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Publié le 31/07/2007 à 15:43
Par lagrougniat
Comme chaque mois et en attendant le lancement de Grougnipedia, découvrez un nouveau mot extrait du vocabulaire de la Grougniat. Ce mois-ci : Famille et Dynastie.
Le jeu ne se résume pas au nombre d'atouts ou d'oulders. il faut savoir utiliser l'ensemble de son potentiel et bien analyser toutes les facettes d'une donne. La famille et la dynastie peuvent se transformer en armes de destructions massives de gardes contre si on sait les utiliser.
C'EST QUOI ?
La famille est un ensemble de carte de la même couleur, c'est à dire pique, coeur, carreau ou trèfle, que vous pouvez avoir en main sur une même donne. On considère qu'à partir de 7 cartes de la même sorte, on peut annoncer une famille, quelques soient ces cartes.

En l'espèce, vous avez une belle famille à coeur (nous reviendrons d'ailleurs sur ce jeu un peu plus tard).
La dynastie est en fait une famille particulière : elle est composée de la majorité des têtes de la couleur (roi, dame, cavalier, valet). Nous ne sommes pas sectaire : trois têtes sur quatre valent "équivalent dynastie". A la différence de la famille qui va presque à coup sûr vous servir, la dynastie doit se gérer avec plus de finesse.

Voici encore quelques exemples de belles familles à utiliser avec doigté...
 
CA RAPPORTE QUOI
A proprement parler, une famille et une dynastie ne rapportent pas de points. Vous avez la possibilité de les annoncer, comme une Grougniat, mais personne ne vous donnera un jeton, comme pour une misère.
Mais attention, le fait d'annoncer une famille destabilise celui qui part. Cela le met donc dans des conditions psychologiques critiques et c'est alors à vous d'agir pour que ce jeu, qui semble d'aspect anodin, se convertisse en monnaie sonnante et trébuchante.
ET ON EN FAIT QUOI ?
Comme d'habitude, chaque grand maître en fera une utilisation différente. Voyons cela au cas par cas :
- Vous êtes appelé : dans le cas où vous auriez une famille ou une dynastie et que votre roi a été appelé, soyez prudent. Vous pouvez être un allié de poids ou un boulet dans cette partie pour celui qui part.
Si le roi appelé est celui de votre dynastie, il n'est pas forcément conseillé de le jouer sur le premier tour à la couleur. Vous aurez sans doute la possibiliter de le "pisser" plus tard dans la partie, quand vous n'aurez plus d'atout. En même temps, certains grands maîtres estiment que le premier tour est le moment ou jamais pour le passer. Si par le plus grand des hasards, cela venait à marcher, ne retentez pas le coup avec la dame.
Ensuite, essayez de reprendre la main. Votre famille va servir à faire couper l'adversaire et épuisera les atouts de chacun d'entre-eux. En même temps, si votre partenaire a assez peu d'atouts, n'insistez pas trop non-plus. De même, soyez prudent au départ : il se peut que votre partenaire ait une coupe franche sur votre famille et se serve du premier tour pour passer son petit. Il y a le risque qu'un 2ème joueur ait aussi une coupe franche et taillade le oudler. Soyez donc prudent avant d'envoyer directement sur votre famille.
- Vous n'êtes pas appelé : le style de jeu va être à peu près le même, même s'il faut inverser le raisonnement.
Servez vous de votre famille pour faire couper celui qui part. En épuisant ses atouts, vous déprécierez son jeu et il ne pourra plus jouer comme il l'entendait au départ. Attention quand même à ne pas en même temps détruire le jeu de vos partenaires, qui pourraient vous en vouloir par la suite, surtout s'ils avaient fait une belle épicerie.
De même, partez sur votre couleur afin que celui qui a pris tente de passer son petit sur le premier tour. Un de vos partenaires pourra peut-être surcouper. Attention quand même à ce que l'inverse ne se produise pas, c'est à dire qu'un de vos collègues y voit une ouverture de passer leur petit et se le fasse taillader.
