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Publié le 09/09/2008 à 07:29
Par lagrougniat
La descente continue, mais les pertes sont lourdes. Les Grands maîtres luttent pour la survie de tous, mais sont-ils eux-même à l'abri ? C'est tout le sujet de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...

Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 14 : PARMI LES FEUX DU FROID



C’était un véritable capharnaüm où l’on ne pouvait rien distinguer de la montagne ou du ciel… et les pas de Rémy, à chacun d’entre eux, se préparaient à leur dernier mouvement.

Juste derrière, GC suivait sans perdre espoir. Il s’accrochait avec le mental d’un trappeur à la certitude de son destin. Il était GC, le Petit Prince de la Grougniat, que pouvait il lui arriver ? Si le destin l’avait mis là, c’est que là, sans doute, sans aucun doute, il avait quelque chose de grand à vivre et à accomplir ! Ainsi il avançait avec une sorte d’assurance. Et tous ces muscles étaient tendus vers l’objectif de rattraper le groupe parti plus tôt devant.

Rémy ne battait pas des mêmes certitudes. Il n’avait jamais marché à pareille altitude dans un climat si délétère. La nature leur envoyait en permanence le message de sa terrible grandeur. Et Rémy l’interprétait facilement comme une oraison funèbre.
Il se prenait à regretter d’avoir accepter cette marche, de n’être pas rester au campement. Un instant, il se dit que la vie était bien injuste avec lui. Puis il s’interdit cette pensée, alors même que des morts avaient été abandonnés derrière eux. « Il faut tenir, tenir… Ne serait ce que pour garder un ascendant psychologique sur GC si nous restons en vie par miracle ! » Il eut honte à nouveau de ses pensées, et se sentit surtout si imbécile de juger ce qu’il ressentait et pensait… « Si seulement je me faisais davantage confiance… si seulement je m’écoutais davantage… plutôt que de vouloir entrer dans je ne sais quelles cases que j’estime bonnes… »

Et les mètres, douloureux, avaient cessé de défiler. Perdu dans ses pensées intimes, Rémy s’était arrêté d’avancer. GC qui avait cru d’abord que le tibétain s’assurait de prendre la bonne route, comprit qu’en fait il s’était évanoui dans des rêveries. Il comprit le danger et se mit à hauteur de Rémy pour le tirer des songes.
« Rémy, nous devons nous concentrer chaque seconde. Nous concentrer, ou mourir ! ».

La ballade aux enfers pouvait reprendre ses droits. Et les pieds souffrir le martyr à chaque pas. Le visage geler toujours plus dans les bourrasques hideuses d’un vent perçant comme des coups de couteau. Les mains prendre appui sur les parois ou les sols et perdre de plus en plus de sensation. Les dos étaient des territoires de douleurs. Les muscles des jambes hurlaient. La gorge était brûlante de froid. La salive déglutie elle-même devenait une souffrance.

Parmi les feux du froid, ceux qui n’étaient plus aussi nombreux qu’à leur départ descendaient plus doucement que jamais, sans même savoir s’ils allaient dans la bonne direction. Cordée sans corde, ils se tenaient à quels espoirs, sinon aux forces désespérées que l’on dit relever de l’instinct de survie. Sortiraient-ils vivants de cette épreuve, ils en reviendraient après avoir passés des heures dans les bras glacés de la mort, ballottés d’un pas sur l’autre entre l’horreur de ce chantage ignoble qui fait miroiter l’abandon pour trouver le repos par la mort et cette espèce de rage sanguine, venue de l’au-delà des âges, et parcourant l’échine tout autant que la mâchoire, qui faisait tenir debout et aller de l’avant.

La colonne perdue dans les blancs et les noirs, serrées par tous les froids himalayens réunis en tempête, se regroupait à nouveau après une heure de marche.

Publié le 07/09/2008 à 12:31
Par lagrougniat
La Silver Session ne devait rien changer. Ce fut l'inverse qui se produisit. Il était donc dit que tout se jouerait dans la grande finale. En entendant les différentes réactions des grands maîtres, une seule chose est sûre : ils sont prêts !

