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Publié le 07/11/2007 à 10:55
Par lagrougniat
Sa meurtirère demasquée et assassinée, La Grougniat sauvée du scandale, Dédé peut maintenant reposer en paix...du moins en apparence... Découvrez le dernier chapitre de "Killing Session", le thriller Grougniste de Jean-Christophe GROJEU.


Vous pouvez retrouver l'ensembre des chapitres en cliquant sur la catégorie "Killing Session" ou sur le lien ci-dessous :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/killing%20session







EPILOGUE

 
 

Un mois était passé depuis le drame de Courchevel. Les sessions avaient repris dès la semaine suivante et l’engouement du public avait décuplé, par cet instinct morbide qui peut habiter les gens par moment.

 

Nadine Amouk continuait de couvrir le Ternay Tour, assez contente en fait de se trouver au centre du microcosme le plus à la mode du moment. Elle était d’autant plus heureuse que tout allait bien dans sa vie. Elle avait revu plusieurs fois Julien Tchad et ils commençaient déjà à faire des projets, même si le jeune homme était maintenant chômeur. En effet, la question ne s’était pas posé longtemps de savoir qui allait être pris comme bouc émissaire au sein de la police pour cette maudite soirée. L’inspection générale des services avait statué en moins de deux semaines – un record – et Julien Tchad avait été « rendu à la vie civile » par une mise à la retraite anticipée et une obole en prime d’indemnités.

C’est sans doute pour cette raison qu’ils ne parlaient jamais de l’affaire. Le traumatisme avait été grand pour tous les deux, mais la vie avait en fait assez rapidement repris son cours normal. Julien s’intéressait même maintenant à la Grougniat et il n’était pas rare de le voir accompagner Nadine dans ses reportages.


 

Mais Nadine était seule ce soir là. Elle assistait à un événement rare : l’intronisation d’un nouveau grand maître. La commission de la DOIGT, l’organe supérieur de la Grougniat, avait créé l’événement en décidant d’élever au rang suprême la fille de Mme la Bourronne de Mesrine, l’une des deux princesses de Moldavie. Elle devenait ainsi à huit ans la plus jeune joueuse du Ternay Tour. La Grougniat tournait ainsi la page et oubliait déjà Dédé…

Nadine avait obtenu une interview exclusive des grands maîtres. Tous ensemble pour une fois. Cela constituait pour elle un réel challenge : les joueurs détestaient avoir à comparer leurs opinions et ces interviews donnaient toujours lieu à des joutes verbales surréalistes. Mais cette fois, Nadine avait bien l’intention de les emmener là où elle voulait…


 
-         Madame et Messieurs les Grands Maîtres, tout d’abord merci de me recevoir tous ensemble. Je sais que vos emplois du temps correspondent rarement.
-         Notre célébrité a ses mauvais côtés. Les interviews en font malheureusement partie. répondit Remy d’un ton très hautain.

Nadine ne nota pas l’agression et enchaîna…

-         Nous nous revoyons pour la première fois depuis les tragiques évènements de la finale du Ternay Tour. Comment avez-vous pu surmonter ce drame ?
-         La Grougniat exige ce détachement. reprit G.C Dialey. Nous n’avons pas le temps de nous apitoyer. La compétition est dure et n’arrête jamais. Nous réservons notre peine pour nos moments de solitude.
-         Vous avez sincèrement de la peine pour Dédé ?
-         Bien-sûr, coupa Diane. C’était un grand maître, peut-être le plus respectable de tous. C’était aussi notre ami. Sa disparition est le plus grand drame de la Grougniat depuis des siècles et nous y penserons sans doute toute notre vie. 


Il était temps pour Nadine de lancer l’assaut.

-         Mme la Bourronne de Mesrine, votre fille vient d’être nommée Grand Maître et ce après des années de lobbying de votre part. Est-ce pour cela que vous avez tué Dédé ?

Le silence qui suivit fut le plus glacial que la jeune journaliste eut jamais connu. Cingllette reprit alors la main…

-         Tué Dédé ? Mais vous êtes folle mademoiselle. Vous savez très bien qui a tué Dédé. Et cette femme est morte sans même avoir pu être jugée. Alors même si je n’ai pas pour habitude de défendre Mme la Bourrone, je vous prierais de faire attention à ce que vous dîtes.
-         Je n’accuse pas Mme la Bourronne en particulier. Je vous accuse tous les cinq. Je pense même savoir comment cela s’est passé.

