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Publié le 28/10/2007 à 15:35
Par lagrougniat
Il y a plusieurs milliers d'années naissait la Grougniat... Mais il y a tout juste un an, le premier article était publié sur ce blog. 269 articles et près de 42 000 visiteurs plus tard, toute la rédaction est fière de continuer à vous rendre compte chaque des aventures des grands maîtres grougnistes.
Ces derniers nous ont d'ailleurs envoyés leurs méssages de soutien : Diane nous félicitait pour notre premier anniversaire qui aurait presque pu coincider avec son premier Ternay Tour. Remy a fait passer un message par son avocat Maître Piergès, pour s'excuser de ne pas avoir pu venir à la réception organisée pour l'occasion. Dédé nous a adressé tous ses encouragements pour, je cite, "continuer à dénoncer la technique déplorable des autres grands maîtres". Cingllette a envoyé une carte avec l'inscription "Vivement les deux ans...comme deux Ternay Tour". G.C s'associait à notre joie, estimant être la star du site par son beau jeu (il n'a peut-être pas tort, sauf pour la fin de la phrase). Quand à Mme La Bourronne, elle nous a prestement demandé de consacrer notre 2ème année à suspendre notre lobbying pro-Justes.
Pour nous souvenir de toutes les bonnes choses de cette première année, la rédaction a selectionné ce qu'elle estime être ses meilleurs articles, que vous pourrez retrouver sur les liens ci-dessous :
Il y a aussi bien-sûr les éditos d'Alain Béchamel, de Ravachol, de Bob-Hugues Velle, les comptes-rendus de Nadine Amouk, les analyses d'Eddy Zdeder, les histoires de Max Galère, etc... Les Ternay Live en direct des sessions, les gestes techniques, les interviews de Grands Maîtres, "Killing Session" le premier roman Grougniste...
Et pour la deuxième année ?
De grands évènements sont en préparation : la sortie de plusiers livres des grands maîtres, de nouveaux Ternay Tour plus acharnés les uns que les autres, le suivi médical de Remy. Des grandes enquêtes sont en préparation par nos journalistes d'investigation, notamment un reportage choc sur les alliances au sein de la Grougniat. Et LE grand évènement des prochaines semaines, c'est l'arrivée en provenance directe des Etats-Unis du premier "Soap" grougniste, "Love Session" dans son titre original, "Plus belle la Grougniat" dans la version française...
Donc de grandes choses encore à venir. Merci à tous de nous suivre de plus en plus nombreux chaque jour...
Et aujourd'hui, plus que jamais... Nothing but the Grougniat !
La rédaction
Publié le 26/10/2007 à 15:52
Par lagrougniat
Après quelques vacances bien méritées, Alain Béchamel revient aujourd'hui pour nous livrer ses impressions sur cet Indian Summer Ternay tour qui touche à sa fin et qui s'apprête à consacrer la Chasseresse...
L’InDIANE Summer Tour
Assez parlé, tergiversé autour de ce Ternay Tour pour le moins étrange ! Des vérités déjà, peuvent merger, inonder les lecteurs et mettre au grand jour la réalité actuelle de la Grougniat… Cet Indian Summer Tour est avant tout le Ternay Tour de de Diane, une sorte d’InDIANE Tour !
Et il n’y a pas photo… A cela plusieurs indices :
- Ses scores, d’abord : fleuves, incroyables, Diane défie la loi des chiffres et bousculent les records avec une facilité qui confine au génie pur… Les sommets, elle les foule d’un pas léger, renversant les vieilles croyances et les limites qu’elles se fixaient… Diane va à l’encontre de l’habituelle, elle bouscule l’établi et fait entrer dans le domaine de la réalité une part de rêve si concrète ! Ce Ternay Tour va être emporté à une moyenne supérieure au 2500 points par session, un Everest qui placera définitivement Diane au sommet de la hiérarchie des Grands Maîtres, loin devant Cingllette et Rémy, pourtant longtemps en course pour le titre du Bourron d’Or… Un Bourron d’Or que Diane s’est mise en chasse de prendre ! Ayant déjà repris Cingllette, elle s’est placée dans la roue de Rémy la Béquille, et pourrait bien lui chiper la première place. C’est dire si le rythme qu’elle tient est hors norme.
