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Publié le 29/04/2009 à 21:09
Par lagrougniat
Nos derniers résumés de sessions semblaient ne pas avoir fait de vague, laissant penser que Nadine Amouk, notre envoyée spéciale permanente, avait visé juste et bien analysé les forces en présence dans ce Grand Circus Ternay Tour. En fait, une semaine plus tard, les réactions affluent.

Notre rubrique "En attendant la session" vous livre aujourd'hui les communiqués que trois grands maîtres ont fait publier dans divers quotidiens ce matin.






Remy la Renifl' (dans le Katmandou Post, 27 avril 2009)



"J'ai lu sur les nombreux blogs qui me sont consacrés que la Grougniat avait perdu de sa saveur depuis quelques sessions, et d'aucuns avançaient que cela correspondait mes absences. Une interrogation revient et occupe tous les esprits : que fait Rémy et quand reviendra t il ?


Il était de mon devoir de sortir de ma réserve et de donner, si ce n'est quelques explications, au moins de commenter les derniers évènements de la compétition.

J'ai constaté comme tout le monde que GC est celui que j'ai toujours pensé : un joueur de pacotille accroché au moindre point qu'il réalise. Aussi sa première place au classement résonne pour moi comme une mauvaise nouvelle. Je comprends la lassitude des spectateurs, alors que la Grougniat est dominée par ses tactiques attentistes et ses argumentaires brouillons.

Mais je tiens surtout commenter les performances de Dédé. J'ai toujours apprécié le doyen des jeux, comme il faut respecter une idole. Mais au-delà des convenances, je ne saurai taire le peu d'admiration que j'ai envers son talent, et j'avoue ne pas craindre l'adversaire. S'il fallait confirmer que la première place de GC parlait d'une baisse de niveau du jeu, la deuxième place de Dédé en est la criante preuve.

Est il facile de critiquer alors même que je ne me présente pas autour de la table ?

A cette question qui ne manquera pas de contrecarrer mes analyses, je répondrai par une salve de questions... Est il facile d'être l'ambassadeur du jeu ? Est il facile de faire honneur aux invitations multiples qui parviennent mon intention ? Est il facile de sentir sur ses épaules le poids de tant de responsabilités, quand nombre de conflits dans le monde trouvent par mon entremise des réglements pacifistes au bénéfice des plus pauvres et des plus faibles ? Est il facile de concilier le talent et la bonté ?

Je ne cherche pas tirer la couverture à moi. Je suis dans la lumière, ainsi est mon destin. J'ai accepté cette charge tout au long de ma carrière. Je l'accepterai encore et, aux vues du niveau proposé par mes paires, je comprends que je ne peux me tenir plus longtemps éloigné des tapis. Le jeu a besoin de moi.

Rassure toi, Grougniat, Rémy'll come back !"



GC Dialey (extrait du numéro de Penthouse daté du mois de mai 2009)



"J'ai lu le dernier résumé de session. Bien souvent mon talent reste illisible pour les humains. C'est encore le cas. Je sais que mes supporters voient clairs dans mon talent, aussi je ne me suis pas senti tenu de répondre à cet article incendiaire.

Peu importe qu'on considère que je manque de panache, alors que j'ai été le seul, au travers l'histoire, à produire ce qu'il est possible d'appeler le mariage du talent et de l'efficacité. Qui d'autre que moi a su gagner sans jeu ? Qui d'autre que moi a su gagner à la force du panache ? Qui d'autre que moi a su conquérir tant de sommets alors qu'il avait connu tant de désert ?

Je ne compte pas sur la chance. Je ne compte pas sur les baisses de régime des autres. Je ne compte que sur moi-même. La quintessence à laquelle je touche peut rester étrangre aux compréhensions de la presse. Peu m'importe tant que je parviens à tirer la Grougniat vers le haut, à faire évoluer le jeu et à donner du plaisir tous ceux qui apprécient le talent quand il donne aux cartes la magie qui éclairent les yeux !

Mes concurrents, c'est normal, tenteront de me déstabiliser par des attaques de bas étages. Je n'ignore pas que les plus perfides d'entre eux sont aussi les plus jaloux de mes techniques et de mon sens stratégique.

Je garde la tête froide et le jeu fougueux. Quoiqu'on en dise. Je suis au-delà des critiques. Loin des gagnes petits qui se gargarisent de bourrons d'or qui n'ont aucune signification. Je vole avec les aigles. Que sont pour moi les piques que me lancent de si bas des moustiques bruyants et pathétiques ?"