Remy sourit et lança…

-         Alors nous sommes impatients de l’entendre, mademoiselle.
-         Je pense que vous aviez tous un motif pour tuer Dédé. Remy voulait autant que Scarlett se venger du piège dans lequel il avait fait tomber son couple. GC également ne voulait pas détruire son image sur ce stratagème, certes odieux mais qui ne méritait quand même pas la mort. Diane n’en pouvait plus des remarques incessantes sur son jeu et ses méthodes. Cingllette voulait que la rédaction de la Grougniat reconnaisse enfin ses titres, mais Dédé agissait en sous main pour le discréditer en permanence. Et Mme la Bourronne voulait non seulement lui faire payer de n’avoir jamais reconnu ses filles, mais surtout faire nommer l’une d’entre elle parmi les grands maîtres.

 

Mme la Bourronne de Mesrine ne sembla même pas étonnée.

-         Bravo Nadine. Vous avez trouvé au moins cinq mobiles. Mais si vous aviez mieux connu Dédé, vous sauriez que nous pourrions en trouver une bonne centaine d’autres. Cela ne prouve en rien que nous l’ayons tué.
-         Je vous rassure tout de suite : je n’ai aucune preuve. Je le sais simplement. Je pense que comme la session s’était terminée tôt et dans la confusion générale, vous avez prétexté auprès de Dédé que le vrai vainqueur du Ternay Tour devait se décider entre eux, en finissant la session dans sa suite. Une fois sur place, vous avez attendu que les personnes du public regagnent leur chambre d’hôtel et vous avez alors profité du bruit pour le passer à tabac. Je ne sais pas si vous aviez l’intention de le tuer, mais une fois que vous vous êtes aperçus de son décès, vous l’avez tranquillement installé dans son lit, vous avez tout nettoyé et vous êtes rentrés calmement dans vos chambres respectives.

G.C prit un air outragé. Mais son jeu d’acteur sonnait faux.

-         Et tout nous aurait accusés ? Vous êtes complètement folle, Nadine…
-         Vous aviez pensé à tout : des coups qui ne laissent pas de traces immédiates. On aurait découvert le corps le lendemain. Vu son âge, tout le monde aurait d’abord pensé à une crise cardiaque et les autorités ivoiriennes, son pays d’origine, se seraient empressées de réclamer son corps pour des funérailles nationales. Pas d’autopsie. Pas de suspect. C’est Scarlett qui a tout fait rater en laissant le corps dans l’eau pendant plusieurs heures. Les traces de coups sont ainsi sorties immédiatement.

Remy, en chef de bande, cherchait à parer les coups…

-         Scarlett ? Ne me parlez pas d’elle. C’était ma fiancée. Elle est morte aujourd’hui. Je vous interdis même de prononcer son nom. Laissez la reposer en paix.
-         Elle a reconnu le meurtre de toute façon. Je ne vois pas pourquoi vous inventez toute cette histoire, reprit Diane.

Nadine avait déjà réfléchi à ces réponses. Elle connaissait bien les grands maîtres et elle avait donc prévu de quelle manière ils allaient l’attaquer.

-         Mais Scarlett n’a jamais reconnu les coups sur le corps. La police a arrêté de chercher après sa mort. Mais ce point n’a jamais été élucidé dans les rapports. Elle ajuste admis avoir frappé Dédé à la tête avec une chaise. Mais elle n’a fait que découper de la viande froide. Elle ne savait sans doute même pas pour les traces de coups. Sinon, elle aurait lutté plus qu’elle ne l’a fait pendant les interrogatoires. Mais vous le saviez, ça, Remy ?
-         Vous m’accusez encore, mademoiselle. Je ne vais pas vous laisser raconter des inepties sans agir. Vous devriez vous méfier.
-         Je disais que vous saviez tout ça. Quand vous avez vu le corps de Dédé et l’état dans lequel se trouvait Scarlett, vous avez de suite fait le rapprochement entre elle et les blessures constatées sur votre « ami ». J’aurais quand même bien aimé voir vos têtes quand vous avez vu les coups de couteau et les impacts de balles. Ça devait être très drôle.
-         Gardez vos sarcasmes, repris Mme la Bourronne. Vous n’avez rien contre nous. Je ne sais même pas pourquoi nous vous écoutons encore.
-         Parce que vous êtes étonnés que quelqu’un ait découvert votre secret. Vous vous croyez tellement au-dessus de tout le monde, que vous n’en revenez pas qu’un « simple mortel » ait compris ce qui s’était passé.

 

Nadine triomphait. Aucun des grands maîtres ne bougeait plus.

-         Je reprends donc : Remy, quand vous avez compris pour Scarlett, vous y avez vu une occasion incroyable de vous tirer tous d’affaire. Vous l’avez culpabilisée autant que possible, de manière qu’elle raconte tout à la police au moindre interrogatoire. Son meurtre par Alex, c’était la cerise sur le gâteau :  plus de risque qu’elle ne parle, plus de risque que la police ne cherche plus avant, étant suffisamment dans l’embarras avec la mort de deux stars dans la même journée. Et au passage, vous vous vengiez ainsi d’elle, qui vous avait trompé avec votre pire ennemi.
-         Vous êtes dure, Nadine. Vous insultez sa mémoire en m’accusant.
-         Je n’insulte personne. Je vous donne ma version. Mais je vous tire mon chapeau. Non seulement votre plan était presque parfait, mais vous avez en plus avec vous la chance indispensable aux champions, « la goupille » comme vous l’appelez.

