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Publié le 18/09/2007 à 19:01
Par lagrougniat

Depuis que le Ternay Tour connait son apogée, tous les créateurs de mode du monde entier se battent pour faire présenter leurs modèles de haute-couture par les grands maîtres. Rappelons-nous la phrase de Karl Lagerfeld : "Pour moi, un grand maître en Lagarfeld en session, c'est mieux que Paris et Milan réunis".

D'où des tenues toujours plus chics et avant-gardistes chaque semaine pour nos compétiteurs, qui ne reculaient pas devant l'idée d'être ainsi exposés à la fois comme modèle de jeu que comme gravure de mode.


Remy, pour Hugo Boss (04/2006)


Dédé pour Jean Paul Gaultier (02/2005)

Mais lors du symposium "Panache 2007" de Hambourg où les Grands Maîtres partagent leurs avis sur les évolutions de la Grougniat, ces derniers ont dit stop ! La surenchère devenait trop importante et se heurtait à leurs convictions de joueurs.

Oui pour une exposition médiatique de tenues choisies sur le volet § Mais non à l'absence de fond dans la démarche ! La décision a donc été prise de lancer une ligne de vêtement grougniste en collaboration avec ces fameux créateurs.


"Oublie les Stéréotypes" G.C DIALEY par Chanel (09/2007)


"Garde Contre" Mme la Bourrone de Mesrine par Nina Ricci (09/2007)


"I Believe in a New Tarot" Dédé la Mitraille par Cerruti (09/2007)

D'autres modèles vous seront présentés prochainement. On parle même d'une mise en vente publique de ces modèles, à l'état de projet actuellement.

Bravo encore une fois aux Grands Maîtres, qui ont su ramener du sens jusque dans leurs vêtements.

Nothing but the Grougniat

Annabelle Hitemodèlelouque
Consultante Mode



Publié le 16/09/2007 à 13:00
Par lagrougniat
La Grougniat étant partout, il était normal qu'elle s'immice devant les machines à café du monde entier. Imaginez Georges Clooney se faisant refuser l'accès d'un café. Il part en maugréant et le patron lui lance un cinglant "What else ?", du genre "T'en veux encore, bonhomme ?". ça c'est l'esprit Café-Bonnasse. Une autre vision de la session.


BIENVENUE AU CAFE-BONNASSE


 
C’est lundi matin. Vous avez mal dormi parce que vous auriez préféré qu’on vous coupe un bras plutôt que d’aller au boulot… Don’t panic ! Avec LAGROUGNIAT.FR, retrouvez les meilleurs échanges du café du lundi matin, pas loin du sucre et des plus jolies filles de la boîte, pour vous aider à franchir cette première matinée !

 
« As tu vu la manière dont Cingllette était habillé hier ?
-- un vrai vieux garçon ! On dirait pas qu’il connaît Jean Paul Gaultier !
-- Il connaît Jean Paul Gaultier ?
-- Ben ! tu parles… bien sûr qu’il le connaît, paraît qu’il se l’est tapé ! »

 
« Salut Cat ! ça va, toi ? eh, le boss en ce moment, il te met la pression… Tu sais que tu peux compter sur moi ?
-- Salut Patrick…
-- Et ce week end, alors ? C’était comment ? T’as bougé ? Tu es très en beauté tu sais ?
-- C’était un bon week end oui…
-- Ah, c’est super ! C’est important, les week end ! Eh, dis moi… t’as regardé la Grougniat hier soir ? -- Oui, et j’ai bien aimé quand Diane a dit à Cinglette, « il va la fermer sa gueule ! ».

 
« J’ai changé de coupe, ben ouais… Depuis que la Bourronne a changé, je tenais plus, c’est tellement à la mode maintenant !
-- Je m’y fais pas… tu m’en veux pas, hein, mais je trouve que ça donne une image…
-- Ben ressemble à une perdante si ça t’amuse ! »

 
« Quand GC a commencé à tourner autour de la table, je crois que j’avais envie de le frapper…
-- Moi aussi…
-- Et puis Cingllette a soulevé son chapeau, et là, la mine déconfite…
-- Ouais, il avait l’air looser !
-- C’était tellement charmant… !
-- Hein ? tu veux dire, qui, Cingllette c’est ça ? !
-- Non, GC, quand il a compris qu’il était deuxième, qu’il ne gagnait pas, qu’il était définitivement maudit, je l’ai trouvé superbe, comme à ses plus belles heures…
-- T’es bizarre… tu préfères quand il perd, quoi ?
-- C’est sa vraie nature ! »

