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Publié le 30/07/2008 à 23:46
Par lagrougniat
L'été est propice aux rencontres. Et un interviewer de la Grougniat n'a rien d'autre à faire que de rencontrer des Grands maîtres. Donc voici le dernier volet de nos interviews qui font suite aux différentes provocations de G.C proférées la semaine passée...


La Grougniat : Rémy, serez vous présent à la prochaine session ?  
Rémy : La prochaine quoi ? 
 

La Grougniat : La session. 
 
Rémy : Ah…. Ils en organisent une autre… ah… 
 

La Grougniat : Rémy ? 
 
Rémy : Il a bon dos Rémy. Il vient. Il perd. Il squatte les bas fonds depuis des semaines et des mois. Il en a marre, Rémy ! Qu’on lui remette l’eau et l’électricité et il reverra ses positions ! 

La Grougniat : Vous êtes toujours dans les bas fonds ? 
 
Rémy : Mais je ne dois qu’à mon talent d’avoir encore un nom ! C’est terrible, en vérité, la cruauté de ce qui m’arrive… 
 

La Grougniat : Le disque n’est il pas un peu usé ? 
 
Rémy : Quel disque ?
 
 
La Grougniat : Vous ne faites plus d’éclat que vos plaintes répétées… 
 
Rémy : Bonsoir. 
 

La Grougniat : Rémy… Rémy ! Revenez ! Enfin... Remy...
Remy : Bonsoir





La Grougniat : Cingllette, GC s’est montré la dent dure à votre égard… 
 
Cingllette : Il a de l’appétit, le petit prince. Encore une ou deux sessions sans parler et il aura le courage de dire « petite ». 
 

La Grougniat : Vous n’êtes pas touché par ses accusations ? 
 
Cingllette : Finissons en de ces batailles stériles. GC est un jeune joueur. Ses déclarations ont la maturité de son âge. Je lirai ses interviews quand elles seront intéressantes, dans quelques décennies.  

La Grougniat : Il est déjà un adversaire redoutable.  
Cingllette : Redoutable, peut être. Redouté, pas le moins du monde. GC est le petit prince. Moi, Cingllette, je suis l’empereur du jeu. GC n’aime pas la demi mesure, et moi je suis la mesure.  

La Grougniat : Dans cette tournée des grands maîtres pour des interviews estivaux, nous sommes surpris de découvrir des grands maîtres plus arrogants et délétères que jamais…  
Cingllette : Change de métier si t’aimes pas les surprises !  

La Grougniat : là n’est pas le problème. C’est plutôt qu’on se demande à quoi cette tension est due ?  
Cingllette : Tout le monde autour du tapis rêve de revêtir mon palmarès. Et ça commence par la gagne. Et me choper la gagne, ça fout la pression à tout le monde.  

La Grougniat : Vous restez zen ?  
Cingllette : Je reste maître de la Grougniat ! 
 

La Grougniat : L’expérience est devenue sagesse ? 
 
Cingllette : Oui, sans doute. Et surtout, le talent est devenu Cingllette.     
 




La Grougniat : Etes vous énervé ? 
 
Dédé : Pourquoi cette question ? 
 

La Grougniat : Pourquoi cette réponse ? 
 
Dédé : Tu veux jouer au chat et à la souris ? 
 

La Grougniat : Tu veux faire le gros matou ? 
Dédé : Tu n’as pas peur de mes griffes ?  

La Grougniat : Tu penses qu’elles suffiront pour attraper la souris ? 
 
Dédé : Parce que la souris compte fuir ? 
 

La Grougniat : La souris aime bien être capturée et domptée ? 
 
Dédé : Mes griffes n’aiment pas les proies faciles. 
 

La Grougniat : On poursuit en off ? 
 
Dédé : Go on !


Nothing but The Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale
Publié le 29/07/2008 à 00:35
Par lagrougniat
Dans une interview publié hier, G.C signait son retour sur le devant de la scène et n'épargnait pas ses petits camarades. Ces derniers ne voulant pas s'en laisser compter, certains ont déjà pris la parole pour répondre, en termes choisis, au Petit Prince de la Grougniat... Honneur aux dames !


Nadine Amouk, pour La Grougniat : Dans un récent interview, GC attaque violemment les Grands Maîtres et dit qu’ils n’ont de grand que le nom.
Diane : GC a une grande bouche.