Dédé La Mitraille (extrait du numéro du 26 avril de Notre Temps)
 



"Ma deuxième place est elle une surprise ? Oui, sans doute, pour ceux qui oublient trop vite que l'exprience ne sert pas qu'à parler d'histoire !

La Bourronne est derrière moi, et si je sens son souffle dans ma nuque, je ne crains pas de l'affronter cartes en main, pour peu qu'elle sache ce que sont les défis honnêtes ! Car je sais qu'elle est la reine des coups bas.

GC me tient en respect ? Mais tient il autre chose qu'à garder son score en l'état ? Si je craignais encore le Petit Prince, ce serait faire trop de cas d'une réputation qui a fini par devenir ce qu'elle est : usurpée. Plus personne n'est trompé, sauf GC sans doute, qui croit encore dur comme fer qu'il est un joueur intéressant et créatif. Dans ses illusions, je sais qu'il construit lui-même sa perte.

Rémy menace de revenir au jeu ? Qu'il revienne ! Il met de l'ambiance autour de la table... mais du suspense, j'en doute. Lui, comme Cingllette, sont des joueurs du passé avant même d'avoir vieilli.

Parce que Cingllette se contente de jouer de la même manire depuis des centaines de session, il ne reste plus que lui à être étonné que ça ne marche pas. Comment craindre plus longtemps un concurrent figé dans des principes vieux comme ses titres ?

Diane est pendue à on ne sait quoi. Elle est si démunie lorsqu'elle n'a pas de chance que je n'ai bien qu'une remarque faire son encontre, comme me l'avait confié un vieil ami : celui qui construit sur la chance, c'est un bâtisseur qui dresse une maison sur du sable.

La vraie interrogation, c'est Cut Karten. Une joueuse novice qui tient la dragée haute à des Grands Matres titrés et exprimentés, cela inspire le respect. Et l'inconnu qui se propose avec elle est source de méfiance de ma part. Je la souponne d'être en capacité de casser. Mais à vrai dire, je saurai toujours la malmener psychologiquement le jour où elle deviendra gênante. Bref, je ne vois pas comment, cette fois, la victoire pourrait m'échapper. "


Nothing but the Grougniat !

Habib Liotec


Publié le 27/04/2009 à 07:48
Par lagrougniat

On parle beaucoup de Dédé depuis plusieurs semaines : de retour au premier plan en session, le vieux grand maître peut espérer ouvrir enfin son palmarès. Mais avec la gloire, arrivent souvent les vieux souvenirs que l'on aurait préféré oublier...




La photo n'est pas datée, mais d'après le visage du grand maître, elle doit dater d'environ 30 ans. Ony voit un Dédé en colère contre un photographe dans une soirée qui semble très "privée". Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est pour le coup très... gai.

Le sujet n'a que peu d'importance en fait : les préférences sexuelles des grands maîtres n'ont jamais occupé la une de nos éditions, hormis celles de G.C, si nombreuses, qui ont fait l'objet d'une rubrique particulière (voir nos articles "In Bed with G.C"). Mais c'est plutôt l'énergie à dissimuler cette série de photos et les communiqués qui émanent de l'entourage de l'interressé depuis la parution sur le net des clichés qui peuvent intriguer, voire choquer.

Alors d'où vient cette photo : Dédé a déclaré cette semaine à l'édition népalaise du magazine "Elle" qu'elle "avait été prise lors d'une soirée costumée il y a des années", ajoutant qu'il trouvait "lamentable que des photos privées soient ainsi sorties de leur contexte pour se retrouver lâcher en pature aux chiens"(sic).
D'autres sources, semblant bien informées, parlent d'une soirée football organisée au "Raimbow Power Club" de San Francisco, qui reste dans les mémoires comme une des plus croustillante des 50 dernières années dans la ville californienne.
Dur de juger à partir des maigres documents en notre possession, mais on peut noter que le "daguisement" de Dédé semble bien pauvre et on peut constater que le T-shirt du grand maître semble être le maillot officiel du FC Barcelone. De là à tirer des conclusions hâtives, il y a un pas que nous ne franchirons pas.