« Je n’ai rien pu faire », c’est en ces termes que GC Dialey a conclu cette catastrophique silver session du Revival TT, alors qu’il terminait loin derrière la Bourronne, revenue du diable vauvert et relancée plus que jamais !


« Maudite la semaine dernière, j’ai gardé mon calme et joué mon jeu. Le talent paie. » La Bourronne a été sobre car elle semble avoir compris combien la chance était partie prenante du jeu et des résultats. Mieux vaut ne pas trop parader, et GC qui fêtait déjà son troisième titre a tellement été assommé par le sort qu’il a semblé plus qu’affaibli en prévision de la finale.


Les critiques n’ont pas tardé à pleuvoir du côté des grands maîtres qui avaient placé leurs billes dans le camp Dialey.
Rémy a été le plus intransigeant : « Ce que fait GC est en dessous de tout ! Avoir mon soutien pour faire des pousses quand on a déjà foutu sa session en l’air, ça porte un nom, et c’est la tremblote ! »

Cingllette n’y va pas plus doucement : « Je constate simplement que GC n’a pas eu le courage d’un troisième Bourron d’Or, ou que son record du monde ne devait qu’à la chance ! »




4 Ternay Tour à eux deux ! Encore un rôle à jouer ?
 

Pendant ce temps là, la Bourronne parade, et glisse doucement vers un premier succès. « Rien n’est fait, si ce n’est que mon talent a déjoué la malédiction et déjoué les sarcasmes de certains ! » Elle ne s’est pas prononcée sur le soutien inattendue de Dédé qui, lui, a eu bien du mal à s’expliquer.

« Ce n’est pas un soutien à la Bourronne, pas plus que je ne suis opposé à GC. Mais force est de constater que si la Bourronne a montré de la poigne, malgré les attaques, GC a montré des faiblesses, malgré les soutiens. »
En véritable animal politique, Dédé s’est bien gardé d’en dire plus et a botté en touche pour la prochaine session. « Il est dit de ci de là que certains grands maîtres essaieraient d’influer sur les résultats. Personnellement, je crois que ce n’est pas dans ma stratégie de changer de sens en fonction du vent ; je suis mon propre vent, et je jouerai ma session comme une autre. »

Dans tout ce tintamarre d’avant finale, la voix de Diane est presque inaperçue. « Je ne suis plus en course, je n’ai pas su casser. J’ai un objectif, disons, à plus long terme, sur la fin de l’année. Je vise le Bourron d’Or. » Sur un choix à faire entre la Bourronne et GC, elle n’hésite pas une seconde : « Il n’y a pas de choix vu qu’il n’y a pas de match. La Bourronne est meilleure et surtout GC est insupportable. »

Pas d’analyse a priori des enjeux de la dernière session, des tactiques qu’ils suivront l’un et l’autre, de ce qui fera la décision ?
Diane a une idée en tête : « Il faudra partir fort. 120 points d’écart, ça peut se jouer en une donne. Autant arriver à cinq donnes de la fin avec une marge de manœuvre suffisante. »


Un pli qui peut faire gagner un Ternay Tour !

Dédé et Cingllette se répondent quant à eux : « Ni l’un ni l’autre ne vont partir. A moins qu’il n’ait tout le jeu, et encore… Ce qui peut faire la différence, c’est une session à risque. Une session enflammée, où les autres grands maîtres jouent leur va tout pour gagner la session des champs élysées ! Là, ça peut faire des bourrons, et mettre de l’enjeu ! »

Rémy est plus nuancé : « Je crois que ni l’un ni l’autre n’ont intérêt de partir. Il faut prendre ce qui passe, sauf les risques. Et puis à mi session, en fonction, il faut foncer ou continuer à user l’adversaire. ça va être un gros match de boxe. Ils pourraient bien tomber KO tous les deux… »

Qu’insinue t il par là ? Se croit il encore en course ?

« Ca fait plusieurs sessions que je termine au dessus des 2000 sans forcer, ça sent la grosse session. Pendant que Bourronne et GC peuvent s’annihiler, je peux en profiter, et faire une marc raquil ! »
Cingllette n’y croit pas une seconde et rappelle la vérité : « Je sais ce qu’est une marc raquil pour avoir créé ce geste. Et Rémy n’a pas les épaules ; GC et la Bourronne vont se débrouiller à deux pour le titre, et la Grougniat sera perdante dès lors que je ne serai pas à son sommet ! »

Les dés seront bientôt jetés. A suivre.