- Vous partez : spécialité de G.C DIALEY et éventuellement de Mme la Bourronne dans ses phases d'X-trème tarot, le départ sur famille est une option. La famille vous permettra d'épuiser les tarots de vos adversaires et de limiter les impacts de votre faible nombre d'atouts. Attention quand même, car pour reprendre la main, il vous faudra couper également et vous risquez au final de ne plus jamais la reprendre, la main.
De même, vous ne pouvez pas être sûr, dans le cas d'une dynastie, que l'ensemble de vos points passeront. Il n'y a même quasiment aucune chance, alors à la différence de nos fougueux grands maîtres qui ont quand même une meilleure maîtrise de leur jeu que les amateurs, reflechissez bien avant de partir.
L'INFO EN +
Voici la plus belle famille :

En effet, la famille d'atouts reste encore la plus fiable pour réussir tranquillement ses gardes-contre.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Publié le 30/07/2007 à 17:24
Par lagrougniat
Eddy Zdeder, le tacticien grougniste, revient aujourd'hui sur les enseignements à tirer du Summer COntest Ternay Tour qui vera son épilogie demain soir...
Premier retour sur le Summer Contest
Le Ternay Tour n’est pas fini mais les enjeux sont clos ou presque. Dans tous les cas, le principal ne laisse plus la place à aucun doute : la victoire finale ne peut plus échapper à Rémy la Renifl'. Quels grands enseignements tirés, à chaud, de ce Summer Contest ? Retour sur une compétition acharnée…
Le panache est il l’apanage des perdants ?
Attention, question à grand danger ! Si les perdants vantent souvent le mérite de leur panache, pour en souligner en même temps le manque chez ceux qui gagnent, la frontière de l’objectivité est aussi floue que possible, comme de coutume dans la Grougniat. Pour mieux comprendre, demandons nous où nous plaçons le panache ? Notamment, où le place t on relativement à la ligne de chance de réussite ? Si l’on considère que l’on a des chances de réussite proche de la nullité, et que l’on part malgré tout, fait on preuve de panache, ou d’idiotie ? Définir le panache ressemble donc à une certaine gageure, car chacun verra le début de l’idiotie à sa porte… Pour faire simple, il semblerait malgré tout que les perdants, poussés dans leur retranchement, soient plus enclin à « tenter des coups », et donc, à goûter à la frontière du panache. L’évidence qui pousse le dernier du classement à prendre des risques ne peut pas être la même dans les hauteurs du même classement. Le panache est donc bien l’apanage des perdants. Ce qu’ont été les premiers, avant d’être les premiers.
Faut il épicer pour gagner ?
Définitivement, la première place semble se jouer là, plus particulièrement. Au-delà du facteur chance et de la capacité du Grand Maître à maîtriser les déambulations du hasard, c’est la capacité à épicer qui fait la différence : ou quand y aller, quand laisser partir ? Un bon jeu pour y aller peut être un jeu encore meilleur pour épicer ! Ce qu’il faut comprendre ? Qu’on est premier par son score (les points que l’on encaisse), et par le score des autres (les points qu’il perdent). Alors que le panache est l’enjeu des perdants, « il faut monter au classement », l’épicerie devient l’enjeu des joueurs de tête, « il ne faut pas redescendre au classement ». A trop épicer, on ne maintient pas son score. A ne pas assez épicer, le panache emporte dans les profondeurs. Il faut épicer pour gagner, mais point trop n’en faut. La gestion de cet équilibre, qui ne connaît pas de règle spécifique, relève du feeling de chaque Grand Maître.
Reste t il de la place pour un jeu non stéréotypé ?
La Grougniat d’aujourd’hui est quelque peu stéréotypée. Sans doute aussi parce que les mêmes jouent aux mêmes places. La victoire de Rémy permet de modifier un peu la donne. Mais Cingllette n’est il pas encore deuxième ? On rêve d’une lutte acharnée entre la Bourronne et Diane dans le prochain Ternay Tour… avec Cingllette en prêtre du panache, GC à la course au podium, et Dédé et Rémy en commentateurs délétères avertis !
