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Publié le 29/09/2008 à 18:16
Par lagrougniat
La mort de Remy annonce t-elle la fin de la tempète ? C'est ce que nous allons voir dans ce nouvel épisode de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution... Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat

Chapitre 16 : La tentation de la mort
Alors que les évènements s’étaient enchaînés depuis plusieurs heures de mal en pis, le moral était devenu une arme de survie. Et la survie était devenue le maître mot de ces hommes en perdition… La vie en elle-même n’avait de sens que dans le combat pour la garder. Aussi la mort de Rémy, au cœur de son royaume, dans la foulée de cette session exceptionnelle qui devait être SA session, sonnait comme un coup de tonnerre qui traversait les corps de part en part, et brisait chairs et os, foudroyant le cœur par un cruel symbole. Mon Dieu que tout était odieux dans ces heures noircies par l’horizon macabre ! Mon Dieu que le combat mené était celui d’une nature aussi terrible que réaliste !
GC ne sentait que trop bien le poids de la mort de Rémy parmi les survivants autour de lui, il ne le sentait que trop bien alors que lui-même, malgré tout son courage, vacillait au plus profond de son âme… Pourquoi vivre encore ? Pourquoi se battre ? Pour quelle vie ? Pour quels buts ? Pourquoi ? Et les membres des corps rompus et tors étaient là, hurlant de froid, de fatigue… et les idées ressassaient le tableau désespérant de la situation… et les questions qui s’amoncelaient par-dessus immisçaient doucement l’horrible souhait de mort… La mort, cette maligne, se grimait dans ses habits de repos, s’affairait à paraître plus douce que le calvaire de vivre…
Et GC ne sentait que trop bien combien glissaient les hommes autour de lui dans cette pente autrement plus envisageable que la survie semée d’humiliations, d’efforts insupportables et de douleurs terribles, GC ne sentait que trop bien combien il glissait lui-même vers cette inimaginable envie de s’abandonner aux bras de la mort.
O combien le mental était devenu le muscle premier de la survie des hommes ! ô combien GC, dans un éclair, en eut l’intime conscience… tel un sursaut dans son corps, un coup de sang qui se rappelait à sa nature, et appelait à vivre, à vivre encore, à refuser le sort de la fin, à se battre jusqu’au dernier souffle, à mettre en œuvre les ultimes soupçons de volonté dont l’énergie battait encore au creux de leur cœur épuisé !
La mort perdait de ses atours, et son jeu se révélant, de malin devenait macabre… d’intéressant devenait effrayant. GC basculait du côté de la lutte. Si le sang était glacé, il l’était d’effroi. La mort, à nouveau, lui faisait peur. Et cette peur était celle, primitive, qui se passe sur chaque parcelle de peau, et serre de la colonne vertébrale jusqu’au moindre repli des cils avec la force d’un nœud qui s’étrangle, et dresse l’esprit à se concentrer dans un élan de volonté implacable, et emmène avec lui les forces du corps au bout de leur possible. L’homme n’est plus alors celui qu’il croit être ; il est celui qui est : un animal en vie, capable de tout pour assurer sa survie sur Terre. Malgré les froids. Les souffrances. Et quelque fut l’impossibilité des choses !
Publié le 28/09/2008 à 14:52
Par lagrougniat
Au lendemain d'une session de la honte à laquelle GC eu raison de ne point participer, Alain Béchamel livre son célèbre édito. Une manière de remettre les pendules à l'heure, sans manquer de dire quelques vérités... Je me souviens d'une époque... je me souviens, et le coeur me peine. C'était l'époque bénie d'une Grougniat qui, à chaque session révolutionnait le jeu.
Les Grands Maîtres étaient grands de talents, et de créativité. L'idée de gestion ne leur effleurait pas l'esprit. Ils ignoraient la couardise. Ils ignoraient qu'on put ne pas annoncer garde contre quand on avait un bout. Ils chutaient, le Bourron montait, la passion était folle. Les fans hurlaient à la mort, et leur favori tapissait les murs de leur chambre, en posters et articles découpés dans la presse. Mais cette Grougniat n'est plus. Et les fautifs sont au nombre de quatre. Oui, quatre sont responsables, alors que six Grands Maîtres participent aux sessions.
