iBLOG précédent iBLOG suivant



Publié le 27/11/2008 à 07:50
Par lagrougniat
Deuxième partie de notre rubrique "Lexique", consacrée à l'erreur de jeu.

Retouvez la Première partie : Descriptif de l'erreur de jeu en cliquant sur lien...

Le plus important n'est pas de ne pas faire une erreur de jeu. La tension est tellement forte qu'il est quasiment impossible de ne jamais perdre le fil d'une donne. Le principal est d'agir une fois la boulette commise...

Seconde Partie : L'erreur de jeu, comment s'en sortir ?


LES REACTIONS DE VOS ADVERSAIRES

L'erreur de jeu est visible. C'est son principal défaut. Et normalement, un bon joueur n'est pas censé en faire. Donc il est facile de passer pour un concurrent de piètre qualité suite à une erreur de jeu grossière.

Vous adversaires vont sentir la faille : destabilisé, vous allez être plus prudent ou excessif dans le style pour tenter de faire oublier votre erreur de jouer. Ils vont donc forcément vous mettre la pression pour vous faire craquer et exploser en session. Alors que tout se passait bien, votre situation autour de la table peut devenir précaire. Sachez reconnaître les attitudes tendant à vous destabiliser... Elles sont de trois types : la moquerie, la réprimande, le soutien.

La moquerie : la forme la plus simple et peut-être la moins efficace. Il s'agit de faire remarquer à tout le monde l'erreur de jeu et de vous montrer du doigt en riant ou en prennant les autres à partie.
Un jeune joueur aura tendance à user et abuser de cette attitude, car elle est la plus facile. mais il vous sera facile de retourner le phénomène, car la personne en faisant trop, le public peut prendre fait et cause pour vous et se retourner à votre avantage. A vous de savoir bien manoeuvrer...

La réprimande : Elle est classique et viendra en général de vos partenaire sur la donne en cause. Une réaction bien naturelle des personnes à qui vous avez fait perdre des points.
Mais la technique est plus fine que cela, car elle vous fait remarquer votre faiblesse et la personne qui vous dispute se place au dessus de vous, comme un père de jeu. A vous de vous défaire de la filiation...

Le soutien : La pire des attaques. Car la plus vicieuse. Elle consiste à vous tapoter l'épaule gentiment, à vous défendre devant les autres et à apparaître vois à vis de tous comme votre ami de jeu.
Ne soyez pas dupe : ce n'est qu'une feinte. Soit pour vous amadouer pour mieux vous poignarder dans le dos. Soit pour vous faire paraître encore plus nul que vous ne l'êtes en vous montrant comme quelqu'un incapable de se défendre lui-même, voire même indéfendable. Ne tombez pas dans le panneau...



Pour résister, prenez de grandes inspirations...


VOUS SORTIR DE L'ERREUR DE JEU !


Nous venons de voir que vos adversaires ne vous laisseront aucun répit et n'hésiteront pas à vous prendre à la gorge en cas d'erreur de jeu. A défaut de partir comme un prince, il faut savoir juger de ses ennemis et de la situations pour vous en sortir du mieux possible. Adoptez alors la meilleure ou du moins la moins pire des attitudes...

Le dos rond : Simple et parfois efficace. Elle consiste à faire profil bas, attendre que cela se passe en espérant que dans dix donnes, tout le monde aura oublié votre erreur.
Nous vous recommandons de n'utiliser cette méthode que lors de partie avec des joueurs moyens. En effet, un grand maître par exemple n'oubliera pas. Il reviendra à la charge, pendant les trois semaines suivantes. Et en plus, en cas de nouvelle erreur de jeu, vous ne pourrez pas alors survivre aux violentes charges qui vont déferler...

La contre-attaque : "La meilleure défense, c'est l'attaque". Voilà une phrase que Raymond Domenech n'a jamais utilisée, mais qui pourrait être un bon résumé d'un des moyens de se sortir d'une erreur de jeu.
Dans certains cas, rappeler les erreurs de jeu précédentes des adversaires peut être efficace. Ou bien se décrire comme un maître du jeu qui a droit à ses faiblesses, en ramenant sur le tapis tous ses grands coups du passé. Ou sinon, simplement en tentant l'intimidation par une attitude délétère.
Mais comme précedemment, une grand maître ne tombera pas forcément dans l'astuce et trouvera la répartie qui vous rabaissera plus bas que terre.