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Publié le 28/07/2007 à 10:05
Par lagrougniat
Dépèche GAI (Grougniat Agence Information) - Vendredi 27/07/07 - 11h46
Le scandale avait trop duré au sein du peloton et le choc du contrôle positif d’Alexandre Vinokourov aura du mal à s’effacer dans l’esprit des amoureux du Tour de France.
Mais une lueur d’espoir nous arrive aujourd’hui. En effet, dans le double but de développer l’image de la Grougniat et de rendre plus propre le cyclisme du XXIème siècle, Remy la Renifl’ a décidé de racheter l’équipe ASTANA, en perdition complète depuis que les autorités Kazakhs lui ont enlevé leur soutien.
C’est donc sous le nouveau nom de TIBET–MOBILE que la nouvelle équipe apparaîtra dans le peloton, avec une grande majorité de nouveaux coureurs. Les conditions d’entrée dans l’équipe seront strictes : il faudra être bouddhiste, attaquant modéré et avec une mentalité de leader. Etre aspirant grougniste serait un plus.
 Lors de la conférence de presse donnée en direct de Katmandou pour annoncer le rachat, le nouveau directeur sportif, Dédé Lethère, a tout de suite mis les choses aux points : « Nous viendrons pour gagner, mais avec l’esprit juste. Pas de trahison, pas de tricherie et surtout du respect. Nous serons à l’image de notre nouveau président, donc en conséquence nous choisirons nos courses pour avoir des résultats optimums dans les grands tours auxquels nous participerons. Par contre, tel que nous l’a demandé M. La Renifl’, si vous autres journalistes passez votre temps à émettre critiques et quolibets, nous arrêterons de suite toute conférence de presse et nous pourrons éventuellement remettre en cause notre présence dans le peloton ».
Concernant le dopage, le message a été encore plus concis : « Nos coureurs auront un régime grougniste, c’est à dire qu’adieu les 5 fruits et légumes par jour qui assèchent le corps et obligent à prendre des substances prohibées. Des repas à base de traiteur américain et de boissons fortement sucrées seront le meilleur moyen de prévenir toute forme de dopage ».
Une fois encore, la Grougniat pourrait être à la base d’une révolution, cette fois dans un milieu qui en a définitivement besoin. Peut-être une nouvelle ère qui s’annonce.
Nothing but the Grougniat !
Cassiopée Hesse Consultante Sports & Grougniat
Publié le 27/07/2007 à 15:39
Par lagrougniat
Ce soir, avant-dernier round du Summer COntest Ternay Tour. Et la nouvelle et tombée il y a quelques minutes, G.C DIALEY a préféré faire l'impasse, avant d'accueillir à domicile la grande finale, lundi prochain. Celui qui nous paraissait passablemetn excédé lors du Round XVIII où il a terminé à la 5ème place a accepté de répondre à nos questions, avant de s'engoufrer dans un avion à la destination inconnue.
GC, vous ne participerez pas à la Grougniat de ce soir ? Pourquoi ? Je n’ai pas pris cette décision à la légère. Je suis un Grand Maître avant toute chose. La Grougniat est ce qu’il y a de plus important dans ma vie. Je vis pour la Grougniat. C’est à partir de cette exigence de vie que j’ai pris ma décision. … Ce Ternay Tour a marqué le triomphe de l’épicerie, des stratégies attentistes et prudentes. Tout du long, le Summer Contest a été l’apologie contraire du beau jeu. Une ode à la pousse, un hymne à la gestion, à la couardise… Pour la première raison. Pour la seconde, la session de ce soir n’est marquée d’aucun enjeu particulier. A moins que Rémy ne tombe en dessous des 1000 et que Cingllette franchisse allégrement les 4000, c’est plié. Ni beau jeu, ni suspense, je n’ai pas ma place dans cette session.
Vous avez, implicitement, des mots durs pour vos homologues… Oui, et je pèse mes mots. C’est la session de la honte.
