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Publié le 11/07/2007 à 15:56
Par lagrougniat
Suite et fin de l'édito d'Alain Béchamel sur la présentation de la dernière ligne droite du Summer Contest Ternay Tour...
Revue des troupes !
Rémy caracole en tête du général, et la dernière session n’a fait que renforcer sa position. Récupérant sa première place une semaine plus tôt, alors qu’il n’était pas même autour du tapis, confortant son avance quelques jours plus tard sur une session éclaire qu’il rejoignait en cours de route, le Sniff, nouveau Panchen Lama en puissance, préside à sa destinée autant qu’il suscite les interrogations. S’il a, en effet, toutes les cartes en main pour décrocher enfin un premier titre, celui-ci n’en serait pas moins entaché de moult réserves, et l’on voit mal les Grands Maîtres attribuer bien des mérites à cette victoire. Les absences répétées du Grand Maître pour cause de propagation de la pensée bouddhiste pèsent lourd dans son bilan… Et la question est, sur toutes les lèvres : Rémy est il absent exprès ?
Derrière lui, impassible, inodore incolore et sans saveur, Cingllette, le phénix de ses cartes, roucoule la douce mélodie de la chance et de la plainte. N’a t il pas amassé des points plus de trois tours qu’il s’affale sur table, susurre au complot et use d’ironie pour accuser la goupille de ses adversaires. Méthodes peu amènes qui concentrent toujours sur lui les reproches multiples de la table… mais qui fonctionnent plus que jamais : à peu de longueurs de Rémy, Cingllette est plus que jamais bien placé pour gagner une nouvelle fois la compétition. Bien sûr, les inimitiés déclarées de GC et de Diane à son encontre vont peser lourd… Mais n’a t il pas suffisamment de ressources pour faire face à ses adversités particulières… ? Et ce, d’autant plus que la Bourronne semble lui faire allégeance…
Parlons de cette dernière, qui s’échine depuis quelques sessions à mettre en place une stratégie nouvelle : l’Xtrêm-Taro. Partant haut avec rien, la Bourronne connaît plus que jamais des hauts et des bas… et dans ce parcours en montagne russe, elle fait montre de toute sa palette de talents. Car décidément la Bourronne est un spectacle à elle toute seule ! Ainsi mérite t elle autant la première que la dernière place… et se prend on à espérer que ses techniques de saut de l’ange finissent par payer et lui permettent d’accéder aux luttes pour la victoire… cela ferait le show !
Le froid, c’est GC qui le souffle, de plus en plus au creux de la vague, le Petit Prince du jeu s’enferre dans ses six mois révolus de malchance… et dégaine plus souvent son fiel aigri en direction de Cingllette que des annonces vertigineuses à la hauteur de son Génie ! Quand donc, le jeune Dialey finira t il sa crise d’adolescence ? Ses fans n’en ont cure, et sont toujours aussi nombreuses à l’attendre en fin de session. Les mauvaises langues diront que « ça lui prend plus de temps de compter ses fans que de compter ses pions ». N’empêche, s’il est une qualité dont le Petit Prince n’est pas dépourvu, c’est sa ténacité … et l’on ne doute pas une seconde qu’au bonheur d’une goupille favorable, GC reprenne confiance et le flambeau de sa carrière.