La Grougniat : Et … ?
Diane : Et à l’occasion je lui ferai manger son palmarès.

La Grougniat : Diane !
Diane : Quoi ?

La Grougniat : Seriez vous aussi devenue particulièrement délétère ?
Diane : Ecoutez, ce misérable se permet de donner des leçons. Il devrait passer le code d’abord. ça lui permettrait d’éviter les fautes de conduite.

La Grougniat : c’est le petit prince de la Grougniat… il est encore jeune sans doute.
Diane : Tu lui pardonnes parce que tu es devenue sa maîtresse après l’interview…

La Grougniat : Je ne vous permets pas de remettre en question mon intégrité de journaliste !
Diane : Je ne te permets pas de penser que tu comprends les finesses du jeu parce qu’un grand maître partage ta couche. Il faut plus que la fougue de GC pour pénétrer la Grougniat !

La Grougniat : Vous êtes si…
Diane : Chut, petite fille. Laisse la chasse aux vraies fauves.





Joe Bdété, pour La Grougniat : Après le scandale de la journaliste qui couche avec GC, avez vous encore confiance dans les médias ?
La Bourronne : Ce n’est pas dans les médias qu’il ne faut pas avoir confiance… C’est dans l’âme humaine.

La Grougniat : Vous êtes vous même une grande humaniste…
La Bourronne : C’est vrai. Rémy, plusieurs fois, m’a fait découvrir les hauts plateaux du Népal. Plusieurs fois, j’y suis allé avec des membres peu recommandables de ma famille. Plusieurs fois, nous avons là trouvé la paix qui est propre à ceux qui acceptent de faire un voyage intérieur.

La Grougniat : cela vous aide t il dans votre quête au palmarès ?
La Bourronne : Le palmarès viendra, je ne me fais pas de souci.

La Grougniat : Quand ?
La Bourronne : Impatient… ! Tu es fan ?

La Grougniat : Pardon ?
La Bourronne : Depuis combien de temps travailles tu pour la Grougniat ?

La Grougniat : Ceci est ma vie privée. Cela n’intéresse pas les lecteurs… Je suis un journalis…
La Bourronne : Premier interview ?

La Grougniat : Oui.
La Bourronne : ça fait quoi de me voir en vrai ?

La Grougniat : C’est impressionnant.
La Bourronne : Tu es ému ?

La Grougniat : Oui.
La Bourronne : J’aime ton regard plein d’innocence.

La Grougniat : Merci. 

La Bourronne : Allez, coupe donc ton micro. Va fermer la porte. Et reviens me raconter quel âge tu as…



Nothing but the Grougniat

Publié le 22/07/2008 à 20:20
Par lagrougniat
Avec le ralentissement du rythme des sessions, les Grands maîtres ont pu recharger leurs accus. Et surtout G.C, enfin revenu sur le devant de la scène. L'occasion pour Nadine Amouk de l'interroger sur ses ambitions et son retour en force. Les choses sont claires : le petit prince est à l'offensive !


La Grougniat : GC, vous avez quitté les bas fonds des ghettos et revenez à plein dans la course des leaders. Est ce davantage un soulagement ou une surprise ?
GC : Ni l’un ni l’autre cher vous ! Un soulagement, cela insinuerait que j’ai pu connaître quelques angoisses à résider dans le beau jeu sans jeu. Or, je ne connais qu’une seule angoisse, celle de perdre mon panache. Et comme je ne suis pas prêt de perdre ma personnalité profonde, je vous laisse deviner la suite. Pour ce qui est de la surprise… Franchement, qui peut être surpris que GC joue les premiers rôles ?

La Grougniat : Juste retour des choses, alors, que ce retour au premier plan ?
GC : Oui, juste retour des choses. Et victoire du beau jeu.

 
La Grougniat : Pourquoi si peu de fanfaronnade ?
GC : Mais parce que je suis à mon niveau lorsque je suis en tête des leaders. Les bas fonds ne sont qu’une péripétie de mon jeu. Mon jeu est le panache. Je fais des bulles. Je m’élève vers les sommets.