Certains s'empressent aujourd'hui de rappeler que Dédé n'a jamais été marié et ressortent des vieilles rumeurs ayant tourné dans les rédactions au milieu des années 60 sur une présumé relation avec notre fidèle collaborateur Max Galère. Ce dernier n'a pas souhaité répondre à nos question, déclarant simplement qu'il n'entrerait pas dans cette polémique sans fond et qu'il refusait de participer à cette masquarade contre son "ami de toujours" (re-sic).



Nous en convenons donc : il n'y a là ni polémique, ni sujet à débat. Dédé est libre de déclarer ou non publiquement ses préférences. Mais à trop cultiver le mystère, il est normal qu'une certaine presse essaie d'en savoir plus. Nous ne croyons donc pas aux déclarations de Dédé, accusant ses adversaires de "vouloir le salir". Toujours est-il que ces photos arrivent à un moment "opportun" sur la toile et Dédé, peu habitué à être sous les feux de la rampe, semble ne pas encore savoir gérer correctement ce genre de péripéties.

C'est sans doute la rançon d'une hypothétique gloire.


Nothing but the Grougniat !

Jean Dietter
Envoyé Spécial à Abidjan

Publié le 26/04/2009 à 11:29
Par lagrougniat
l Alrs que G.C frôle la mort, les autres grands maîtres frôlent l'insurrection. Découvrez un nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 33 : LE MESS DES SURVIVANTS

Dédé toussota un coup, ce qui gagna l’attention des trois Grands Maîtres.

« De bordel, Bourronne, il ne s’agit pas. Et vos petites nausées me sont égales. Ici vous saurez mieux que dans l’autre tente minuscule, mais il vous appartient d’y retourner. Seule, et avec vos idées. Ici, vous aurez plus d’espace, et de confort, et nous avons placé la tente de façon à ce que le vent ne puisse trop la refroidir de son souffle ; sans doute aurez vous plus chaud, même, car la toile est épaisse. Pendant ce temps là, Cingllette réquisitionne les hommes valides. Evaluent leurs ressources et met en place des procédures d’informations. Nous voulons savoir combien de temps nous devons tenir. Nous voulons savoir s’il existe une meilleure solution, à notre portée, que celle de rester ici. Et tant que nous ne savons pas tout cela, que nous y travaillons, ici même, dans cette tente, ce sera notre mess. Là où viendront les hommes, quelques minutes, pour avoir de l’espace, et du calme. »

Cingllette embrayait dans les mots de Dédé : « Savez vous ce que les Grands Maîtres représentent pour les gens qui partagent avec nous ce campement ? La plupart sont des hommes ! Ils ont grandi avec vos portraits affichés dans leur chambre ! Ils ont grandi avec des fantasmes que vous peupliez l’une et l’autre ! Et puis ils ont découverts la puissance des Grands Maîtres, leur intelligence… et leur admiration, non seulement n’a pas cessé, mais elle est devenue plus grande encore ! A ces hommes, comme à nous, vous allez apporter réconfort, et tonus ! »

La Bourronne ne se lassait pas démonter pour autant et répliqua dans un sourire moqueur : « Vous parlez comme une brochure, Cingllette ! »
Diane échappa un rire et se félicita de l’idée. Dédé s’avança vers la Bourronne pendant que Cingllette et Diane disposaient les bougies de façon à ce que le mess soit le mieux éclairé possible. « Vous aurez compris nos intentions, Bourronne ! » lui glissa Dédé, d’un ton qui se voulait rassurant autant que conciliant.
« Je vous préfère, mon ami, avec vos accents chevaleresques ! Gardez ce ton mielleux pour les hommes de dehors, mais soyez sûr que j’ai totale confiance en vos intentions. Elles me paraissent louables ! »

Un instant, Dédé ne sut dire de quelles intentions la Bourronne parlait ; déjà elle reprenait la parole : « Et rappelez vous, également, que je ne suis pas « Bourronne », mais Madame la ! »

« Madame la Bourronne, je m’en souviendrai ! » et il quitta la tente, suivi bientôt par Cingllette.

Publié le 22/04/2009 à 14:14
Par lagrougniat
Le Ternay Tour bat son plein. Presque à la mi-course, les écarts se sont creusés, mais les renversements de situations sont incessants. L'heure de faire un point s'annonçait...