Cingllette se mit alors à applaudir.

-         Bravo, mademoiselle. Vous pourrez écrire un bon bouquin policier. Une fiction sans faille.
-         Je n’écrirai pas de roman, je vous rassure. De toute façon, je me fiche de vous voir ou non en prison. Je sais ce qui est arrivé et cela me suffit. Et puis, c’est malheureux, mais j’ai toujours adoré les crimes parfaits. Je vous en admirerai presque.

 

Remy se leva le premier.

-         Il semble que nous nous soyons tout dit. Nous vous laissons avec vos idées de gloire policière. Discutez-en avec votre chômeur de mari, ça lui rappellera le bon vieux temps.

Les cinq grands maîtres sortirent lentement, sans rien dire, en prenant bien soin de saluer la journaliste. Cette dernière était souriante. Elle en n’attendait pas moins d’eux. Mais elle avait prit du plaisir car à un moment, elle les a sentis déstabilisés. Et elle savait que ce moment était un instant rare.

 

Remy revint alors dans la salle, alors que Nadine rangeait ses affaires.

-         Mademoiselle. Vous continuerez à suivre le Ternay Tour ? Vous n’allez pas démissionner quand même ?

-         Je n’en avais pas l’intention… répondit Nadine, étonnée de la volte-face

-         Tant mieux. Ça serait dommage.
-         Je vous remercie, Remy.
-         Mais c’est quand même du gâchis d’être devenue journaliste. Vous auriez sans doute été un grand maître redoutable…

 

FIN

 
Publié le 05/11/2007 à 18:06
Par lagrougniat
Scarlett a avoué. Mais l'histoire est-elle vraiment finie ? Découvrez l'avant-dernier chapitre de "Killing Session", le thriller grougniste de Jean-Christophe GROJEU.


Vous pouvez retrouver l'ensembre des chapitres en cliquant sur la catégorie "Killing Session" ou sur le lien ci-dessous :
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CHAPITRE XIII  


Scarlett ne connaîtra plus jamais les plateaux de cinéma…

 

Après ses aveux inattendus, elle avait continué ses explications et avait décrit le meurtre avec une précision qui ne laissait pas de doute sur sa culpabilité.

Deux heures après que les grands maîtres aient regagné leur chambre, elle s’était rendu devant celle de Dédé. Elle a alors utilisé la carte d’accès que Miller avait récupéré par terre suite à l’altercation que ce dernier avait eu avec la victime. C’est à ce moment là qu’elle avait eu l’idée. Elle avait décidé que Dédé devait payer.

Lorsqu’elle entra dans la chambre du grand maître, il n’y avait aucun bruit dans la pièce. Dédé dormait sur le côté, face à la fenêtre. Cela lui avait rendu la tâche plus facile. Elle avait saisi une chaise qui se trouvait à côté du lit et avait frappé le vieil homme deux fois, sans jamais hésiter une seconde. Sûr qu’il était suffisamment assommé, elle l’avait alors déshabillé et traîné jusqu’à la salle de bains, où elle l’avait installé dans la baignoire. Peut-être était-il déjà mort à ce moment là, elle ne le savait pas.


Son idée première fut de faire croire à une chute fatale. Mais c’est au moment où elle avait tourné le robinet d’eau chaude que tout avait dégénéré. Il lui sembla que le corps avait bougé – ce qui est difficile à croire, vu la force des coups qu’elle venait de lui porter – et elle avait alors saisi le pistolet qu’elle avait emmené avec elle, pour le cas où les choses auraient mal tourné. Elle avait alors abattu le grand maître déjà inerte d’une balle entre les deux yeux. Elle expliqua ensuite qu’elle ne se souvenait plus vraiment pour quelle raison elle avait saisi un des couteaux dans la petite cuisine qui équipait chaque chambre. Elle se revoyait juste en train de larder le coup ce corps sans vie.

Elle avait ensuite effacé le plus possible de traces, comme elle l’avait vu faire dans un de ses films. Elle ne savait pas si les policiers pourraient remonter jusqu’à elle, mais elle était tellement soulagée par sa vengeance que cela lui importait peu. Elle avait alors quitté la chambre. Sa seule erreur aura été d’oublier de fermer le robinet d’eau, ce qui a donné l’alerte plus rapidement que prévu, évitant ainsi d’effacer encore plus de traces sur le corps.