N’avez vous pas l’impression de vous être attribué le monopole du panache ?Je n’en ai pas le monopole parce que je me le suis attribué, mais parce que mise à part la Bourronne et moi-même, aucun autre Grand Maître n’en fait preuve… Le beau jeu, dans leur culture, c’est vieux comme Hérode…
Soit. Le panache condamne t il donc aux accessits ? Voilà, voilà ce que défendent les tenants de la chance… Ils ont la goupille, ils appellent bien, et ils tirent des bons jeux… Ils n’ont besoin de rien pour faire leur pauvre pousse… ils squattent les premières places… Et moi, GC Dialey, qui n’ait que des mauvais jeux, qui appelle toujours les grougniats, et que la goupille a abandonné, livré à mon panache, qui me permet de surnager, on me renvoie que le panache est la science des baroudeurs qui ne savent pas jouer ! Le panache ne condamne pas aux accessits, il offre le beau jeu. La dégoupille elle, et ses six mois révolus, me condamnent à la dernière place !
N’en faites vous pas trop ?Et si je ne fais rien, ne vaut il mieux pas que j’arrête la Grougniat ?
Tout de même, vous êtes le champion de la Geinte ! Mais forcément puisque les autres ont du jeu, et moi pas ! Pourquoi voulez vous que Cingllette et Rémy se plaignent, alors que même quand ils n’ont pas de jeu, ils font plus de 2000 points !…
N’était ce pas, un Ternay Tour plus tôt, le procès que Rémy faisait à Cingllette ? … Et aujourd’hui, Rémy prouve qu’il faut savoir être patient… que ses efforts ont payé ! Mais comment ses efforts paient ils ? De quelle manière va t il gagner ce Ternay Tour ? Rémy est en train de scier la branche sur laquelle il est assis… Son jeu est stéréotypé, ennuyeux… Si c’est le prix de la victoire, perdre va devenir une question d’honneur… et le vrai triomphe !
Votre fameux art de l’exagération… !Oui, grâce auquel j’ai poussé Rémy à faire preuve d’un peu de panache lors de la dernière manche… Grâce auquel j’ai pu faire entendre raison à Cingllette pendant quelques jetées… Grâce auquel il reste encore quelques spectateurs !
Vous avez un pronostic pour ce soir ? Mon pronostic, c’est que la Bourronne va gagner, grâce à son panache ! C’est un vœu, car je sais qu’il est souvent difficile de croire en la Bourronne… Comme moi, son jeu dérange !
Nothing but the Grougniat !
Nadine Amouk Envoyée Spéciale
Publié le 26/07/2007 à 16:54
Par lagrougniat
Pas de vacances pour Ravachol, qui continue sa revue d'effectif des grands maîtres en s'attaquant aujourd'hui au Mathusalem de la Grougniat, Dédé la Mitraille...

Faut il aliter Dédé ?
On l’appelle l’Ancêtre. Et pour cause, il est le plus vieux Grand Maître en exercice. Il a joué contre les Flairinho, El Découvror et consorts. Sa période la plus faste remonte à un temps que les moins de vingt ans n’ont pas connu. Alors, il fricotait avec Brigitte Bardot, filait l’amour parfait avec Claudia Cardinale, partageait ses vacances entre un séjour à Saint-Trop’ avec Eddy, « un frère », confessait il récemment, et sur le bateau de Jacques Brel, « que j’aidais à finir ses chansons ».
C’était l’époque dorée. « Les GC, Cingllette et Bourronne n’étaient pas encore des Grands Maîtres. »
On connaît la suite. L’arrivée de la nouvelle génération, encadrée par Dédé, et le devançant session après session, sans lui laisser guère de chance. Une disette sur plusieurs années au cours de laquelle l’ancien enfant gâté de la Grougniat est devenu le Sage, maître de lui-même, et représentant des Grands Maîtres dans les instances de la DOIGT. Le manitou, c’est lui !