Aujourd'hui tous accuse Madame La Bourronne, et dans leur démesure habituelle, les Grands Maîtres n'hésitent pas à lui faire porter le chapeau du diable. Mais la diablesse a des acolytes. Et de forts. Au premier rang de ceux là, le premier des Grands Maîtres à avoir rechigné aux annonces hautes : Cingllette. Les temps étaient prodigieux mais les chutes condamnaient toutes les velléités victorieuses. Les Ternay Tour sont de longues compétitions, et les chutes trop lourdes empêchent la régularité qui offre la victoire. Cingllette se tenait prêt, laissant aux autres le soin d'animer les parties. Puis il accélérait au moment opportun. Victoire. Deux Ternay Tour. Rémy comprit vite ce qu'il se passait, et ne se gardait pas plus longtemps de la tactique miraculeuse. Le succès de GC lui apparaissait improbable : trop de shuffle. Comment garder dans le temps un tel rythme ? La vraie tactique qui offrait le titre suprême était celle de Cingllette : il fallait savoir se réserver. Absent plus souvent qu'à son tour, laissant lui aussi les autres se charger du spectacle, Rémy traversait les sessions en père peinard, jouant d'alliances et de coups ponctuels. Un Ternay TOur dans la besace plus tard, il empochait même un Bourron d'Or.
GC, fin stratège, s'alignait et devenait le maître en l'espèce. Jamais une annonce au dessus de pousse. Il gagnait du terrain sur Cingllette et Rémy, et comme Rémy qui n'avait pas cru à la survie sur les cîmes en jouant du panache, GC considérait avec dédain les succès de DIane. Tapi dans un coin des sessions, il gagnait deux ternay Tour de la honte après son premier et fabuleux succès. Les choses n'en restaient pas là. Et la suite était à la Bourronne, dépassant GC lui-même. Couarde reine parmi les couards rois. Elle épiçait, gardait sur des jeux à garde contre. Osant assumer toutes les hontes. Et après une seconde place dans le dernier Ternay Tour, elle caracole désormais en tête du New Deal Ternay Tour. La Grougniat, elle, dégringole.
Dédé et Diane, seuls, tiennent encore le jeu en haute estime et se refusent à gagner selon de tels procédés. Maintenant dépassés par leurs élèves, Cingllette et Rémy hurlent à n'en plus pouvoir et vouent la Bourronne aux gémonies. L'hôpital qui se fout de la charité. Une chose est sûre : emmenée par GC et la Bourronne, la Grougniat dévale une pente que les spectateurs délaissent. Le bonus offert au vainqueur de la session n'y a rien fait : et déjà les grands esprits de la règle évoquent de nouvelles possibilités légales pour inciter les Grands Maîtres à partir, telle une prime au départ, voire une prime au nombre de garde contre annoncée dans une soirée.
Une manière de dire que la Grougniat n'est pas du tarot. Et que les petits malins ne doivent pas devenir les rois de la foire. Cingllette, Rémy, GC et la Bourronne sont prévenus. Les règles sont comme les spectateurs : elles aiment le spectacle. Elles aiment DIane et Dédé, la nouvelle alliance de coeur de la Grougniat !
Nothing but the Grougniat !
Alain Béchamel, pour LAGROUGNIAT.FR
Publié le 25/09/2008 à 10:09
Par lagrougniat
Incroyable nouvelle qui vient de nous parvenir : deux ans après que les rédactions du monde entier eurent annoncées son décès, on aurait retrouvé la trace d'El Decouvror, l'un des plus grands grougnistes de l'histoire...
Le 19 novembre 2006, nous avions eu la tristesse de vous annoncer le décès de Pipo Ricardo Petrez Datos, dit "El Decouvror". Cette nouvelle avait ravagé de tristesse tous les suiveurs de la Grougniat, tant celui qui reste aujourd'hui encore le recorman du monde de coupes franches en session était une figure emblèmatique du jeu.