Diane passe t elle trop de temps en compagnie du Petit Prince ? La question est posée tant leur jeu respectif semble relever du mimétisme. Mêmes atterrements répétés, mêmes hésitations maladives, mêmes incriminations cingllettiennes, Diane est le portrait craché de GC, comptant peu les pions et cherchant les solutions… Ah, le temps des chasses ! Le temps des promenades éperdues dans les bois ! Il est bien révolu, ce temps… Passé sous le silence de sessions ternes et végétantes… Mais, la différence n’est pas moindre, si le Petit Prince paraît bien empêtré dans sa « dégoupille », Diane frise avec le retour au jeu… et des éclairs annonciateurs lui promettent de grands beaux… Il en faudrait peu, assurément, pour qu’elle ne grimpe à nouveau vers les sommets de la hiérarchie…
Sommets que vise, discrètement, et avec l’expérience de ces vieux loups qui en ont vu bien d’autres, un Dédé des plus bien en point ! La délétérisation touche à sa quintessence dans les mains de « l’Ancien », et sa stabilité lui offre d’aborder sereinement les évènements qui se profilent. Bref, dans une position où, à moins d’un drame, il semble assurer de ne pas se battre pour éviter la déchéance des dernières places, Dédé peut encore prétendre à quelques retours en force… pour autant que le sort lui serait favorable. Si la fin du Summer Contest pourrait être une promenade de santé pour Dédé, ne lui faisant rien gagner ni perdre, elle peut également être la voie de tous les lauriers… Dans tous les cas, session après session, Summer Contest après Spring Contest, une chose se confirme et n’engage plus de doute : Dédé is back ! Il faut compter sur lui !
Nothing but the Grougniat
Alain Béchamel
Publié le 11/07/2007 à 10:50
Par lagrougniat
Alain Béchamel est rentré de ses vacances studieuses, passées à étudier l'effet papillon de la révolution centriste, pour nous concocter un préalable à la session de ce soir, qui fera d'ailleurs l'objet du dernier Ternay Live avant une pause de deux semaines bien méritée...
A l’orée des grands soirs…
Elle arrive, la dernière ligne droite. Alors que les coureurs maigres et imberbes de la caravane pompeuse et bruyante du Tour de France entament leur traversée filante de l’Hexagone, les Grands Maîtres s’apprêtent au dernier sprint, peaufinent leur stratégie. La guerre des nerfs n’est pas loin.
Les plus assidus de nos héros en sont à 15 sessions dans ce Summer Contest 2007 de toutes les absences… Seuls Cingllette et Dédé ont participé à toutes les joutes… Rémy, une nouvelle fois, peine à atteindre le quota des dix… mais nous y reviendrons.
Plus que cinq sessions donc, alors que les scores se sont très nettement resserrés en tête et que les retours du diable vauvert ne sont jamais à exclure. Cinq sessions, soit encore autant de raisons d’avoir le cœur en chamade, des espoirs et de la ténacité.
Mais va t on assister à la fin du Summer Contest avant la fin de l’été ? Rien n’est moins sûr en cette période de clôture des comptes grougnistes, qui donnera lieu prochainement à la présentation du Rapport Annuel de Gestion et d’Orientation Grougniste, le RAGOG. Rien n’est moins sûr non plus en ces estivales escales de nos héros Grands Maîtres. Dans une interview parue dans le quotidien russe spécialisé « La Pravdoigt », GC expliquait « [sa] lassitude et [son] besoin de trêve pour retrouver la sève de [son] panache ». Diane, qu’on ne voit plus qu’avec lunettes et « umbrella », refuse toute interview de son côté. Des signes qui ne trompent pas. Les Grands Maîtres sont fatigués et aspirent à des jours sans pression, sans compétition… sans délétérisation !
La saison des repos bat son plein… et les Grands Maîtres n’échappent pas à la tentation des échappées belles, justement. Leur flair frissonne gaiement à l’idée de quelques effluves de grillades aromatisées. Et l’appel des longues siestes ensoleillées est une rumeur lancinante qui finit par obséder.
Aussi le Summer Contest vibre dans sa dernière ligne droite sous le signe de toutes les incertitudes. Et ce calendrier rajoute au suspense. Autant dire que la DOIGT s’en félicite. La Grougniat en sort grandit.
Nothing but the Grougniat
Alain Béchamel
Publié le 09/07/2007 à 14:06
Par lagrougniat
Nadine Amouk, notre envoyée spéciale chargée de suivre les faits et gestes des grands maîtres pendant et après les sessions, nous envoie aujourd'hui une information primordiale pour l'avenir d'un de nos grands maîtres préférés, leader du Summer Contest Ternay Tour, à savoir Remy la Renifl'.