Mais les rumeurs ont enflé dans les dernières semaines, au point qu’elles semblent se confirmer et d’une brûlante actualité. Dédé serait sous le fait de phénomènes de fatigue pour le moins inquiétant… Perte de mémoire, comportement inaccoutumé… Les suiveurs de la Grougniat, parmi les mieux renseignés, ont gardé le secret pour eux le temps qu’ils ont pu, mais les témoins de cette affaire sont de plus en plus nombreux.
Il n’est que de se rappeler de la dernière session. Aux alentours de la cinquième heure de compétition, alors que GC et Cingllette s’en allaient en salle de pause en sifflotant, air détendu et blagounettes aux bords des lèvres, Dédé disparaissaient dans la coulisse, officiellement pour aller lire. En réalité, il aurait convoqué son staff technique au grand complet, et de sources proches du Grand Maître, aurait déballé ses soucis aussi clairement que cela : « ça fait plus de cinq tours que je ne comprends rien… Rémy invoque Flairinho comme s’il était mort, alors qu’il est juste absent, non ? et GC, c’est quoi ces tactiques ? Il annonce des Garde contre, et justifie qu’il a les sept bouts… On a rajouté des bouts ? Je suis perdu… » Une situation dantesque que le staff a su gérer sans trop de difficulté. Après une bonne pipe bien bourrée, l’Ancêtre a recouvré tous ses esprits et pu rejoindre la table des jeux l’esprit éclairci…
Mais l’avertissement est de taille. En effet, le cerveau ne serait pas le seul à avoir quelque peu déraillé ce soir là… Le personnel ménager aurait noté « l’humidité de la chaise » sur laquelle était assis Dédé… qui aurait de plus en plus de mal à gérer la question des commodités. A tel point que le personnel médical de la DOIGT aurait envisagé que Dédé participe au Ternay Tour en jouant allongé. « Evidemment c’est un handicap par rapport à un jeu assis. Mais si les problèmes chroniques de Dédé se confirme, il faudra qu’il joue alité, ou il devra arrêter sa carrière », nous renseigne le Docteur Pitude. Une extrémité qui inquiète, mais qu’il vaut mieux envisager.
Dans la tourmente qui agite la Grougniat, Diane est fidèle aux Justes, et se porte aux avants postes. « Je n’ai vu aucun signe d’aucune sorte me laissant penser que Dédé fléchissait… Je suis une chasseresse. Repérer les signes de faiblesse, l’inquiétude, la peur, c’est mon job. Si Dédé avait eu ne serait ce qu’une seconde de moins bien, je l’aurai vu. Et je n’ai rien vu de tel. » Un témoignage qui fait chaud au cœur de Dédé, bien embêté de la discrétion de Rémy le concernant. « Rémy est préoccupé par le final. La dernière fois qu’il a été en position de gagner le Ternay Tour, il a fini quatrième, pitoyablement. J’ai compris que je ne pouvais pas compter sur lui. »
Chez les autres Grands Maîtres, évidemment, l’ambiance est à la ricane. Cingllette a gloussé plus qu’à son tour, et ne s’est pas étonné des faits… « Personnellement, j’ai bien quelques techniques pour renaître de ses cendres, et oui, on n’est pas Phoenix pour rien… Mais j’ai peur qu’il n’est plus beaucoup d’ailes à déployer ! » La Bourronne n’a pas souhaité commenté l’information, et s’est retranchée derrière un sourire qui en disait long sur son indifférence… Quant à GC, il a été bref : « Dédé est ancien. Cela fait longtemps qu’il a laissé la place au talent et au panache. »
Une bien curieuse polémique, tout de même, alors que dans le même temps la plupart des gazettes estivales diffusent des photos de paparazzi montrant Dédé dans une forme étonnante, bronzé et caleçon de bain, jouant au tennis de plage avec la belle Géraldine ! Sa dulcinée, qui le couve comme une louve, n’a pas manqué l’occasion de remettre les pendules à l’heure dès que le micro s’est présenté à elle. Dans une conférence de presse donnée à la Barbade, la Pailhas a déclaré qu’elle redemandait « de l’Ancêtre dans cette forme ! » « Dédé est un miracle… J’ai l’impression de vivre avec un jeune homme… Tout ceci n’est que manœuvre de déstabilisation ! »
La déstabilisation, un mot à la mode en ce moment. « Fin de Ternay Tour oblige », a remarqué Charles Quintefleuche, ami de longue date de Dédé, et parrain de ses princesses.