Le procureur n’avait pas besoin de plus. Il était déjà devant la presse qui attendait comme un charognard depuis la veille devant les portes closes de l’hôtel. Bien-sûr, il embellit un peu l’histoire, pour prendre des gants vis à vis de l’opinion. Il relata la relation entre G.C et Scarlett, la jalousie de Remy. Il affirma que Dédé s’était aperçu de cette relation et que pour se venger Scarlett l’avait froidement assassiné. Peu subtil raccourci de l’affaire. Mais l’important était de sauver les meubles pour l’administration : un grand maître tué, un acteur suicidé et une actrice arrêté… il y avait eu assez de grabuge pour une même journée.


Mais Scarlett ne connaîtra jamais la prison…

 

Deux heures après la déclaration du procureur, la jeune femme fut emmenée sans menotte dans les allées de l’hôtel. Tout le monde se pressait contre le cordon de sécurité que la police avait mis en place pour l’occasion. Les flashs crépitaient dans tous les sens, les journalistes hurlaient pour tenter de recueillir une déclaration. Seuls les grands maîtres restaient à l’écart, peu interressés par les évènements. Ils étaient déjà passé à autre chose. La jeune actrice avançait tête baissée, le regard vide, semblant ne plus être de ce monde.


Ainsi, elle ne vit pas arriver Alex. Personne ne la vit arriver d’ailleurs. Cette jeune femme, amoureuse éperdue de G.C depuis des années, qui s’était faite éconduire par le grand maître à de nombreuses reprises, avait vu la déclaration du procureur dans une des télévisions de l’hôtel. Elle était là depuis le début, indifférente aux drames de la nuit. Mais quand elle avait entendu la révélation de la liaison de G.C et Scarlett, sa jalousie devenue maladive au fil des années s’était réveillée en sursaut. La balle qui sortit de son petit pistolet qu’elle avait toujours sur elle vint se loger pile dans le front de Scarlett, qui s’écroula presque souriante, comme libérée…


Les hurlements retentirent alors, trois policiers maîtrisèrent Alex sans mal et les flashs crépitèrent de plus belle. Julien Tchad, qui avait assisté à toute la scène comme on regarde une pièce de théatre s’approcha alors du corps de l’actrice. Il la regarda quelques secondes et lui ferma les yeux, en se disant que c’était peut-être mieux comme cela.

Publié le 05/11/2007 à 09:54
Par lagrougniat
L'Indian Summer Ternay Tour s'est terminé hier soir et les journaux ont repoussé au maximum leur heure de bouclage pour pouvoir titrer dès ce matin sur l'éclatante victoire de Diane. Tour du monde.

Honneur au premier des quotidiens français : Diane tient bien sûr la une du journal L'Equipe, qui revient sur trois pages sur le parcours de ce Grand Maître attachant que la victoire avait fuit plusieurs fois en début d'année.



En Angleterre, le Time titrait ce matin "She made it !" sur l'intégralité de sa première page. Dans ce pays où la Grougniat vient d'entrer dans le Top 3 des sports les plus populaires, le journal indique que "Diane est en train de devenir la star féminine que tout le milieu underground attendait depuis des années".

Le pays d'origine de Diane, la Suède, n'est bien-sûr pas en reste. Tous les quotidiens parlent depuis une semaine du sacre annoncé. Et le premier d'entre-eux, Dagens Nyheter, invite tous ses lecteurs à la descente de la Rue Storgatan à Stockholm qui aura lieu mardi.

Aux Etats-Unis, USA Today et le New-York Times re-publient des interviews de la gagnante données il y a quelques semaines, pendant que Bild en Allemagne rappelle que Diane a reçu il y a quelques semaines l'Aigle D'Or de la Ville de Berlin suite à sa victoire dans la capitale germanique.

Les journaux asiatiques n'ont pas encore pu, à cause du décalage horaire, relayer l'information mais toutes les télévisions locales passent en boucle les extraits de ce Ternay Tour et des reportages sur la vie de la Championne.

On pourrait ainsi faire le tour du Monde, on ne recenserait que louanges sur Diane qui n'a répondu à aucune interview depuis hier soir. Et avec cette victoire, c'est peut-être la promotion de la Grougniat qui en sort le plus grandie.

Nothing but the Grougniat !

Habib Liotec
Publié le 04/11/2007 à 09:45
Par lagrougniat
C'est le grand retour du Ternay Live ce soir à l'occasion de la grande finale de l'Indian Summer Ternay Tour.

Nous sommes bien sûr en direct du Colliseum de Ternay (France) pour la vigntième et dernière session de ce Ternay Tour, pour la victoire annoncée de Diane, ultra-dominatrice et sereine pour cette dernière session.
Des peoples à foison, des grands maîtres plus remontés que jamais... une grande finale qui s'annonce...