Relire l'hommage : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/169275-el-decouvror-nous-a-quitte
 La dernière photo de El Decouvror avant son "décès"
Sa famille avait fait procédé à une incinération dans la plus stricte intimité et ses cendres avaient été dispersées au coeur du Coliséum de Ternay, comme le stipulaient ses dernières volontés.
Mais voilà qu'à la grande surprise de tout le monde, une information est parvenue des autorités mexicaines, son pays d'origine, indiquant que "Pipo Ricardo Petrez Datos avait été arrêté et mis en examen pour voie de faits, outrage à agent et consommation d'alcool sur la voie publique". En moins de 2 heures, l'information a fait le tour du monde et il fallut bien que tout le monde se rende à l'évidence : El Decouvror est bien vivant.
D'après les informations recuieillies par la police locale, il aurait vendu tous ses Ternay Tours sur e-bay et passe son temps depuis sa "disparition" à errer de bar en bar, contant ses exploits grougnistes à qui veut les attendre (et à qui ne le veut pas également).
 El Decouvror, lors de son arrestation avant-hier (Source : Police Mexicaine)
La question qui se pose est bien-sûr : pourquoi cette fausse annonce de décès ? On parle de créanciers multiples et de risques de faillite personnelle, notamment à cause d'une procédure de divorce débutée quelques jours avant sa "mort", le risque d'une pension alimentaire pour ses 14 enfants pouvant définitivement l'achever financièrement.
Mais tout cela n'est que conjoncture et en toute honnêteté, notre rédaction se réjouit d'apprendre la résurrection d'un des plus grands joueurs de l'histoire, même s'il n'est plus que l'ombre de lui-même.
Nothing but the Grougniat !
Max Galère Histoirien Grougniste
Publié le 23/09/2008 à 10:35
Par lagrougniat
Il est assez rare que les grands maîtres nous écrivent directement. Mais lorsqu'il s'agit d'une demande de droit de réponse, nous nous sentons dans l'obligation morale de le publier. G.C DIALEY a donc tenu à contester l'article "Et vous, qu'auriez-vous fait ?" le concernant, publié la semaine dernière dans nos colonnes.
L'article en question : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/644334-et-vous-quauriez-vous-fait-la-reponse
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DROIT DE REPONSE A LA DEMANDE DE G.C DIALEY, GRAND MAITRE
Monsieur le Rédacteur en Chef,
Je me permets par la présente de contester votre article du 19 septembre dernier, dans lequel vous êtes censé décrire une situation de jeu dans laquelle je me serais trouvé et sur laquelle j'aurai demandé ce que vous qualifiez entre les lignes de "pousse abusive".
Je me permets de recommuniquer la photo en question :

Sachez, monsieur, qu'avec un jeu tel que celui-là, jamais je ne me serais permis de partir avec une aussi petite annonce. Au pire aurai-je pu ne rien dire, mais dans ce cas, il aurait s'agit d'une épicerie volontaire, ce que l'on peut plus qualifier de beauté technique que d'erreur manifeste.
Je l'affirme donc : sur la partie en question dans cet article, j'ai effectivement demandé une "pousse", mais ABSOLUMENT PAS avec le jeu photographié ci-dessus. Mon jeu était tout autre et justifiait de mon annonce modérée.
Je ne peux croire, même si cela fut le cas parfois par le passé, que cette méprise ait été commise dans une véritable volonté de me nuire, en tentant de jeter le trouble dans l'esprit d'une grande partie de mes six milliards de fans. C'est pourquoi je préfère penser que tout cela ne résulte que d'une malheureuse erreur de publication.
J'attends donc de votre part à la fois la publication de mon courrier, la parution de la véritable photographie de mon jeu, ainsi que vos excuses publiques pour avoir mis à mal mon honneur, moi qui vient de remporter mon 3ème Ternay Tour sur une garde contre pleine de panache à la dernière jetée.
Dans l'attente de votre réponse,
Bien Cordialement,
G.C DIALEY Grand Maître
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Cher M. DIALEY,
Nous reconnaissons effectivement notre erreur. Archie Wist, la personne responsable des documents photographiques, a commis une regrettable méprise en inversant plusieurs clichés.