GRAND CIRCUS TERNAY TOUR (Après 9 sessions)


1er           G.C DIALEY (8)                                                          2 558 points
2ème       Dédé la Mitraille (9)                                               2 483  points
3ème       Mme la Bourronne de Mesrine (9)             2 318 points
4ème       Remy la Renifl' (4)                                                   1 948 points
5ème       Cingllette (8)                                                              1 911 points
6ème       Cut Karten (6)              
                                               1 728 points
7ème       Diane La Chasseresse (7)                                 1 358 points


Entre parenthèse, le nombre de sessions disputées


G.C, LEADER MENACE ?

"Mourir par le jeu !" Voilà une devise qui ne conviendrait pas du tout, malgré ses dires, au Petit Prince de la Grougniat.

Attentiste depuis trois sessions, il multiplie les tentatives de pousses et maintient un score plus qu'honorable qui lui permet de continuer à dominer la table de marques. Mais un duo acharné se rapproche à grand pas et de plus nous ne sommes qu'à mi-session, les choses sont loin d'être figées.

Fidèle à sa technique du coup utile, qui lui permet de se sauver à chaque session et de réaliser régulièrement des scores impressionnant, le leader semble gérer au mieux son avance, mais même ses plus grands fans commencent à se demander si tout cela n'est pas qu'une façade...


LES TETES D'AFFICHES EN DIFFICULTES

Faut-il y voir un relâchement coupable ou bien un début de révolution : Cingllette, Remy la Renifl' et Diane se trouvent tous en queue de peloton. La femme aux deux Ternay Tours se fait même dépasser en moyenne par la nouvelle venue, Cut karten, qui fait preuve d'une pugnacité interressante au fur et à mesure que la compétition avance.

Cingllette a été à deux doigts de quitter le jeu lors de la dernière session, Remy est aux abonnés absents depuis plusieurs semaines... Ont-ils du mal à se relever d'une fin d'année 2008 qui leur a demandé beaucoup d'énergie. Problème de motivation après toutes ces victoires ? Toujours est-il que le palmarès ne fait pas tout et cette remise en cause ne doit pas durer.

En même temps, Remy pourra rapidement remonter s'il fait de graos scores lors de ses prochaines apparitions, Cingllette reste le Phoenix et si les 22 amis de Diane (les atouts) veulent revenir lui rendre visite, la situation pourrait encore changer.

Quand à Mme la Bourronne, difficile de juger de ce début de Ternay Tour : une session à 3000, une session à 1000. Ce n'est plus une compétition, c'est une dent de scie. Elle s'accroche en tout cas au podium et espère bien que ce qu'elle appelle le panache lui permettra de casser dans les dernières sessions, même si le passé ne parle pas en sa faveur.


G.C dans le flou...


ET SI DEDE ?...

Après 48 ans de carrière, on l'aurait presque oublié. Mais pour la première fois depuis une éternité, l'ancien reste placé à la mi-course. Le tout grâce à trois sessions à gros scores consécutives.

Alors feu de paille ou réelle tendance, les faits parlent pour l'instant pour lui. Sa technique ? Il y répond lui-même : "J'ai suivi les conseils de Mme la Bourronne : Attaquer ! Attaquer ! Attaquer !... Non, je plaisante. Je sui totalement la GC's tuch : j'attends et à la première occasion, j'emporte la mise. C'est triste, mais il n'y a que ça qui marche".

Alors l'expérience vaincra t-elle enfin ? Rien n'est moins sûr, surtout que les autres grands maîtres vont maintenant se rappeler qu'il existe et vont sans doute profiter de son retour sous les caméras pour lancer leurs attaques. Et Mme La Bourronne l'a promis il y a longtemps : "Soyez sûrs que je ne serais en tout cas pas la dernière à ouvrir mon palmarès". Les couteaux semblent affutés...


Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale
Publié le 18/04/2009 à 09:20
Par lagrougniat
Remy l'a annoncé dès le début de semaine : si une session avait lieu ce week-end, il n'en serait pas. Le motif ? "Avec 22 Ternay Tours, je n'ai pas besoin de venir à chaque épreuve. mon palmarès parle pour moi". Polémique, réactions à la pelle... Car une seule question se pose véritablement : Remy a t-il vraiment gagné 22 Ternay Tours ?





POURQUOI 22 TERNAY TOURS ?

Remy a toujours été clair : 2 Ternay Tours + 2 Bourrons d'Or = 22 Ternay Tours.