Nothing but the Grougniat !

Jean Dietter
Envoyé Spécial à Ternay
 
Publié le 05/09/2008 à 12:24
Par lagrougniat
REVIVAL TERNAY TOUR - Round XIX (1 728 617 $) - Coliséum de Ternay (FRA)


Résultat : 1- Mme la Bourronne de Mesrine (3470) / 2- Remy la Renifl' (2520) / 3- Dédé la Mitraille (2160) / 4- Cingllette (1790) / 5- Diane la Chasseresse (1330) / G.C DIALEY (1230)


REVIVAL TERNAY TOUR (Après 19 sessions)


1er           Mme la Bourronne de Mesrine (18)                    2 311 points
2ème       G.C DIALEY (13)                                                                2 308  points
3ème       Remy la Renifl' (15)                                                       2 062 points
4ème       Diane la Chasseresse (19)                                        2 009 points
5ème       Dédé la Mitraille (19)                                                     1 986 points
6ème       Cingllette (19)                    
                                            1 756 points

Entre parenthèse, le nombre de sessions disputées


MME LA BOURRONNE JOUE AU PHOENIX !

Pendant 17 sessions, Mme La Bourronne aura cru qu'elle allait enfin ouvrir son palmarès : une avance confortable, des adversaires résignés... Tout l'emmenait vers son premier Ternay Tour.
Puis vint cette 18ème session et le record du monde de G.C DIALEY (lire l'article : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/637952-revival-t.t-record-du-monde-pour-g.c-dialey), qui en profitait pour prendre la tête à deux sessions de la fin. Mme La Bourronne n'hurlait même plus, tous croyaient à la malédiction.

Mais il sera dit qu'aucun Ternay Tour ne se jouera jamais avant la finale : au prix d'une gestion de score épatante et surtout de ce que certains appellent le Karma (d'autres parlent également de chatardise), Mme la Bourronne sut assommer la fin de session pour récupérer son retard et prendre même une légère avance avant la dernière session.


LA NOUVELLE BOURRONNE CONTRE LE RESTE DU MONDE

Une garde contre sur un bourron à 300 points et une garde finale lui permirent d'atteindre quasiment les 3000 points. Et ce dans des conditions dantesques, car le panache n'était pas de mise hier : seules trois chutes furent à dénombrer au cours de la soirée, dont 2 pour Cingllette qui se voyait en route pour la victoire à 5 jetées de la fin.

Remy pensa également emporter la session, avant cette dernière garde contre du nouveau leader. Mais il n'y avait rien à faire, surtout que Dédé préféra étonnement apporter son aide à Mme la Bourronne plutôt que d'aider à sa chute. Ce retournement de situation fera sans doute parler dans les semaines à venir, tant les alliances deviennent fragiles avec le temps qui passe.


La Bourronne aussi sait casser...

Et pendant ce temps là, G.C plongeait. Dernier de la session, il ne put jamais lutter. Certains lui reprocheront un manque d'audace, mais on peut considérer que dans ces soirées noires, mieux vaut parfois faire le dos rond en limitant les dégats. Tout ceux qui ont connu la vieille Bourronne vous le diront.


POUR QUI LE TERNAY TOUR ?

On aimerait le savoir, car après 19 sessions soit environ 750 donnes, seuls 120 points cumulés séparent les deux leaders, soit une grosse garde sans. En gros, cet écart n'est pas gérable et aucune stratégie ne peut à coup sûr prévaloir d'une désillusion.

A l'heure qu'il est, nous ne connaissons pas les dates de la grande finale, mais nul doute que les gazettes du monde entier vont chauffer, car un évènement sortira de cette golden session : une nouvelle lauréate ou un premier grand maître à 3 Ternay Tours.

On en tremble d'avance...


Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale à Ternay

Publié le 04/09/2008 à 07:56
Par lagrougniat
Nouveau rendez-vous dans la Grougniat... Régulièrement, Eddy Zdeder, notre tacticien grougniste, livrera ses Chroniques du Jeu, une analyse sans concession des sessions et de ses péripéties.