Katmandou (Nep) - Réunis à Dharamsala, les plus hauts dignitaires religieux du Boudhisme tibétain recevaient, dimanche soir, sous le haut patronage du Dalai Lama, la visite de Rémy La Renifl’, dit The Sniff, Grand Maître Grougniste et népalais de cœur et de foi.
Celui qui « arpente la Grougniat comme on fait l’ascension de l’Everest », qualifié par certains observateurs de « chamois du jeu, imprévisible et sauvage, mais d’une telle habileté », est en effet pressenti pour devenir Panchen Lama. Cette nomination, si elle ne bouleverserait pas la Grougniat, ne manquerait pas de donner une envergure toujours plus grande au Sniff.
Le Sniff, ce Grand Maître au passé trouble, revenu à la Grougniat après rédemption, n’en finit pas de courir après la Sagesse Espiègle, censée lui offrir les Clés du Succès Eternel. C’est ainsi, en effet, que Rémy traduit sa « Stratégie pour une Victoire au Jeu et la Gloire Totale » ! Peu enclin à la modestie, le Sniff a toujours considéré qu’il était « la lumière du tapis », et s’est donné pour mission d’être sans cesse « au-dessus ». Prouesse promise, prouesse tenue ? C’est à cette question notamment que le Panchen Lama pressenti devra répondre, s’il veut être couronné du second titre le plus important dans la hiérarchie spirituelle tibétaine.
Accompagné par son staff et de quelques amis triés sur le volet, Rémy a séjourné durant tout le week end dans un monastère situé à 7237 mètres d’altitude, sans oxygène, « afin de prendre le pouls », comme il l’expliquait lui-même dans le magazine « Boudha est un joueur de Grougniat ». Richard Gere, du voyage, n’a pas tari son admiration pour le Sniff, repris de concert par Brad Pitt et Angelina Jolie. Séverine Ferrer, la dernière conquête du Sniff, a été priée de se taire. L’entretien a duré toute la nuit, passant au crible la Sagesse de Rémy. Les religieux voulaient s’assurer que le Grand Maître était suffisamment érudit pour mériter le titre. Ils doivent rendre leur verdict durant la semaine, après plusieurs longues heures d’échanges à huis clos.
Les commentaires sont allés bon train dans la presse… Voici quelques extraits :
GC : « Panchen Quoi ? Il ferait pas mieux de venir aux sessions, Rémy ? »
Diane : « J’en ai beaucoup discuté avec lui, et je suis intimement persuadée qu’il a raison d’explorer cette voie. Il trouverait ainsi certainement le meilleur moyen d’être un Juste et un Vainqueur ! »
Dédé : « Je reste sceptique. Rémy est un ami. Mais bon, ces histoires de réincarnation, de patati, de patata, est ce qu’il faut croire à ça pour jouer aux cartes ? »
La Bourronne de Mesrine : « Rémy est un instable. Il ne reste pas en place. A l’époque de la Rémy Julienne il tenait la route parce que je cadrais tout ça. Depuis, il part dans tous les sens… Ca sera quoi sa prochaine lubie ? Il va défendre les animaux à la WWF ? »
Cingllette : « J’ai été Président de l’Association des Jeunes Joueurs de Tarot de Pouilly-les-Souches. Je sais ce que sont les responsabilités. Aussi je veux souhaiter bonne chance à Rémy s’il accède à ce titre. Et puis je voudrai aussi lui demander s’il compte un jour revenir jouer. A ce train, il va gagner la Grougniat avec la politique de la Chaise vide. C’est beau ».
