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Publié le 19/07/2008 à 12:34
Par lagrougniat
Dans son premier recueil de poésie, Une Session en Enfer, Arthur Rambo décrit le mal de vivre grougniste et, même, déborde en conjectures métaphoriques pour toucher au sacré dans une expression davantage proche du mime vernaculaire que de la tradition hugolienne du verbe. En cela, Rambo est dans la droite lignée des plus grands poètes grougnistes et touche à la quintessence même du jeu dont il parle.

Certains critiques n’ont pas hésité à dire qu’Arthur Rambo, mort trop tôt d’avoir suivi les sessions à travers le monde entier alors qu’il était de faible constitution, « était celui qui avait le mieux su décrire, au mot près, l’alchimie délicate qui s’opère dans la neuro-physionomie grougniste ».
Le funambule des mots, qui jonglait avec les vers et les rimes comme un Grand Maître avec les Gardes contres, poète maudit de la Grougniat du 19ème siècle, avait vécu de tumultueux amours avec Mlle La Duchesse de Mesrine, arrière arrière Grand Mère de Mme la Bourronne de Mesrine, Grand Maître actuelle et tenante du titre familial.

Il ne reste de son œuvre que de rares traces, retrouvées par une équipe d’archéologues aguerris, dans les restes incendiés de sa demeure américaine de San Francisco, suite au tremblement de terre du siècle.

Ces traces vous sont ici exclusivement livrées.
Voici les splendeurs d’Une Session En Enfer !

 

Le charbon de doigts

Les cartes arrivent par trois belles et mystérieuses
Je les tournes une à une en retenant ma joie
Je les aligne sans ordre et déjà fabuleuses
Elles éclairent mon jeu s’éclaire et me laissent sans voix
Je les caresse maintenant avant de les classer
Les atouts ne demandent qu’à se mettre en émoi
Les familles m’attendent pour enfin s’aligner
Même les bouts sont là pour me tracer la voix
Je lève doucement les yeux vers ce ciel bien noir
Remerciant à la fois les Dieux et le hasard
Pour ce jeu irréel qui ne vient qu’une fois
Pour ce moment magique, une vie de combat
Des sessions à maudire jusqu’à la sainte Grougniat
Pour ce jeu magnifique, un vrai charbon de doigts
 



 

Les yeux injectés de cartes


L’homme s’éveille en sueur
Il a mal dormi
Il sort de sa torpeur
Il descend de son lit
Pas un regard perdu
Pour la servante hagarde
Il passe par les cuisines
Et prend une poularde
A peine commencé
Le repas se finit
Pas le temps de réver
Ce jour sera pour lui
Pas un mot pour sa femme
Déjà il s’habille
Pas le temps pour les dames
Du moins pas aujourd’hui
Plus de six jours d’attente
Pour enfin les revoir
Comme une mort lente
Pour atteindre ce soir
La session se profile
Et déjà il revit
Il traverse la ville
Et enfin vient la nuit
Il s’assoit doucement
Déjà le jeu commence
Les cartes volent au vent
Comme dans une danse
Il est prêt pour la guerre
Et quand les autres partent
Il n’est plus que colère
L’œil injecté de carte


 
 

Les jarrets à hauteur de visage


Je partais fier et beau pour ma première session
L’uniforme sans pli sentait bon le jasmin
Mon père m’avait donné son plus beau pantalon
Car j’étais un grand maître depuis ce matin

Ma mère m’avait prévu un gros repas de fête
Je m’en étais repu comme jamais avant
Arrivé au dehors, ma monture était prête
Je partais de chez moi, je me sentais vivant

Je m’installais bien droit sur mon fier destrier
Ma grand-père était là tout seul à sa fenêtre
Lui qui bien avant moi, il y a des années
Avait eu les honneurs d’être nommé grand maître

Mais je ne savais pas qu’il resterait le seul
Car ma monture tomba au détour d’un virage
J’allais mourir ici avec pour seul linceul
Les jarrets du cheval à hauteur de visage
 
 


Noir comme une garde contre


« O mon dieu faite tout pour que ne pas que je bouges
Pourvu que mon teint pâle ne deviennent pas rouges
Après des heures sombres sans espoir de victoire
Le ciel bleu est revenu pour m’apporter la gloire

Pendant des heures mon jeu était resté blanc
Pas un atout, un roi, ni même un pauvre blanc
Et puis voilà qu’enfin vient le bout du désert
Le jeu parfait est là et je redeviens vert