L'explication capilotractée : On peut essayer d'expliquer une erreur de jeu. Des phrases du genre "Je pensais que tu allais couper" ou "Je ne pouvais pas savoir qu'il avait le 21", voire un "C'était maintenant ou jamais" ou un "C'était trop fin pour vous, avec de bons joueurs, ça passait" peuvent marcher si vos adversaires n'ont pas bien suivi le jeu.
Le but n'est pas de ne pas paraître mauvais, mais de faire croire que c'était votre seule chance de sauver les points, une tentative desespérée en somme. Attention ! La technique est dangereuse. Si votre explication est trop vaseuse, vous aparaîtrez comme pathétique et plus mauvais encore que votre erreur pourrait le laisser penser...

Le départ en prince : Levez-vous à la première attaque et quittez la table. C'est ausi simple que cela. Cela fera l'évènement et apaisera les esprits. Certains pourront même être tentés de vous rattraper et vous aurez droit au silence craintif pour le reste de la session. Dans le cas où on vous laisserait partir, on ne se souviendra que de votre départ et non plus de l'erreur de jeu qui en était la cause. Et les reproches s'abattrons sur votre assaillant.
C'est une technique risquée mais diablement fine et chevaleresque. Attention toutefois qu'on vous rappelle un jour pour une nouvelle session, car vous pourriez aussi passer pour "le naze qui ne sait pas jouer et qui en plus est mauvais joueur". Et ne comptez pas sur un grand maître pour vous rattraper. ils ne se sont jamais levés pour personne...


Vous voilà paré maintenant. A vous de faire bon usage de ces conseils. Et à bientôt pour un nouveau mot de vocabulaire grougniste.


Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

Publié le 25/11/2008 à 19:31
Par lagrougniat
Vous commencez à bien maîtriser le tarot, mais vous rèvez de vous frotter à la Grougniat. Chaque mois, découvrez un nouveau terme du vocabulaire grougniste. Technique, attitude, coup de maître... Apprenez tout ce qu'il y a à savoir pour vous rapprocher un peu plus du statut de grand maître.


Ce mois-ci : L'ERREUR DE JEU

L'erreur de jeu est un vaste sujet. Cette leçon sera donc découpée en deux parties : aujourd'hui "Qu'est ce qu'une erreur de jeu ?" et demain "Comment s'en sortir ?"

Première partie : Descriptif de l'erreur de jeu


C'EST QUOI ?

Le mois dernier, nous avions consacré un article à la faute de jeu. Ce mois-ci, nous avons décidé de nous interresser une nouvelle fois aux erreurs que peuvent commettre les grands maîtres (ce qui est rare, avouons-le). Etudions donc maintenant l'erreur de jeu, qui n'est pas sanctionnable de points au titre des règles, mais qui peut coûter bien plus cher....

Des erreurs de jeu, tout le monde en commet et dans tous les sports : un tir au dessus de Bakayoko au football, un faux départ de John Drumond en 100m ou un virage serré de Jean Alesi qui finit dans la vitrine du restaurant La Rascasse à Monaco... Les exemples sont nombreux, mais aucune n'a autant de conséquences qu'en session.

En effet, l'erreur de jeu est un signe de faiblesse, même momentané. Et quand on connait la pression psychologique que subissent les joueurs autour de la table, le moindre signe de fébrilité est l'objet d'une destabilisation quasi-immédiate. Moqueries, réprimandes, demandes de pénalités, insultes, voire coup, les victimes colatérales de votre erreur ne se feront pas prier pour vous enfoncer un peu plus, pour vous affaiblir et vous faire perdre vos moyens.



Mme la Bourronne subit les sarcasmes après une erreur de jeu


QUELQUES ERREURS DE JEU TYPIQUES


Il faut faire attention à l'appelation "erreur de jeu". Certains ont tendance à généraliser l'appelation pour toute carte jouée qui ne correspondrait pas à leur attente. Pour exemple, les fameux tours d'atouts intempestifs de G.C DIALEY ou de Cingllette ne peuvent être considérés comme tels. Ce ne sont que des techniques alternatives, certes à l'efficacité peu évidente, mais qui sont réfléchies par le joueur.