Maître PIERGES, l'avocat du Grand maître, avait lui-même clarifié ce point auprès de charles Quintefleuche en s'appuyant sur des ecrits ancestraux :c'est en effet sur la base d'une phrase de Platon dans la première version de l'allégorie de la caverne : "L'homme qui saura lever les yeux accedera à une lumière équivalente à dix Ternay Tours, il verra le Bourron d'Or".

Depuis, certains ont totalement intégré ce principe, mais c'est surtout Rémy en gagnant son deuxième bourron d'Or consécutif, qui a remis cette règle au goût du jour. D'autres diront que cela n'est fait que pour dépasser le palmarès de G.C DIALEY qui a lui gagné 3 Ternay Tours, mais nous n'oserons pas, par peur du procès, nous aventurer dans cette voie.


UN PALMARES CONTESTE !

G.C n'a jamais commenté officielement la théorie du grand maître népalais. Mais plusieurs de ces interventions dans des interviews n'ont laissé que peu de place à l'interpretation : vendredi dernier, interrogé par l'envoyé spéciale de CBS qui lui demandait s'il pensait remporter le G.C.T.T et le Bourron d'Or 2009, il répondit du tac au tac : "Le bourron d'Or ? Mais vous n'y pensez pas ! Quelle honte ! Que Dieu m'en garde. Je préfère un véritable palmarès".

Remy, absent pour l'occasion, a de suite réagi en indiquant laconiquement qu' il était "toujours effaré de voir ce que la jalousie peut faire dire aux gens" (sic). Cingllette, lui, se positionne sur un courant légal, appuyé en ce sens par Dédé : aucun texte de loi ne parle de ce rapport de 1 à 10. Il attend simplement que la DOIGT éclaircisse la situation... ce qu'elle se garde bien de faire, ne voulant pas créer de division officielle au sein de la confrérie.

Alors que Diane voudrait qu'on ramène un peu le sujet au talent et rappelle que le nombre de Ternay Tours gagné par Remy correspond à peu près au nombre de sessions qu'il a joué sur les cinq dernières années, le dernier mot en revient comme d'habitude à Mme la Bourronne : "Ils commencent à tous me gonfler avec leur palmarès. ils n'ont que ce mot là à la bouche, alors que c'est d'abord le panache qui compte ! Moi je plaide pour un Ternay Tour attribué au nombre de gardes contre, ça changerait probablement la donne". Cingllette, qui se tenait à côté d'elle lors de l'interview, ne put contenir un gros rire gras...


Nothing but the Grougniat !

Paul et Mike Stehril
Publié le 15/04/2009 à 08:06
Par lagrougniat
G.C en mauvaise posture ? un nouveau grand maître aux portes de la mort ? Decouvrons vite le nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 32 : UN VOYAGE STELLAIRE


Qu’était cette impression qui envahissait son corps ? Qu’était ce ?

Il se sentait soudain presque léger. Et pour autant, il avait perdu la sensation de ses membres. S’il ne semblait plus à même d’ouvrir les yeux, il aimait ce qu’il voyait. Une constellation d’étoiles parsemait une voûte d’un noir brillant. Le silence qui avait d’abord recouvert son ouïe se laissait doucement percer par une rumeur. Mais d’où venait elle ?
Il tournait la tête à droite, puis à gauche, il lui semblait au loin distinguer le corps flottant d’un autre homme. Il força son regard. Et crut voir qu’il s’agissait de MacMahon. Il lui fit un geste de la main, et trouva curieux comme les choses furent faites sans qu’il eut l’impression que son corps lui obéisse. Il se demanda s’il n’était pas mort, sans s’ombrager le moins du monde. Si c’était cela la mort, c’était agréable, et beau. Car les étoiles s’intensifiaient sans faire mal aux yeux, et petit à petit des couleurs se révélaient de ci de là.

Le noir de la voûte qui surplombait ses yeux commençait à s’éclaircir. Bientôt il devint bleu, et les étoiles brillaient toujours, moins flagrantes, mais la présence rassurante. Il se laissait bercer dans ce ciel inconnu, et se rapprochait de MacMahon, qui se baignait visiblement avec le même plaisir. La rumeur se transformait en musique. Des voix ? Des instruments ? Un simple bruit de la nature ? La mort connaissait elle, elle aussi, une forme de nature ?
 