La Grougniat : Vous avez quand même eu un sacré coup de pompe…
GC : Mon talent est terrorisé par les tactiques épicéennes de certains de mes adversaires ! Il faut imaginer les sessions que je traverse ! Mettez vous à ma place ! Moi, le talent brut… et autour : Cingllette, le roi des épiciers, qui n’y va jamais plus haut que pouce. Dédé, le roi de l’acrobatie, professionnel de la plainte et chétif en chances, toujours capable de vous appeler sur une de ses gardes contres maudites ! Diane, chatte en cartes faite grand maître, pourvue d’atouts et de goupille, croqueuse par coupe sur longue ! Rémy, éternel geignant, bavard paradeur plus souvent absent que génial ! Et la Bourronne, reine des coups fourrés, des improvisations, des gestes intempestifs ! Que voulez vous faire de construit, de flamboyant, de divin, d’inspiré… quand vous êtes entouré par la prudence, l’apeupretisme, l’amertume ou la goujaterie ? ! 



G.C sur l'échelle du succès ?

La Grougniat : GC… n’en faites vous pas un peu trop ? Ne ciblez vous pas des défauts chez vos partenaires qui sont, par ailleurs, un peu les vôtres ?
GC : Quoi ? des défauts ? Et les mêmes que mes partenaires ? Ne seriez vous pas totalement hors jeu ? Vous perdez la tête ? Vous me comparez, moi GC, le Palmarès GC, le joueur Pléiade de la Grougniat, aux autres Grands Maîtres ?  

La Grougniat : Ne les respectez vous donc pas ?  
GC : Rémy parle de sa grandeur à défaut de la vivre… Diane reçoit le jeu pour gagner toutes les sessions, et n’en gagne pas la moitié… Quel gâchis ! Dédé est si vieux qu’il ne voit plus les cartes sans qu’on lui souffle laquelle est ce… Cingllette a prononcé le mot garde trois fois en 2008, et c’était pour parler aux agents de la sécurité ! La Bourronne, quant à elle… ai je besoin de rappeler qu’elle n’a pas de palmarès ? 

La Grougniat : Vous donnez l’image d’un joueur prétentieux…  
GC : Mais pas du tout… Prétentieux ! Je rêve ! Il suffit de dire je m’appelle GC pour que je paraisse prétentieux ! La prétention du beau jeu est un fait, le beau jeu en est un autre ! Peut on m’accuser de faire du beau jeu ? Préfère t on les épiceries ? Est ce prétentieux que de se connaître ? Je connais mon talent. Dois je le garder pour moi et laisser les millions d’amoureux du beau jeu croupir devant les coups ratés de mes collègues grands maîtres qui de grands n’ont que le nom ? 
 
La Grougniat : Vous n’étiez pas aussi vindicatifs auparavant envers les autres Grands Maîtres ?  
GC : Peut-être n’aviez vous pas tous les neurones pour lire entre les lignes !


Nothing but the Grougniat ! 

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale
Publié le 22/07/2008 à 12:03
Par lagrougniat
Qui va survivre ? Ceux qui sont restés ou ceux qui ont tenté la descente ? On ne peut pas connaître plus grand suspense que dans "Wild Of Grougniat", le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...


Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat





Chapitre 11 : LES DEBUTS DE LA SURVIE


Au camp de fortune qu’installaient ceux qui étaient restés, les dernières femmes s’étaient regroupées pour constituer des réserves de nourriture et de boissons. On y voyait encore un peu, malgré le brouillard qui commençait à tomber.

Dans les bourrasques tonitruantes, Cingllette, Dédé et quelques autres tentaient d’assurer la tenue d’une tente suffisamment grande pour tous. Mais le défi s’avérait impossible. L’emprise au vent était trop grande. On se résolut à monter plusieurs tentes de petites tailles, plus faciles à tenir au sol.
Les vingt personnes redoublèrent d’effort, et ce fut tous ensemble qu’ils mirent sur pied dix campements.

Les doigts et les pieds des uns et des autres étaient rongés par le froid. Les dix tentes furent bientôt prises d’assaut par les corps harassés. Dédé, à peine installé et protégé par le froid, se rappela des vivres qui avaient été laissés en tas, sans qu’aucune tente ne soit approvisionnée. C’était le meilleur moyen pour que chacun meurt à petit feu, endormi sans rien à boire de chaud ni rien à mettre dans l’estomac. Abandonnés à la tempête, les vivres disparaîtraient en moins de deux heures.

Ignorant sa fatigue, Dédé reprit le chemin du dehors, laissant seul dans la tente le croupion perclus de crampes. Il alla de tente en tente pendant près d’un quart d’heure, parvenant à délivrer des vivres à cinq tentes seulement. Il insultait le monde intérieurement, pour se donner des forces et résister à la douleur du froid.

