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Publié le 31/05/2007 à 18:33
Par lagrougniat
L'éditorialiste occasionnel Bob Hugues Velle (BHV pour intimes), notre spécialiste en décoration et philosophie grougniste, revient sur l'un des évènements majeurs de ces dernieres sessions : la chute des alliances traditionnelles des Grand Maîtres.
Les sessions passent et les alliances trépassent. Quel est le mystère autour de ces alliances, fluctuantes comme le vent, cependant fortes à chaque fois ? Sont elles le fruit d’hypocrisie stratégique ou l’expression des liens passionnels qui unissent les Grands Maîtres ? Peut on encore parler d’alliances ? Ont elles un avenir ? Avaient elles une histoire ?
Retour sur alliance pour se donner de l’horizon !
L’histoire a voulu que la Grougniat se construise sur une opposition ancestrale entre les représentant masculins et les représentants féminins qui participaient aux jeux. Rapidement, cette opposition devint par trop simpliste, et ne s’accordant qu’à des différences de genre ne reflétaient pas les élections plus complexes. L’opposition par genre avait vécu et les Grands Maîtres contemporains firent voler en éclat la conception première des alliances.
Les pionniers de la distinction, ceux des Grands Maîtres qui brillèrent alors par leur anti-conformisme, furent Mme la Bourronne et Rémy. Leur alliance s’appelait la Rémy Julienne, et prenait ses sources dans leur temps d’apprentis, à l’heure où, jeunes prodiges des cartes, ils guerroyaient côte à côte sur les terrains de la gentillette coinch’. Les caractères de ces deux Grands Maîtres vinrent très vite à se trouver trop différents pour coéxister dans la Grougniat. Rémy, apôtre du jeu juste, se refusait au jeu individualiste de la Bourronne, qui marquait les esprits par son trop féroce appétit de victoire. Quand le Grand Maître népalais lui demanda de faire attention à ce que la fin ne justifie pas les moyens, la plus brigande des Grands Maîtres lui rétorqua qu’il ne gagnerait jamais. C’en était fini de la Rémy Julienne.
Cependant, le jeune GC usait de tous ses charmes pour séduire l’innocente Diane, tandis que Dédé et Cingllette partageait autour du tapis l’amitié qui les unissait aussi dans la vie. Bien vite, Diane ne comprit pas le comportement de GC. Ce dernier était capable de féliciter un adversaire qui venait de la faire chuter. Féliciter, voire remercier. Dans ce flot de congratulations assumées, Diane vit juste et comprit vite que GC était l’homme de l’opportunisme, et qu’il n’était pas d’alliance avec lui qui permettrait de jouer sans craindre davantage ses amis que ses ennemis. L’alliance de GC et Diane avait vécu. Plus rapidement encore vola en éclats celle qui unissait Dédé et Cingllette, alors que le Phénix prenait les devants de la scène, et son cortège de manières prétentieuses, laissant Dédé à de peu folichonnes parties sans espoir.
Naquit alors l’ère des Tanches et des Justes. Cette opposition philosophique devint la base de toute compréhension de la Grougniat. De manière caricaturale, les Tanches étaient l’axe du Mal, regroupant en son sein les joueurs qui dominaient les débats et, s’imposant aux Grands Maîtres, veillaient à tordre le cou à toute forme de révolte. Ainsi les Justes étaient composés par ceux qui ne voyaient pas le jour, accumulant masson et grougniat, ils ne parlaient jamais, étaient rarement appelés, et subissaient les railleries incessantes des plus fortunés. Les Justes s’opposèrent farouchement à l’apparition des techniques de tréandise et d’épicerie, qu’ils contestent encore, bien que ces méthodologies stratégiques soient aujourd’hui devenues monnaie courante. L’alliance des Justes connut de premières difficultés lorsque Rémy pointa son nez dans le premier Ternay Tour de cette année et, devenant candidat au titre, il y perdit son âme de Juste. Diane suivrait bientôt l’exemple, accumulant les records du monde et frisant la mauvaise foi délétère quant au nombre d’atouts qui étaient dans ses mains… Les Justes n’étaient plus.
De leur côté, les Tanches connurent pareilles déboires. A régner à trois, on laisse deux mécontents. S’ils gardent les uns envers les autres une précieuse communauté d’esprit, GC, la Bourronne et Cingllette n’en sont pas moins devenus des ennemis jurés.
Il y eut bien à chaque fois des tentatives de reconstitution d’alliances glorieuses des temps anciens. Mais elles ne surent jamais retrouver leur lustre d’antan. Il y eut bien des tentatives d’alliances nouvelles, mais elles ne firent pas long feu. Rémy et GC s’associaient tant qu’ils ne se retrouvaient pas en lutte. Dédé et Diane imaginaient pouvoir régner sur la Grougniat en se passant de tréandises et d’épiceries… La Bourronne et Cingllette oubliaient que leur haine réciproque approchaient des sommets… et que rien ne saurait vraiment les faire dévier de cette nature profonde. Restèrent alors quelques liens, épars, qui valaient alliance sans en être, et qu’on appellera plus volontiers des pactes de non agression.