- Les attaques, ensuite : Diane est l’objet de tous les sarcasmes, de toutes les jalousies, des plus grossières aux plus avérées… Devenue la cible préférée de la Grougniat, elle a même fait appel aux conseils de Piergès, jusque là en charge unique de la défense de Rémy… Les attaques, donc : de Cingllette, roi en son temps de la goupille et de la chance réunie, il s’est transformé sans honte et sans vergogne en dénonciateur des méfaits du sort… accusant Diane de n’avoir aucun mérite… N’ayant pas peur des mots : quand Diane aura gagné deux Ternay Tour, on entendra peut être Cingllette. On comprend mieux la frustration de Dédé, roi des poissards, symbole de la malchance et de la dégoupille… On ne comprend rien aux geintes de GC, l’homme qui refusait de jouer… comment sérieusement reprocher à quelqu’un de trouver ce que, soi, on ne cherche pas ? GC n’est pas à une contradiction près. On comprend mieux les tourments de la Bourronne, impératrice de la garde contre et des tentatives extrêmes… qui, couronnées d’un poil de la chance de Diane, franchirait elle aussi des barrières de scores ! On ne comprend rien au soutien inconditionnel de Rémy pour Diane… Maintenant qu’elle déboule dans son dos, ne va t il pas changer son fusil d’épaule ?
Bref, ce Ternay Tour est bien l’InDIANE Summer Tour… Il serait temps que les Grands Maîtres en terminent avec la plus longue et la plus éprouvante compétition de l’année… Mais Rémy béquille moins vite que son ombre… GC demande des pauses toutes les cinq minutes pour se rendre dans un endroit intime… Dédé suspend les sessions pour jouer au tribun et lancer à la foule des diatribes contre Diane… Cingllette roucoule en toute discrétion avec la Bourronne… qui couve ses princesses en grande pédagogue qu’elle est !
A quand l’Automn Ternay Tour ?
Nothing but the Grougniat !
Alain Béchamel Editorialiste grougniste
Publié le 26/10/2007 à 09:18
Par lagrougniat
L'enquète touche au but... à condition de trouver de nouvelles pistes. Connait-on vraiment l'assassin de Dédé ? Voci le chapitre XI de "KILLING SESSION", le thriller Grougniste de Jean-Christophe GROJEU.
Vous pouvez retrouver l'ensembre des chapitres en cliquant sur la catégorie "Killing Session" ou sur le lien ci-dessous : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/killing%20session
CHAPITRE XI
Les grands maîtres avaient décidé de faire une pause à la demande de Remy. Cinq heures qu’ils jouaient depuis la fin de leurs interrogatoires, c’était trop long pour lui. Surtout après la session de la veille et les évènements de cette nuit. Et ce Cingllette qui continuait de se vanter de ses trois Ternay Tour, ça en devenait trop pour lui. Quand il poussa la porte de sa chambre, Scarlett, celle qu’il croyait il y a encore deux jours être la femme de sa vie, l’attendait en regardant la télévision.
- Je ne pensais pas te voir aujourd’hui ! lui dit elle sans même lui jeter un regard - J’allais te dire la même chose… répondit le grand maître, qui était déjà en train de se laver les mains.
Elle éteint la télévision et se plaça dans l’entrée de la salle de bain.
- Ecoute, on ne va pas rester comme ça pendant dix ans. Tu sais bien que tout est à cause de lui. - Il n’y était pour rien. C’est toi l’unique responsable. Il n’a fait que me dire la vérité. Il y a encore quelques personnes qui font ça de nos jours.
Scarlett sentait quelques larmes couler le long de ses joues. Elle voyait la situation lui échapper à chaque nouvelle seconde qui passait. - Tu sais bien pourquoi il l’a fait. Ce n’était que pour vous destabiliser, G.C et toi. Il s’est servi de cette histoire depuis le début. Il a tout fait pour que cela arrive.
Remy se tourna vers elle d’un seul coup. Il y avait du feu dans son regard.
- Tout fait ? Ah non, pas tout. Il a bien fallut que G.C et toi fassiez quelque chose par vous même à la fin. - C’était un sadique. Tu le sais aussi bien que moi. Il avait tout prévu : ce repas où tout était censé venir et auquel il ne t’avait en fait pas invité, de sorte que je me retrouve en tête à tête avec G.C. Et ces fleurs qui étaient arrivées la veille avec une carte non signée… Il avait tout mis en place. - Tu n’étais quand même pas obligée de … - Non ! Je n’étais pas obligée. Je sais et je m’en veux chaque minute qui passe. Mais je veux juste t’expliquer que je ne voulais pas que cela se passe, je n’ai pas voulu ça. J’ai fait une erreur, je l’assume. Mais il avait tout mis en place. - Dédé était mon ami. Nous étions des « justes ». Il ne m’aurait pas trahi volontairement.
Remy commençait lui aussi à pleurer. Pour la première fois, toute l’émotion de ces trois derniers jours remontait à la surface…
- Dédé n’était l’ami de personne. Il calculait tout. Tu ne t’es pas étonné une minute qu’il vienne t’annoncer ma liaison avec G.C deux jours avant la finale ? Il ne t’est jamais venu à l’idée qu’il avait tout organisé pour te faire craquer ? Le grand maître ne répondit pas. Il savait au fond de lui qu’elle disait vrai. Dédé ne l’avait jamais soutenu dans les moments difficiles. Même en session, il avait plusieurs fois trahi sa confiance et mis à mal les alliances historiques que Remy avait mis tant de temps à construire. Il n’arrivait plus à se défendre contre Scarlett. Les arguments lui manquaient. Une seule phrase lui venait à l’esprit.
- J’aimerais tellement être capable de te pardonner. - Je ne te le demande pas. J’espère juste…
Il n’était plus question de colère et de rancœur. Remy comprenait enfin ce qu’elle voulait lui dire. Il ressentait enfin sa sincérité.
- Dédé a voulu te faire du mal et il s’est servi de moi. Je suis désolé qu’il ait réussi. Je sais que c’est horrible, mais je suis heureuse qu’il ne puisse plus nuire à personne, car maintenant je sais de quoi il était capable pour réussir.
Remy était presque d’accord avec elle. Il ne répondit rien.
Quelques secondes plus tard, une idée lui traversa l’esprit du Grand Maître
- Scarlett, tu n’es pour rien dans la mort de Dédé ?
Elle hésita pour la première fois depuis le début de leur conversation… Elle commença à nier, mais les paroles sonnaient faux dans sa bouche. Remy restait devant elle sans rien dire, incapable de savoir quoi faire… On frappait déjà à la porte. Remy ouvrit la porte.
- Lieutenant Tchad ? Que faites-vous ici ? - On m’a informé que Scarlett se trouvait dans votre chambre. J’aurais quelques questions à lui poser.
Scarlett s’avança dans l’entrée.
- Bonjour Madame. Pourriez-vous suivre, s’il vous plait ? - Je ne vois pas pourquoi… - On vous expliquera en bas. Juste quelques vérifications.
Remy intervint alors…
- Dois-je appeler mon avocat ? Il me semble que vous lui avez déjà parlé tout à l’heure et qu’il vous avait déjà expliqué ce que vous risquiez à interroger tout le monde à tors et à travers.
Le lieutenant Tchad le regarda avec le même sourire qu’il avait lancé à Miller quelques minutes plus tôt. - Appelez tous les avocats que vous voulez. De toute façon, suite au suicide du collègue de votre fiancée, les lieux vont bientôt grouiller de juristes et de policiers en tout genre. Alors, un de plus ou un de moins, ça ne changera pas ma situation.
Scarlett passa devant Remy qui la regarda sans qu’elle puisse savoir le fond de ses pensées. Lui savait qu’il la voyait sans doute pour la dernière fois…
Publié le 24/10/2007 à 22:12
Par lagrougniat
Dépèche GAI (Grougniat Agence Information) - 23/10/07 - 13h49 GMT
Il aura donc fallut en arriver là : c'est avec l'accord de son client Remy la Renifl' que nous avons fait intervenir Maître PIERGES, suite à la censure ignoble dont notre rédaction avait été la victime. Et comme par hasard, dix minutes plus tard tous nos articles disparus avaient miraculeusement réintégré le giron éditorial. Un grand merci donc à notre hébergeur pour le travail technique réalisé et surtout à notre avocat qui une fois de plus a accompli un petit miracle. Pour le remercier, nous réaffichons sa publicité déjà parue sur ce site il y a quelques semaines... Nothing but the Grougniat !
La rédaction soulagée...
Publié le 19/10/2007 à 10:00
Par lagrougniat
Comment ne pas hurler au scandale suite à la terrible censure qui vient de s'abattre sur notre rédaction ? Deux mois d'articles non pas effacés mais non-publiables .
Alors que certaines mauvaises languent minimisent l'évènement et parlent d'un incident technique, tous nos journalistes sont sur le pont pour reconstituer le fond documentaire. Et nous entamons nos investigations pour connaître l'auteur de ce sabotage. Plusieurs hypothèses nous viennent déjà à l'esprit... - Cingllette qui voudrait effacer les scores de Diane pour qu'elle ne remporte pas l'Indian Summer Ternay Tour. - G.C qui préfèrerait effacer les traces de son style de jeu actuel déplorable (il pourrait avoir utiliser un de ses fans pour réaliser cette manoeuvre) - Mme la Bourronne, juste par plaisir - Remy qui n'aurait pas apprécié une remarque et qui aurait fait interdire le site par Maître Pierges. Mais ce ne sont que des hypothèses...
Cher public, comptez sur nous pour récupérer toutes les informations manquantes et reprendre une activité normale.
Nothing but the Grougniat !
La rédaction, choquée mais en forme
Publié le 16/10/2007 à 03:01
Par lagrougniat
Et si ce n'était pas un grand maître qui avait assassiné Dédé ? Tout de suite, le dixième chapitre de "Killing Session", le thriller grougniste de Jean-Christophe GROJEU. Vous pouvez retrouver l'ensemble des chapitres en cliquant sur la catégorie "Killing Session" ou sur le lien ci-dessous : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/killing%20session
CHAPITRE X
Miller n’avait rien vu venir. Julien Tchad avait décidé de faire vite et discret. Le jeune acteur n’avait même pas pu attraper son téléphone pour contacter son avocat. Le raisonnement du policier était limpide : s’il parvenait à joindre son conseil, le procureur mettrait moins de cinq minutes avant d’être averti et le jeune Lieutenant se retrouverait en moins d’une heure à la circulation dans une ville de province. Il avait donc décidé de se passer outre les règles classiques de la procédure judiciaire. Mais il connaissait les risques : s’il parvenait à faire craquer Miller, ses aveux n’auraient aucune valeur. Mais son intime conviction était que le jeune acteur n’était pas le meurtrier, juste un maillon dans la chaîne d’évènements.
Miller n’avait donc rien vu venir. Au moment où il avait introduit la carte d’accès dans la porte de sa chambre d’hôtel, deux policiers en uniforme étaient sortis de nul part et l’avait poussé violemment vers son lit. Moins de deux minutes après, il était maintenu sur une chaise face à Tchad, tout sourire s’avoir réussi la première partie de son plan : Miller était face à lui et il semblait terrifié. - Vous n’avez pas le droit ! Je ne sais même pas ce que vous me voulez ! lança Miller au policier qui le regardait fixement. - Vous vous doutez quand même de quoi je veux vous parler ? rétorqua Tchad, qui n’arrivait pas à se défaire de son sourire. - Le meurtre de Dédé, je pense. Mais je n’ai rien à voir avec cette affaire. - Ce n’est pas ce qu’on m’a dit. Je suis ici depuis moins d’une journée et on n’arrête pas de me parler de rumeurs qui vous concernent. Avouez qu’il aurait été dommage que je ne vous pose pas de question. Le regard du comédien sembla se transformer : on n’y lisait plus de peur, mais plutôt de la colère… - Des rumeurs ? Vous m’accusez sur des rumeurs ? Même vous, le policier soi-disant « implacable et impartial », vous faites votre conviction sur des ragots de bouches de vieilles ? Eh bien, jugez-moi… et puis brûlez-moi. Au moins, je serais enfin tranquille. - Hé mon gars ! Vous trouvez que j’ai une tête de psychiatre ? Tchad voulait couper court à toute envolée lyrique…Les rumeurs, je les écoute comme le reste. Et moi, je ne veux savoir qu’une chose : avec qui avez-vous failli en venir aux mains hier soir pendant la session ? Les yeux de Miller repartirent dans le vide. Il sembla comme tétanisé… - Mais vous n’avez pas le droit ! Je n’ai pas à vous répondre. Si vous êtes là avec moi, c’est que vous n’avez rien du tout. Alors s’il vous plaît, laissez moi sortir. Vous ne pouvez pas me retenir de toute façon. Julien Tchad sembla presque surpris de voir ce garçon qui semblait si solide au début de l’interrogatoire s’écrouler comme un château de carte sur cette simple question. Il prépara le coup de grâce. - Alors vous allez bien m’écouter. Si vous ne me répondez pas dans la minute qui vient, je sors de cette pièce et je fais rédiger un communiqué de presse disant que vous reconnaissez avoir eu une relation intime avec Dédé, mais que vous déclarez n’être pour rien dans son assassinat. Croyez-moi, dans trente ans, vous serez encore en train de démentir ! Ces mots furent comme un uppercut pour le jeune acteur. Sa tête tomba entre ses mains comme une pierre. Sa voix semblait écrasée par des larmes… - Je ne peux rien vous dire. Si je vous dis avec qui… vous allez conclure de toute façon.