Les spécialistes de la Grougniat ont crié au scandale lors des dernières sessions, et pour ainsi dire c’est l’ensemble de ce Revival Ternay Tour qui a fait l’objet d’une critique féroce de la part des tacticiens émérites et suiveurs.

Le Talent ne serait plus de mise qu’à tromper son monde en n’osant plus. Le jeu serait passé après la Gagne. Et, pour cette dernière, tous les moyens seraient bons, dussent ils en coûter de la beauté du Geste.

Où sont passés les folles cavalcades de Diane et de GC ? Comment le sang si bouillant de la Bourronne a t il pu à ce point refroidir ? Où sont passés Dédé, Cinglette et Rémy, chacun n’ayant plus franchi le cap de la Garde depuis plusieurs mois déjà ?…

Les questions sont nombreuses et butent pourtant sur une des principales avancées réglementaires du jeu de ces dernières décennies : la récompense d’une victoire en session par 500 points supplémentaires. Une manne providentielle qui était, à l’origine, sensée dopée l’enjeu de la Gagne et profiter aux opportunistes, aux risques tout, à ceux que le Panache brûlait les doigts !

Mais la règle n’a pas eu les fruits escomptés, et quoiqu’elle puisse stimuler les fantasmes comptables de l’ensemble des Grands Maîtres, elle n’a pas rendu folles leurs stratégies.
Prudents car aguerris ? Tenants d’un virage historique dans l’histoire du jeu ? Quelles sont les raisons de ce repli vers la mesure qui se constate au fil des sessions depuis le début du Revival TT ?

Symboles à eux deux de cette évolution vers le moins spectaculaire : la Nouvelle Bourronne de Mesrine, condensé impeccable d’épicerie, et la formule sniffienne de la Chrysalide. Sortant de sa Chrysalide lors du Round 11, Rémy avait empoché la victoire dans la session en accumulant petites annonces et épiceries fines, et s’était remis en scelle pour la gagne finale !

Des origines de l’épicerie, bien sûr, Cingllette et son ombre géante en connaisse l’essentiel. L’épicerie n’était alors qu’une tactique parmi d’autre, elle s’utilisait avec parcimonie et n’était accepté qu’en sa rareté. Eut elle été trop démocratisé qu’elle aurait jeté le discrédit sur son utilisateur !

Mais voilà, chaque génération a son explorateur, ce colon de l’inconnu qui se projette où le commun s’esquive… et le Petit Prince de la Grougniat, faisant fi des critiques acerbes et des attaques nourries, a construit la conquête de son second Ternay Tour à la force de l’économie plus qu’à celle du panache, devenant un triomphateur gestionnaire !

Après l’insolente domination cinglettienne, après l’olé-oléisme gécéien, après l’absentéisme lumineux de Rémy et après la cavalcade intouchable de Diane était né l’Epicerie Reine. Ou comment il ne fallait pas partir et avoir le vertige de manière à rester sur les sommets. On voyait davantage tomber ses adversaires qu’on ne gagnait soi-même aux cîmes…

Cette révolution culturelle s’imposait à Cingllette, puis progressivement à l’ensemble des Grands Maîtres… et force est de constater que la seule Chrysalide qui n’est pas encore tombée est celle du Dernier des Mohicans, le bien nommé Ancien du Jeu, Dédé la Mitraille. Diane, la Chasseresse en personne, elle-même, protégée par sa réputation n’en souffre pas trop d’accusation, mais pratique l’épicerie plus qu’à son tour.


L'épicerie Cingllette, une référence dans le monde du commerce...

A cette stratégie devenue globale, la Bourronne sait aujourd’hui mieux que quiconque tirer son épingle du jeu, et brouillant les cartes de sa double personnalité laisse ses adversaires dans un doute qui devient souvent déroute. Nouvelle ou ancienne, la Bourronne alterne et perturbe. Les dés ne sont jamais jetés, sinon ceux de ses scores élevés !

Cingllette, pour l’heure, ne se remet pas du fait que chaque Grand Maître ait reprit la tactique à son compte… Il souffre en outre d’une grave crise d’identité médiatique. Lié historiquement à l’épicerie pour l’avoir inventé, il est encore accusé de toutes les épiceries, quand bien même elles lui coûtent chères, ou n’en est il pas l’auteur. Un délit de faciès, en quelque sorte, qui le soumet à une pression psychologique intense, dans laquelle il patauge sans solution.