 
« Rémy était encore absent hier soir… C’est fou, ça, cette tactique… Je comprends pas qu’il soit pas disqualifié…
-- Arrête, ça jase, il paraît qu’il a pas été prévenu !
-- Ouais, elles ont bon dos les excuses, mais en attendant, et sans rien faire, il fait le trou sur la Bourronne et sur Dédé… Et quand il revient, ça a déjà écrémé…
-- Ouais, mais face à ceux qui ont engrangé les points, après, c’est vachement plus dur de se maintenir… Il lui suffit d’un revers pour se casser la gueule… C’est une vraie tactique d’équilibriste ! -- De faux cul oui ! Je supporte pas ce joueur… Avec son histoire de justes là, qu’il sort que quand ça l’arrange… Des fois, j’en ai mal pour Diane !
-- Ouais d’accord… je vois… Allez, GC, sors de ce corps en face de moi ! »

 
« T’as su ?
-- Su quoi ?
-- Alors t’as pas su…
-- Pas su quoi ?
-- La Grougniat…
-- La Grougniat quoi ?
-- GC et Dédé…
-- Eh ben quoi GC et Dédé… ? ?
-- Sous la table, ils se feraient du pied… En fait, Dédé, ce serait lui Pedro Phyle…
-- Nooon ! Et alors… mais… et GC, lui, … non !
-- Si, GC ça serait lui Bérengère Hontophyle…
-- Elles sont belles, les alliances ! »

 
 
Publié le 14/09/2007 à 16:37
Par lagrougniat
L'étau se resserre autour des Grands Maîtres. Découvrez le cinquième chapitre de "Killing Session", le thriller grougniste de Jean-Christophe GROJEU , en exclusivité pour vous sur La Grougniat...

Vous pouvez retrouver l'ensembre des chapitres en cliquant sur la catégorie "Killing Session" ou sur le lien ci-dessous :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/killing%20session




CHAPITRE V


La session de la veille avait tout pour être exceptionnelle : il s’agissait de la grande finale du Ternay Tour, la dernière session de l’année. Et le cadre se prêtait au spectacle : un décor idyllique,  des tribunes pleines à craquer plusieurs heures avant le coup d’envoi, un nombre de téléspectateurs incroyable (on annonçait déjà le record d’audience de l’année dans plusieurs pays), des carrés VIP remplis de people en tout genre. Les grands maîtres arrivèrent même une demi-heure avant le démarrage de la session, pour goûter à l’ambiance.

Le site de Courchevel (France)
avait été choisi par Diane, le choix du lieu de la finale étant réservé au leader du Ternay Tour au soir de l’avant-dernière session. C’était son lieu de villégiature : sorties en altitude, ski hors-piste, soirées entre gens de bonne compagnie, tel était son univers. Et échaudée par les précédentes compétitions où elle s’était écroulée à quelques encablures de la victoire, elle se disait que jouer « à domicile » ne pourrait être qu’un plus. Les autres grands maîtres n’avaient pas contesté ce choix, même si le froid en rebutait plus d’un.

Nadine tentait de se remémorer à quel moment tout aurait pu basculer. La session avait pourtant démarré sur des bonnes bases, avec un jeu spectaculaire et des grands maîtres qui, pris dans l’euphorie, semblaient même en rajouter un peu. Cingllette se faisait petit pour tenter de casser sur la fin, GC DIALEY geignait et réalisait des épiceries incroyables, Mme la Bourronne partait sur presque chaque donne, alternant chutes et réussites. Remy était là pour piquer au vif ses adversaires. Tout semblait se dérouler normalement.
La journaliste saisit dans sa poche les notes qu’elle avait pris la veille, pour préparer son article. En parcourant ces lignes, plus proches des graffitis que de la prose littéraire, elle trouva l’indication « début de session : Dédé en retrait ». Et c’est vrai qu’elle l’avait observé à un moment du jeu et l’avait trouvé sans vie –l’expression apparaîtrait aujourd’hui comme une faute de goût-. Puis en cours de session, le vrai Dédé était revenu, voire même plus en forme que d’habitude avec agressions en tout genre et attaques presque sans motifs durant toutes les dernières donnes. Les menaces avaient fusé et le climat détestable des fins de session d’était réinstallé comme à l’habitude.