Il essaya de se mettre à marcher, et se retrouva sans maîtriser ses mouvements. Il fallait vraisemblablement qu’il se mette à voler. Alors il tenta de le faire. Et suivant quelques tentatives infructueuses, il finit par y parvenir.

Ainsi il se retrouva tout près de MacMahon. Un cri d’horreur s’échappa de sa bouche.

 
Publié le 10/04/2009 à 09:25
Par lagrougniat
Nous avions dépéché un stagiaire pour interviewer la bourronne, et rien ne s'est passé comme prévu. les dernières informations ne font état d'aucune précision que ce soit sur la suite des évènements. Nous retranscrivons ci dessous le contenu de l'entretien tel que nous l'avons trouvé sur les bandes abandonnées du stagiaire.




La Grougniat : "-Madame on vous accuse d'une faute éhontée...
Mme la Bourronne de Mesrine : - J'ai l'habitude voyez vous. Accusée de toute part, c'est être de partout, cela me convient.

L.G : - Mais les opinions sont alors négatives. On parle de votre jeu et de ses erreurs...
M.L.B : - Pour sûr d'autres font moins d'erreur. La première des conditions étant de prendre un minimum de risques !

L.G : - Pourtant vous n'en preniez pas : vous avez commis une erreur sur la mène d'un autre !
M.L.B : - Et ?

L.G : - Vous n'êtiez pas en train de prendre un risque...
M.L.B : - Décidément... Je regrette une chose : que ceux qui suivent la Grougniat ne soient pas eux même grougnistes ! Comment peut on considérer que parce que je n'ai pas demandé garde contre je ne suis pas en train de prendre un risque ? ! Le risque, c'est tout le temps ou jamais. C'est un état d'esprit. Vous ne comprenez pas ! Vous ne comprenez rien !

L.G : - Soit. Les sessions se font moins nombreuses et vos chances de victoire diminuent d'autant...
M.L.B : - C'est un fait. Mes chances de défaites diminuent également d'autant. C'en est un autre. Vous  voyez la vie en perdant, je la vois en allant de l'avant. Mais je suis injuste : vous mettre en compétition avec moi... ! Pardonnez moi ! 

L.G : - Je vous en prie, c'est un honneur en fait.
M.L.B : - Et votre sobriété parle de votre sincérité. J'apprécie cela, croyez le ! Vous trouvez donc qu'on parle de moi trop négativement ?

L.G : - Je trouve en effet, madame, que les observateurs véhiculent l'image d'une grougniste qui commet des fautes de joueur de rami...
M.L.B : - Et que pensez vous de cela ? 

L.G : - J'en suis... je ne sais pas.
M.L.B : - Effaré ? Outré ? Satisfait ? Ravi ?

L.G : - Oh ! Ravi, non ! 
M.L.B : - Alors ? Seriez vous observé par je ne sais quelle force qui vous empêcherait de parler ouvertement devant moi ? Craignez vous mon jugement ? Chercheriez vous à me plaire ? 

L.G : - C'est que...
M.L.B : - Vous êtes ému ? C'est cela ? !

L.G : - Oui, d'une certaine manière. 
M.L.B : - Allons donc, la bonne histoire ! Voilà un original comme les autres ! Imaginez vous qu'un jeune homme ne soit pas devant moi tout tremblant à l'idée de me plaire, ou de me déplaire... !? Que pensez vous qu'il se passe ? 

L.G : - C'est à dire ? 
M.L.B : - Qu'il est original... et pataud ! Pensez vous que vous me plaisez, ou l'inverse ?

L.G : - J'espère évidemment que je ne vous déplais pas. Mais c'est que, nous nous éloignons de l'interview...
M.L.B : - Vous tenez donc un scoop : Madame la Bourronne de Mesrine, prêtresse des erreurs et consommatrice invétérée de risques, a trouvé un nouvel amant ! 

L.G : - Et qui est ce ? 
M.L.B : - Qu'il est doux, cet idiot ! Venez donc avec moi, d'autres signeront le scoop et vous aurez les vôtres plus tard !"


Nous retrouvîmes l'enregistreur sur la table du bar où avait eu lieu l'entretien. Depuis, aucun des deux protagonistes n'a donné de nouvelles. Mais nous ne sommes pas sûr que leur intégrité physique soit en danger, du moins en ce qui concerne Mme la Bourronne de Mesrine.



Nothing but the Grougniat !

Jean Dietter
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