NDLR : marre du people et des évènements extra-session. Cette finale ne sera commentée que sur des critères techniques. Les stars présentes ne seront que des spectateurs lambdas dans nos commentaires.


21:37 - La première donne est faite. Elle est bonne. La session commence...
0:10 - Première attaque de Dédé. Une garde et il touche deux bouts au chien. Il annonce sa poignée... et il chute d'un point. Explosion de colère. Il accuse sa partenaire Diane d'avoir mal joué. Les caméras n'était pas encore en place. Difficile de juger sur les ralentis.
0:17 - Première garde contr, annoncée par Mme la Bourronne. Diane est appelée. Elle a une pépite. La victoire est facile.
1:40 - Des problèmes techniques empechent la tenue classique de ce Ternay Live. Dommage pour les internautes, car les gardes contre succèdent aux gardes sans et personne ne semble s'échapper. Dommage que tout ce Ternay Tour n'ait pas été aussi serré...
2:10 - Premier gros bourron pour Cingllette qui venanit d'être appelé sur 3 gardes contre abusives. Les scores restent donc équilibrés, même si Diane est un peu décroché (ce dont elle se fout éperdument vu son avance au général)
2:55 - Un bourron à 1000 en jeu. Mme la Bourronne s'est sacrifiée pour ne pas laisser Dédé l'emporter. GC épice à tours de bras. Les pépites sont légions. Et Remy part à la garde. il ne sait pas qu'il vient d'appeler une magnifique grougniat.
2:59 - Réussite totale de Remy qui avait l'excuse au chien. Et le plus surprenant, c'est l'absence de réaction des autres grands maîtres. L'influence de l'avocat Maître Pierges semble porter ses fruits : il musèle la Grougniat.
3:30 - Epiceries en série de G.C qui fausse le jeu des autres. Sa stratégie paie : l'agacement est à son comble autour de la table.
4:26 - Mme la Bourronne plonge en tentant un acte désespéré. G.C veut encaisser le tour et explose en vol sur des épiceries placées. Bourron à 1000.
5:10 - Le bourron reste à 1000 les cinq coups suivants. Diane explose deux fois et passe à -2 500. On se prend à réver d'un retournement de situation incroyable au général. mais finalement, elle récupère le bourron. Le challenge est trop dur à atteindre pour G.C et Remy.
5:45 - Nous sommes dans la Golden et Diane rechute. Elle est à -2500 points, ce qui constituerai un nouveau record, mais dans le mauvais sens cette fois. La partie est tendue. Le bourron d'Or 2007 se joue peut-être ce soir.
5:55 - Diane encaisse mais chute sur les coups suivants. Ce n'est pas sa soirée.
6:30 - La Golden est remportée par Cingllette.. qui emporte également la session à la surprise générale avec plus de 4300 points. Remy et Dédé sont juste derrière.
6:31 - Mme la Bourronne termine à -1500 après un appel de roi au chien malheureux.
6:33 - Diane réalise un nouveau record du Monde, mais à l'envers avec - 2400 points, plus mauvais résultat de l'histoire en session.
6:33 - Elle emporte quand même le Teernay Tour, son premier. mais elle perd sa première place pour le Bourron d'Or 2007.

Félicitations à Diane pour cette belle victoire et à dans quelques jours pour le lancement du nouveau Ternay Tour, le dernier de l'année 2007...

Nothing but the Grougniat

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale
Publié le 03/11/2007 à 10:03
Par lagrougniat
La session d'hier soir s'annonçait monotone, comme dans une longue agonie jusqu'à l'avènement de Diane pour sa première victoire dans un Ternay Tour. Nous rassurons tout de suite l'assistance : elle n'a pas chuté, bien au contraire. Mais la tournure qu'ont pris les évènements démontre, si c'était encore à prouver, que la Grougniat est définitivement un sport à part...

Et surprise ce matin : c'est Dédé la Mitraille, valeureux deuxième hier soir, qui faisait le pied de grue dans notre rédaction, exigeant de rédiger lui-même le compte-rendu de session. Nous ne pouvions passer à côté de ce moment de grougniat-réalité...


INDIAN SUMMER TERNAY TOUR - Round XIX

1er            Diane la Chasseresse                                        5 250points
2ème       Dédé La mitraille                                                5 210 points
3ème       Remy La Renifl'                                                   990 points
4ème       Cingllette                                                               - 430 points
5ème       Mme la Bourronne de Mesrine               - 1 020 points.

Absent : G.C DIALEY (Convalescence suite à une infection tropicale - une Thour Histah plus précisement)



Les 5210 points de la Loose...

En tant que Grand Maître, je n'ai qu'un but dans la vie : la victoire. Ni les records du monde, ni les gardes-contre réussies ni comptent. Mes seules cibles : les victoires en session et les Ternay Tour.
Malheureusement, depuis plusieurs années, la réussite me fuit. Mes adversaires me parleront de talent, de panache... Chacun a son opinion. Je laisse faire. Comme dirait un certain Remy, "tout cela me passe au dessus".

Mais comment peut-on aujourd'hui m'expliquer rationnelement et en se basant sur des critères techniques que J'AI PERDU UNE SESSION EN REALISANT UN SCORE DE 5 210 POINTS ? Cela dépasse mes limites psychiques. Mon calme se perd dans les méandres de mon dégout.

Bien sûr, ce ne sont ni G.C, ni Remy qui m'ont battu hier soir. Cela ne pouvait être quelqu'un d'autre que Diane, la nouvelle "prêtresse" du jeu" et qui s'apprête à remporter son premier Ternay Tour avec une moyenne de plus de ... 2700 points (alors que de pauvres mortels comme moi pleurent de bonheur quand ils arrivent à maintenir 2000 points sur une seule session).

Ai-je été hier soir écrasé par le talent ? Les fans diront oui. Mais ce sont plutôt les amoureux de la mer qui ont dû apprécier, car le monde du silence a été bien représenté par le jeu de Diane. Une nouvelle facette de son talent : "ils chutent donc je suis".

On ne peut même pas lui reprocher une technique épicière à la G.C et c'est bien ça LE PLUS EXASPERANT ! Elle peut ainsi se justifier en disant que c'est la faute à la goupille, à la malchance des autres ou aux oiseaux qui volent. Personne ne trouve rien à redire. Un passage entre les gouttes hors du commun.

Alors voilà : Mme la Bourronne a explosé en vol hier soir, victime de son x-trème tarot. Remy s'est battu pour franchir les haies les plus basses de l'histoire. Cingllette s'est sacrifié pour le bien commun et pour éviter à Diane de battre le record du monde en parlant deux fois dans la soirée (elle échoue à àpeine 200 points). Et votre serviteur bat le record d'Afrique le plus inutile de tous les temps. Et c'est Diane qui sort grandie de sa non-session, presque dédaigneuse d'un score maintenant habituel. C'est à en pleurer.

Ce résumé n'était certes pas des plus objectifs, mais je me fais le porte-parole des oprimés du jeu, de ceux qui ont moins de cinq atouts à chauqe jetée, de ceux qui ne touchent pas deux bouts au chien à chaque fois qu'ils partent... Il fallait bien que quelqu'un le fasse. 

Ce Ternay Tour est mort... Vivement le prochain !

Nothing but enfin du jeu !!!!!

Dédé la Mitraille
Envoyé très spécial
Publié le 02/11/2007 à 09:12
Par lagrougniat
Dépèche GAI (Grougniat Agence Information) - 01/11/07 - 17h02

On croyait la Grougniat à l'abri de ce genre de manoeuvres. Et pourtant, à l'instar de nombreux autres sports, il semblerait que le monde des sessions soit rattrapé par un scandale de paris truqués. En effet, la section juridique de la DOIGT vient d'ouvrir une enquête sur différentes opérations litigieuses qui auraient eu lieu durant les dernières semaines, suite à une information judiciaire lancée par le FBI pour le continent Nord-Américain.

C'est en fait au sein du site GRO-WIN, le plus gros site de paris en ligne concernant les sessions du Ternay Tour et où il est possible de miser sur à peu près tout et n'importe quoi, que des lignes de paris surprenantes ont été constatées et ont attiré l'attention des enquêteurs.


Le site par qui le scandale arrive... (Archive : Ternaysarde des Jeux - 07/2007)


En effet, lors de la dernière session, ce sont plusieurs centaines de milliers d'euros qui ont été misées sur l'absence de Remy la Renifl' seulement quelques minutes avant l'officialisation de son forfait, alors qu'il était pourtant annoncé comme présent. Et de tels évènements ont été constatés à plusieurs reprises depuis le début de l'année.

Mis sur la selette, Remy a bien-sûr refusé de nous répondre, mais son avocat Maître Piergès s'est lui empressé de nous contacter. "Mon client ne donnera même pas d'interview à ce sujet. Tout cela est ridicule. Il est actuellement blessé dans sa chair et on en profite pour l'attaquer en son absence. Je vois bien que les manoeuvres de destabilisation continuent".

Mais en même temps, Diane jettait un pavé dans la mare : "Oui, j'ai été contacté par des agents mal intentionnés. Ils voulaient que je finisse une session à 500 points. J'ai bien évidemment refusé, mais peut-être que je suis la seule à ne pas avoir accepté les sommes incroyables qu'ils proposaient". On parle d'ailleurs de plus de 200 000 €.
Nous avons voulu recueillir les impressions de Cingllette. Il a préféré rester ironique sur le sujet :"Elle a peut-être accepté en fait. Mais elle est tellement châtarde en ce moment qu'elle est incapable de faire aussi peu de points."

G.C DIALEY a lui avoué à demi-mots avoir été contacté. "On m'a demandé de tenter et de chuter plusieurs gardes contres par session l'année dernière. Je n'ai même pas répondu, c'était une insulte à mon talent". Sa victoire de 2006 semble le dédouaner.


Des sessions faussées ? (Ag. Kapapartir - 10/2007)

A l'arrivée, difficile de déméler la vraie information de la rumeur. Mais tout cela sent le souffre et il faudra suivre de près les révélations de l'enquête. Mais c'est peut-être Mme la Bourronne de Mesrine qui résume le mieux la situation : "Payer G.C pour rater ses gardes-contre et Remy pour rater les sessions, c'est quand même foutre de l'argent en l'air !"

Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale
Publié le 01/11/2007 à 09:04
Par lagrougniat
L'assassin de Dédé enfin demasqué ? L'enquête touche au but. Retrouvez le douxième et avant-dernier chapitre de "Killing Session", le thriller grougniste de Jean-Christophe GROSJEU...

Vous pouvez retrouver l'ensembre des chapitres en cliquant sur la catégorie "Killing Session" ou sur le lien ci-dessous :
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/killing%20session







CHAPITRE XII


 
 

Scarlett s’installa sur le petit fauteuil qu’un des policiers avait positionné devant une simple petite table en bois. Julien Tchad demanda qu’on lui apporte un verre d’eau, craignant que son émotion déjà palpable l’empêche de s’exprimer durant l’interrogatoire.


 

Nadine était aussi dans la salle. Elle connaissait bien Scarlett et Tchad avait pensé qu’une présence connue la mettrait plus en confiance pour parler librement. Car le policier savait qu’il naviguait à vue : jusqu’à maintenant, tout avait tourné au fiasco. Les grands maîtres ne lui avait rien dit, il était passé à côté de tous les indices qui étaient pourtant sous ses yeux et le seul pseudo-suspect qu’il avait eu entre ses mains venait de se jeter par une fenêtre. Et il se trouvait là avec une des plus grandes actrices du moment, pour la mettre en cause sur la base d’une simple intuition et d’une vidéo. Autant dire qu’il lui fallait jouer serré, sans compter que d’ici à une demie-heure, le procureur de la République passerait sans doute la porte de cette salle pour lui signifier qu’il était relevé de ses fonctions et faire des excuses à la jeune demoiselle.

Il avait donc choisi de ne pas l’agresser d’entrée. Il voulait qu’elle lui explique ce qui s’était passé, sans la heurter, juste pour libérer sa conscience. Car de tout ce qu’il savait de la Grougniat, tout tournait autour d’elle. Et l’état dans lequel elle se trouvait confirmait son impression.


 
-         Scarlett… Vous permettez que je vous appelle Scarlett ? J’ai vu tout vos films et ça me donne la fausse impression de vous connaître…

Nadine sourit en regardant la pauvre technique de séduction du jeune lieutenant. Scarlett hocha timidement la tête pour donner son accord.

-         Je m’appelle Julien Tchad,. Je suis Lieutenant de la police judiciaire et je dois vous interroger sur les évènements qui ont eu lieu cette nuit. Vous n’êtes pas mise en examen, vous n’avez même pas un statut de témoin actuellement. Vous avez tout à fait le droit de quitter cet entretien dans l’instant. Mais dans votre intérêt, comme je pense que vous avez des choses à nous dire, je préfèrerais que vous répondiez dès maintenant à mes questions.
-         Je n’ai pas grand chose à vous dire. répondit t-elle d’une voix presque inaudible. Je connaissais Dédé, mais pas plus que cela.
-         Pourtant vous aviez un contentieux avec lui…

Scarlett se figea d’un coup. La surprise provoquée par le policier lui fit disparaître touten evie de sanglot.

-         Je… Je n’avais pas de problème avec Dédé… Je le connaissais à peine, je vous dis.-         Ne me mentez pas, Scarlett. J’ai vu la vidéo. On entend très bien sur l’enregistrement. Dédé et Miller se disputait à votre sujet. Quel était le motif ?

Nadine tenta de ne pas réagir au mensonge de Tchad. Elle savait que qu’il jouait son vatout sur ce coup là.

-         Cela ne me concernait pas… Je n’ai pas bien entendu… Je…

Le policier abandonna alors soudainement sa posture d’homme tranquille et tapa violemment du poing sur la table.

-         Je vous ai dit de ne pas me mentir. Nous avons tout, tous les éléments pour au moins vous interroger dans le bureau du juge, peut-être même pour vous inculper de complicité de meurtre. Alors ne jouez pas à ce jeu là, car moi je n’ai de toute façon plus rien à perdre. Je répète ma question : quel était le motif de leur dispute ?

