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Publié le 07/04/2009 à 08:42
Par lagrougniat
"Elle est nulle, la Bourronne !", "Vous avez pas vu le palmarès à la Bourronne ?", toutes ces phrases nous les entendons régulièrement et nous les battons en brèche dès que nous avons l'occasion, refusant de tomber dans des poncifs faciles. Mais encore faudrait-il qu'elle fasse des efforts de son côté.

Retour en 4 actes sur l'une des plus grosse faute de jeu (déf:cliquez sur le lien) de ces dernières années...




ACTE 1 : LES PREMICES

La 7ème session de ce Grand Circus Ternay Tour n'avait pas encore choisi son vainqueur. G.C tenait la tête depuis le départ, mais Diane la Chasserresse, en trois coup, venait de remonter plus de 1500 points et collait au basques du Petit Prince de la Grougniat.

Impossible à arrêter, elle courrait vers la gloire et même les pousses à G.C ne semblaient pas efficace pour simplement la ralentir. Elle redevenait la Diane d'il y a un ou deux ans : inarrêtable ! Enfin, ça, c'était avant la Bourronne, bien entendu...


ACTE 2 : LE COUP

2800 à 2700. C'est cet infîme écart qui sépare les deux leaders. L'avant-silver est sur le point d'être annoncée. le public est silencieux, on sent le coup décisif dans l'air.

Mme la Bourronne distribue. Cingllette passe comme d'habitude, G.C fait garde-sans (pas comme d'habitude), Dédé épice comme d'habitude. Arrive le tour de la Chasserresse. Deux secondes de reflexion et un "Garde-Contre" claque. La caméra se précipite pour découvrir le jeu de la seule femme aux deux Ternay Tours. il est magnifique : des atouts, des points, des coupes...

Mme la Bourronne se couche, Diane appelle le roi de coeur. On ne regarde pas le chien, forcément et le jeu commence.


ACTE 3 : LA FAUTE DE JEU

Très rapidement, tout le monde comprend qu'il n'y aura pas de match : G.C est en possession du roi de coeur. Les deux leaders se sont appelés et Diane, qui n'avait déjà pas besoin de ça, se retrouve avec un allié au jeu presque équivalent au sien (Cingllette eut d'ailleurs cette phrase : "Quand on voit avec quoi il dit poussen une garde-sans...").

Le jeu se déroule et c'est un petit chlem qui se prépare : à trois cartes de la fin, les adversaires ont simplement fait deux plis. Le bourron (à 400 points) est pour Diane et les gains de cette jetée vont créer un écart considérable avec les autres grands maîtres.

Fin de la jetée. Cingllette jette dépité sa dernière carte, les autres en font de même. G.C et Diane ne boudent pas leur plaisir. Seule Mme la Bourronne peine à jouer car elle doit encore choisir entre les... 4 CARTES QUI LUI RESTENT EN MAIN !





Quelques secondes d'incompréhension s'en suivirent. Mme la Bourronne avança même l'hypothèse que ses adversaires se soient trompés tous les quatre, quand Diane posa une question anodine : "Où est le chien ?"

Il fallait se rendre à l'évidence : même un débutant ne ferait pas une erreur pareille. Seul Dédé s'était rendu coupable d'une telle faute de jeu l'année dernière, mais cela ne l'avait pénalisé que lui-même et de plus, tout le monde avait mis cela sur le compte de la sélénité. Là, l'âge n'y était pour rien. Cingllette avait bien sa réponse : "elle est nulle la Bourronne !"




ACTE 4 : SANCTION ET EPILOGUE

Arriva le moment de la sanction.

La Bourronne décida elle-même en posant 50 points dans le Bourron et en commençant à redonner. Les autres la regardèrent pour tenter de savoir si elle tentait un panneau. Mais il n'y avait aucun vice dans son attitude : elle appliquait la règle. M. Le Kroupion intervint d'ailleurs pour faire un rappel à la loi : "Une faute de jeu, c'est entre 10 et 50 points au Bourron suivant la gravité".

Hurlements des grands maîtres, huées du public, rien n'y fit. Mme la Bourronne reprit le jeu sans sourcillier. Pour la première fois, Diane avait envie d'arracher les yeux de son amie de toujours.
Mais elle n'en fit rien, pas même un nom d'oiseau quand Mme la Bourronne encaissa les 400 points sur la donne rejouée suivante (dont ses 50 points de pénalité, donc). C'est ce qu'on appelle la classe Dianesque, surtout qu'elle perdit la session sur ce coup-là.

Remy, absent ce soir là, fit déposer 57 nouveaux projets de lois pour sanctionner plus gravement ces fautes gravissimes. G.C proposa lui que la personne fautive ne puisse pas partir au tour suivant. A l'arrivée, chacun apporta sa voix au chapitre et... rien ne fut décidé. En attendant la prochaine faute de jeu...



La seule vraie punition de Mme la Bourrone est peut-être ailleurs : si vous regardez bien en haut à gauche de la photo, vous appercevrez un visage d'enfant : celui de la plus jeune des princesses de Moldavie. Prenez une loupe et regardez les yeux de l'enfant : vous y verrez de la honte dans son regard. Car quel exemple pour cette demoiselle qui représente un des plus espoirs de la Grougniat !


Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

Publié le 04/04/2009 à 21:35
Par lagrougniat
Au grand désespoir de Remy la Renifl', l'instigateur de ce sommet, la grande réunion des 22 plus grandes fédérations de la Grougniat a tourné au fiasco. Petite chronique d'une catastrophe annoncée...



Remy a dû le reconnaître lui-même : "Nous avions trop de points de désaccords, une synthèse était impossible. Nous ne sommes pas hommes de compromis".