Dans un souci de clarté journalistique, nous publions donc ci-dessous la photographie correspondant effectivement à notre article mis en cause :

Par contre, une pousse avec ce jeu, vous nous permettrez de garder nos excuses pour une prochaine fois.
Nothing but the Grougniat !
La rédaction
Publié le 22/09/2008 à 10:35
Par lagrougniat
Et si tout cela finissait mal ? C'est le moment de découvrir la suite de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...
Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat
Chapitre 15 : PRIS AU PIEGE
Rémy levait les yeux de la carte mais on ne voyait quasi pas mieux son regard. L’iris était caché par les gelées qui tombaient de ses sourcils. « Je ne saurai dire exactement où nous nous trouvons, mais si ce que je crois est juste, alors nous n’avons pas fais ¼ du chemin en deux heures. Nous n’irons pas au bout cette nuit. Nous devons camper là. » L’horreur se saisit de chacun d’entre eux. Et ils se demandèrent alors s’ils étaient encore tous là ! La mort était devenue si intime qu’elle ne les étonnait plus. « Nous sommes trois de moins », dit bientôt MacMahon, que la rage de ses erreurs faisait tenir vivant et droit.
Ils étaient pris au piège en effet, incapables d’aller plus loin, incapables de remonter au campement du départ, et sans matériel aucun pour monter un bivouac. Sur cet amer constat, GC prit la parole à son tour : « Avons nous de quoi réaliser un igloo ? » Rémy répliquait dans la foulée : « A cette altitude la neige est si dure que cela peut prendre du temps et des forces ! » GC ne lâchait pas l’affaire : « Avons nous d’autres options ? Vous voulez camper, mais comment campons nous ? Si nous nous posons simplement tous les quinze les uns contre les autres, demain, nous serons quinze au paradis de plus ! »
MacMahon vit Rémy devenir rubicond. L’adversité héritée de la Grougniat était en train de reprendre les Grands Maîtres au milieu de la tragédie. Il intervint avant que Rémy ne réplique. « Rémy a raison et GC voit juste ! Il nous faut nous arrêter mais nous devons nous faire un abris ! »
Sans attendre et car personne ne voyait bien d’autres solutions, ils se mirent à creuser la neige comme ils pouvaient. A certains endroits, elle s’avérait moins dure, et des blocs purent en être extraits au prix d’efforts intenses. Cette bataille qui s’ajoutait à celle qui avait été menée pour descendre jusqu’ici faisait des ravages dans les rangs. Rémy mit vite un genoux à terre, et d’autres. GC redoublait d’énergie pour terminer rapidement la tâche. Quand un semblant d’abris fut prêt on y mis en priorité ceux qui avaient baissé les bras, abattus par la fatigue. Deux d’entre eux ne furent pas rentrés, qui étaient décédés sans bruit dans leur coin. Au plus mal, Rémy s’adressait doucement à GC : « Cher ami, vous me semblez fort et taillé pour le courage. Cet abris vous permettra de passer la nuit. Demain, regardez sur la carte, vous devrez suivre les points que j’avais noté. Demain, GC, je ne serai plus là. Je le sens. »
Dans le regard de GC, nulle tristesse ne passa, car il semblait que la tristesse ne soit plus possible en ce lieu. A la place, une sorte de vide s’engouffra en lui. Un vide qui parlait tout à la fois de conscience et de folie. Ces forces qui l’habitaient encore, étaient elles des forces saines ou l'expression même d'une folie qui le gagnait doucement ? Il déglutit avant de répondre à Rémy : « Si vous deviez mourir pendant la nuit, je prendrai votre suite. Ne vous endormez pas, je vous prépare du thé. »
Quand il revint quelques minutes plus tard, il surprit les yeux de Rémy fixés sur le plafond de neige. La mâchoire était déjà rigide. Le Grand Maître était mort dans son Himalaya. Il recouvra son visage en rabaissant la capuche qui lui couvrait le crâne. Derrière lui, MacMahon suivait la scène et ne put réprimer une larme.