L’humoriste suédois Gard Elmaleh n’a pas manqué de moquer ces informations douteuses dans un billet d’humeur… imaginant que Dédé jouerait alité comme dans le bon vieux temps de sa jeunesse romaine… une main dans le raisin et l’autre dans le tabac, rappelant les pseudos origines de ce prénom insolite… « Dédé, du latin Dédéus, qui signifiait « la peau dure », qualificatif que l’on donnait aux gladiateurs invaincus sous le règne de Grougniatus troisième ».
Bref, pantalonnade ou non, la Grougniat s’agite bien autour de la question… motivant sans doute Dédé comme rarement il aura été !
Nothing but the Grougniat !
Ravachol
Publié le 25/07/2007 à 16:05
Par lagrougniat
Ce soir, dix-huitième session du Summer Contest Ternay Tour. A trois rounds du but, les enjeux semblent faibles, alors que tout est encore possible. Etat des lieux...
Classement Général (après 17 sessions)
1er Remy la Renifl' (10) 2 386 points 2ème Cingllette (17) 2 091 points 3ème Dédé la Mitraille (17) 2 024 points 4ème Mme la Bourronne de Mesrine (16) 1 988 points 5ème Diane La Chasseresse (16) 1 839 points 6ème G.C DIALEY(17) 1 783 points
Entre parenthèse, le nombre de sessions disputées
Aux Grands Maîtres de Jouer
A quelques encablures de la session de ce soir, la rédaction de la grougniat s’est forcément penchée sur le cas du Sniff.
Pris à parti par Cingllette et Dialey lors de la dernière session, conspué par une partie du public et défendu par le trop seul Dédé, Rémy va t il parvenir à se sortir de l’ornière tout à l’heure ?
Le parfum de scandale qui flotte autour de ses résultats actuels sont nourris par les révélations nombreuses qui parviennent du Tour de France, le conseiller spécial de Rémy, Maître Piergès, se trouvant par ailleurs être l’agent de Vinokourov et de Rasmussen. Démentant tout lien avec de quelconques filières de dopage, Rémy a par ailleurs tenu à affirmer la manière dont il était offensé qu’on puisse penser cela de lui et s’est dit choqué au plus haut point dans son cœur pur. Une ligne de défense qui a de plus en plus de mal à prendre et laisse indifférent la plus grande partie des rédactions du monde entier. Heureusement, un Grand Maître reste un Grand Maître !
Pour autant, le malaise qui entoure le Sniff s’est d’autant plus renforcé hier, suite aux révélations de GC, qui confie au journal « Grougnie Hebdo » qu’il est à l’origine des derniers coups de génie du Sniff lors de la dernière session. Extraits : « Rémy n’a rien fait. C’est un épicier comme Cingllette en son temps. Aucun panache. Rien. La peur au ventre. Aucun risque. On gagne, mais on oublie la manière. On se cache sous la table. Et les quelques coups de fin de session doivent retrouver leur vérité. Rémy n’est parti que sous mon influence ! Si je ne suis pas là, il ne part pas. Jamais. Sa victoire, c’est celle de sa couardise et de mon panache… Avec son jeu, mes aïeuls, avec son jeu, j’aurai 3000 points de moyenne ! Rémy, c’est la victoire des couards ! » Rémy n’a pas souhaité réagir, mais a lâché ce commentaire désinvolte à son garde du corps : « Prévenez Piergès ! ».
Sulfureux leader du Ternay Tour, le « moine - parrain » du Tibet s’estomaque de cette levée d’accusations et de rumeurs, jurant ses grands dieux qu’il n’a fait que jouer avec talent et qu’il est victime de jalousie et d’incompréhension.