Pourquoi une telle attitude dans la soirée ? Qu’est-ce qui avait pu provoquer ce changement ? Dédé était connu pour être égal à lui-même à chaque session : il partait peu, épiçait beaucoup mais en s’en défendant, il était délétère et profitait de son âge pour demander le respect sans jamais le rendre. Plus elle y réfléchissait, plus Nadine se disait que quelque chose avait dû se passer, soit avant, soit pendant les premières heures de la partie. Et lorsque Cingllette prit la tête pour remporter son troisième Ternay Tour, pourquoi Dédé a t-il plus agressé les perdants que le vainqueur ? Après coup, il est vrai que cela ne lui ressemblait pas. L’habituel chaos des fins de sessions avait tout entraîné sur son passage et hormis ces détails étranges, personne n’avait rien trouvé à redire.

Nadine ne savait pas si elle devait parler de ces éléments à Lieutenant Tchad. D’ailleurs ce n’était pas vraiment des éléments… plus des impressions, un ressenti.  Mais elle savait que lorsque les policiers regarderaient la vidéo, les grands maîtres seraient indubitablement soupçonnés. Les attaques de Dédé contre ses adversaires allaient donner à chacun des grands maîtres un mobile évident. On pouvait même penser que l’enquête ne se situerait plus maintenant que sur les cinq survivants.
Pourtant, elle ne croyait pas que l’un d’entre eux puisse être impliqué. Les grands maîtres étaient six, c’était leur équilibre. Personne n’avait actuellement le niveau pour remplacer Dédé et de plus, c’était l’association de ces esprits contradictoires qui faisait le succès de la Grougniat. Si on rompait cette chaîne, tout l’ensemble pouvait s’écrouler comme un château de carte. Et Nadine les savait assez intelligent pour ne pas se tirer une balle dans le pied. Dédé était une partie d’eux-mêmes.

Mais comme elle le craignait, la police n’était pas de cet avis et elle regardait maintenant le lieutenant Tchad se préparer à recevoir un par un chacun  des grands maîtres. 

Publié le 13/09/2007 à 04:18
Par lagrougniat
G.C DIALEY, éternel sujet de débat pour tous les amateurs grougnistes... Esthète génial ? Petit joueur frileux ? Les questions se multiplient autour du fantasque grand maître. Impossible pour Alain Bechamel de ne pas apporter sa pierre à l'édifice...


GC, la tourmente ?

 
GC est il vraiment malchanceux ? Autant mettre les pieds dans le plat sans attendre le bas de la quatrième page. Au risque de déplaire à mes lecteurs, je préfère encore cela à les perdre tout à fait, par soporifisme !
La question est donc posée, brûlante, osée, polémique. Une question qui se place dans votre bouche avec la même agressivité qu’un piment de Cayenne, et vous sentez bien vite que, peut-être, vous n’auriez pas du aller sur des terrains glissant de cet ordre.

 
Les risques ?
Toucher juste, ou se tromper. Nous tromperions nous, la calomnie ainsi lancée serait elle plus grave qu’une attaque délétère d’un Grand Maître ? Nous en doutons. La rédaction, tout pouvoir a t elle, n’a pas celui de déstabiliser ceux qui font rêver le monde, ou bien seraient ils des imposteurs. Toucherions nous juste, le risque se justifierait de lui-même et la question ne se poserait pas.

 
GC est il vraiment malchanceux ?
Comment diable une telle interrogation a t elle pu surgir dans notre esprit mal tourné ? Est ce par pure méchanceté ? Par moquerie ? Afin de toucher Dialey dans son orgueil, pour qu’il en finisse avec l’infamie qu’il fait lui-même à sa réputation ?

 
Depuis quelques sessions en effet, Dialey n’est plus Dialey, mais l’ombre de GC, ce brillant joueur qui avait gagné un Ternay Tour et laissait entrevoir des capacités hors du commun. Dialey n’est plus Dialey, mais l’ombre plane sur lui des tentations les plus basses, les plus viles ; et ses ambitions semblent pousser au ras des pâquerettes !
Acculé par les accusations de ses homologues, Dialey n’a rien trouvé de mieux que de dire qu’il se plaçait dans la position de celui que l’on peut appeler et qui, alors, est une pépite. Fumeuse théorie qui montre bien, et sans qu’il soit utile de commenter plus loin, les futilités hypocrites de GC, et qu’il imagine faire avaler au public.