Au milieu de la tempête, un silence s’imposait alors. Comme à l’écho du cœur figé de Rémy. Un silence ténébreux mais beau. Un éclair zébra le ciel et donna de la clarté aux lieux alentours. La montagne, habillée d’épouvantes, avait des airs de veuve. Superbe de cruauté, elle semblait d’autant plus belle qu’elle venait d’ôter la vie à son plus célèbre amant.
Elle semblait d’autant plus belle que le mort reposait en paix, heureux sans doute, dans l’autre monde, de ne le plus partager qu’avec elle, sa montagne.
Publié le 18/09/2008 à 07:45
Par lagrougniat
Quel fierté de pouvoir se glisser dans la peau du vainqueur de 3 Ternay Tours. Avez-vous pu trouver la réponse au problème que nous vous proposions dans l'article précédent ?
L'article : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/643990-et-vous-quauriez-vous-fait
Nous vous demandions comme d'habitude si vous seriez parti, si oui à quel niveau et quel roi vous auriez appelé. Voici les faits tels qu'ils se sont déroulés...

L'ATTITUDE DU GRAND MAITRE
Nous en avons maintenant l'habitude. G.C est bourré de qualité : la séduction naturelle, le charme et bien d'autres. Mais la rapidité n'en fait pas partie.
Les grands maîtres ont donc dû attendre 11 minutes, entrecoupées de deux passages aux toilettes et trois appels à Mike Novick pour obtenir une réponse du bout des lèvres.
L'ANNONCE
"Pousse". Le mot resonna dans la grande salle de Houston, où résonnait un silence absolu dans l'attente de la décision. Immédiatement, les pompiers durent intervenir pour évacuer une vieille dame qui faisait une attaque.
Puis quelques "ho !" montèrent des rangs. Se furent ensuite quelques sifflets et c'est finalement sous une bronca incroyable que la main revint vers Mme la Bourronne. Un peu inquiète, elle annonça timidement "garde".
La main revint alors à G.C. les hurlements céssèrent. Le public reprit espoir. Mais ils n'entendirent pas ce qu'ils espéraient : quelques instants d'hésitations et le petit prince se fendit d'un simple "Pépite".
Après la session, G.C revint sur cette annonce, en livrant une analyse pointue en conférence de presse : "Je n'ai pas de point, à part un cavalier, donc pas de point. J'ai deux coupes et une cingllette, donc autant dire toutes les chances de couper à tout va... Or je n'ai que 9 atouts, donc une fois que j'ai coupé 9 tours, je fais quoi ? si j'ai gardé la main, parce que mis à part le 21 et le 18, je n'ai rien... un 10 ou un 11 d'atouts, autant avoir une dame et un valet. alors les autres atouts.... et puis, surtout, avec un jeu pareil, j'ai tout à redouter des autres jeux... c'est bizarre d'avoir une main pareille... j'ai peur de me faire épicer... si j'ai deux coupes et une cingllette, ça doit être plein de jeux bizarres chez les autres, je fais me faire prendre mon petit... autrement dit, j'assure. plus haut, ce serait limite sucidaire".
LE RESULTAT
Bien-sûr, Mme la Bourronne n'appela pas le bon roi ;Et bien-sûr, le tout se transfmorma en boucherie. Une épicerie pareille, cela ne s'était pas vu depuis des années.
Chlem-petit de Mme la Bourronne, qui avec 15 points et un seul bout rate sa garde pour 36 points.
En chiffre cela donne : - pour Mme la Bourronne : 2 x (40+40) + 340 (valeur du bourron) = 500 points de perte - pour G.C DIALEY : 40+40 = 80 points de gains
Il est regretable pour G.C que ce jeu magnifique ne lui rapporta pas plus de points. Surtout que le gain final fut limité, Mme la Bourronne remportant le bourron sur le coup suivant, pour s'envoler vers la victoire dans cette session.
 Les yeux de la honte ?
Alors effets de l'alcool ? Timidité nouvelle ? Les analystes pensent plutôt qu'en ayant remporté 2 Ternay Tours sur 3 grâce à l'épicerie, G.C DIALEY va plutôt accentuer cette méthode pour atteindre les sommets...