Ainsi GC et la Bourronne affectionnent ensemble la pratique des courbettes et, pour s’encourager, revendiquent l’un pour l’autre le talent et le panache. Cingllette, qui essaie de se raccrocher à ce lien privilégier, l’entretient quelque peu avec GC… De leurs côtés, Rémy et Dédé sont devenus les compagnons de la Grougniat, affables autant que faire se peut, leurs liens particuliers avec l’équipe rédactionnelle a créé une dynamique de confiance entre eux, et si ce n’est l’incident de la deuxième session du Summer Contest de cette année, leur pacte tient la route. Du reste, les Justes ont su, malgré l’explosion de leur courant, conserver des liens. Ainsi Diane et Rémy restent toujours solidaires. Au final, la seule « alliance » surannée est celle qui unit Diane et la Bourronne, sans doute basée sur leur genre, car à vrai dire, après des mois d’observation, on ne comprend toujours pas ce qui peut rapprocher une exhibitionniste grecque passionnée par la faune en Gévaudan d’une rebelle des casinos experte en cambrioles !
Nul doute que les alliances durables sont impossibles dans la Grougniat. C’est un univers à la Dallas, où trop d’histoires sentimentalo-personnelles se mêlent à la compétition pour que se fondent de véritables unions stratégiques. Elles explosent dès lors que les concernés luttent au coude à coude pour la victoire finale, ou que les évènements de jeux contraignent à des gestes difficilement pardonnables (coupage de roi, prise de petit, annonce du roi au chien, réclamation de points…). Faut il donc caractériser les alliances du seau de l’hypocrisie ? Il serait faux de nier que les alliances des Grands Maîtres sont des cousines de comportements hypocrites. Pour autant qu’elles naissent dans la sincérité, croire en elles relèveraient soit de la bêtise soit de …, croire en elles ne peut relever que de la bêtise. En fait, il paraît improbable de croire dans une alliance, qu’elle puisse s’installer dans le temps. C’est bien cela qui confère à la sincérité des Grands Maîtres quelques onces d’hypocrisie.
Mais cette théorie est battue en brèche dès lors que l’on rend aux Grands Maîtres la conscience de tous les éléments en question. Certes, les alliances sont vouées à se nouer et se dénouer… Mais la Grougniat est telle que, seule compte en réalité la vérité de l’instant. La Grougniat est ancrée dans l’éphémère, dans le tout de suite, les Grands Maîtres, en tacticien chevronné, s’ils sont capables d’anticiper les coups, savent aussi que rien ne s’anticipe tout à fait à la Grougniat, et que rien ne compte plus que de savoir vivre le présent !
Ainsi, les alliances sont elles tout sauf des actes d’hypocrisie… Elles consacrent une générosité et une sincérité de l’instant, et en cela elles sont la vérité de la Grougniat, nouvelle à chaque session … et n’en est ce pas le charme absolue ?
Nothing but the Grougniat !
La Philosophie est histoire de bricolage B.H.V
Publié le 30/05/2007 à 16:38
Par lagrougniat
En congé maladie depuis plusieurs mois suite à une phlébite, Raymond Pouloriz revient aujourd'hui pour un FOCUS spécial sur la résurrection de G.C DIALEY
L'été arrive, c'est indéniable. Les nymphettes se préparent à ressortir les petits bouts de tissu qui leur servent de maillot de bain, les cyclistes affutent leurs roues et leurs pharmacie en prévisions du Tour de France et les glaces aux gouts divers et variés commencent à envahir les congélateurs en lieu et place des légumes verts. Les agriculteurs commencent à remplir à l'avance leur demande de subvention sécheresse pour pouvoir l'envoyer dès le 1er août et Bison Futé se prépare à effectuer 8 de ses 12 week-end de travail par an.
Mais s'il y en a un qui voyait arriver l'été avec la bave au bord des lèvres, c'est bien le grand maître de ces dames, j'ai nommé G.C DIALEY. Impatient d'en finir avec un triste Ternay Spring Tour où il n'occupait qu'un rôle de fourchette cachée derrière les seconds couteaux, il préservait ses forces pour pouvoir agir d'entrée du bourron de bronze suivant, en l'espèce le SUMMER CONTEST TERNAY TOUR 2007.
Et, après trois sessions, il faut bien reconnaître que nous assistons au retour du grand CRACOUCAS. Un petit problème au démarrage (70 points sur la première session) et la machine s'est enfin remise en route. Et la garde contre, c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas : une session au dessus des 4000 puis une proche des 3000, et voilà G.C DIALEY revenu sur le podium comme lors de son année de gloire, en 2006.
Car quel est l'esprit du Cracoucas ? Farouche et tenace, n'aimant rien d'autre que le panache, il virevoltait jusqu'à maintenant entre prises de risques démesurées et tréandises assumées. Mais l'oiseau sacré a reprit son vol avec plus d'intelligence : un oeil sur son jeu, un oeil sur son score, il maîtrise maintenant son jeu et appelle en conséquence.
 Gravure - Anonyme - An.1126 - Musée du Louvre (Paris - Fra)
Passé (grand) maître dans l'art de la délétérisation larvée, il use de ses griffes par attaques soudaines et violentes, et surtout toujours bien senties. Diane ne s'en remet jamais, Mme La Bourronne en sort de ses gonds et Dédé se met à geindre à chaque fois.