Séverine Ferrer : « Je sais pourquoi j’aime cet homme. Il est au-dessus quoi. »
Nicolas Sarkosy : « Dans le cadre de mon gouvernement d’ouverture, je lui avais proposé un poste au Ministère du Loto, du PMU et du Tarot, mais je respecte son choix. Est ce que je ne devrai pas le respecter ? Je suis un homme du respect. Et je pense aujourd’hui à Cingllette. »
Christian Prud’homme : « C’est sûr que c’est pas Floyd Landis qui pourrait y prétendre ! »
Tony Parker : « C’est un vrai regret qu’il n’ait pas pu être là avec nous, pour faire la fête. Eva a beaucoup d’affection pour Rémy. Nous avons hésité à annuler jusqu’au dernier moment. »
François Hollande : "C'est un coup médiatique ! Il veut prendre la direction du PS"
Nothing but the Grougniat !
Nadine Amouk
Publié le 06/07/2007 à 13:39
Par lagrougniat
Deuxième lettre de Ravachol en deux jours. Cette éditorialiste amateur nous abreuve de missives en tout genre, ciselées comme un couteau manufrance, et nous ne pouvons faire autrement que de publier à nouveau son courrier, cette fois consacré à G.C DIALEY. Alors, si par hasard vous connaissez personnelement l'auteur anonyme... annoncez lui qu'il est engagé.

Faut il fantasmer sur GC ?
Est il Grand Maître plus audacieux ? Est il Grand Maître plus fougueux ? Est il conquérant du jeu qui a connu plus de succès de cœur ? Est il d’autre Petit Prince que GC ?
Aucun autre. GC est le Petit Prince de la Grougniat. Ce Grand Maître espiègle et joueur au caractère odieux et qui pourfend les cœurs.
Scarlett est sa dulcinée. Sa chère. Son heure et son éternité. Elle est son idéale. Celle qui berce ses rêves et ses baisers. Celle qui pleure loin des bras aimants de celui qui vit pour elle… pour elle et, souvent, en d’autres bras aimants.
Ainsi est le Petit Prince, un gourmand insatiable à l’estomac aussi grand que les yeux… et la DOIGT seule sait bien comment grands sont les yeux de GC… Immenses, les yeux de GC ! Ils embrassent l’horizon et plus encore, ce qui se refuse au regard et se dessine dans l’imagination, les yeux de GC l’embrassent aussi ! Ainsi va l’homme, d’un cœur câlin et vagabond, aux sons radieux des ailleurs, butiner de fleur en fleur les sucs du monde… et se gorgeant de ces plaisirs, gourmet, les savourer chacun avec l’onctueuse sensualité des séducteurs les plus animaux ! Fauve de ses dames, et dans les tentacules de ses regards malins, il les fait se ployer sous lui, et les voilà qu’elles tombent comme des mouches, éperdues, passionnées… épanouies… femmes !
L’officiel tableau. Le chant baladin. L’hymne dithyrambique. L’image poursuivi.
Et la triste vérité. Si crue, si douloureuse, de ces cortèges de pleureuses insatisfaites. Des ces malheureuses d’éperdues devenues perdues… De ces foules errantes de femmes en cris, implorant l’explication… déplorant l’incompréhension qui assaille et torture leur cœur ! Ventres nus offerts aux vents assassins des chagrins les plus vils, ces femmes égrènent les mètres d’une souffrance sans fin… abandonnée dans leur chair à des désirs perdus… abandonnée dans leur âme, comme trahie par la vie… cette vie miraculeuse qu’elle ne demandait qu’à chanter, tous cris de jouissance, dans les bras et sous la main et les baisers de celui qu’elle pensait être l’incarnation même du Sentiment !
Eh quoi ? ces femmes perdues ? Laissées au vague à l’âme. Attendrissant les chantres de la compassion et des bonnes œuvres. Filles bonnes à l’inspiration de la pitié… au carrière ascétique des austères couvents… livrées à jamais aux seules caresses des linges propres de leur coiffe vierge de vieilles filles trompées !