« Mi-moine, mi-parrain, mais totalement couard ! », avait conclu Dialey. Avant que Maître Piergès, à son tour, ne s’empare des médias. « Dialey connaît des heures sombres. Rémy ne lui en veut pas et passe l’éponge. GC retrouvera sa lucidité quand il aura recouvré son talent, et pour l’heure il parle autant qu’il joue mal. Le Sniff préfère se concentrer par rapport à la Grougniat et a le souhait de proposer aux Grougnistes un vrai duel, avec le choix entre deux modèles de Grougniat, entre Cingllette et lui-même. »
Le programme de ce soir est calé. Mais Dédé ne pourrait il pas tirer son épingle du jeu ?
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder
Publié le 24/07/2007 à 16:24
Par lagrougniat
Après la session exceptionnelle de cette nuit, ayant vu les grands maîtres embarqués à bord de l'avion de Tripoli ramenant les infirmières bulgares, ces dernières n'ayant pu voir de session depuis 8 ans, Alain Béchamel revient sur cette joute sauvage qui a vu la victoire à l'arrachée de Dédé et un nouveau pas vers la victoire finale de Remy.
Sur le fil du rasoir
C’est un exercice bien délicat que de réagir à chaud à la Grougniat. Aujourd’hui plus encore qu’aucun autre jour.
Le lendemain des sessions, ma plume est aussi excitée qu’angoissée. Elle confondrait vitesse et précipitation, comme le disent les commentateurs sportifs de ces joueurs trop pressés d’en finir et qui s’emmêlent les pinceaux. Aujourd’hui plus encore qu’aucun autre jour, la chose est bien là, dans mes doigts, impatiente de prendre la forme des mots, impatiente de se dérouler le long des lignes, et pourtant toute à l’appréhension des choses à dire… La session d’hier soir, oui, a atteint des sommets, de ceux qui tracent des lignes de forces, de celles qui séparent aussi fortement qu’elles unissent. Et l’analyste lambda que je suis ne peut, sans se couper des réalités de l’exercice auquel il s’adonne, se jeter dans la gueule de ces rapports de force, sans en mesurer d’abord les tenants et les aboutissants. Qu’auriez vous sous les yeux alors, sinon le vague magma d’une réflexion cadencée mais sans but, d’une réflexion brouillonne et sans colonne vertébrale ?
Ainsi donc, la session d’hier soir. Et son cours, somme toute facilement descriptible : un Dédé maître de ses cartes dès le début de la session, allant au jeu de la domination en duo avec la Bourronne, régnante ; l’une et l’autre suivi de près par un Dialey visiblement affûté. Derrière, Cingllette et Rémy rongent leur frein, se marquant à la culotte dans ce duel au sommet qui les oppose pour la conquête du Ternay Tour. Mais la session, elle, semble déjà leur avoir échappé. C’était sans compter le talent inexprimable de la Bourronne, pour le moins gourmande hier soir. Voulant saupoudrer une partie bien entamée par de l’Ultimate Tarot dont elle a le secret, la Bourronne s’est embarquée dans un bal des faiblards, demandant garde contre avec des jeux à petite. Dialey, bien sûr, applaudit des deux mains, lui qui appelle panache tout complexe de supériorité eu égard à son jeu ! Pendant ce temps là, la Bourronne remplit bourron sur bourron, entraînant dans sa chute un Cingllette qui n’en avait pas besoin et un Dédé qui, fort heureusement pour lui, avait de belles économies. Finira t elle par se refaire, le mal est fait chez les leaders : Cingllette a cédé des points, et Rémy s’est refait une santé… Le tenant du jeu juste s’offre deux épiceries peu amènes sur GC, qui criera ses grands dieux que c’était abominable, et sans aller dans sa démesure, on conviendra que le jeu juste demande autre chose que des épiceries sur les derniers du classement général. Maître Piergès veillant au grain, Rémy passe une nouvelle soirée à travers les gouttes, cependant que Dédé continue son cavalier seul dans la course à la victoire du jour. Cingllette et la Bourronne ayant décidé de mourir ensemble hier soir, la fin de session se fait tranchante au niveau des scores : Dédé franchit allègrement la barre des 3000, rémy culmine à plus de 2600, la Bourronne et Cingllette limite les frais, GC poursuit sa dégringolade !