Bref, alors que Remy caracole en tête et que le Phoenix Cingllette croit en son étoile pour gagner à la fin comme d'habitude, le Cracoucas plane au dessus de la meute et attiré par l'odeur du sang, s'apprête à fondre sur la meute. Les prochaines sessons n'en seront que plus interressantes et délétères.
 Le Phoenix, sous la menace du Cracoucas (Ag. Kapaprendre - Mai 2007)
Nothing but the Grougniat !
Raymond Pouloriz
Publié le 29/05/2007 à 13:45
Par lagrougniat
Ce mois-ci, le geste technique concerne un choix essentiel qui peut faire de vous un vainqueur de session ou un looser sans nom qui n'aura plus qu'à errer pendant des heures dans les méandres des scores négatifs.
En effet, l'appel du roi est le geste à ne pas manquer pour espérer réussir son contrat. Appeler un roi au chien et vos chances de vous en sortir seront proche du néant. Appeler le roi d'une Grougniat et ce sera peut-être pire. La semaine dernière, nous vous avons exposé la personnalité de chaque roi, pour pouvoir choisir en toute connaissance de cause le roi sur lequel vous ferez reposer tous vos espoirs. (http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/334762-geste-technique-lappel-du-roi-premiere-partie)
Aujourd'hui, passons à la seconde partie, peut-être la plus importante.
PARTIE II : CHOISIR UN ROI SUIVANT SON JEU
Aucune donne n'est pareille, c'est une règle immuable. Donc les éléments que nous donnerons dans cette partie ne seront que clés pour pouvoir analyser au mieux son jeu et choisir avec la plus grande des logiques. Mais chacun a son tempérament et un peu defantaisie ne fait jamais de mal.
Nous ne ferons que reprendre les éléments décrits par le Grand Maître Grougniste CIngllette dans son cours universitaire et publiés aux Presses Universitaires du Tarot ("How To Call The Good King" - P.U.T 1987).
Voyons maintenant pourquoi les grands maîtres appellent tel ou tel roi, avec les avantages et inconvénients des différents appels.
* Le sauvetage de points
Cet appel est l'un des plus utilisé. Il consiste à appeller un roi où l'on possède une carte intermédiaire (valet, cavalier, dame), afin de se la faire protéger par le roi et réaliser un pli de beaucoup de points.

En l'espèce, l'appel pourra se faire sur le roi de Trèfle, ce qui permettra de sauver la dame. On évite ainsi de la mettre au chien et on a toujours la possibilité de garder la dame pour tenter de la mettre sur un deuxième tour (c'est déjà plus dangereux).
Technique très prisée dans le tarot classique (les pauvres ne sont pas très originaux en général), elle est aussi assez utilisée dans la Grougniat. Mais attention, car en cas de coupe franche chez l'adversaire, ce dernier réalisera le jackpot.
L'avis d'un Grand Maître : Dédé la Mitraille "Moi, déjà que j'ai jamais de jeu, quand j'y vais, j'assure mes points..."
* Appeler sur sa coupe
Cet appel est un peu plus particulier et assez rare en session. Il consiste à appeler un roi d'une couleur où l'on s'est fait une coupe. Cette technique propose un double avantage dans des conditions particulières : assurer que le roi ne sera pas coupé par l'adversaire et éventuellement sauver son petit.

Dans le cas présent, un appel à pique serait la logique. Mais beaucoup vont choisir carreau, car la coupe franche va laisser la possibilité de passer le petit qui se trouve ne position difficile.
Cette techique peut être recommandé dans le cas de jeux un peu justos, qui ne peuvent se permettre de se passer du petit. Parfois, peut être ne vaut il mieux ne pas parler du tout, car dans le cas ci-dessus, aux deuxième tour de carreaux, vous ne pourrez délà plus couper.
L'avis d'un grand maître : G.C DIALEY "C'est quand même dommage d'utiliser cette technique, parce que avec ce jeu, tu pourrais avoir quatre bouts (le petit, le petit au bout, talent, panache)"
* Appeler sur sa famille
Cette technique est très nouvelle et presque exclusivement bourronesque. Elle consiste à appeler le roi à la couleur la plus représentée dans votre jeu.

Mme la Bourronne est la grande spécialiste de cette technique. Avec le jeu ci-dessus, le roi qui va être appelé sera... pique. Selon ses dires, comme elle ne pourra pas se faire de coupe dans cette couleur avec le chien, autant tenter de sauver des points en appelant le roi.
Bref, nous lui laissons la paternité de la technique, car nous ne la comprenons toujours pas, le roi se faisant couper 8 fois sur 10. Mais parfois la Bourronne a ses raisons que la raison ne connaît pas.
L'avis d'un Grand Maître : Mme la Bourronne de Mesrine "Ben, j'appelle toujours sur ma famille, j'avais des têtes à sauver"
* Les cas particuliers
Plusieurs situations alambiquées sont possibles. En voici quelques unes avec les erreurs à ne pas commettre :

N'appelez pas un roi, car vous avez les 4. Nous vous conseillons d'appeler plutôt une dame (vous avez le droit dans ce cas-là). En fait, nous vous conseillons surtout de ne pas y aller et d'attendre sagement qu'on vous appelle.