Alors qu’il soulevait une caisse pour une sixième tente, des bras vinrent soulager la charge. Cingllette était là, roc au milieu des frayeurs jouées par la montagne, prêt à donner à Dédé l’aide qu’il lui fallait. Il n’y eut pas un mot entre eux et Cingllette se dirigea tout de suite vers la sixième tente, pendant que Dédé préparait déjà d’autres vivres. En un quart d’heure supplémentaire, ils parvinrent à donner suffisamment à tous.

Sans un mot encore, ils se séparèrent.

Publié le 19/07/2008 à 12:34
Par lagrougniat
Dans son premier recueil de poésie, Une Session en Enfer, Arthur Rambo décrit le mal de vivre grougniste et, même, déborde en conjectures métaphoriques pour toucher au sacré dans une expression davantage proche du mime vernaculaire que de la tradition hugolienne du verbe. En cela, Rambo est dans la droite lignée des plus grands poètes grougnistes et touche à la quintessence même du jeu dont il parle.

Certains critiques n’ont pas hésité à dire qu’Arthur Rambo, mort trop tôt d’avoir suivi les sessions à travers le monde entier alors qu’il était de faible constitution, « était celui qui avait le mieux su décrire, au mot près, l’alchimie délicate qui s’opère dans la neuro-physionomie grougniste ».
Le funambule des mots, qui jonglait avec les vers et les rimes comme un Grand Maître avec les Gardes contres, poète maudit de la Grougniat du 19ème siècle, avait vécu de tumultueux amours avec Mlle La Duchesse de Mesrine, arrière arrière Grand Mère de Mme la Bourronne de Mesrine, Grand Maître actuelle et tenante du titre familial.

Il ne reste de son œuvre que de rares traces, retrouvées par une équipe d’archéologues aguerris, dans les restes incendiés de sa demeure américaine de San Francisco, suite au tremblement de terre du siècle.

Ces traces vous sont ici exclusivement livrées.
Voici les splendeurs d’Une Session En Enfer !

 

Le charbon de doigts

Les cartes arrivent par trois belles et mystérieuses
Je les tournes une à une en retenant ma joie
Je les aligne sans ordre et déjà fabuleuses
Elles éclairent mon jeu s’éclaire et me laissent sans voix
Je les caresse maintenant avant de les classer
Les atouts ne demandent qu’à se mettre en émoi
Les familles m’attendent pour enfin s’aligner
Même les bouts sont là pour me tracer la voix
Je lève doucement les yeux vers ce ciel bien noir
Remerciant à la fois les Dieux et le hasard
Pour ce jeu irréel qui ne vient qu’une fois
Pour ce moment magique, une vie de combat
Des sessions à maudire jusqu’à la sainte Grougniat
Pour ce jeu magnifique, un vrai charbon de doigts
 



 

Les yeux injectés de cartes


L’homme s’éveille en sueur
Il a mal dormi
Il sort de sa torpeur
Il descend de son lit
Pas un regard perdu
Pour la servante hagarde
Il passe par les cuisines
Et prend une poularde
A peine commencé
Le repas se finit
Pas le temps de réver
Ce jour sera pour lui
Pas un mot pour sa femme
Déjà il s’habille
Pas le temps pour les dames
Du moins pas aujourd’hui
Plus de six jours d’attente
Pour enfin les revoir
Comme une mort lente
Pour atteindre ce soir
La session se profile
Et déjà il revit
Il traverse la ville
Et enfin vient la nuit
Il s’assoit doucement
Déjà le jeu commence
Les cartes volent au vent
Comme dans une danse
Il est prêt pour la guerre
Et quand les autres partent
Il n’est plus que colère
L’œil injecté de carte


 
 

Les jarrets à hauteur de visage


Je partais fier et beau pour ma première session
L’uniforme sans pli sentait bon le jasmin
Mon père m’avait donné son plus beau pantalon
Car j’étais un grand maître depuis ce matin

Ma mère m’avait prévu un gros repas de fête
Je m’en étais repu comme jamais avant
Arrivé au dehors, ma monture était prête
Je partais de chez moi, je me sentais vivant

Je m’installais bien droit sur mon fier destrier
Ma grand-père était là tout seul à sa fenêtre
Lui qui bien avant moi, il y a des années
Avait eu les honneurs d’être nommé grand maître

