Chaque mois, nous vous proposons un nouveau geste technique pour vous aider à parfaire votre style de jeu et mieux comprendre les sessions...
Ce mois-ci : BIEN TENIR SES CARTES
Lorsque vous avez appris à jouer au tarot, on vous a appris plusieurs règles de bases :
1- "Ne classe pas tes cartes lorsque tu prends les ramasses"
2- "Ne met pas tes atouts sur les côtés, on verra tout de suite s'il t'en reste"
3- "Penche ton jeu, tout le monde le voit"
Vous pensiez donc savoir l'essentiel pour jouer sereinement et ne dévoiler à personne votre jeu. Mais toutes ces règles ne sont satisfaisantes que pour le tarot. Car pour la Grougniat, c'est une toute autre histoire. Car tout est important dans le monde impitoyable des sessions et surtout la manière dont vous tenez votre jeu tout au long de la donne, sous peine de perdre irrémédiablement vos moyens... et la partie.
Voici les différentes techniques et surtout celles à ne pas utiliser...
1- Le jeu tenu négligement

Aucune harmonie dans la tenue. Certaines cartes sont serrées, d'autres écartées. On constate même la formation d'un creux vers le milieu du tas. Les doigts doivent être serrés pour tenir l'ensemble par la base.
Les risques :
- Pour le jeu : Votre regard, pour voir l'ensemble du jeu, va devoir sans cesse aller d'un côté à l'autre du jeu. Vous vous épuiserez donc mentalement et votre technique s'en ressentira.
- Pour le physique : les cartes sont plus lourdes si tenues à la base. Au rythme de 6 sessions par mois, ce sont donc plus de 4.5 tonnes par an que vos articulations devront supporter sur un an. La fracture de fatigue guette...
2- Le jeu trop serré

Les cartes ont un écartement maximal de 7.5 mm. Technique inventée par Remy la Renifl', (que l'on voit ici en photo avec son superbe rose à ongle, ndlr) elle consiste en une double pression à deux mains sur la base des cartes, permettant une amplitude minimale du jeu. Ainsi les adversaires ne peuvent pas lire les emplacements des cartes et la vision globale est plus immédiate, sans déplacement de tête intempestif.
Les risques :
- Pour le jeu : Qui dit faible amplitude dit peu de vision. Les cartes sont serrées au maximum et vous ne voyez qu'une infime partie de la représentation. Les risques d'erreur sont donc grand, une carte pouvant transformer votre jeu à petite en garde contre potentielle. Cette technique n'est pas du tout recommandée pour les débutants. Certains disent même que Remy ne parle jamais en session car il est incapable de lire son jeu. alors un amateur n'arrivera jamais à voir correctement.
- Pour le physique : La tenue de jeu à deux mains est très difficile à maîtriser. Il faut débuter très jeune (vers 4-5 ans) pour pouvoir espérer appréhender complètement la technique. Un passage d'une prise à une mains à une prise double à l'âge adulte est quesiment impossible. et il faut une grande condition physique pour pouvoir tenir la pause, sans quoi le jeu se desserera et le risque de chute de carte serra grand.
3- La technique "papillon"

Les cartes sont séparées en deux parties égales. On remarque la position de l'index et du majeur de la joueuse (en l'occurence Diane la Chasseresse, toujours virtuose et élégante dans son porté de cartes). Les poids sont ainsi répartis, ce qui donne une sensation agréable et permet en plus une vision du jeu entre ses cartes pour observer discretement l'attitude de ses adversaires.
Les risques :
- Pour le jeu : De même que pour un jeu mal tenu, couper ses cartes en deux donne une indcation sur son jeu. Un simple joueur de tarot ne s'apercevra peut-être pas qu'il peut lire dans votre jeu comme dans un livre, mais un grand maître ne mettra pas plus de vingt secondes à connaître la totalité de vos cartes. Et si vous pouvez voir les yeux de vos adversaires, ils le peuvent aussi...
- Pour le physique : le confort qu'apporte cette posture n'est qu'une illusion. James the Cutter, grand maître du début du XXème siècle, a préféré se droguer toute la fin de sa vie plutôt que de supporter plus longtemps la polyarthrite au majeur qui le faisait attrocement souffir. Car le phénomène est physique : les cartes étant légèrement incurvées vers le centre, tout le poids du jeu se reporte sur le centre et exerce une pression maximale sur les deux doigts centraux.
4- La posture idéale