Vous avez un billard. le meilleur choix est peut-être de vous appeler vous même. Les autres ne verront sans doute pas le jour.

Debrouillez vous ! Vous n'avez rien, vous n'aviez qu'à pas parler.
Bien sûr, aucune leçon ne remplacera le talent et le panache d'une grand maître, alors laissez quand même libre cours à votre imagination et suivez les Ternay Live pour progresser.
A bientôt pour un prochain geste technique.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Publié le 27/05/2007 à 02:57
Par lagrougniat
Il y a des causes pour lesquelles le sang Grougniste ne fait qu'un tour : invités par les autorités de Pyongyang à effectuer la première session de l'histoire en Corée du Nord, les dirigeants de la DOIGT et les Grands Maîtres ne savaient que décider.
Car la riposte avait été immédiate : Séoul menaçait qu'en cas de session nord-coréenne, les Grands Maîtres seraient interdits de séjour sur le territoire Sud de la Péninsule. Alors, que choisir ? Résister à la pression pour fournir au peuple du Nord une de leurs rares distractions et ainsi montrer le soutien des Grands Maîtres à ce peuple martyr ? Risquer une drame diplomatique avec la Corée du Sud toute puissante, et ainsi priver Diane de ses vacances bucholiques annuelles dans les bas quartiers de Séoul ? Cruel dilemne que la main de Corneille n'eut pas nié...
Et c'est un courrier d'un célèbre lecteur qui nous donna la solution : Kamel Ouali, le chorégraphe de la Star Ac', annonça que pour lui, il était impossible de passer à côté de deux Corées. Dubitatif, le responsable du courrier des lecteurs tenta de lui expliquer la différence entre le pays et la composition scènique... mais peine perdue, les billets d'avion étaient déjà commandés.
Alors c'est donc à TERNYANG, sur la frontière entre les deux pays ennemis,que la session se tient. Chacun des Grands Maîtres choisissant son camp, Cingllette et Mme la Bourronne sont installés côté Nord? les autres côté Sud.
Un grand merci à Kamel, car il aurait été dommage que pour de basses raisons politiques, une session ne puisse avoir lui en pleine liberté...
0:10 - Dédé attaque la session dans les loges, refusant de participer tant qu'il n'aura pas choisi son camp... Il échappe ainsi aux premières gardes contres et coups de panache. 0:40 - La Bourronne réussit à traquer le petit de Dédé avec son 2. Elle danse autour de la table... et se fait tirer dessus par les Sud-Coréens qui l'ont vu passer la frontière. Elle reprend tranquillement sa place... 01:34 - Diane : "Fais ce que tu as à dire", dit elle. Encore une profession de foi de la petite nordique , tirée de son livre "Sois ce que tu es", Best Seller philosophique enseigné dans les terminales scandinaves... 02:17 - Chute de Remy... Dédé est accusé d'épicerie. La Bourronne saute sur l'occasion et appelle Dédé qui veut se racheter. Mais épicerie de Diane qui fait maintenant monter le bourron à 880. La Bourronne fulmine, insulte les béligérants et demande la nationalité nord-coréenne. 03:25 - Dédé fait monter le bourron. Diane si tenteet y laisse des plumes. Passe à la Bourronne qui perd 1000 dans l'histoire. Elle tient à son bourron... et appelle le connard qui comme à son habitude est au chien. La bourronne reperd 1000 et passe largement en négatif. Le Bourron reste en jeu... 03:45 - Remy remporte le bourron et semble parti pour lavictoire. Les Nord Coréens lui donne la nationalité d'honneur. Les Sud Coréens lui offrent leur nouveau ipod contrefait. Que va t-il choisir ? 04:25 - Fin tonitruante de G.C qui fait une petite garde pour passer devant Remy... 4060 points pour le vainquer. Remy perd sa nationalité Nord Coréenne et son ipod. 04:30 - Délétérisation intense en fin de session entre les grands maîtres.
Merci de nous avoir suivi
Nothing but the Grougniat !
Publié le 25/05/2007 à 18:58
Par lagrougniat
A LA MODE DELETERE
Les professeurs des lycées se sont émus des premières dispositions prises par la nouvelle équipe présidentielle et gouvernementale… qu’il s’agisse de la lettre de Guy Moquet ou de la règle du vouvoiement, dans tous les cas c’est bien un sombre coup qui est porté aux ambiances délétères… Mais qu’est ce qu’être délétère au fond ?
La question se pose car les limites sont floues et de récents accidents justifient sans doute que l’on s’attarde sur la notion de frontière délétère. En effet, il faut distinguer l’agression délétère de l’agression pure et simple.
Si l’agression pure et simple est la plupart du temps sanctionnée par la loi, l’agression délétère est félicitée par les rires. C’est un premier point. En outre, l’agression délétère est, disons le, géographiquement et temporellement identifiée. Elle a lieu autour de la table grougniste, le temps des jeux. La Grougniat terminée, le délétère est censé se clore. Et l’ambiance reprendre un cycle classique et quotidien. Ainsi les Grands Maîtres, si véhéments les uns envers les autres pendant la Grougniat sont ils parfois les meilleurs amis du monde, voire des amants passionnels…
Il est délicat de définir précisément à partir de quel moment le délétère franchit le cap de la délétérisation et, quoique dit autour de la table et pendant les jeux, se caractérise davantage en agression pure et simple, et donc hors sujet. De plus, si le délétère peut être pratiqué dans les lieux publics voire les sphères privées, pour de rire, pour faire comme, la frontière est d’autant plus ténue et franchie dans un cadre différent de celui de la Grougniat.