Il faut que j’appelle le roi qui va m’accompagner
Le chien me fait marron :il s’y était caché
Il est dit que ce soir la chute je rencontre
Mon avenir est noir, noir comme une garde contre
 




Les points à la pelle


 
La récolte fut bonne en cet été pluvieux
Sa famille mangera, il en était heureux
Le blé d’or ruisselait dans sa petite grange
Maintenant préparons la saison des vendanges
Le soleil se levait quelques heures après lui
Tous les jours il s’en va en plein cœur de la nuit
Pour labourer ses terres et nourrir son bétail
Préparer ses outils et trier ses semailles
Il est bien loin le temps des batailles acharnées
Des petites, des gardes contres et double poignées
Des Ternay Tours gagnés, une vie de paraître
Il y a bien longtemps, quand il était grand maître
Aujourd’hui il oublie cette époque de gloire
Uje vie de labeur à trimer sans victoire
Oublié les sessions et les points à la pelle
Il fallait bien choisir, il est parti pour elle

 
Nothing but the Grougniat !

Habib Liotec
Critique Littéraire Grougniste
 
Publié le 30/04/2008 à 09:18
Par lagrougniat
"Grocer & Talented" (http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/548483-scoop-g.c-dialey-bientot-dans-les-bacs...), que G.C DIALEY avait enregistré en début d'année et qui s'est vendu à plus de 6 millions d'exemplaires en trois semaines ("1 fan sur 1000", dixit le grand maître lui-même) avait déjà été le premier choc musical de 2008. Il récidive cette fois en duo pour l'évènement RAP / R'N'B de l'été...

Nous avons eu la chance de nous rendre à New-York, dans un des plus grands studios d'enregistrement de la planète, pour écouter la maquette définitive du nouvel album du petit prince de la Grougniat, acompagné de Remy la Renifl'.

Enregistré en moins de deux semaines ("Les sessions nous laissent peu de temps"), ce nouvel opus s'apprête à être publié sous le nom "The BMF-GBF" (The Big Master From Ghetto's Bas-Fonds).



"BOTTOM OF THE GHETTO" est un album pur et dur, sans concession, qui traite aussi bien de la société grougniste (Le titre "Good Give", un rap aux accents californiens, revient sur la difficulté d'être au top à chaque session), que de sujets plus légers comme les filles ("Give me your small", un R'N'B rihannesque), le temps qui passe ("I hope I'm not in my golden", une ballade déchirante) ou même l'autodérision dans le titre phare ("At the bottom of the ocean").

Fruit de plusieurs collaborations (notamment Eminoum pour le titre "King of Trefle Mother Fucker"), les grands maîtres ont puisé dans toutes les influences américaines, depuis les origines du blues jusqu'à la dance underground new-yorkaise.

Tombaland, le célèbre producteur, fait même une petite interprétation sur le titre "Just Keep My Bourron", qu'on annonce comme LE succès du deuxième semestre. Dix autres morceaux, tous ciselés comme des canifs, viennent complèter cet album à la fois direct et accessible (on vous recommande d'écouter la reprise rap par G.C de l'extrait de son premier album "Like a Grocery", qui change la sirupeuse ballade en un chant presque révolutionnaire).


Le premier extrait de l'album, détonnant !

Les grands maîtres ont expliqué que ce projet était leur réponse au manque de jeu qui les accable actuellement, manque de jeu qui les a envoyé dans les bas-fonds du ghetto... espérons que ce jeu ne revienne jamais, si cela nous apporte des pépites musicales telles que celle-ci...


Nothing but the Grougniat !

Philippe Créneau
Critique Musical
Publié le 16/04/2008 à 07:50
Par lagrougniat
Un évènement en chasse un autre au sein de la Grougniat. A peine Love Sessions, le soap opéra grougniste, s'est-il terminé, qu'une oeuvre majeure vient en exclusivité se dévoiler sur ce site.

La rédaction est donc fière de vous présenter l'ultime roman d'Albert Shopainoulder, le grand dramaturge allemand, WILD OF GROUGNIAT...

Ce sont les petits-enfants de l'auteur qui viennent de mettre à jour cette oeuvre écrite il y a plus de vingt ans, quelques mois avant sa mort en 1987, des suites de la grande sécheresse... Le manuscrit, entièrement écrit à la main, a été retrouvé lors de la préparation d'une vente aux enchères des affaires personnelles de leur grand-père.
Il était juste annoté cette phrase du maître : "En mourant, je perdrai la Grougniat. Ce n'est plus souvent que la perte des choses qui en enseigne sa valeur."