Ces cortèges vont ça et là, guenilles sur le dos pour les plus anciennes d’entre elles, premières victimes qui n’ont pas su prévenir le danger qui, déjà, guettaient de plus jeunes et d’autant naïves, robes déchirées ou défraîchies, pour les plus récentes de celles qui, le cri du Cracoucas poussé, s’en sont retrouvées bien au froid dans leur draps souillés et délaissés…
Il est passé, il est parti, le Cracoucas poursuit son vol… Dom Juan des temps modernes qui, entre deux sessions de Grougniat, s’éprend et prend et file, coureur de jupons extraverti, sensationnel génie du plus merveilleux art de la drague, il est passé, il est parti, le Cracoucas poursuit son vol.
Faut il fantasmer sur GC ?
Déjà pourfendent les airs des airs offusqués et des poitrines gonflées par la colère… Et celles là même des plus vigoureuses qui n’hésiteront pas à demander le scalp des couilles de GC, celles là même qui la minute d’avant n’en pouvait plus à ne serait ce que lire son nom, celles là même imploreront demain GC de les réduire au rang de fantassins dans cette armée d’ombres abattues qui ont connu ses bras à lui… car il n’est point de déchéance qui dépasse le fantasme de ses bras… et qu’aucune, non aucune, ne peut s’empêcher de croire encore au miracle ! à la légende ! aucune ne peut s’empêcher de croire qu’en ses bras à elle, ses bras à lui, enfin, ne se desserreront plus !
Déjà les voix mâles et jalouses s’élèvent pour fustiger l’attitude honteuse du Petit Prince, et le traitant de consommateur l’insultent sur la beauté de ses discours face au ridicule de ses coups de lapin… Déjà, les rocailleuses articulations de bouche des pensionnaires de maisons de retraite prononcent des onomatopées scandalisées pour invoquer au retour de la Morale !
Soit, GC est un vilain petit canard qui brise les cœurs comme les maladroits brisent les verres ! Mais, qui, devant pareil succès, qui se refuserait aux plaisirs dispendieux de toutes ces couches offertes sur un plateau ? Qui se refuserait à un tel chant de son ego ? Qui se refuserait à ce qui ne se refuse pas ? Sinon celui qui n’aurait pas de cœur, ou pas de sang, ou pas d’envie, ou nul désir… ? Qui se refuserait ne serait pas humain !
Celles qui fantasment n’ont elles point d’esprit entre leurs deux oreilles, pour entendre que Scarlett est Sa dame, l’unique et l’adorée, et qu’il n’est point, dans toutes ses évasions, que d’escapades pour l’aimer mieux ? Elles ont, évidemment… mais plus encore de cœur, et la raison de leur chair, indiscutable mouvement de l’être… Et nous ne saurions pas leur refuser d’aller ainsi à leurs pulsions les plus intimes !
Aussi par tant qu’il fut provocateur et fou de proclamer ainsi aux libertés de telles mœurs, nous conjurons ces dames de fantasmer encore… Le Petit Prince a de belles fesses devant lui. Signé Ravachol
Publié le 05/07/2007 à 18:25
Par lagrougniat
La rédaction a reçu hier une lettre troublante signée Ravachol. Le style et la verve étant d'une telle qualité, le sujet étant si brulant, nous ne pouvions résister à l'envie de l'éditer dans son intégralité. Quant à l'auteur, vu que nous pensons qu'il ne s'agit pas d'un vrai Ravachol de Saint-Chamond, vu que ce dernier n'a plus toute sa tête depuis de nombreuses années, nous le considèrerons comme un anonyme fin connaisseur des choses de la Grougniat...

Faut il brûler Cingllette ?
D’aucuns diront qu’il s’agit là purement et simplement d’un acte de provocation gratuite. Pourtant.
La Grougniat, depuis qu’elle est Grougniat, vit sur les bases d’un principe aussi ancestral que simple : l’important est de gagner ! Et pour autant qu’elle s’est fixée une aussi claire disposition, elle a été le terrain de jeu des manières et des audaces. Ainsi s’est bâti son histoire légendaire ! Bien avant le poète, les Grands Maîtres livraient en ces termes leur approche ultime de la Grougniat : à vaincre sans péril on triomphe sans gloire ! Au-delà de la victoire, ils cherchaient le sacre d’une gloire bien plus vaste, noble et honorante ! La victoire n’est pas qu’une question de score, ô dimension restreinte, elle s’entend selon l’historique empreinte de la Grougniat, dans l’immémorial qui place les Grands Maîtres sur le terrain divin des Champs Elysées !