La Patauge, c’est un peu le terme phare qu’il faut retenir de cette nouvelle Grougniat.

Une Grougniat qui patauge entre feux et glaces, qui hésite entre Panache et Sécurité, entre bons comptes et gros risques !

Dans cette Patauge des petits scores et des règnes minuscules, le record de point de Diane n’est pas même effleuré… les chutes gigantesques de la Bourronne ne sont plus réédités… et les exploits se comptent sur le bout des doigts, qu’il faut trois pour atteindre au nombre de fausses donnes consécutives réalisées par le Leader du Revival TT…

Une situation du Jeu en pleine Patauge, donc, drapeau de la Grougniat en berne… orphelin de coups géniaux, de Chatte et de Goupille.


Nothing but the Grougniat

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste
Publié le 03/09/2008 à 18:45
Par lagrougniat
Ce soir, avant-dernière session du Revival Ternay Tour. le long fleuve tranquille de Mme la Bourronne s'est asseché avec le record du Monde de G.C DIALEY qui a prit la tête. Jean Dietter nous expose les enjeux de cette silver session...


A deux sessions de la fin, la bataille des chefs est à l’ordre du jour ! Ce soir, les Grands Maîtres réunis à Ternay vont s’affronter dans un final exceptionnel et sous les auspices d’une météo détestable. Avis de tempête, donc, dans le ciel, et sur le tapis vert !

 
Final exceptionnel, avec un duo en lutte et qui se tient en 2000 points d’écart en cumulé… Autant dire que tout est possible pour GC Dialey et La Bourronne !

 
La Bourronne qui, pour la première fois de sa carrière, se retrouve si près du but.

 
GC Dialey
qui peut devenir le plus grand joueur de tous les temps s’il gagnait la compétition. Déjà détenteur de deux Ternay Tour, titré d’un demi Bourron d’Or, nouveau meilleur performer mondial de tous les temps, il peut devenir le premier Grand Maître de l’ère moderne à franchir la barre des deux Ternay Tour et à en conquérir un troisième…

 
Rémy s’est dit « honoré de participer à une session « pour la forme » ». « Certes je suis en embuscade, mais je n’ai plus de jeu depuis trop longtemps, et mon talent ne peut pas tout, ni devant la chance de GC ni devant les épiceries de la Bourronne. »



 
Diane ne s’avoue pas résignée. « Je suis en course pour ce titre, même si je suis distancé ! Et surtout, je suis en course pour le Bourron d’Or. »

 
Dédé est un peu dans la même situation. « Je vais jouer une place d’honneur, et c’est pour moi un motif de satisfaction. Avec GC et la Bourronne qui se sont détachés, je peux viser un podium. Rémy et Diane sont dans ma ligne de mire. »

 
Cingllette, lui, est hors du coup. « Le Ternay Tour est terminé pour moi. Maintenant, je joue pour la Grougniat. C’est à dire que je joue contre la Bourronne. »

 
Une Bourronne qui a vivement dénoncé ces tentatives de destabilisation. « Je suis bien consciente des stratégies de Cingllette, et je sais qu’il a reçu le soutien de Rémy. Que Rémy change d’opinion avec le vent, cela me surprend guère. Que Cingllette s’intéresse davantage à ses petites affaires qu’au grand jeu, cela me déçoit. »

 
GC Dialey estime que la Bourronne tente de faire tomber la pression. « J’ai connu ses situations de final plus d’une fois. J’ai déjà gagné deux fois. La Bourronne sait que le beau jeu tel que je le pratique est un obstacle à sa victoire. Elle sait que mon beau jeu aimante la victoire ! Alors elle cherche à détourner l’attention. »

 
Des accusations que Cingllette et Rémy, en tout cas, ne cherchent pas à fuir. Cingglette : « La Bourronne se trompe : je ne suis pas tout à fait contre elle, je suis surtout pour la Grougniat ! » Rémy : « A la force du talent, je suis revenu dans la course, alors que j’étais largué. Je reviens doucement au 2000 points de moyenne dans le Bourron d’Or, et je suis en embuscade pour troubler les cadors dans la course au Ternay Tour. Ceux qui me devancent sont forcément mes adversaires ! »

 
Dédé confirme : « La Bourronne est encore trop tendre d’un point de vue tactique. Je trouve qu’elle s’est aguerrie. Les relents de vieille Bourronne sont de moins en moins nombreux. Mais il faut un mental d’acier pour ne pas perdre de vue qui sont les vrais adversaires ».