Pour comprendre, nous vous invitons donc à tenir deux réflexions différentes : l’une, concernant la manière de délétériser des Grands Maîtres ; l’autre, concernant l’école et l’utilisation de l’ambiance délétère dans les lycées.
Les Grands Maîtres utilisent la délétérisation avec un art consommé. Ils ne sont pas nés de la dernière pluie et l’on dit d’eux qu’ils sont délétères. En effet, le titre de Grand Maître comprend à la fois la notion d’une maîtrise technico-tactico-physique du jeu et la maîtrise de la délétérisation. Pour autant qu’ils ont tous le titre de Grand Maître et sont tous rompus à la délétérisation, des nuances subsistent entre eux, ce qui donne tout son grain et son charme à l’ambiance délétère. Rien ne serait pire qu’une ambiance délétère formatée. L’idée d’être délétère, c’est donc bien de l’être en mesure de son identité propre. En soi, chaque Grand Maître apporte sa propre délétérisation.
Si la Bourronne délétérise finalement peu par le verbe, elle est la reine de la délétérisation par le jeu… récemment concurrencée sur ce terrain par Cingllette… qui, par ailleurs, délétérise également par le verbe, avec cette subtilité d’un jeu très fin entre la gestuelle et l’oralité. Ainsi Cingllette est il sans doute le plus complet des délétères. La gestuelle en effet est une marque assez rare dans la pratique délétère des Grands Maîtres… GC peut esquisser quelques pas en cette direction, mais cela reste timide… Et il pratique davantage la petite phrase, voire l’introspection nombriliste à voix haute. Une délétérisation somme toute difficile à caractériser, tant GC paraît davantage être le Grand Maître de l’humour que de la délétérisation. Ce qui, évidemment, n’est ni le cas de Rémy, ni celui de Dédé. Rémy est délétère moraliste, voire délétère culpabilisant. Sa délétérisation est sur le mode accusatoire, par saisine de valeurs référence. Dédé s’est fait le chantre d’un délétère de l’ironie et de la révolte, ce qui lui confère une délétérisation assez juste, dans la mesure où elle n’est pas permanente au long des jeux. De la justesse dans la délétérisation, c’est le contraire de l’art délétère de Diane. Diane use de phrases choc, d’expressions clés, sa délétérisation est ciblée le plus souvent, et fonctionne en réaction défensive, jamais par gratuité. On dit de Diane qu’elle flirte avec l’agression caractérisée… Le niveau 5 est son apanage.
Ainsi, les Grands Maîtres ont ils bien une identité délétère, que chacun d’entre eux connaît et dont tous se joue avec gourmandise. La délétérisation est à la fois un élément du jeu, du spectacle, et une arme stratégique, de déstabilisation. La frontière est rarement franchie vers l’agression caractérisée, tant elle isolerait le Grand Maître qui la pratiquerait, ne relevant pas des pratiques de la table des jeux, et tant elle mettrait à mal la Grougniat dans son ensemble…
Au lycée, la frontière se rencontre plus rapidement. Lorsque le petit Anthony, dont les parents ne se sont pas foulés pour choisir le prénom, ou qui ont été subtilement délétères envers leur propre fils, écope d’une heure de colle, on peut soit, supposer qu’il a été effectivement délétère, soit imaginer que son art délétère ait été par trop fin, ou incompris par un entourage indigne de la délétérisation grougniste. C’est là tout le problème, et les associations de parents d’élèves ont eu vite fais d’accuser la Grougniat d’inciter un comportement général agressif. Ainsi, le légendaire « Ta Gueule » de Diane est en effet aujourd’hui l’expression préférée des adolescents flex.
La DOIGT a bien entendu réagit vivement à ces accusations, interrogeant le fait que des adolescents aient accès à la diffusion des Ternay Live qui, par voie de précaution, ont toujours débuté en deuxième partie de soirée. La Grougniat n’est donc en cause que par son succès, qui dépasse largement les frontières médiatiques du Ternay Live, et c’est aujourd’hui toute une vision grougniste qui imprègne la pâte sociale.
L’exemple des Lycées n’est pas une fin en soi. Les collèges sont conquis. Les classes primaires, également. L’actualité est brûlante à ce propos, alors que s’ouvre le procès de l’instituteur Guèretpeillon. Ce dernier, à un élève de six ans moqué par ses camarades dans le vestiaire de la piscine et qui lui avouait, nu comme un ver, qu’il avait un mini-zizi, a rétorqué : « oui, d’ailleurs, dans ton cas, on ne dit pas zizi, on dit plutôt zi tout court ! » dans un grand fracas de rires… L’instituteur a plaidé la délétérisation ; la partie civile révèle que l’enfant a dû changer d’école, à cause de son désormais surnom de deux lettres, psychologiquement déstabilisant… D’aucun commentateur de la Grougniat s’empresseront de signer Zi D’Ane, sans manquer de préciser qu’un zi d’âne équivaut à ces expressions langagières qui unissent des termes opposés, tels que nain géant… Milieux éducatifs, donc, touché de plein fouet, cependant que le milieu professionnel est de plus en plus concerné, les juges des prud’hommes réclamant qu’une réflexion des magistrats soit engagé avant qu’une jurisprudence n’engage la profession toute entière… Bref, la frontière est devenue si floue qu’un impératif semble surtout être apparu… Celui de l’éducation populaire à la délétérisation grougniste. Ainsi, les Grands Maîtres qui franchiront le niveau 5 se sont engagés à se rendre dans les écoles et sur des lieux professionnels pour expliquer davantage ce qu’est l’art délicat de la délétérisation. Les juges seront formés par les Hauts Techniciens de la DOIGT.
Et sans nul doute, dans cette mode délétère qui saisit le monde, sans que les liens ne s’enveniment entre les gens, volera sur les plaines un vent de révolte …
Nothing but the Grougniat !
Jan Hala-Noix
Publié le 23/05/2007 à 14:48
Par lagrougniat
Le SUMMER CONTEST TERNAY TOUR vient de débuter et déjà G.C DIALEY s'est illustré avec un pauvre score de 70 Points (base initiale : 2000 points). En cause : il a appelé un roi au chien sur une garde contre. La chute lui a été fatale et sa session n'en a été ensuite que plus pénible.
Dans la rubrique GESTE TECHNIQUE, nous voulons donc ce mois-ci nous interresser à un élément essentiel de la GROUGNIAT : L'APPEL DU ROI. Car sans un bon appel, pas de survie grougniste possible.
Petit rappel : Comme dans le tarot classique à 5, une personne part sur un contrat et appelle un roi. Le joueur possèdant ce roi (que nous appelerons "l'appelé") devient donc partenaire de celui qui part (que nous appelerons "le Preneur") et empochera 1/3 des gains totaux (hors bourron qui revient au preneur). De même il contribue à un 1/3 des pertes é"venutuelles, mais ne double pas le bourron. Si jamais le roi appelé est au chien, le preneur est alors seul contre les quatre autres joueurs (*).
Nous décomposerons donc ce geste technique en deux parties distinctes pour vous permettre de réaliser un bon appel : - Connaître la personnalité des rois - Choisir un roi suivant son jeu
PARTIE I : LA PERSONNALITE DES ROIS
Au nombre de quatre (coeur, pique, carreau, trèfle), les rois ne sont pas que des cartes maîtresses. Des statisticiens renommés de la Grougniat ont mené sur plusieurs années des études prouvant que chaque roi a son caractère propre et ses styles de jeux réservés. nb : Ces études ne sont qu'une aide, ils ne représentent en rien une vérité absolue, la règle étant faite pour être contredite.
LE ROI DE COEUR : LE BELLÂTRE

Nom :CHARLES Taux appel :57 % Côte d'amour : 77 %
QUALITES ET DEFAUTS :
La star du jeu, c'est indéniable. Appelé plus d'une fois sur deux, sa popularité n'a d'égale que sa beauté. Il exercera une fascination sur vos adversaires qui le protègera des coups bas les plus variés. Toujours flatté d'être appelé, le roi de coeur se donnera à vous corps et biens, mais attention car une certaine suffisance liée à son statut lui enlèvera une certaine attention qui pourrait le mettre en danger sur une coupe franche.
POURQUOI L'APPELER ?
La personne qui possède le roi de coeur se prépare dès la réception de ses cartes a être appelé, sachant le pouvoir de séduction que sa carte procure. L'appelé se met donc de suite en condition psychologique de "partenaire". Il aura donc déjà analyser son jeu pour préparer quelques coups qui vous seront précieux.
L'AVIS D'UN GRAND MAîTRE
Diane la Chasseresse : "Je déteste couper un roi de coeur. Il est tellement beau !"
LE ROI DE PIQUE : LE CADOR

Nom : David Taux d'appel : 29 % Côte d'amour : 61 %
QUALITES ET DEFAUTS :
Même s'il n'a pas le physique du bellâtre, quel prestance ! Toujours tiré à quatre épingles, il impose le respect par son air noir et sa majesté. L'image de "roi guerrier" lui colle à la peau et transpire de ses pores. Il semble prêt au combat et, en cas de coupe, prêt aux représailles les plus violentes. Son caractère droit et hautain lui donne un air supérieur et fier, qui lui sert en toute circonstance pour impressionner ses adversaires, mais attention à ne pas se croire trop au dessus du lot, car la coupe n'en sera que plus violente.
POURQUOI L'APPELER ?
Un jeu un peu juste pourrait être bien avantagé par l'appel du roi de pique. En effet, son pouvoir sur les adversaires est tel qu'ils hésiteront à l'attaquer et comme tout point est bon à prendre, un roi assuré sera du meilleur effet dans le décompte final.
L'AVIS D'UN GRAND MAÎTRE
Mme la Bourronne de Mesrine : "Même à moi, parfois, il fait un peu peur..."