LES REACTIONS
Cingllette : "Alors moi, je trouve ça incroyable qu'on en fasse toute une histoire. pas de roi dans le jeu, ça veut dire que le premier qui parle est dans une foutue merde ! Impossible qu'il vous prenne votre petit, et vous avez un jeu à lui piquer des rois posés trop assurément... Bref, une bonne épicerie, ça agace et ça fait monter le bourron... ça remplit pas le porte monnaie, mais dieu qu'est ce que c'est bon !".
Mme la Bourronne de Mesrine : "Encore heureux que je récupère mon bourron derrière. Mais j'avoue avoir de moins en moins de respect pour ce joueur, qui pourtant est à l'origine de la tréandise..."
Remy La Renifl' : "Piergès est sur le coup. Mais en même temps, il y a bien longtemps que je suis au dessus de ces attitudes"
Diane la Chasseresse : "Deux coupes, une cingllette, deux bouts, neuf atouts. pas besoin de sortir de saint cyr pour savoir que la guerre est gagnée... vous hésitez une seconde à dire petit chelem, reprenez vos esprits et annoncez garde contre en vous coupants les ongles des pieds. Bon, en même temps, il n'avait pas beaucoup d'atouts"
Dédé la Mitraille : "C'est pas moi qui aurait des jeux pareils. C'est donner de la confiture aux cochonnes".
Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau "Et Vous, qu'auriez vous fait ?".
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Publié le 16/09/2008 à 13:47
Par lagrougniat
Chaque mois, "Et vous, qu'auriez-vous fait" vous permet de vous glisser dans la peau d'un grand maître et de devenir un véritable acteur de la Grougniat.
Pour vous aider, la rédaction vous donne les conditions techniques et psychologiques du Grand Maître à ce moment du jeu et des conseils vous seront donnés pour vous aider à prendre votre décision. Maintenant, c'est à vous !
Aujourd'hui, prenez la place de G.C DIALEY, le grand vainqueur du dernier Ternay Tour lors de la première session du New Deal TT le dimanche 14 septembre 2008 (donne 26, à 0h36 de la fin de la session) CONDITIONS PSYCHOLOGIQUES DU GRAND MAITRE
Il est toujours dur de se relancer dans une compétition après une grande victoire. Alors que dire de G.C DIALEY qui vient de remporter le Ternay Tour le plus sérré de l'histoire, qui plus est à la dernière donne de la finale.
Mais G.C a pour objectif de continuer sur son excellente lancée des dernières semaines, où sa prudence et surtout son bon jeu lui permettent de remonter les plus grands handicaps. Sa stratégie pour ce nouveau Ternay Tour : utiliser ce qui a fait sa force, c'est à dire maîtrise et attaques ciblées.
CONDITIONS DE LA SESSION
Mme la Bourronne de Mesrine vient d'encaisser son 2ème gros bourron de la soirée et passe les 3000 points.
Dédé et Diane sont à l'agonie, tandis que les trois autres (G.C DIALEY, Remy et Cingllette) se maintiennent aux alentours du score de départ, soit 2000 points.
G.C ne veut pas laisser s'envoler Mme la Bourronne dès la 1ère session. Il lui faut donc être offensif pour rester au contact, même si les effluves de la fête qui a suivi sa grande victoire ne sont pas encore tout à fait évacuées.
LA DONNE
Après deux chutes de Dédé et de Diane, le bourron est aux alentours des 300 points. Bonne donne de Cingllette, Mme la Bourronne se tait et la main arrive à G.C.
Voici son jeu :

Analyse du jeu : 9 atouts dont 2 bouts. Pas de roi, mais deux coupes franches et un singlette.
ALORS QUE FAITES-VOUS ?
C'est à vous de décider. Nous sommes en fin de session et la partie se joue là.
Osez vous une garde sans ou une garde contre ? Préférez-vous vous faire faire une belle épicerie ?
N'hésitez pas à mettre vos solutions dans les commentaires et rendez-vous dans quelques heures pour savoir ce qu'il s'est réellement passé...
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
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