Le Grand Maître est donc tout à la fois l’expert de la science du jeu … et l’incarnation de la quintessence de l’audace ! Il est tout à la fois le guerrier des coupes franches et des appels, et le créateur fou, celui qui ose, tente, ne craint rien ni personne… et se prête, selon ses humeurs, à la folie géniale qui bouillonne dans ses veines !
Ainsi l’histoire de la Grougniat est marquée par ces Grands Maîtres personnages… zébulons du va tout à tout va, insensés persifleurs des gains minces et des traditions sans danger ! Des risque tout qui, tambour battant, arpentent les sentiers étroits du possible ! Funambules de l’incroyable, ils repoussent sans cesse et plus loin les frontières de l’entendement … ils sont l’expression renouvelée de l’imaginaire… vivant dans l’impermanence, ils maîtrisent le doute et l’exigence de l’inconnu, jonglent avec leurs angoisses et l’inconcevable de leurs idées… acceptant l’inconfort de ce qui n’est jamais gagné… pour mieux prétendre à ce qui n’existait pas avant qu’ils n’osent ! Pour mieux prétendre à la victoire suprême, cette gloire aux lauriers d’or et dûment du aux plus grands d’entre eux ! S’estimant chacun d’entre eux unique, ils jouent dans la cour des Dieux, où ne souffle plus que le souffle gracieux du Génie !
Et voilà qu’arrive Cingllette.
L’idole des épiciers, qui ravit le cœur des mamies aux poumons encombrés qui n’ont plus bien, pour respirer, que leur souvenir et, pour sentir battre leur cœur, que le goût de la colle de leur dentier. Cingllette, l’expert es petits gains, le roi de l’esquive et des excuses, le grand manitou des impasses et des vues courtes, comptable de ses pions et de ses coups et, qui, crime de lèse Grand Maître, s’enthousiasme en prétentions de ces pratiques si pour autant douteuses !
Cingllette, adorateur de Casinho, plus grand joueur de Tarot du XVIème siècle, et qui fut humilié à mort par les Grands Maîtres grougnistes de l’époque…
Faut il brûler Cingllette comme il a fallu humilier Casinho ?
C’est l’appel de GC, ces dernières semaines, qui a honni son passé d’alliance avec Cingllette… c’est l’appel de la Bourronne, qui s’est plus que jamais déclarée hostile et prête à tout pour ravir le trône à cet « épouvantail de malheur »… c’est l’appel de la Chasseresse qui s’est perdu dans d’homériques sacrifices… c’est l’appel de Rémy qui n’entend plus tomber de l’Himalaya par la faute d’un alpiniste belge… c’est l’appel de Dédé, agacé au possible par les argumentations sinueuses et hypocrites d’un Grand Maître aux abois…
Aux abois, car c’est ainsi qu’est Cingllette aujourd’hui ! Isolé sur l’autel de sa déchéance philosophique… abandonné dans les travers de ses théories simples comme au revoir… Cingllette est seul et n’a plus personne sur qui compter ou qui compte sur lui… Il erre de sessions en sessions, courant loin en tête des scores et abonné aux huées du public… quand les autres Grands Maîtres baignent dans l’adulation de leurs fans ! Il zone, maussade comme un perdant, sur les devants de la scène, où ne se portent plus que des regards de colère dont les iris sont aux couleurs bruyantes du grondement de la foudre… Peut on plus longtemps prétendre au trône de la Grougniat en l’épiçant dans ce qu’elle a de plus authentique ? Peut on vendre l’âme de la Grougniat avec un tel culot ?