LE ROI DE CARREAU : LE BRANLEUR

Nom : César Taux d'appel : 7 % Côte d'amour : 47 %
QUALITES ET DEFAUTS
Il ne tient pas son surnom de nulle part : il n'est jamais appelé. En effet, plutôt discret de nature, il ne se met pas assez en valeur et sa personnalité est écrasée par celle des imposants coeur et pique. Sa sensibilité à fleur de peau font un peu penser à une bète blessée et c'est la raison pourquoi il est assez populaire parmis les grougnistes, sans toutefois être appelé fréquemment. Sa sensiblerie peut malgré tout être son arme, car qui se méfierait de lui ? Avec ses airs de ne pas y toucher, il peut par moment se révéler fourbe et efficace, sous son image de pleutre.
POURQUOI L'APPELER ?
Il convient parfaitement aux gros jeux. Appeler un roi de carreau donne de vous l'image que vous maîtriser mal le jeu et fait se relâcher la garde de vos adversaires. Vous pourrez donc étaler ensuite votre talent sans que personne ne s'y attende.
L'AVIS D'UN GRAND MAITRE
Cingllette : "Il a dû être appelé autant de fois que je fais de gardes dans une session. C'est dire !"
LE ROI DE TREFLE : LE CONNARD

Nom : Alexandre Taux d'appel : 21 % Côte d'amour : 6 %
QUALITE ET DEFAUTS
Doté des mêmes qualités que son homologie de pique, il a une certaine prestance, encore plus inquiètante, qui pour le coup déstabilise définitivement l'adversaire. De son nom à sa tenue, tout devrait inspirer le respect chez lui et oser couper un roi de Trèfle relève plus de l'inconscience que du panache. Oui mais voila, il n'est pas le plus impopulaire par hasard. Son terrain de jeu préféré : le chien. Impliqué dans plus de 65% des appels du roi au chien, son image est plus que troublée par cette tendance marquée à compliquer la tâche. Sa réputation de pervers n'est donc plus à faire.
POURQUOI L'APPELER ?
Il faut l'avouer : appeler le roi de trèfle relève d'une certaine tendance au masochisme. Nous recommandons donc cet appel pour les amateurs de sensations fortes, comme les anciens paras à la retraite ou les accidentés du saut à l'élastique. Dans les autres cas, réflechissez y à deux fois.
L'AVIS D'UN GRAND MAîTRE
G.C DIALEY : "J'ai un super jeu à petite, alors je fais garde. Normal. J'appelle Trèfle. Et bing ! Ce connard était au chien..."
Maintenant que vous connaissez chaque rois, vous allez pouvoir faire votre appel par rapport à votre jeu. L'opération est délicate, mais cela fera l'objet d'un prochain article.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
(*) Retrouvez les règles sur le lien suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/155782-lecon-n1-regles-de-bases-pour-taroteurs-debutants-et-aspirants-grougnistes
Publié le 22/05/2007 à 17:33
Par lagrougniat
Suite de l'Edito d'Alain Béchamel sur les forces en présence pour ce nouveau Bourron de Bronze. Une fois n'est pas coutûme, nous terminerons par ces dames.
Du côté des dames, c’est pas Charlie qui rigolerait ! Le Spring Contest a sonné le glas des ambitions féministes d’un ras de marée en jupon et renvoyé l’une et l’autre des deux championnes de la Grougniat à des études de recadrage !
Diane n’a bien que ses yeux pour pleurer, aux douloureux regrets d’une victoire échappée alors qu’elle lui était promise… Bien en peine de rester à flot en termes de score depuis la session numéro 16, elle a vu fondre son avance sans même pouvoir se battre… et dans ce naufrage lent et irrévocable, on ne saurait trop féliciter la manière combattive avec laquelle elle s’est finalement échouée à quelques encablures d’une dernière place qui commençait à lui faire des sourires narquois !
Peu déstabilisée par sa malédiction, beaucoup ont commenté cette descente aux enfers comme symptomatiques du fait que Diane ne gagnerait jamais. Faut il leur donner tort ?
Le doute, sans prendre corps autour du tapis et des luttes, est né alors qu’au lendemain de son deuxième succès consécutif, Cingllette arborait à son bras, tous muscles bandés, la silhouette bikinie de la célèbre chasseresse… Ainsi privée de gloire, la défaite se consolait dans les bras même de celui qui avait causé sa perte… Anicroche certaine portée à la crédibilité de ses ambitions, cette anecdote sentimentale a rendu Diane à ses fantômes, et l’on entend déjà les grands maîtres se gausser de son nombre d’atouts, de ses ouvertures… de son potentiel et de son classement… Et pourtant ! Délesté de ses accords avec Rémy, qui l’handicapaient plus que sûrement, Diane a fait montre lors de sa chute vertigineuse d’une opiniâtreté valeureuse et sa bravoure n’est plus à mettre en doute…
Ne serait elle pas l’étoile en construction de la Grougniat ? Car en effet, qui d’autre qu’elle semble, en mesure, aujourd’hui, de tréander avec le même aplomb qu’un autre grand maître ferait tout simplement son score ? Qui d’autre qu’elle semble en mesure, aujourd’hui, d’épicer avec le même appoint que le salopettisé Cingllette ? Qui d’autre qu’elle semble en mesure, aujourd’hui, d’assurer des parties basses dans les sommets ? A n’en pas douter la plus complète des Grands Maîtres avec Dédé, Diane est de la race des perles rares… dont le développement est dans le temps avant tout une question de patience. Histoire de s’en persuader, on refera chacun l’historique de ses participations à la Grougniat pour constater que son ascension ne s’est jamais démentie et que, mis à part ce coup de mou de fin de Spring Contest, elle n’a connu que le plus bel équilibre entre l’apprentissage et la mise en pratique.