Les cartes légèrement écartées, la main en position centrale, tous les doigts portent les cartes. Une vue légèrement surèlevée permet un grand confort de vision. Sans compter l'élégance de la posture qui impressionera une grande partie du public, notamment les plus jeunes groupies grougnistes.
Les risques :
- Pour le jeu : il y en a peu, si ce n'est que cette posture classique peut vous faire passer pour un joueur académique et sans relief. Cela peut être un handicap, mais vous pouvez aussi avancer masqué et surprendre vos adversaires.
- Pour le physique : Aucun risque particulier, si ce n'est un besoin de musculation du coude, car cette position demande frequemment de poser le coude sur la table de jeu.
Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau geste technique !
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste
Ce mois-ci : BIEN TENIR SES CARTES
Lorsque vous avez appris à jouer au tarot, on vous a appris plusieurs règles de bases :
1- "Ne classe pas tes cartes lorsque tu prends les ramasses"
2- "Ne met pas tes atouts sur les côtés, on verra tout de suite s'il t'en reste"
3- "Penche ton jeu, tout le monde le voit"
Vous pensiez donc savoir l'essentiel pour jouer sereinement et ne dévoiler à personne votre jeu. Mais toutes ces règles ne sont satisfaisantes que pour le tarot. Car pour la Grougniat, c'est une toute autre histoire. Car tout est important dans le monde impitoyable des sessions et surtout la manière dont vous tenez votre jeu tout au long de la donne, sous peine de perdre irrémédiablement vos moyens... et la partie.
Voici les différentes techniques et surtout celles à ne pas utiliser...
1- Le jeu tenu négligement
Aucune harmonie dans la tenue. Certaines cartes sont serrées, d'autres écartées. On constate même la formation d'un creux vers le milieu du tas. Les doigts doivent être serrés pour tenir l'ensemble par la base.
Les risques :
- Pour le jeu : Votre regard, pour voir l'ensemble du jeu, va devoir sans cesse aller d'un côté à l'autre du jeu. Vous vous épuiserez donc mentalement et votre technique s'en ressentira.
- Pour le physique : les cartes sont plus lourdes si tenues à la base. Au rythme de 6 sessions par mois, ce sont donc plus de 4.5 tonnes par an que vos articulations devront supporter sur un an. La fracture de fatigue guette...
2- Le jeu trop serré
Les cartes ont un écartement maximal de 7.5 mm. Technique inventée par Remy la Renifl', (que l'on voit ici en photo avec son superbe rose à ongle, ndlr) elle consiste en une double pression à deux mains sur la base des cartes, permettant une amplitude minimale du jeu. Ainsi les adversaires ne peuvent pas lire les emplacements des cartes et la vision globale est plus immédiate, sans déplacement de tête intempestif.
Les risques :
- Pour le jeu : Qui dit faible amplitude dit peu de vision. Les cartes sont serrées au maximum et vous ne voyez qu'une infime partie de la représentation. Les risques d'erreur sont donc grand, une carte pouvant transformer votre jeu à petite en garde contre potentielle. Cette technique n'est pas du tout recommandée pour les débutants. Certains disent même que Remy ne parle jamais en session car il est incapable de lire son jeu. alors un amateur n'arrivera jamais à voir correctement.
- Pour le physique : La tenue de jeu à deux mains est très difficile à maîtriser. Il faut débuter très jeune (vers 4-5 ans) pour pouvoir espérer appréhender complètement la technique. Un passage d'une prise à une mains à une prise double à l'âge adulte est quesiment impossible. et il faut une grande condition physique pour pouvoir tenir la pause, sans quoi le jeu se desserera et le risque de chute de carte serra grand.
3- La technique "papillon"
Les cartes sont séparées en deux parties égales. On remarque la position de l'index et du majeur de la joueuse (en l'occurence Diane la Chasseresse, toujours virtuose et élégante dans son porté de cartes). Les poids sont ainsi répartis, ce qui donne une sensation agréable et permet en plus une vision du jeu entre ses cartes pour observer discretement l'attitude de ses adversaires.
Les risques :
- Pour le jeu : De même que pour un jeu mal tenu, couper ses cartes en deux donne une indcation sur son jeu. Un simple joueur de tarot ne s'apercevra peut-être pas qu'il peut lire dans votre jeu comme dans un livre, mais un grand maître ne mettra pas plus de vingt secondes à connaître la totalité de vos cartes. Et si vous pouvez voir les yeux de vos adversaires, ils le peuvent aussi...
- Pour le physique : le confort qu'apporte cette posture n'est qu'une illusion. James the Cutter, grand maître du début du XXème siècle, a préféré se droguer toute la fin de sa vie plutôt que de supporter plus longtemps la polyarthrite au majeur qui le faisait attrocement souffir. Car le phénomène est physique : les cartes étant légèrement incurvées vers le centre, tout le poids du jeu se reporte sur le centre et exerce une pression maximale sur les deux doigts centraux.
4- La posture idéale
Les cartes légèrement écartées, la main en position centrale, tous les doigts portent les cartes. Une vue légèrement surèlevée permet un grand confort de vision. Sans compter l'élégance de la posture qui impressionera une grande partie du public, notamment les plus jeunes groupies grougnistes.
Les risques :
- Pour le jeu : il y en a peu, si ce n'est que cette posture classique peut vous faire passer pour un joueur académique et sans relief. Cela peut être un handicap, mais vous pouvez aussi avancer masqué et surprendre vos adversaires.
- Pour le physique : Aucun risque particulier, si ce n'est un besoin de musculation du coude, car cette position demande frequemment de poser le coude sur la table de jeu.
Rendez-vous le mois prochain pour un nouveau geste technique !
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste







