent Cingllette qui ouvrait la route en marchant comme s’il s’était déplacé dans sa maison. Quelques secondes à peine et elles firent face à une tente plus haute et plus grande. Cingllette expliqua : « Nous ne l’avons pas monté tout à l’heure à cause de l’intensité du vent. Mais comme celui ci est plus faible, cette tente peut maintenant résister aux assauts. Rentrez donc ! » L’espace restait réduit et l’intérieur primaire ! Mais déjà quel changement : on pouvait tenir debout, et il y avait en plus de deux fauteuils, un lit d’appoint, magnifique à découvrir quoique sommaire ! « Qu’est ce dont tout cela, Cingllette ? » s’enquérait une Diane presque bouleversée ! Il répondit : « Cela est maintenant votre place. Et nous viendrons ici pour reprendre des forces. A vous de préserver les autres suffisamment pour être en mesure d’en redonner aux autres ! » La Bourronne vit rouge : « C’est votre idée, Cingllette ? Un bordèle dans les hauteurs ! »
Dédé, qui venait d’entrer, rectifia d’emblée le tir !
La monde des sessions est encore ébranlé par la nouvelle polémique née suite à la défaillance de Remy, victime d'une maladie rare à quelques secondes de la première donne de la session (le résumé sur ce lien). Le Grand Maître, par l'intermédiaire de son avocat, demande depuis que son score soit intégré au classement du Grand Circus Ternay Tour. Un cas unique qui n'est pas encore tranché par la DOIGT.
L'homme aux 22 Ternay Tours a accepté en pleine convalescence de répondre aux questions de Max Galère, toujours présent quand un précédent important se prépare...
Max Galère : - Bonjour Remy. D’abord, comment allez-vous ?
Remy la Renifl’ : - Mal ! Mon corps souffre affreusement et les médecins m’ont dit qu’il me faudrait peut-être des mois pour retrouver mon meilleur niveau. Mais ce n’est pas le corps qui compte le plus.
M.G : - Un de vos préceptes bouddhistes…
Rémy : - Pas seulement ! Mon esprit souffre surtout ! Il souffre de ce que la DOIGT me fait subir.
M.G : - Vous parlez du fait que la DOIGT n’est pas homologuée votre présence du fait que vous n’avez participé à aucune donne ?
Remy : - Exactement ! Non seulement j’ai frôlé la mort, mais je prends cet affront comme une tentative de meurtre moral.
M.G : - Vous y allez fort ! Je trouve cela même un peu excessif…
Rémy : - Je vois que vous fréquentez trop Dédé, Max. Toujours dans la pondération et le consensus mou. Heureusement que les grands joueurs comme moi ou dans une moindre mesure G.C bousculent les règles et font vaciller l’ordre établi.
M.G : - On s’éloigne du sujet, Remy. Revenez à vos revendications !
Rémy : - Mais je ne revendique rien. Je demande juste à ce qu’on respecte les règles. On tente de me déstabiliser pour que d’autres puissent partager mes lauriers. Je truste les podiums depuis des années, j’ai un palmarès qui restera sans doute inégalé dans l’histoire de la Grougniat. Mais il semble que l’on préfère des joueurs moindres et des palmarès comme celui de Mme la Bourronne.
M.G : - Excusez-moi, mais cela devient une vieille rengaine…
Rémy : - Parce que les choses ont évolué peut-être ? Qui domine le jeu ? Alors on profite que je sois affaibli –pour des motifs obscurs, soit-dit en passant, vu que les médecins ont dit eux-mêmes qu’ils n’excluaient pas une piste criminelle – pour tenter de m’évincer.
M.G : - Une piste criminelle ? Pour une méningite ?
Rémy : - Mes adversaires peuvent peu autour du tapis, mais beaucoup en dehors.
M.G : - Remy, excusez-moi ! Mais allez-vous bien ?
Rémy : - Mais parfaitement, je n’ai jamais eu les idées aussi claires ! Je conteste donc la décision de la DOIGT de ne pas homologuer mes 2000 Points, cette décision ayant été prise contre ma volonté et sans aucune raison.
M.G : - Mais vous n’avez pas touché une carte de la soirée…
Rémy : - Parce qu’on m’en a empêché !
M.G : - Empêché ?
Rémy : - J’étais tout à fait capable de participer à la session. On a préféré me déclarer inapte et m’évacuer tout de suite, sans me laisser une chance de me défendre.
M.G : - Mais vous étiez inconscient !
Rémy : - Pour vous peut-être. Mon esprit était en veille ! Mais j’allais repartir au combat.
M.G : - Permettez-moi d’en douter !
Rémy : - Vous doutez de ma force ? Regardez les trophées qui vous entourent ! Vous comprendrez que quand je dis que je suis capable, je le suis…
M.G : - Vous m’avez l’air fatigué, Remy !
Rémy (criant) - Je suis fatigué quand je le décide !
A ce moment là, deux médecins entrèrent dans la chambre du grand maître. "Vous ne devriez pas enregistrer tout celà ! Dès qu'il parle plus de 5 minutes, il raconte n'importe quoi". J'avais un peu remarqué...