 
A bout d’arguments, Dialey n’a finalement plus qu’une seule parade, se raccrocher au branche de son score actuel. Être encore en course pour le titre à quasi mi-Ternay Tour, c’est une situation favorable et qui semblerait indiquer qu’il est en passe de retrouver son jeu. Car, en effet, GC l’avait perdu.


L'échelle de la victoire, un rève en sépia pour GC ? (Ag. Kapaprendre - 06/2007)

S’emballant dans son succès, GC n’avait pas su gérer la pression qui s’abat sur les vainqueurs, et s’était petit à petit retrouvé entraîné dans une chute qui toucha bien vite, malgré tout, au pathétique. Alors, GC tonitruait à qui mieux mieux qu’il était le panache incarné, et que son panache lui coûtait les titres, quand les autres grands maîtres n’étaient bons qu’à l’épicer, lui, le valeureux joueur embelli par le panache.
La vision héroïque que le joueur diffusait autour de lui a fini par se tasser. Le panache, un jour, trouvait le bout du disque. Et le refrain, à se répéter, ne passait plus.
GC traversait alors des sessions sombres. Il errait de défaites en défaites. Humilié par le sort.
Puis, comme en toute chose humaine, les dés ont tournés. Après le temps des creux au bas, vint le temps des creux au haut.

 
Ainsi et depuis une dizaine de session, GC ne flirte plus dangereusement avec les fantômes des grands maîtres les plus fantomatiques de l’histoire, mais parvient à terminer les sessions en collant aux basques des meilleurs. A quel prix cependant ?
Depuis une dizaine de sessions, GC attribue ce retour à la normal à sa nouvelle stratégie de l’attente doublée de crainte, timidité et autres épiceries en fanfare et, tout cela enchaîné, cela donne une colonie ubuesque de jeux incompréhensibles dont GC, satisfait par les scores qui en découlent, soutient qu’il s’agit de la seule voix du salut, qu’il en est ainsi de la Grougniat, et que cela lui permet de gagner !

 
Or, et les spécialistes du jeu en conviennent, il apparaît dès lors de multiples contradictions qui limitent la portée de l’analyse dialeysienne.
En statuant par principe que les possibilités de victoire à la Grougniat sont rattachées obligatoirement à l’attente et à l’épicerie, GC réfute toute la construction de la Grougniat autour du génie des Grands Maîtres. Non seulement il s’engage dans une négation du génie grougniste, mais il insinue que la Grougniat connaît une fatalité, et que le jeu de cartes suprême n’offre aucune chance de victoire à ceux qui osent, à ceux qui inventent, à ceux qui tentent, que le jeu de cartes suprême est dominé par les stratégies de gestionnaires timorés.
Faisant basculer la Grougniat dans ces travers, il n’atteint pas seulement à l’identité grougniste, mais il avance, incidemment, que la Grougniat n’est pas la Grougniat, mais du tarot.
Continuerait il à stipuler que sa tactique est la seule voix du salut, qu’elle est la seule solution pour l’emporter, GC condamnerait la Grougniat à s’interroger profondément : elle pourrait être pratiquée par un joueur de Tarot, qu’il serait.

 
Au-delà de cette précision ô combien gravissime, il convient de rappeler que, pour autant que Dialey avance la théorie selon laquelle ses couardises permettent de gagner les sessions, il ne gagne toujours aucune session, et parvient à se maintenir au score, pas plus / pas moins que les cinq autres Grands Maîtres qui ont la couardise en oubli. Autant dire que la justification de Dialey, en plus qu’elle s’avère particulièrement dangereuse au regard de l’esprit de la Grougniat, qui n’est pas du Tarot, est une mystification. Mais pense t il sérieusement que cette tentative de mascarade fonctionne ?