Une lumière s’éclaira alors dans les yeux du policier. Il attrapa son téléphone. - Monsieur Mc-Cullum ? A nouveau le lieutenant Tchad. Avez-vous la possibilité de synchroniser les bandes d’hier soir pour deux caméras différentes ? Oui ? Très bien. Pouvez-vous regarder qui ne jouait pas à la table des grands maîtres au moment de la rixe dans la tribune VIP ? J’attends votre appel. Il raccrocha. Il avait beau ne rien connaître aux sessions, il avait remarqué que le jeu se pratiquait à cinq et que les grands maîtres étaient six. Donc obligatoirement, l’un d’eux était libre de ses mouvements à chaque donne… Le portable vibra sur la table - Tchad ! Vous avez pu voir… ok, merci ! Le policier se retourna vers Miller. Il n’eut qu’un seul mot à dire… - Dédé ?
Les larmes du comédien devinrent de véritables sanglots. Julien Tchad s’adressa alors calmement aux deux agents de police. - Messieurs, pouvez-vous relever M. Miller. J’aurai des questions à lui poser plus tard. M. Miller, on va vous garder dans votre chambre. Je ne tire pas de conclusions, mais comprenez que je ne peux pas non plus vous laisser partir après cela. Le jeune homme chercha alors quelque chose dans le fond de sa poche. Les deux policiers s’agitèrent alors et lui saisirent les bras. Il sortit alors de sa poche une carte d’accès de chambre. Tchad fit signe aux agents de le lâcher. Il posa la carte sur la table. - Vous gagnerez du temps comme ça. Et j’éviterai une fouille. La carte avait le numéro 210. La chambre de Dédé ! Julien Tchad sortit alors une paire de gants de sa poche, les enfila et prit la carte dans ses mains. Il la tendit à l’un des agents. - Faites relever les empreintes là-dessus. Et au moment où l’attention des trois policiers se relâcha quelque peu, du fait de cette preuve incroyable qui venait de se présenter à eux comme on sort un lapin d’un chapeau, Miller se dégagea et se mit à courir… La fenêtre ne résista pas au poids de son corps.
Julien Tchad ne jeta qu’un petit regard vers le corps de Miller. Il savait bien ce qu’il allait voir. C’était sa carrière qui gisait bêtement dans la neige cinq étages plus bas. Terminé le huis-clos qui l’arrangeait tant pour finir l’enquête. Dans vingt minutes, les ambulances et toutes les autorités judiciaires du pays allait arriver. De tout façon, cette affaire n’était déjà plus la sienne. Nadine entra dans la chambre à ce moment là. Elle avait tout entendu dans le micro que le policier avait gardé branché sur lui. Mais elle venait juste de comprendre comment tout cela s’était terminé. Tchad la croisa sans même la regarder. Elle se retourna puis tenta de le rejoindre. Ils rentrèrent ensemble dans la salle vidéo. Les images de la dispute de Dédé et Miller continuaient de tourner en boucle.