Les erreurs de jeu sont d'un autre type... En voici quelques exemples...

* La perte de petit stupide

Le 1 d'atout est une chance. Mais ça peut devenir un poids insupportable pour certains joueurs qui ne savent pas comment s'en debarrasser... D'où les erreurs de jeu incroyables qui en résultent.

La plus classique est de couper du petit pour le sauver, alors que deux tours plus tôt votre adversaire a déjà coupé à la couleur demandée. Au mieux, personen ne s'en apercevra. Au pire, faites le dos rond.

un autre moyen de le perdre est de le mettre sur le 20 d'atout de votre partenaire, alors que le 21 n'est pas passé.

Erreur de jeu moins évidente, car défendable : ne pas faire l'ambulance, c'est à dire jeter le 21 d'atout pour éventuellement. Si le petit meurt dans la bataille par la suite, nul doute qu'on vous le reprochera.


* L'ouverture lointaine ou la non-ouverture intempestive

C'est un règle du tarot classique : si vous n'êtes pas appelé, il faut essayer d'ouvrir à une couleur non jouée pour faire eventuelement couper le partant ou pour que vos partenaires puissent passer leurs points. On appelle sa l'ouverture "in your face" ("dans ta gueule"). A l'inverse, si vous êtes le roi appelé, il faut ouvrir de loin pour que les adversaires ne sachent pas s'ils doivent ou non passer leurs points.

Toute action inverse peut être assimilée à une faute de jeu. Et en cas de perte de points, nul doute que le reproche en fin de partie sera terrible.


Cingllette réagissant à une erreur de jeu...


* L'excuse aléatoire

Avoir l'excuse permet de sauver parfois beaucoup de points. Mais souvent, c'est une occasion d'en perdre beaucoup, notamment lorsqu'on a trop attendu et qu'à 2 plis de la fin, on est obligé de la jeter pour ne pas la perdre, permettant ainsi parfois à vos adversaires de gagner une dizaine de points sur ce coup inespéré.

De même, un adversaire peut avoir une coup, mais ne peut pas s'en servir parce que vous coupez trop haut pour lui. Si vous vous excusez, il va ainsi pouvoir couper. Et si tout va vraiment mal, il sauvera même son petit. Alors soyez vigilant. Choisissez bien votre moment.

Enfin, le plus honteux est sans doute d'avoir la main et d'ouvrir avec l'excuse. C'est une preuve de mauvaise utilisation de son jeu absolue et cela provoquera souvent un mélange de cris et d'hilarité dans le public. C'est rare, mais évitez le autant que possible.


* Le non-suivage

La Grougniat demande une attention de tous les instants. Le plus dur est sans doute de se concentrer sur une donne où l'on n'est pas appelé, où l'on n'a pas de jeu et aucune carte maîtresse à poser. Le commun des mortels décroche assez vite dans ces cas là. Pour un grand maître, ce n'est pas de la déconcentration : c'est une erreur de jeu.

On a vu encore recemment dans une session un grand maître que nous ne citerons pas (nous l'appelerons Mme La B.) charger en points un adversaire, croyant qu'il était avec elle. Et ce pour une seule raison : Mme La B. n'avait rien suivie depuis le début, car elle n'avait pas de coupe, pas de roi, ni de bouts.

Mais ne rien avoir ne dispense pas de suivre, car même si l'on n'a qu'un cavalier, il va quand même falloir le sauver. Car 3 points font souvent la différence, surtout si le niveau de jeu est élevé et que les scores sont serrés.


Voici donc quelques exemples d'erreurs de jeu manifestes. On passe bien sûr sur les points données à l'adversaire alors que celui ci coupe depuis une heure ou autre carte maîtresse non jouée parce qu'on a oublié ce qui s'était joué précedemment.

Les exemples sont multiples...


Demain, nous étudierons la phase la plus importante de l'erreur de jeu : une fois commise, comment peut-on s'en sortir dignement ?


Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste


Publié le 22/11/2008 à 15:49
Par lagrougniat
C'est maintenant un rendez-vous habituel. L'aventure est partout dans la Grougniat et surtout dans Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...

Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 21 : LE SERMENT DES FEMMES


A quelques mètres d’eux, la Bourronne et Diane reprenaient un peu de leurs esprits.

Passés les douloureux instants du deuil, elles comprirent que nul abandon n’était encore permis. Et que la tristesse serait le privilège des sauvés. Le privilège d’heures qu’elles espéraient prochaines. Alors elles reprirent le chemin de prières silencieuses, et décidèrent de s’accrocher ensemble aux espoirs de s’en sortir.
Quelques mots s’échangèrent.

La Bourronne n’avait pas froid aux yeux : « Qui soit il, il recevra l’hommage d’une Grougniat en son nom ! Et nous voici avec l’obligation majeure : Vivre pour Jouer ! »
Diane sentit passer en elle les élans chauds d’un sens qui lui parlait ! Ces mots de la Bourronne, ces mots vifs et forts, ces mots brefs, étaient justes. Elle répondit : « Bourronne, vos mots devront conduire les heures que nous affrontons : Vivre pour Jouer ! Il nous faut obtenir de Cingllette et Dédé qu’ils soient à la hauteur de cette Idée ! »

Alors la Bourronne, sans une hésitation, lança presque prise par des soubresauts d’énergie digne du GC qui, des centaines de mètres plus bas, traversait l’Enfer : « Ils sont à la hauteur ! Nous sommes des Grands Maîtres ! »


Publié le 18/11/2008 à 17:07
Par lagrougniat

NEW DEAL TERNAY TOUR - Round XV (1 848 122 $) - Washington (USA)



Résultat : 1- Diane la Chasseresse (5160) / 2- Dédé la Mitraille (2300) / 3- G.C DIALEY (1910) / 4- Mme la Bourronne de Mesrine (1200) / 5- Cingllette (200) 

Absent : Remy La Renifl' (défense du Tibet)


NEW DEAL TERNAY TOUR (Après 15 sessions)


1er           Remy la Renifl' (11)                                                         2 562 points
2ème       Mme la Bourronne de Mesrine (15)                  2 427  points
3ème       Dédé la Mitraille (15)                                                   2 300 points
4ème       Cingllette (15)                                                                 2 097 points
5ème       G.C DIALEY (9)                                                            1 609 points
6ème       Diane la Chasseresse (15)
                                        1 570 points

Entre parenthèse, le nombre de sessions disputées


ET LE VAINQUEUR EST... REMY !

Certains grands maîtrs font preuve de panache pour emporter une session. D'autres se confondent en épiceries diverses et variées pour faire chuter les adversaires et encaisser les bourrons. Mais pour la première fois, la meilleure opération au classement a été faite par un absent : Remy la Renifl'.

En effet, Diane à l'agonie qui remporte la session, Dédé qui chute à quelques encablures des 4000 points, Mme la Bourronne qui retombe -pour une fois par la faute à la malchance- dans ses travers, c'est le grand maître tibétain qui a fait l'une des opérations les plus importantes de ce Ternay Tour, voyant à la fois ses concurrents se neutraliser et faire un rapproché au Bourron d'Or.

On ne peut que se rappeler la fameuse phrase prémonitoire de Mme la Bourronne : "Tout cela n'est que stratégie. Je n'en suis même pas surprise. Il stabilise son score, il ne sait faire que cela". On ne peut pas douter à priori des bonnes intentions du défenseur du Tibet, mais toujours est-il qu'on ne peut pas vraiment donner tord à la Bourronne...


LE RETOUR DU "CONNARD"...

Il y a plusieurs mois, dans notre rubrique "Le Geste Technique", nous avions abordé une des phases principales du tarot et par extenso de la Grougniat : l'appel du roi (relire la leçon : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/343276-geste-technique-lappel-du-roi-seconde-partie). Certains grands maîtres auraient dû relire ce cours avant de se rendre à cette session organisée en marge du G20, censée donner plus de poids et de crédibilité au plan de sauvetage des grands pays.

Car il y eu au total 6 appels de rois au chien dont trois fois consécutivement, respectivement par Mme la Bourronne, Dédé puis... Mme la Bourrone (sic). Et comme souvent c'est le "connard", c'est à dire le roi de trèfle (découvrez la personnalité des rois : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/334762-geste-technique-lappel-du-roi-premiere-partie), qui fut fatal aux courageux partants, bien aidé également par le roi de carreau ("le branleur") qui ne donna pas sa part au chien.