 
G.C, mystique épicier ? (Ag. Kapaprendre - 03/2007)

Cette question se pose aussi rapidement qu’elle se traite. GC sait bien une chose : il est un Grand Maître et il joue contre des Grands Maîtres. Autant le dire, donc, tout de suite : aucun de ses adversaires au Ternay Tour n’a reçu, ne serait ce qu’une seconde, ses arguments avec sérieux. Mais tous ont bien compris, et dans la seconde, que GC construisait une nouvelle et énième tactique. Nous ne l’analyserons pas plus avant ici, mais cette tactique consiste à se faire passer pour un vulgaire joueur de tarot, couard, hypocrite, voire lâche, tout en profitant de quelques occasions pour constituer son capital point, et le tout en utilisant la tactique de Cingllette, le silence, et celle de Rémy, l’absence répétée. La conjugaison de ces diverses approches lui permet de jouer placé. GC sait qu’un Ternay Tour se gagne aux alentours des 2200 points de moyenne. Pas besoin de gagner les sessions. Il suffit de terminer deuxième ou troisième à toutes.

 
Le calcul est sans panache mais il a le mérite de tenir la route.

 
Cependant il semble apparaître une nouvelle question. Comment GC est il arrivé à concevoir une telle stratégie ? Une stratégie si tourmentée ? Si compliquée ? Comment ? Pourquoi ? GC serait il en lutte avec lui-même qu’il ait besoin, à ce point de cacher ses ambitions, de serpenter entre les lignes, de fuir, telle une anguille, en refusant d’assumer la nature actuelle de son jeu et voulant faire passer sa couardise pour un service gratuit et disponible ouvert à toute personne qui déciderait de partir et aurait l’intelligence de l’appeler lui, et surtout pas un autre, au risque de chuter bien lourdement ! ? GC serait il en lutte avec ses propres démons ? Et, alors, de quels démons s’agit il ? Serait ce les démons de ses propres théories ? Serait il, GC, en train de se mordre la queue ?

 
La disette fut à ce point longue, et prétextant d’abord le panache s’orientant vers des tactiques épicéennes, et aujourd’hui peureuses, GC ne témoigne t il pas, avant tout, d’un certain désarroi ? Est il vraiment malchanceux, c’est à dire : ses défaites sont elles le fait d’une absence de chance, comme il arrive parfois à tous les grands Maîtres, ou sont elles le fait d’un autre élément ?

La question, à n’en pas douter, GC se l’est posé. Il se l’est posé et, devant l’esquisse d’une réponse qui ferait peur à n’importe qui, il s’est retranché derrière une attitude grougniste à la complexité toute symbolique : les impasses et les multiplications tactiques sont le reflet d’une identité bouleversée, en pleine reconfiguration, et marquée par des doutes et des craintes extrêmes !
Si GC n’est pas à proprement parlé malchanceux, la question qui découle est évidente : ne perd il pas tout simplement à cause d’erreurs de jeu ? 

Retranché, GC continuera t il longtemps ce chemin de fuite ? Il serait plus que temps qu’il donne une interview. Ses fans s’inquiètent.


Nothing but the Grougniat !

Alain Bechamel
Editorialiste

Publié le 12/09/2007 à 23:01
Par lagrougniat

L’actualité grougniste est marquée depuis quelques semaines par la parution de Killing Session. L’auteur, Jean Christophe Grojeu, a bien voulu répondre à nos questions, alors que l’ouvrage, déjà traduit dans plus de 36 langues, a rattrapé les ventes annuelles de Bibles et de dictionnaires.


 
La Grougniat : « Jean-Christophe Grojeu, comment vit on un tel succès ?
JCG : On le vit bien, plus que bien ! Même si, évidemment, ma vie ne sera dorénavant plus jamais la même… 
 

LG : Votre vie a donc considérablement changé…

JCG : Je suis invité partout dans le monde. Reconnu dans la rue. A Paris autant qu’à Bangkok. Harcelé par les éditeurs du monde entier. Contacté par Hollywood pour écrire l’adaptation cinématographique… Vous imaginez qu’on me convie à tous les grands raouts de la planète. De l’ouverture du festival de Deauville à la Fête de la Fleur, à Bordeaux. Des Chefs d’Etat m’ont joints, pour me féliciter. Le Vatican, lui-même, m’a transmis un télégramme… ! Imaginez : il s’est vendu plus de Killing Session que de Bible ! Et je ne parle pas d’argent… 

LG : Vous gardez la tête froide dans ce bouleversement ?