Brisant le tabou de l’audace pour porter au pinacle des recettes des coups tordus digne de l’école tarostique, Cingllette a créé contre lui une unanimité exacerbée. A telle point elle atteint à des sommets inégalés dans l’histoire des « moutons noirs » de la Grougniat, cette unanimité n’a pas laissé sans réfléchir les analystes chevronnés du jeu.
Alain Béchamel, interrogé spécialement pour cette tribune, s’est dit « souvent choqué par les options tactiques de Cingllette » tout en étant « surpris d’une telle entreprise de la part d’un Grand Maître qui avait pu faire preuve de belles qualités par le passé »… Ainsi, le célèbre éditorialiste porte le pieu souhait « d’un retour aux origines du jeu et au courage de l’Histoire » de la part du Grand Maître incriminé, ne doutant pas que « le cœur et la raison l’emportent… et que la mollasserie actuelle de Cingllette ne s’épuise face aux violences des attaques qui l’assènent ! ». Moins langue de bois, Jan Halanoix a livré sans tabou l’originalité de sa pensée… « Toutes ses voix qui s’élèvent sont des voix arriérées qui n’acceptent aucune évolution du jeu tout en se flattant de pseudos audaces… Cingllette a le courage d’une option qui brise les tabous… Certes, cela n’apporte rien au jeu, et cela le rend insipide, mais au moins la délétérisation est là ! » Soit, Jan a sans doute visé juste. Aussi incolore inodore et sans saveur soit elle, l’option tactique de Cingllette a le mérite de provoquer l’ire de ses camarades grougnistes. Et quoiqu’en dise GC (« Plutôt mourir que d’être le camarade grougniste de cet imposteur ! »), c’est sans doute bien pour cela que la DOIGT n’a encore fait part d’aucune remontrance ou avertissement en direction du Grand Maître. Et qu’elle le laisse amasser ses pions.
S’il ne faut pas brûler Cingllette, le clouer au pilori reste une priorité. Car à imaginer que sa stratégie devienne monnaie courante la Grougniat, pour de bon, coulerait comme le Titanic, en dix minutes et pour toujours.
S’indignerait il à la lecture de cet article, qu’il n’échapperait certainement pas à des récriminations sérieuses de la DOIGT. Vous êtes prévenu, Mr Cingllette.
Signé Ravachol.
Publié le 03/07/2007 à 13:54
Par lagrougniat
Dépèche GAI (Grougniat Agence Information) - Mardi 3 Juillet 2007 - 10H47 GMT
L'absence de session depuis plusieurs jours le laissait craindre, mais c'est maintenant officiel : la DOIGT impose pour une période indéterminé la pause des sessions du Summer Contest Ternay Tour.
En cause premièrement les conditions climatiques : la plupart des sessions étaient prévues en "hot d'Or", c'est à dire en extérieur, notamment dans des arènes diverses ou dans des lieux ouverts au public. Mais l'automne indien de l'europe occidentale et la canicule d'Europe Centrale et d'Afrique ne permettent pas le maintien de sessions avec une sécurité totale pour les grands maîtres.
De plus, l'agenda actuel des champions étaient peu compatibles avec la tenue du Ternay Tour : G.C DIALEY continue la promotion de son livre, Mme la Bourronne de Mesrine s'occupe de l'éducation tarotistique des deux princesses de Moldavie, Remy est en pleine ré-oxygénation Népalienne d'été, Diane profite des soldes, Dédé travaille avec Michel De Richter sur la préparation de Grougnipédia et Cingllette se charge de la tournée promotionnelle de la Grougniat dans plusieurs villes d'Europe.
Toutes ces raisons combinées empèchent le maintien des sessions jusqu'à nouvel ordre, mais attention, cette décision n'est pour l'instant valable que pour 3 jours. Rien ne dit que dès vendredi, les hostilités ne pourraient pas reprendre.
 (Affiche officielle d'Annulation - Document DOIGT - 07/2007)
Il faut maintenant attendre.
Nothing but the Grougniat.
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