 
Remy, un jeu de bas-fonds...

Diane, elle, a choisi son camp : « La Bourronne est victime d’une cabale, celle de l’ordre établi. GC et Cingllette veulent garder leur pré carré, et Rémy n’accepte pas l’arrivée d’un nouveau tenant du titre… La vérité, c’est que personne ne se remet du coup de la Bourronne, ces points qu’elle a fait enlever à Dédé, et que par soutien Cingllette et Rémy se sont aussi ôtés. La vérité, c’est que la Bourronne dérange, parce qu’elle est vraie. Différente. »

 
GC n’en démord pas. « La Bourronne ne connaît même pas la panoplie… Un drame ! C’est le beau jeu ou l’épicerie qu’il faut choisir ! »

 
Ce soir, la Silver Session nous donnera plus d’information sur le potentiel des uns et des autres dans ce final de rêve. Dédé, Rémy et Diane vont ils parvenir à se hisser dans la bataille ? Cingllette à jouer les poil à gratter ? La Bourronne et GC vont ils jouer du coude à coude ?


Nothing but the Grougniat

Jean Dietter
Envoyé Spécial à Ternay
 
Publié le 02/09/2008 à 17:49
Par lagrougniat
Le Ternay Tour a repris ces droits la semaine passée, mais les aventures de nos grands maîtres pendant leurs courtes vacances continuent d'affluer...

Anne Hecdote nous rapporte les petites légendes de nos Grands Maîtres. De ces instants secrets, inavouables et inavoués, qui resteraient à la discrétion des grands de ce monde si n’était le formidable talent de Anne Hecdote pour découvrir les grains de sel qui mettent du goût dans les palais !


LES PETITES LEGENDES DE NOS GRANDS MAÎTRES 



On savait que Rémy n’était pas à une contradiction près dans sa quête de la spiritualité… Mais le défi de l’entendement a touché ses limites !

Présent dans un stage intitulé « Croyance, altitude et domination », le Grand Maître en stagiaire incognito est tombé sous le charme d’une jolie poupée hindoue. Bien mal lui en a prit, se renseignant sur la belle de son cœur, il découvrit alors qu’elle n’était pas attirée le moins du monde par la virilité des hommes mais orientait ses préférences ainsi que les orientait Rémy lui-même. Un manque de flair ? Pensez vous… !

Pas décontenancé pour deux sous, le Snif a organisé une des mascarades les plus scabreuses de la décennie people ! Evincé du stage, le stagiaire incognito qu’il était… et immédiatement remplacé par une jeune demoiselle en quête de spiritualité mais qui n’était autre que… Rémy, déguisé en fille ! Un subterfuge censé l’aider dans sa conquête de la belle hindoue ! Les mauvaises langues n’ont pas fini de se gausser.

Toujours est il que Rajwirah la belle hindoue s’est montrée très sensible à la jeune et nouvelle stagiaire ! Et que les deux demoiselles, dont l’une était Rémy, se sont retrouvées seules et délicatement enlacées, sous les étoiles d’une nuitée romantique à souhait ! Que ne faut il pas faire par désir ? !

L’histoire n’est pas finie, au grand dam de notre Grand Maître des hauteurs puisque, parvenu à retirer quelques étoffes à sa conquête, il découvrit stupéfait que la belle avait elle-même joué des tours à tout son monde, et qu’il s’agissait ni plus ni moins que d’un travesti malingre dénommé Willem.



Le scabreux est souvent au rendez vous de nos Grands Maîtres, ce qui n’en fait pas plus de vulgaires célébrités que de célèbres vulgarités ! Non, puisque les Grands Maîtres ont la chance de connaître un sens inné de l’élégance et qu’en toute occasion, soit elle la plus humiliante pour eux, ils parviennent à donner la note qui saura rehausser l’ensemble !