Une chance, ce chien ? Pas sûr...


A l'arrivée, Mme la Bourronne se sauva de justesse, Dédé oublia ses rèves de gloire et Diane put partir vers des sommets qui faillirent à un moment lui apporter le record du Monde, alors que tout le monde la voyait chercher les calamars à pêcher. Toujours est-il qu'elle rappelle au monde qu'elle n'a pas gagné de Ternay Tour par hasard et que même si elle sera loin sur ce coup-ci, l'année 2009 sera peut-être Dianesque.


UNE FIN D'ANNEE SAUVAGE ?

Remy a déjà envoyé un mail à Mme la Bourronne pour la "féliciter" de sa performance. Cette dernière a pour sa part juré que quoi qu'il arrive, Dédé n'ouvrira pas son palmarès cette année (ni jamais d'ailleurs). Cingllette se veut seul Dieu et Maître, tandis que G.C hurle au beau jeu pour faire chuter tout le monde et que Diane est prête à tout pour retrouver sa gloire perdue.

Alors tenez vous prêt pour les 5 dernières sessions de ce New Deal Ternay Tour, car il va falloir avoir le coeur bien accroché...


Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale

 
Publié le 17/11/2008 à 07:40
Par lagrougniat
Beaucoup ont cru au bluff, mais c'est fait : Remy a effectivement quitté temporairement le monde des sessions pour se consacrer à la cause tibétaine. C'est dans l'aéroport John F. Kennedy de new-York que nous avons pu intercepter le Grand Maître pour une interview expresse à 10 minutes de son départ pour Katmandou...


La Grougniat : - Remy, vous partez sans même avoir disputé une dernière session. Peut-on y voir un geste de mauvaise humeur ?
Remy la Renifl' : - En quelques sortes. Mais surtout contre les négociateurs tibétains qui ont encore tout fait foirer. Je suis obligé d'y aller moi-même et ça va pourir mon rythme grougniste. Alors oui, je suis de mauvaise humeur.
L.G : Mais vous risquez quand même de perdre un Ternay Tour sur le coup. Le jeu en vaut-il la chandelle ?
R.L.R : C'est sûr que rien ne vaut un Ternay Tour. Mais je m'étais engagé et j'ai pour habitude de respecter mes engagements. En plus, j'avais réalisé le quorum, donc cela m'enlevait un peu de poids.
L.G : Vous parlez des 10 sessions nécessaires... Mais que répondez-vous à Mme la Bourronne qui pense que vous partez pour maintenir votre score ?
R.L.R : Je réponds que La Bourronne est fidèle à elle-même et qu'elle devrait être heureuse que je lui laisse ainsi une chance d'ouvrir son palmarès. De toute façon, sa plus grande ennemie, c'est elle-même...



Remy confie les clefs à Cingllette...


L.G : Et vous ne craignez pas qu'une partie du public vous oublie en votre absence ? Le jeu va évoluer...
R.L.R : C'est un panneau ?
L.G : Pardon ?
R.L.R : Pensez-vous vraiment qu'on va pouvoir m'oublier en quelques semaines ? Je suis depuis bien longtemps le garant de l'esprit du jeu et je ne pense pas que le public me trouvera un remplaçant en si peu de temps...
L.G : Pour vous, personne n'est à votre niveau ?
R.L.R : En tout cas, j'ai de loin le plus grand palmarès et c'est un signe qu'on ne peut pas contester.
L.G : Vous parlez de cette légende qui dit qu'un bourron d'or équivaut à 10 Ternay Tours ?
R.L.R : C'est un fait avéré. Des personnes comme Dédé, qui sont très influents auprès de la DOIGT ont tenté de remettre en cause cet état de fait. Mais les chiffres sont là.
L.G : Alors qui va préserver votre esprit autour de la table en votre absence ?
R.L.R : J'ai dû me résoudre à confier les clefs du beau jeu à Cingllette. Ses Ternay Tours datent un peu, mais dans son style et son opposition slautaire à la Bourronne, il est celui chez qui je me rexconnais le plus, dans le mesure où cela est possible...
L.G : La Grougniat va t-elle vous manquer ? 
R.L.R : Déjà je ne pars pas pour longtemps. Je ne sais pas si la Grougniat aura le temps de me manquer, mais ce qui est sûr c'est que je vais manquer à la Grougniat !
L.G : Merci Remy. Et bon voyage !
R.L.R : Il me reste encore une petite demie-heure si vous êtes disponible...
 