Il s’assit le premier et cette fois, c’était lui qui avait sa tête entre les mains. Nadine lui posa la main sur l’épaule. Il la prit dans ses bras presque immédiatement. Son regard était vide. Il la relâcha un instant plus tard. - Excusez-moi ! Je ne sais pas ce qui… Pardon ! Nadine lui sourit. - Ce n’est pas grave. Je comprends. - Vous savez, j’étais un bon policier avant. Le plus jeune gradé de ma région. Et puis, je ne sais pas… depuis quelques années, tout part de travers. Je fais des erreurs, c’est sûr. Mais le plus surprenant, c’est la malchance. Dès que cela s’arrange, quelque chose arrive et je retombe. - Vous ne pouviez pas vous douter qu’il allait sauter. Et puis, l’important, c’était de trouver le meurtrier. - Je ne suis même pas sûr que ça soit lui. Et quand bien même, j’ai quoi pour le prouver à mes supérieurs ? Une pauvre engueulade ? Les médias vont se faire plaisir. Ils vont me clouer sur la porte de l’Eglise avant demain matin. Il n’arrivait pas à détourner son regard des images sur le téléviseur. Comme si c’était elles qui étaient responsables de son malheur. Soudain, son attention se reposa sur Scarlett. - Nadine ! Vous pouvez regarder avec moi ? La jeune femme s’approcha. Elle avait vu ces images cent fois. Elle ne voyait pas l’intérêt de… - Regardez Scarlett ! Elle ne fait pas un mouvement ! - Je vous avoue que je ne vois pas où est le problème… - Vous ne voyez pas ? Deux personnes se battent à moins de trois mètres de vous et vous ne tourneriez pas le regard… La journaliste s’en voulut d’un coup de n’avoir pas remarqué ce détail… - C’est vrai. C’est assez surprenant. - Ce n’est pas surprenant du tout vous voulez dire ! C’est normal qu’elle ne se retourne pas. Nadine ne comprenait cette fois-ci plus rien… Mais Julien semblait comme revigoré par cette image entêtante. Son sourire était revenu. - Elle ne voulait pas regarder… car ils se battaient à cause d’elle !
Publié le 15/10/2007 à 11:46
Par lagrougniat
Quel week-end de sessions ! Alors que le rugby sud-africain atteignait la gloire d'une qualification en finale, c'est la tenue de deux sessions consécutives dans le pays des springboks qui retint toute l'attention du pays. En effet, plus que de simples sessions, c'est à une succession d'évènements incroyables que les spectateurs ont pu assister.
Le premier fait fut l'oeuvre de G.C DIALEY qui arriva dans le GROUGNIAT COLLISEUM de Johannesbourg... jeudi soir, soit précisement 24 heures avant la date de la session. Ce dernier, reçu par le gardien du stade qui lui donna une bonne tisane au miel pour se remettre de sa déception (et peut-être de sa honte), annoça son forfait pour le vendredi, étant retenu par une séance de décicace de son autobiographie au Salon de l'Auto de Mexico. En effet, la prévention routière locale avait décidé de remettre le prix de la prudence 2007 à son livre "Le dégout du risque", symbole pour eux d'un style de vie et surtout de jeu tout en retenue.
Mais la grosse performance fut réalisée par Remy la Renifl'. Ce dernier fit en effet le déplacement jusqu'aux confins de l'Afrique malgré une jambe terriblement abimée... Son genou avait lâché lors du sauvetage héroïque de Marat Safin, avec qui il faisait du trecking dans le K2. Ce dernier a dévissé à plus de 7000 mètres au sommet d'une crevasse et c'est par un mouvement miraculeux de Remy qu'il dût son salut en se retenant à sa jambe. Malheureusement, les ligaments croisés du grand maître ne résistèrent pas au choc. mais Remy porta tout de même le tennisman maladroit sur son dos pendant plus de 26 heures.
Et etonnement, pas de forfait pour Remy.. il tint sa place, souvent avec panache, malgré la douleur incessante. Ses gelures aux pieds et ses doigts endoloris résistèrent aux 6 heures de sessions et c'est sous les hourras de la foule qu'il quitta le stade, une place sur le podium en poche... Photo d'un témoin... (Nepal Pictures - 10/2007)Les soins prodigués tout le week-end lui empèchèrent de participer à la session de Dimanche, qui voyait le retour de l'étourdi G.C. Et c'est Diane qui prit le relais dans ce week-end exceptionnel : 4 260 points et troisième meilleure performance mondiale de l'année. Elle faillit y laisser sa peau, tant les autres grands maîtres présents avaient dépassé le stade du délétère... Ce fut donc de grands moments de la Grougniat auxquels nous avons pu assister ce week-end... et nul doute que les cinq dernières sessions de cet INDIAN SUMMER TERNAY TOUR, qu'on annonçait pourtant comme un Ternay Tour de transition, nous réservent encore quelques surprises... Nothing but the Grougniat !
Nadine Amouk Envoyée Spéciale
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