JCG : J’essaie. Heureusement, je connais les Grands Maîtres depuis longtemps. Je suis très proche de certains d’entre eux. Ce n’est pas par hasard que j’ai voulu écrire autour de la Grougniat. C’est une passion ! Et les Grands Maîtres, dans ce tourment de succès, ont su être présents autour de moi, m’aiguiller, me conseiller. Ils connaissent cela, tout le temps, toute l’année, depuis si longtemps… Je les admire. 

LG : Est ce fatiguant d’être une idole ?

JCG : Ce qui est fatiguant, c’est d’être comme dépassé par soi ! 

LG : Comment vous est venue l’idée de Killing Session ?

JCG : Oh… L’idée ne m’est pas venue ! Je dois l’avouer… C’est une idée de Dédé, quelque part !

 

LG : Dédé ? Celui-là même que vous tuez dans votre livre ?

JCG : Oui ! Je vous explique… ! Un jour que je lui rendais visite à son hôtel après une session, Dédé, qui adore la plaisanterie, m’a accueilli affalé sur le sol, immobile, comme laissé pour mort ! Vous imaginez ma réaction, l’angoisse. Avant qu’il ne se relève, hilare, cela n’a pas duré longtemps, mais durant ce laps de temps, si court fut il, tout Killing Session s’est écrit dans ma tête, les questions de Nadine, la suspicion des Grands Maîtres, l’identité du coupable et ses mobiles, l’affolement médiatique, la complexité de l’enquête… Tout ! En quelques courtes secondes d’angoisse qui se sont terminées dans l’éclat de rire, énorme, de Dédé. Et savez vous ce qu’il m’a dit alors ?


LG : ? !

JCG : Les Grands Maîtres finiront par me tuer. J’avais le sujet de mon nouveau livre.

LG : Comment avez vous convaincu la DOIGT et les Grands Maîtres de vous laisser utiliser leurs noms, la Grougniat ?
JCG : Les Grands Maîtres sont les personnes que je connaisse qui ont le plus grand sens de l’auto-dérision et, je crois aussi, la plus grande liberté d’expression. Je crois que, en dehors du tapis, ils ne sont pas délétères et que, l’étant à ce point autour du tapis, rien ne peut les choquer vraiment. Ils ont tous exprimé beaucoup d’impatience à se retrouver croqué par un écrivain. Beaucoup d’honneur aussi. J’ai été touché par leur réaction. Etre si grands, et faire preuve encore d’une telle humilité… ! Chapeau ! 

LG : Avez vous malgré tout subi quelques pressions que ce soit ?

JCG : La Grougniat est une institution ancienne qui a du, à toute époque, se battre pour préserver son espace, assurer son indépendance, son autonomie. Cette lutte, elle l’a mené parfois aisément, je pense à toute la période de la Renaissance, qui a été une époque faste de la Grougniat, elle l’a parfois mené dans le sang, et je pense plus particulièrement aux fameuses sessions secrètes du temps de Clovis et de ses successeurs directs… Alors, la Grougniat était perçue comme dangereuse, néfaste. Il fallait l’éliminer. Napoléon, d’une certaine manière lui aussi, a été très contraignant avec la Grougniat, alors même qu’elle avait été un élément certain de la Révolution ! Les Grands Maîtres, à leur manière, offraient un exemple de libertés individuelles extraordinaires qui ne pouvaient qu’encourager le Peuple a lutter pour ses droits ! Ce que je veux dire par là, c’est que la Grougniat répond à un principe simple : il y a de la place pour tout, sauf pour les corsets et les étroitesses. Les règles ne valent que si elles peuvent être transgressées ! Alors, vous pensez, que mon initiative n’aurait jamais pu faire l’objet de la moindre censure ! 

LG : Pour autant que nous sommes la rédaction de la Grougniat, n’avez vous pas le sentiment d’aller un peu trop loin dans l’éloge de la Grougniat ?

JCG : Sans doute. Mais avez vous le sentiment qu’on vous empêche d’aller trop loin dans sa critique ? 

LG : Non. C’est vrai…

JCG : La Grougniat n’a rien contractualisé avec moi. Quelque part, je m’enrichis sur son dos. Je n’ai pas honte de le dire. Eh bien, on ne me réclame aucun droit. Parce que la Grougniat n’est pas là. La Grougniat, c’est le Tarot qui tabasse. Et cette identité là, assumée, jusque dans la critique, est une force inébranlable. J’aime cette force. 

LG : Qui est, parmi les Grands Maîtres, votre préféré ?

JCG : Quelle question ? Mais c’est Dédé bien sûr… Et c’est pour cela que je l’ai tué ! 

LG : Dans tous vos voyages à travers le monde, que vous revient il le plus souvent à propos de la Grougniat ?

JCG : Nombre de mes interlocuteurs m’ont demandé si je pensais possible que la fiction rejoigne la réalité… Qu’un jour, pour de vrai, un Grand Maître soit tué.


LG : Et qu’avez vous répondu ?

JCG : Que cela avait déjà été le cas ! l'histoire grougniste a déjà connu des crimes de toute nature. Et des Grands Maîtres ont déjà été assassinés !»



Nothing but the Grougniat

Habib Liotec
Critique Littéraire
 
Publié le 11/09/2007 à 04:34
Par lagrougniat
Les grands maîtres ont-ils quelque chose à voir avec le meurtre de Dédé la Mitraille ? Voici le 4ème chapitre de "Killing Session", le thriller grougniste de Jean-Christophe GROJEU, en exclusivité pour La Grougniat avant sa parution...

Vous pouvez retrouver l'ensembre des chapitres en cliquant sur la catégorie "Killing Session" ou sur le lien ci-dessous :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/killing%20session



CHAPITRE IV


Le lieutenant Tchad commanda un café. En tant que chef des investigations sur le site, il n’aurait pas dû normalement accepter l’invitation de Nadine à prendre un verre et discuter ensemble de l’affaire. Mais comme elle semblait en savoir plus que lui sur le sujet, il se dit qu’en plus de passer un bon moment en présence d’une jolie femme, il pourrait peut-être en apprendre plus sur ce milieu qui le dépassait quelque peu.

Au bout de quelques minutes, son attention s’était perdue dans le regard de la jeune journaliste. Il faut dire qu’après son divorce, il s’était tellement investi dans son travail, que la dernière fois qu’il s’était installé en tête-à-tête avec une représentante de la gente féminine devait remonter au minimum aux calendes grecques. Nadine lui expliquait les règles de la Grougniat, les sessions et toute l’organisation. Mais il trouvait cela tellement accessoire aux vues du visage de sa compagne de café qu’il n’en écoutait en fait pas un mot. Puis machinalement, il se mit à expliquer tout ce qu’il savait, sans s’apercevoir qu’il révélait des éléments de dossiers confidentiels. Nadine savait maintenant tout des conditions de la mort de Dédé.

D’après Julien Tchad, le scénario serait le suivant : le grand maître aurait été sur le point de rentrer dans son bain, lorsque quelqu’un l’aurait poignardé sauvagement à de multiples reprises. En tombant, aux vues de sa corpulence, il se serait cogné contre le rebord de la baignoire, ce qui expliquerait les bleus qui couvraient son corps. Ensuite, sans doute dans un excès de folie, le meurtrier aurait pris un pistolet de petit calibre et lui aurait tiré une balle entre les deux yeux, pour signifier une exécution volontaire.
Mais il était difficile de déterminer, vu les multiples blessures, ce qui avait véritablement causé la mort. Nadine espéra que le vieux grand maître soit mort dès le premier coup de couteau,  que ses souffrances aient été les plus courtes possibles.
Il semblait que le tueur n’ait laissé aucune trace de son passage. Mais il faut dire que la salle de bain avait été inondée, l’eau de la baignoire qui coulait au moment du meurtre s’étant répandue dans toute la chambre jusque dans le couloir de l’hôtel. C’est d’ailleurs ainsi que les employés de l’étage avaient découvert le corps et donné l’alerte. Avec l’eau, presque toute preuve matérielle avait disparu.
Pour autant, malgré le machiavélisme du tueur et les circonstances du meurtre, le lieutenant ne croyait pas à un crime commis par un professionnel. L’enchaînement des évènements était grossier, les précautions inexistantes. Et l’acharnement du tueur relevait de quelque chose de personnel. Il penchait plutôt pour un concours de circonstances chanceuses qui aurait effacé les traces.

-          En fait, vous m’avez invité juste pour me tirer les vers du nez ?
Le jeune policier venait de reprendre ses esprits et comprenait maintenant qu’accorder sa confiance à une journaliste sur des seuls critères physiques pourrait quand même s’avérer dangereux.
-          Non ! Ne croyez pas ça…balbutia Nadine, à la fois gênée que son jeu soit ainsi découvert et déçue de ne pas avoir la fin de l’histoire.
-          J’y retourne.
Le policier se leva et prit la direction de la grande salle. Il dit juste dans un sourire :
-          La prochaine fois que vous m’invitez à prendre un café, dites-moi d’abord pour quelle raison vous le faites.
Nadine ne répondit pas. Après quelques pas, julien Tchad se tourna vers elle et lui demanda
-          Vous me devez au moins une réponse… Comment s’est passé la session d’hier soir ? Ça m’évitera de regarder la vidéo.

Nadine sut tout de suite que si elle disait la vérité, les grands maîtres risquaient vite de se retrouver dans la tourmente.

Publié le 10/09/2007 à 04:41
Par lagrougniat
Des évènements incroyables ont eu lieu hier soir avec l'interruption avant terme de la session suite à la défection de deux grands maîtres. Alain Béchamel revient sur ces évènements qui engendreront sans doute la polémique.

Demi-Grougniat

Le concept de la demi-grougniat est apparu hier, mais ce n’est pas un habit de splendeur. On retiendra que les joueurs ne se sont pas beaucoup impliqués dans la session et, même, qu’ils ont tout fait pour que rien ne se passe… Un signe de lassitude ?
Dès le début de la partie, GC se faisait porter pâle, reprenant une tactique chère à Rémy, et confirmant son ambition d’être à la croisée de toutes les stratégies. L’épine dorsale de GC : le syncrétisme tactique.

Autant dire que son absence n’était pas outre mesure relevé par les Grands Maîtres qui, tous, sans exception, préféraient visiblement éviter un sujet scabreux qui n’aurait pas manqué de mettre le feu aux poudres pour la session entière.
Ainsi Dédé n’évoquait pas la chose, et Rémy ne faisait pas plus le fier, puisque c’est entre eux, aujourd’hui, que le torchon brûle.
Les Justes se faisaient discrets au juste, la leader du Ternay Tour n’en menait pas large et, comme profitant de cette relative timidité de Diane, c’est Dédé justement qui prenait le large.
Mais cela ne dura pas. Après à peine deux heures de jeu d’une session qui était à peine lancée, Cingllette prétexta la blessure et demanda une suspension des jeux.
Il disparut des alentours presque aussi tôt, laissant quatre Grands Maîtres et la DOIGT parlementer sur les conséquences des évènements en cours.

Fallait il comptabiliser la session ?
Dédé se faisait petit, lui qui avait quasi atteint les 3000 points. La Bourronne réclamait à corps et à cris qu’on ne compte pas le résultat de cette mascarade. Rémy s’offusqua. Diane ne s’inquiétait pas outre mesure, elle n’avait pas trop atteint à sa moyenne en se maintenant autour des 2000.
La Décision est tombée quelques heures plus tard, après d’amples négociations qui ont nécessité l’intervention du consultant de la Grougniat, Hubert Védrine, en matière de diplomatie inter-Grand Maître. Les résultats seraient soumis à un coefficient un demi.
« Une presque honte » selon Rémy, qui se plaint de plus en plus de « la main basse qui a été mise sur la Grougniat par certains et certaines d’entre nous ».

Dédé s’est contenté d’un sourire. La Bourronne n’a pas daigné commenté la décision, prétextant qu’elle préférait occuper son « génie au jeu plutôt qu’aux effusions de paroles d’après match ». Diane se félicite de « maintenir le cap des Justes, c’est à dire le cap des victoires nettes et sans bavure. » « J’ai des atouts », a t elle précisé.
Joint dans la nuit, Cingllette a nié toute préméditation, rappelant qu’il n’était pas le « partenaire de GC, mais le vainqueur de deux Ternay Tours ».
GC, lui, muré dans son silence, a semble t il pris la décision de s’expliquer cartes en main.

Vite, une nouvelle session ! Pour une Grougniat pleine !

Nothing but the Grougniat

Alain Béchamel
Editorialiste Grougniste
 
 
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