Nothing but the Grougniat !

Nadine Amouk
Envoyée Spéciale à New-York (USA)
Publié le 14/11/2008 à 13:45
Par lagrougniat
Occasionnellement, la Grougniat vous propose de vous découvrir vous-même, gràce à des tests cisélés par notre psychologue réputée, Maïté Rapeute. Aujourd'hui, découvrez si vous savez geindre efficacement....

Comme nous vous l'expliquions dans un de nos précédents articles, il est primordial pour un grand Maître de maîtrise l'art de la geinte (http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/551318-lexique-la-geinte). Savoir se plaindre à bon escient est en effet une arme terrible en session. Et même si cela peut sembler simple en apparence, une geinte efficace n'est jamais facile à pratiquer.

En seriez-vous capable ?



PSYCHOUGNIAT N° 7 : SAVEZ-VOUS GEINDRE ?



1- Quand on parle de vous bébé, on dit plutôt...

     a/ Quel casse-cou. Rien ne lui faisait peur !
    b/ Il a mis deux ans à faire ses nuits, mais ce n'était que du bonheur
    c/ Il était sensible, ça nous a calmé d'en faire un deuxième


2- Lors d'une partie de football, on vous décrit plutôt comme :

    a/ Un anglais ou un hollandais, rugueux et courageux
    b/ Un brésilien, artiste pas très physique
    c/ Un italien ou un argentin, toujours spectaculaire dans le plongeon


3- La douleur la plus insupportable, c'est...

    a/ Une jambe écrasée sous un camion
    b/ Une grosse foulure de la cheville
    c/ se couper avec une enveloppe


4- Votre femme (mari) vous appelle tendrement...

    a/ Hulk
    b/ Nounours
    c/ Chochotte


5- Pour vous, pleurer c'est...

    a/ "un truc de gonzesse !"
    b/ L'expression de sa sensibilité
    c/ La solution quand les plaintes ne marchent plus


6- Votre chef vous fait remarquer une erreur, vous dites :

    a/ "Excusez-moi. C'est la dernière fois que ça arrive." Et vous posez votre démission sans demander d'indemnités
    b/ "J'ai pas fait attention avec tout le travail que j'avais". Et vous restez un peu plus tard le soir pour rattraper le problème.
    c/ "Comment voulez vous qu'on bosse avec ce système informatique qui enregistre pas ce que vous écrivez. Je ne peux pas travailler dans des conditions pareilles". Et vous rentrez chez vous vous reposer de toute cette pression psychologique.


7- En session, quand quelqu'un fait garde, votre expression préférée c'est :

    a/ "Tu fais garde ? Je garde contre"
    b/ "Garde ? ça me fait haut ! Pépite !"
    c/ "Qu'est ce que tu veux que je monte sur une garde avec le jeu que j'ai depuis 2 ans ?"



RESULTAT DU QUESTIONNAIRE


Une majorité de (a) : Vous êtes un seigneur, un vrai. vous ne vivez votre vie que dans le panache et dans le courage. Mais vous ne tiendrez que trois heures en session...
En effet, les geintes répétées d'un joueur comme Dédé voudraient vite vous exaspérer et vous perdriez alors tout contrôle de vous même, pouvant même aller jusqu'à l'insulte et donc l'exclusion du jeu. De plus, avec tout votre panache, vous vous feriez ratatiner par les épiceries des geigneurs...


Une majorité de (b) : Vous savez geindre... mais cela ne vous plait pas. Lorsque vous avez fait le test, vous avez d'ailleurs cocher plus de (a), avant de le refaire et de mettre les vraies réponses qui vous correspondent.
Vous vous rèvez héroïque, mais la réalité vous ramène à vos soucis et vous vous plaignez régulièrement. Vous auriez aimé être De Gaulle, mais vous auriez eu trop peur. Decomplexez vous, ce n'est pas un handicap. La geinte est une arme en session et De Gaulle n'aurait jamais gagné une session, à force de se faire ramasser sur des gardes contre...