Ceci dit, on ne se disperse plus en moqueries, mais l’on sent d’emblée qu’à chacune de ses apparitions, les échines recourbées sur cartes pourraient trembler à en suer du front et, sans bien comprendre ce qu’il arrive, se retrouver les quatre fers en l’air, à demander pourquoi, pourquoi, pourquoi… la chasseresse a encore frappé !
Frappée d’inanition, la Bourronne n’en est toujours pas revenue. D’aucun média bien renseigné quoique tenu par les financements occultes de la famille Mesrine, argentier historique de la presse grougniste, ont assuré qu’il ne fallait en rien s’inquiéter… Mais le mensuel « Prisons Passions » ne s’y est pas trompé qui a vu, le premier, un signe alarmant d’auto-détention dans le comportement de la Bourronne. Le rédacteur en chef commentait ainsi « qu’il était probable qu’après une troisième et telle désillusion la Bourronne ne sache seule s’en remettre et s’en remette ainsi aux lois d’auto flagellation les plus dures du milieu… » Un coup qui ne réussit pas est un échec, deux coups une insulte, trois coups un problème personnel. Voilà donc la Bourronne livrée à elle-même, abonnée au podium et renvoyée dans ses ambitions à la partie congrue qu’on nomme le minimum syndical.
Qu’a t elle fait alors ? Aidé par le Grand Méchant Love, nous savons que la Bourronne a tenté d’oublier ses déboires au sein de la bouteille, fréquentant les distilleries avec plus d’assiduité qu’elle n’a du, à l’époque, consulter les manuels d’apprentissage de la Grougniat… Puis, se lassant des vapeurs alcooliques et des vomitos de ses camarades de dégénérescence, elle se serait laissée allée à quelques embardées cocaïnomanes, entraînant dans sa foulée l’innocence malheureuse de ses princesses, abandonnées sur l’autel du démon aux perversités des soirées blanches de l’ami P. Diddy. Bien mal lui en prit, la garde lui fut retiré illico, de quoi prendre le temps d’oublier plus clairement encore ses échecs, et de tomber plus bas encore. Présente à la Beaujoire pour encourager les Canaris à la relégation, elle aurait jeté son dévolu sexuel sur les personnalités du foot hexagonal, participant à des raouts organisés par Serge Le Dizet, où l’on retrouvait pêle mêle Ulrich Ramé, Mickael Isabey et Grégory Wimbée.
On comprend que la presse n’est pas fait ses choux gras d’un tel état de dépravation. Mais le pire est venu par la suite, puisque la Bourronne s’est sentie tenue de se présenter au Festival de Cannes, elle qui l’avait éblouie l’année dernière dans sa robe Christian Labannière, au bras de Rufus Wainwright, dont l’on ne précisera pas qu’il a fait son coming out depuis. Fustigeant Scarlett Johansson qui arrivait par ailleurs, la Bourronne s’est fendue d’un clin d’œil à Sophie Marceau et à Sharon Stone en perdant sa petite culotte pendant qu’elle montant les marches…
On remercie encore ses amants du jour, Daniel Ceccaldi et Bernard Menez, de lui avoir assuré que Marilyn Monroe montait les marches peu après elle, craignant qu’elle veuille aussi que sa jupe bouffe dans le remue ménage du vent marin… Bref, la déchéance est là, la Bourronne n’y échappe pas, et l’on craint qu’elle ne connaisse les mêmes affres qui défrayèrent la chronique du Sniff… car à peine finit on d’énumérer la longue liste de ce passif débordant qu’il convient de reprendre son souffle mais que tombe la nouvelle inquiétante : la Bourronne est déclarée absente à l’aube de la reprise…
Le Summer Contest démarrera sans elle. La DOIGT a immédiatement dépêché ses experts qui ont confirmé que la championne fréquentait un établissement thermal dans lequel elle partageait ses parties de pèche avec le rocker Pete Doherty. Les mauvaises langues ont souligné avec un accent significatif le mot thermal, incitant à penser qu’il s’agissait davantage d’une clinique de désintoxication. Aperçue cette semaine sur les plages de Barcelone, elle serait plus ou moins remise et prête à envisager, sous peu, un retour à la compétition… Le temps d’expliquer à monsieur Wimbée que son amour était pure perte…
Si l’on ne doute pas que son talent est intact, on s’inquiète beaucoup de sa motivation. Compétitrice née, saura t elle se relever de l’humiliation de la défaite répétée sans trop tendre du côté d’un panache d’apparat qui ne l’aiderait pas à redorer son lustre… car de lustre elle ne connaît qu’un seul, celui au goût particulier de la victoire.
Nothing but the Grougniat !
Alain Béchamel
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