Mais je ne savais pas qu’il resterait le seul
Car ma monture tomba au détour d’un virage
J’allais mourir ici avec pour seul linceul
Les jarrets du cheval à hauteur de visage
 
 


Noir comme une garde contre


« O mon dieu faite tout pour que ne pas que je bouges
Pourvu que mon teint pâle ne deviennent pas rouges
Après des heures sombres sans espoir de victoire
Le ciel bleu est revenu pour m’apporter la gloire

Pendant des heures mon jeu était resté blanc
Pas un atout, un roi, ni même un pauvre blanc
Et puis voilà qu’enfin vient le bout du désert
Le jeu parfait est là et je redeviens vert

Il faut que j’appelle le roi qui va m’accompagner
Le chien me fait marron :il s’y était caché
Il est dit que ce soir la chute je rencontre
Mon avenir est noir, noir comme une garde contre
 




Les points à la pelle


 
La récolte fut bonne en cet été pluvieux
Sa famille mangera, il en était heureux
Le blé d’or ruisselait dans sa petite grange
Maintenant préparons la saison des vendanges
Le soleil se levait quelques heures après lui
Tous les jours il s’en va en plein cœur de la nuit
Pour labourer ses terres et nourrir son bétail
Préparer ses outils et trier ses semailles
Il est bien loin le temps des batailles acharnées
Des petites, des gardes contres et double poignées
Des Ternay Tours gagnés, une vie de paraître
Il y a bien longtemps, quand il était grand maître
Aujourd’hui il oublie cette époque de gloire
Uje vie de labeur à trimer sans victoire
Oublié les sessions et les points à la pelle
Il fallait bien choisir, il est parti pour elle

 
Nothing but the Grougniat !

Habib Liotec
Critique Littéraire Grougniste
 
Publié le 17/07/2008 à 11:32
Par lagrougniat
Alors que TF1 diffuse chaque mardi l'Ile de la Tentatation, le tournage de la saison 8 est déjà en boite. Et afin de relancer le programme en bout de course, la production a fait appel au summum de la séduction : les grands maîtres eux-même...

C'est par l'intermédiaire de la DOIGT que nos équipes ont eu la chance d'assister au tournage de la téléréalité la plus chaude de la télévision française. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la séduction a été portée à son paroxysme : les grands maîtres ont été dissiminés à la fois au milieu des couples cherchant à se tester et parmi les tentatateurs bodybuildés habituels.



Et tout le monde n'y a vu que du feu - il faut dire que le niveau de culture générale de tous les participants dépassant rarement celui de la loutre, il est assez rare que l'un d'eux ne comprennent et ne suivent le Ternay Tour-, les grands maîtres se fondant parfaitement dans le paysage.

Cingllette et Diane en couple tentaté tinrent leur rôle à merveille, jouant -et surjouant parfois- l'émotion, la tristesse et le déchirement. Remy, Dédé et G.C lâchés sur une île pleine de mâle en chaleur devienrent pour leur part vite les chefs de meute. Quand à Mme la Bourronne, elle régissait déjà le planning des tentateuses quand les hommes séparés de leurs compagnes débarquaient sur l'île.

Très vite, la tentatation fut à son comble. Toutes les jeunes filles ignorantes tombaient sous le charme des grands maîtres qui feignaient l'indifférence. Les hommes eux n'avaient d'yeux que pour une Diane faussement épleurée de son "homme" aux deux Ternay Tour ou pour une Bourronne en reine des abeilles.

Mais attention : point d'effluves lassives ou de tripotages intempestifs. Dès le premier soir, sur les deux îles coupées du monde, les filles buvaient des kirs et les hommes des moresques (sauf Remy, bloqué au whisky rondelle). Et vers 3h du matin, Kokina la tentatrice d'une part et John-Gérard d'autre part contactaient les membres de la production pour demander un jeu de carte. Le jeune stagiaire qui amena un jeu de poker fut licencié sur l'instant. Et vers 5h, des ersatzs de sessions démarraient, emmenant la séduction à des niveaux jamais atteints dans le jeu...



Des phrases telles que "Remy, quelle belle petite", "Sacrée longe, Cingllette" ou "Mme la Bourronne, vous êtes la plus bonne de la table" fendirent la fin de la nuit... Et les caméramen ne savaient plus où donner de la tête, tant le beau jeu et l'émotion faisaient se pâmer les nymphes et les athlètes présents...