Le G22 a donc capoté sous l'effet des attaques incessantes des participants et des concessions trop exigeantes demandées. Le nom lui-même posa problème avant même le début de la réunion, G.C ayant lancé la polémique dans la presse ("Il (Remy) a fait inviter la Nouvelle Guinée et le Botswana où il n'y a même pas de joueurs recensés, juste pour pouvoir organiser le G22-TERNAY TOUR et se moquer ainsi des autres participants").

Pourtant la réunion avait commencé dans de bonnes conditions, chacune des fédérations reconnaissant que la Grougniat connaissait actuellement des problèmes structurels, surtout liés à sa croissance excessive. Mais malheureusement, personne n'avait le même remède au problème...

Ce fut surtout un combat entre plusieurs fronts : les fédérations américaines, anglaises et allemandes (influences Gécéistes et Cutistes ) demandaient une relance plus forte par la garde-contre, basée principalement sur l'interdiction des petites, tandis que les Cingllettistes européens revendiquaient un jeu modéré avec un contrôle des pertes et une régulation pour éviter de revenir à la situation de 2007 où la bulle tréandiste avait faillit éclater et plonger la Grougniat dans le marasme.

Les Bourronnistes (principalement russes et europe de l'Est) voulaient mettre en cause l'impérialisme ambiant, demandant de nouvelles règles notamment dans l'attribution des Ternay Tours avec prise en compte du panache, du nombre de gardes contre et des victoires en sessions. Mais les Dédéistes africains, que l'on dit protégés par Charles Quintefleuche, ont de suite rétorqué que si une telle réforme était mise en place, ils demanderaient une prise en compte du rapport prises/chutes, fortement défavorable aux Bourronnistes.

Ce sont finalement les Reministes asiatiques qui sont venus geindre qu'ils en avaient marre d'être les grands financiers du monde de la Grougniat. Remy prenait la parole à la tribune pour expliquer que lui-même à chaque session devait payer pour au moins 3 à 4 chutes de Mme la Bourronne. Il revendiquait le droit de ne plus être le financier de la crise des autres ("Ce n'est pas aux bas-fonds de financer les nantis").



Remy, l'homme qui a dit non !


Finalement, aucun compromis ne pouvait être trouvé et aucune déclaration commune ne venait clôturer ceette réunion exceptionnelle. Mme la Bourronne tentait un dernier coup d'éclat en proposant à la tribune d'annuler tous les Ternay Tours des dernières années pour faire "table rase du passé et repartir sur des bases saines". Pour la première fois de la journée, on entendit des rires dans la salle et Cingllette, dernier intervenant de la soirée, clôtura les débats d'une seule phrase : "Elle est nulle, la Bourronne".


Nothing but the Grougniat !

Omar Chédafer
Envoyé Spéciale
Publié le 01/04/2009 à 13:45
Par lagrougniat
Ceux qui n'ont pas assisté à la session de samedi ne peuvent pas savoir : Mme la Bourronne a fait l'une des plus grosses erreurs de jeu de ces 10 dernières années. Elle a malencontreusement inclus le chien dans son jeu sur une garde contre de Diane. Résultat : la jetée fut annulée et Diane remporta pas la session qui lui tendait les bras (un article sera consacré à l'évènement ultérieurement). G.C l'emportait et tout le monde tombait sur la championen sans palmarès.

Alain Béchamel ne pouvait passer à côté de ce fait de jeu incroyable. Mais comme nous le savons tous, il est souvent adepte du contrepied...



 

Y a t il plus à dire qu'il ne s'est passé ? Peut on commenter l'insurmontable injustice des erreurs de jeu de l'un qui coûte la victoire à l'autre ?

La dernière session en date a été le théâtre d'une hallucinante scène. D'hallucinante, elle n'est pas tant dans ses tenants que dans ses aboutissants.
Certes, la Bourronne, une nouvelle fois, oserais je écrire, s'est trompée. Mais peut on être surpris que cette joueuse habituée à faire des fautes de débutante soit prise la main dans le sac ? Pas plus que si Cingllette avait commis la bévue. A eux deux, Cingllette et la Bourronne cumulent plus des trois quart des fautes de jeu grossières recensés par le Croupion pendant les parties. Une bagatelle...

Certes, Diane aurait du empocher les points et filer vers la victoire en session, certes, elle a connu de ces instants où la salive est plus compliquée à avaler que n'importe quoi d'autres en d'autres circonstances qu'il ne nous appartiendra pas d'ici décrire. Mais la perte de points involontaires, voire immérités, est chose qui arrive et la Grougniat n'échappe pas aux lois terrestre et humaine.

Le vrai scandale de la scène est ailleurs. Dans les aboutissants. Là où l'impact est indirect, voire induit, et ne se voit plus, ou si peu, que les bénéficiaires en passeraient presque pour d'autres personnes.
Car, de la bévue de la Bourronne aux points subtilisés à Diane, une seule vérité devrait jour : GC a prit la victoire en session impunément.
Gagner sans panache est une chose à laquelle Cingllette et Rémy ont donné ses lettres de noblesse. GC vient d'inventer un autre concept : gagner comme un brigand sans honte.

Ce n'est pas tant la déception de Diane, ni même les regrets de la Bourronne qui marquent nos esprits aujourd'hui, mais bien le vol organisé par GC et sa capacité à faire fi de la manière tant il est l'instrument, le jouet de son avidité au gain, sans une once de conscience et de morale. Faut il se détester pour accepter pareille victoire ?
Ce n'est même plus la gloire qui manque à ce succès. C'est pire : c'est un succès digne d'un scélérat.
L'espèce est nouvelle dans la Grougniat. Rien d'étonnant à ce que ce soit l'innovateur perpétuel du jeu qui en crée la première jetée.

Je ne pense pas qu'on doive remercier le petit prince.
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