Une majorité de (c) : D'un avis général, vous vous plaigniez trop. Cela vous a même rendu difficile à vivre, voire célibataire sans ami. Même votre chien souffle quand vous commencez à lui parler. Car vous n'avez qu'une idée fixe : faire partager aux autres les injustices dont vous êtes la pauvre victime.
Mais rassurez-vous : même si votre vie sociale est foutue par ce terrible défaut, vous allez devenir une terreur lors des parties de Grougniat entre amis... Ah oui, c'est vrai, vous n'avez plus d'amis...


A bientôt pour un nouveau test

Nothing but the Grougniat !

Maïté Rapeute
Psychologue Grougniste
Publié le 13/11/2008 à 07:44
Par lagrougniat
L'aventure continue pour les Grands Maîtres. Du moins, pour ceux qui restent encore en vie... Exceptionnelement, retrouvez deux nouveaux chapitres de Wild Of Grougniat, le roman posthume de Alain Shopainoulder que nous vous livrons en exclusivité avant sa parution...

Retrouvez la totalité du roman en cliquant sur le lient suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/wild%20of%20grougniat






Chapitre 19 : AU MILIEU DES CIMES...


Au milieu des cimes gisait le corps dur et sans vie de Rémy la Renifl’. Il s’agrégeait déjà, par l’action des glaces, au corps même de la montagne, prenant pleine sa place parmi la nature des choses. Et sans doute, en cet instant, où qu’allait son âme, elle était sereine.

Nul ne fut témoin du miracle suivant de la nature. De ce rayon venu de nulle part qui brisa les crocs acérés de la tempête qui encerclait le monde… un rayon qui traversa tout, comme une force plus grande encore que toute puissance terrestre, et vint se poser, douce et élégante, sur le visage de Rémy. Il y eut, un instant, comme un éclair de vie dans ses yeux. Et son visage exerça comme un sourire… comme un sourire offert au monde… comme un dernier message de l’âme à travers l’enveloppe physique… comme un adieu au monde des choses… comme la promesse, grandiose, de la beauté immuable de l’inconnu.

Le rayon disparut, quittant le visage de Rémy, rendu à son sommeil éternel, à ses glaces pétrifiantes.
Au milieu des cimes… gisait Rémy… tel un nouveau sommet.


Chapitre 20 : LES HEURES DE NUIT


Que restait il à faire ? Face à l’incertitude, Dédé et Cingllette erraient d’idées superflues en échafaudages de plan de sorties, éreintés sous leur tente.

Ils consentaient beaucoup d’efforts restreints à garder le cap de l’essentiel. Et régulièrement, ils se servaient du thé chaud pour aider leur corps à maintenir sa température. Ils se massaient régulièrement et mutuellement les membres, pour que le sang continue à circuler. Et pour garder loin d’eux toute folie qui aurait pu les saisir, ils se remémoraient aux bons vieux temps.

Dans leurs échanges qui fleuraient bon de cette mélancolie qui sait voir, a posteriori, du bonheur jusque dans les choses tristes du passé, ils appréciaient par-dessus tout à manier de cet humour qui avait fait leur gloire en session. Et même, ils caressaient quelques répliques délétères à leur propre encontre.
Dans ce temps de vérité, l’un et l’autre se livraient à l’exercice des confidences. Et l’on discutait sans tabou, au plus près de la sincérité des êtres.

Ils en venaient forcément aux Grands Maîtres, aux quatre autres qui étaient comme eux pris au piège… S’inquiétaient de l’avenir de la Grougniat. Devisaient sur les mérites des uns et des autres. Et se demandaient comment la Bourronne et Diane pouvaient aller, à quelques mètres d’eux.



Pages : 1 2

Mon calendrier
< Nov. 2008 >
L M M J V S D
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
Trafic
Noter ce blog :
1 5
2030 connectés
174272 visiteurs
Ce blog est classé 1618ème
Score de ce blog : 3,68
Contactez-moi
Mail :
Agrégateurs RSS
bloglines
google
netvibes
newsburst
newsgator
pluck
yahoo
BlogoMetrie 2.0
Top Blog