Nous ne révèlerons pas la fin de l'intrigue, mais sachez dès maintenant que les douze jours de l'aventure réserveront des surprises bien au delà des limites du jeu...

Vivement l'année prochaine...


Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale sur Diamante-K

 
Publié le 14/07/2008 à 12:10
Par lagrougniat
Dans la tempète qui fait rage, les groupes se séparent. Pour mieux se retrouver en bas ? Pas si sûr... Continuons d'avancer dans Wild Of Grougniat", le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...



Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat





Chapitre 10 : AVEC REMY DANS LA DESCENTE


Alors que Rémy étudiait la carte avec une certaine inquiétude, éclairé par le mince filet de lumière d’une lampe torche qu’il avait fixé autour de son front, Diane s’avançait vers lui. Elle était suffocante mais ses mots n’hésitèrent pas. Au milieu du tonnerre et des éclairs effrayants, elle ne pouvait pas y aller par quatre chemins. Rémy ne retint que l’information : Diane n’avait plus d’énergie, elle n’avait pas confiance, elle préférait rester plutôt que de partir. Les Justes volaient en morceaux. Mais l’heure était elle encore aux clans de la Grougniat ?

Cingllette prit le parti de rester auprès de Dédé pour veiller sur Diane. Dédé ordonna à Madame la Bourronne de rester auprès de lui. Et GC n’écouta que son panache, et s’abaissa au sol pour resserrer ses lacets. « J’y vais. J’accompagne le groupe des vingt qui redescendent avec Rémy. »

MacMahon regroupait quelques affaires dans un sac et décidait d’emboîter le pas de Rémy et de GC. Il partait avec ceux qui prenaient le plus de risque.

Dédé s’avançait vers Rémy à l’écart de l’agitation. « Peut-être ne nous reverrons nous pas, Rémy ! La descente que vous entamez est une aventure risquée. Mais ici, à 40, nous ne tiendrons jamais jusqu’à la prochaine rotation ! »
Dédé replantait le décor. Sans doute avait il besoin de soulager sa conscience, alors qu’il mesurait pleinement les conséquences du choix qu’il avait prit. « Votre choix s’imposait, Dédé, c’est un choix difficile, nous l’assumerons ensemble, en Grands Maîtres que nous sommes. Ce bivouac que vous entamez sûrement pour plusieurs jours, car je ne crois pas à une rotation prochaine, sera une rude épreuve également. Gardez chacun à sa sérénité et son courage, vous en êtes capable ! »
Sur ces derniers mots, Rémy tournait les talons et finissait les préparatifs. Dédé l’interrompit une dernière fois : « Bonne chance, Rémy ! Vous avez été un loyal adversaire ! » L’Himalayen, qui comprenait que cet instant était sans doute leur ultime échange à tous deux, gardait tout son humour délétère : « Je suis toujours loyal avec ceux qui ne me conteste pas de titre ! »

Rémy avait rejoint GC quand Cingllette se porta à hauteur de Dédé. L’aïeul souriait gravement. Gleuton lui frappa amicalement sur l’épaule, avant d’en rappeler Dédé à l’organisation du bivouac.

MacMahon se tenaient déjà aux prémices de la descente. Il avait regroupé les autres membres du groupe. On reconnaissait parmi eux quelques célébrités venus assister à la session des 8000. GC et Rémy sortirent de l’ombre et se tinrent debout devant tout le monde. Rémy fit un pas en avant et prit la parole.

« J’irai au plus court : nous devons rattraper ceux qui sont partis devant nous, accompagnés des meilleurs sherpas de l’Himlaya. Ils sont plus nombreux que nous. On peut donc estimer que nous pouvons descendre plus vite. Mais ils sont guidés par des gens d’ici, des spécialistes. Ça n’est donc pas gagné. Aussi je vous demanderai à tous beaucoup d’efforts. Et je vous suis déjà gré de donner tout ce que vous avez dans le ventre. La situation est compliquée. Nous avons des chances de nous en sortir. Ces chances, va pas falloir les perdre de vue. Pas une seule foulée. Messieurs, c’est parti ! »

Tout au long du discours, nul n’eut l’idée d’interrompre Rémy. GC se sentit prit de forces épiques… et comme la situation devenait des plus dangereuses, il était persuadé qu’elle était à même de faire exploser sa personnalité dans toutes ses dimensions.

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