Au devant de ces évènements factuels, un doute ne subsiste pas : Dédé aurait du franchir les 4000. L’Ancêtre a été vif comme aux heures de sa jeunesse, impressionnant de maîtrise et de fluidité. N’aurait il pas eu les folies de la Bourronne à assumer, son amassage de points n’en aurait pas fini… La Bourronne a renoué avec ses heures de gloire, de celles qui lui firent endossées le surnom de Mesrine. Attaquant à tout va, elle a réjouit son fan Dialey et fait hurler les rois qu’elle appelait. Une session qui nous parle de frustration. Le Ternay Tour lui échappe. Et les voix grognonnes disent même, n’est ce pas sa carrière qui lui échappe ? Cingllette n’a rien pu faire. Face au destin, le vainqueur des deux précédents Ternay Tour a été digne. Il aurait pu délétériser sur la Bourronne. Point. Il aurait pu appeler au meurtre de la chatte tibétaine, point. Il s’est contenté de tenter et de s’agacer quelque peu. Un Cingllette qui, visiblement, trop reposé par ses vacances, n’était pas psychologiquement remonté comme une pendule. A l’inverse de Rémy, descendu à moins de 1100 points et revenu à 2600… performance dont l’on ne saura pas dire si elle relève de la chatte, de l’épicerie ou du talent. A bloque du début à la fin de la session, Rémy a surtout brillé par l’espoir qui se lisait dans ses yeux : à trois sessions de la fin, qui pourra, cette fois, venir le faire chuter ?
Sûrement pas GC, perdu dans sa délétérisation, plus préoccupé de faire la police autour de la table que d’annoncer correctement… celui que la rédaction avait surnommé le Petit Prince et à de moult reprises qui avait inspiré les envolées lyriques de nos reporters s’est laissé entraîné dans les confins de sa déchéance, seul, en girouette professionnelle. En choisissant de rythmer les débats par la parole plutôt que par les actes, fait il un choix tactique pour le long terme, ou n’exprimait il que son amertume ?
Toujours est il que la cible de Dialey, dans le fin fond du classement, était Rémy. Ce dernier chantait les Justes avec Dédé pendant que Bourronne, Dialey et Cingllette moquaient l’alliance du déshonneur et de la chance.
La rédaction doit elle prendre parti : doit elle acquiescer à l’une ou l’autre de ses prises de position si franches ? Donner raison aux uns, et affubler les autres de tous les torts ?
La nuit a été courte au sein de la rédaction, les débats vifs. L’opposition d’hier est symptomatique de la Grougniat d’aujourd’hui : ceux qui gagnent s’allient entre eux. Ceux qui perdent s’allient entre eux. A n’en pas douter, si Dédé et Rémy n’avaient pas été premier et deuxième, les Justes n’auraient pas même été évoqués. A n’en pas douter, si Cingllette eut passé les 1500 points, GC n’aurait pas mâché ses mots à son encontre. A n’en pas douter, les Grands Maîtres sont décidément des opportunistes. Qui ont quelques atomes crochus. Mais il ne faut pas attendre - Du leader du Ternay Tour qu’il prenne des risques ; - Du dernier qu’il accepte sa défaite ; - De la Bourronne qu’elle laisse filer un bourron ; - De Maître Piergès qu’il soit clément.
Bref, dans le monde impitoyable de la Grougniat, les débats ont de beaux jours devant eux. Et les trois sessions qui s’annoncent risquent bien d’atteindre à des sommets délétères. Avec le retour de Diane, c’est le grand Barnum général qui va se remettre en route. Les fans n’ont pas fini de se délecter. Quoique GC invoque la mort du beau jeu !
Nothing but the Grougniat !
Alain béchamel
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