GC Dialey
ne manque pas à l’appel de ceux qui ont connu mésaventure pour illustrer cette courte mais édifiante introduction.
Invité par la Duchesse d’York à un bal en l’honneur d’une jeune princesse, il se permettait de prendre la parole en fin de dîner pour, absolument saoul, livré ses quelques paroles passées depuis à la postérité des amphitryons du soir, amphitryons sommés de ne rapporter ces propos sous aucun prétexte : « Madame la Duchesse, duchiez vous vous en choquer, votre princesse a si peu d’années mais déjà tous les atouts, ainsi que, me rappelant par sa virginité le palmarès de la Bourronne, je me figure qu’il eut été préférable que l’une perde la sienne avant que l’autre ne gagne un trophée et, si vous me permettez, devant vous, je suis prêt à faire office de gentleman, afin de mener la petite à la pointe de mon panache ! »

Invectivé par un Lord anglais, haut dignitaire de son état et faisant carrière dans l’armée, GC a accepté l’invitation au duel, faisant fi des injonctions multiples qui lui commandaient de se retirer purement et simplement, eu égard à son état physique.
GC n’eut pas tort de rester et, d’un seul coup d’épée faisant mettre genoux à terre au Lord grand breton, reprit la parole d’une voix claire et, ainsi que témoigneront les jeunes filles qui ne manquèrent pas d’inspirer son haleine, le souffle mentholé dans un flot d’inspiration, il conclut la soirée en ces mots : « Bien sûr, j’ai préféré commettre une provocation qui aura su animer la soirée et ne saurai me morfondre aux amours de votre princesse que lorsque celle ci sera en âge de conduire elle-même l’avion privé qui la mènera jusqu’à moi ! »




 La triste affaire est pour ce Lord, ridiculisé en public et passé, en quelques minutes, de l’admiration de toute une société à ses moqueries les plus cruelles. Aura t il une quelconque expérience de joueur de Grougniat qu’il pourra surmonter mentalement l’épreuve de profondeur à laquelle le voilà confronté !

Il n’aura par contre jamais plus l’espoir de fréquenter un jour le monde bien select de Dédé la Mitraille, sommité des Grands Maîtres, personnage influent par excellence et dont les cercles sont si restreints qu’il est plus enviable de faire partie du clan Dédé que d’entrer dans le top 10 des plus grandes fortunes du monde.
Bill Gates lui-même n’a encore jamais eu les honneurs de la villa mitraillienne, sise sur les hauteurs de Gênes, en Italie. Le repère est posé. Si Bill Gates ne rentre pas, autant dire que le sésame est précieux, et que les intimes en sont, de grands hommes, et de grands hommes assurément, d’être les amis de Dédé autant que de leur propre fait !

La nouveauté de ces derniers temps est la présence incongrue de Jamie Lynn Spears, petite sœur de Britney. Mais que faisait là cette toute fraîche mère de famille de 17 ans ? Etait il possible que Dédé soit le père de l’enfant ? Ou le nouvel amant de la jeune célébrité ?
Pendant que toute la planète Dédé s’agitait en coulisses, réduite à de pures conjectures et déjà dévasté de tristesse pour Laure Manaudou, sa récente conquête. Rien d’alarmant pourtant à tout cela, et le ramdam s’arrêta vite lorsque Dédé apprit à tout son monde qu’il lui avait été demandé d’être le parent de l’enfant… et qu’il n’avait pas pu refuser ! Le délice est de mise aux suites de cette histoire invraisemblable !

Excitée par cette nouvelle, nombre de mères ont alors pris la décision de s’adjuger la sagesse de Dédé pour parrainer leur enfant, et quoi de plus normal ? ! Mais l’homme s’attendait à l’appel d’air des jalousies et, recevant un appel téléphonique depuis le sud de la France, il aurait invité Brad à divorcer d’Angelina, rajoutant fort opportun : « Il y a des femmes à qui l’on dit oui pour être le parrain de leur enfant, et d’autres que l’on met enceinte ! »
 
 No Secret in The Grougniat !

Anne Hecdote
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