Scarlett comprit que tout était perdu et qu’elle ne pouvait plus nier en bloc. Il fallait tenter de sauver ce qui pouvait encore l’être…

-         Miller voulait me protéger.

 

Pour la première fois de cette longue journée, Tchad sentait en lui de la satisfaction. Enfin il touchait au but. Il lui fallait maintenant être prudent pour ne pas desserer l’étau…

-         De qui ? De Dédé ?

-         Il me harcelait sans cesse. Il voulait que je m’en aille, que je sorte de la salle et que je disparaisse dans la nature

-         Pourquoi cela ? Il vous faisait des avances ? Vous avez eu une relation avec lui et il est devenu jaloux ?

Scarlett explosa  en pleurs sur la table. Elle ne pouvait plus contenir ses émotions.

-         Il n’y a jamais rien eu entre Dédé et moi. Mais il s’est servi de moi pour destabiliser Remy et G.C.
-         Comment a-t-il fait ?
-         Il a tout organisé pour que je couche avec G.C. Il est ensuite allé prévenir Remy, avec qui je suis fiancé depuis six mois, deux jours avant la finale. Juste pour casser une éventuelle alliance entre les deux et les faire craquer.
-         Et ça a fonctionné ?
-         Plus qu’il ne l’espérait. Remy ne m’adresse plus la parole et G.C meure de jalousie dans son coin. Les deux ont explosé en vol pendant la session. Et je voyais Dédé qui s’extasiait sur sa chaise, alors qu’il n’avait pourtant rien à gagner hier soir.
-         Et pourquoi vous a t-il demandé de partir ?
-         J’ai voulu être là. Pour Remy. Pour lui montrer que ce n’était qu’un accident. Je l’encourageais sans cesse. Je voulais lui expliquer. C’est à ce moment là que Dédé est venu vers moi.
-         Et Miller s’est interposé ?
-         C’était mon ami. Je lui avais tout dit. Il voulait empêcher Dédé de me parler, pour qu’il ne me fasse par encore plus de mal… Et c’est pour cela qu’il est mort aujourd’hui. Pour me protéger.

 

La voix de Scarlett était emplie de spasmes de chagrin. Les paroles défilaient sans pouvoir s’arrêter… Tchad reprit sans lui laisser le temps de se remettre…

-         Et Miller a donc tué Dédé pour vous protéger !
-         Non. Je ne peux pas faire ça. C’est trop dur et trop injuste pour lui.

Le policier et Nadine ne comprirent pas tout de suite ce qu’elle voulait dire. Mais les pièces s’assemblaient une à une…

-         Vous ne pouvez pas quoi, Scarlett ?
-         Je ne peux pas laisser dire que c’est lui. Il n’a pas tué Dédé.

Nadine et tous les policiers présents s’arrêtèrent d’un coup. Seul Julien Tchad continuait sans sourciller son interrogatoire. En fait, il avait compris cela depuis longtemps.

-         Je le sais, Scarlett. Ce n’est pas Miller, puisque c’est vous qui l’avez fait.

 

Nadine n’en revenait pas. Sans aucune preuve, il s’était lancé à l’assaut quitte à faire tomber toute la procédure. A ce moment là, la porte de la salle s’ouvrit violemment. Le procureur entra dans la pièce avec un policier et un autre homme habillé d’un costume sur-mesure qui devait valoir plus cher que le salaire de toutes les personnes présentes dans la salle. L’homme prit la parole directement.

-         Scarlett, par pitié, ne dites plus rien. Je suis maître Piergès. J’ai été mandaté par Remy pour être votre avocat. Cet interrogatoire est illégal et tout ce que vous avez dit jusqu’à maintenant ne vaut rien du tout.

Mais la jeune actrice ne pouvait plus s’arrêter. Tout cela la dépassait.

-         Je veux finir, Maître. Je ne veux pas qu’on accuse Miller. J’ai tué Dédé, lieutenant Tchad, c’est vrai. Et je ne regrette pas de l’avoir fait. Ce que je regrette, c’est de ne pas l’avoir fait plus tôt, avant qu’il ne détruise ma vie.

Le procureur réagit alors pour la première fois depuis son entrée.

-         Mademoiselle, vous avez bien conscience que vos aveux devant votre avocat et moi-même prennent maintenant une valeur juridique réelle ?
-         J’en suis consciente et je l’assume, monsieur le procureur.

Ce dernier se tourna vers Tchad.

-         Cela ne vous sauvera pas, mon ami. Il y a des procédures dans ce pays. Vous avez résolu l’enquête, mais cela ne vous sauvera pas.
-         Je n’ai pas besoin d’être sauvé, M. le procureur. J’ai fait mon travail et cela ne me procure finalement ce soir aucune joie particulière.


 
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