Nous remercions donc lâ famille qui nous a permis de publier cette oeuvre majeure en exclusivité à quelques jours de sa parution. Entrez dès demain dans l'aventure...







No culture without the Grougniat !

Habib Liotec
Critique Littéraire Grougniste

Publié le 05/12/2007 à 00:11
Par lagrougniat
Incroyable coïncidence dans le monde de la presse cette semaine : deux Grands Maîtres, en l'occurence Remy la Renifl' et Cingllette font la une de deux des plus grands magazines américains... et ce pour leurs activités extra-grougnistes.

REMY PROPHETE EN SON PAYS

Difficile de dire quelle sera la plus grande fierté de Remy la Renifl' en cette année 2007. Sera-ce son premier Ternay Tour remporté avec brio au printemps ou bien la Une de cette semaine du National Geographic, consacré ce mois-ci au Népal et à leurs personnages les plus éminent.




Le journaliste, informé du sauvetage de marat Safin il y a quelques semaines, consacre près de 30 pages au Grand Maître et, fait exceptionnel, Remy a même accepté de répondre à une interview, du moment que les questions ne portaient que sur son engagement népalais et non pas sur la Grougniat.
Nous n'avons pas pu joindre l'interressé, actuellement en plein trecking en haute-montagne. mais G.C DIALEY nous a lui livré cette reflexion : "C'est sûr qu'il ne risquait pas de faire la Une d'un magazine sur le beau jeu !".


Cingllette, l'idole des Jeunes

Autre domaine, autre gloire. Cingllette fait cette semaine la Une de Seventeen, le journal pour les adolescentes américaines, tiré à plusieurs millions d'exemplaires.



En effet, un sondage dans les Universités américaines place le Grand maître en tête des personnalités les plus sexy de la planète. Une entrée fracassante dans ce classement réputé. il déloge ainsi Brad Pitt de son pied d'Estal qu'il occupait depuis 5 ans.

Contacté, Cingllette s'est dit "assez surpris par ce résultat", insistant sur "l'attrait que ses deux Ternay Tours peuvent avoir sur la gente féminine". Mais on se doute que celui que les jeunes filles appellent familièrement "Gleuton" n'est sans doute pas resté insensible à ce résultat détonant.

Des sources proches du grand maître annoncent d'ailleurs qu'il songerait à s'installer très prochainement au pays de l'Oncle Sam. De là à y voir un lien de cause à effet ?

Encore des surprises ?

La compétition est telle entre les différentes maisons de presse américaines qu'on annonce déjà que d'autres Unes avec des grands maîtres devraient paraîtrent dans les prochaines semaines, aucun des grands titres ne voulant passer à côté du phénomène Grougniat.

Affaire à suivre...

Nothing but the Grougniat !

Habib Liotec
Publié le 29/08/2007 à 16:00
Par lagrougniat
EVENEMENT !

Il y a plusieurs mois, nous vous avions indiqué qu'une rumeur courrait dans les maisons d'édition, comme quoi le célèbre auteur de Thriller Jean- Christophe GROJEU préparait un livre sur le monde de la Grougniat. Cette oeuvre est aujourd'hui terminée et s'annonce comme LE livre de cette rentrée 2007.

En exclusivité mondiale, decouvrez sur votre site préféré l'intégralité du roman, publié au rythme d'un ou deux chapitres par semaine.

La rédaction tient à remercier l'auteur et sa maison d'édition PLOMB pour ce privilège qu'ils ont bien voulu nous accorder.

Dès ce soir, découvrez le premier chapitre de KILLING SESSION, le premier thriller Grougniste.






Nothing clever but the Grougniat !

Habib Liotec
Critique Littéraire


Publié le 20/07/2007 à 08:56
Par lagrougniat
Fait exceptionnel dans l'histoire de la Grougniat : le journal américain "Panache", référence mondiale en matière de beau jeu au sens large et publié à plus de 20 millions d'exemplaires, consacre son édition de juillet à nos célèbres grands maîtres, et plus spécialement aux deux aspirantes grougnistes et filles de Mme la Bourronne de Mesrine, les princesses de Moldavie.






C'est suite à la victoire de l'aînée des deux soeurs au championnats européens de tarot junior, alors qu'elle est à peine agée de 4 ans, que les journalistes du célèbre mensuel se sont interressés aux phénomènes.

"Le talent n'attend pas..."

Mme la Bourronne de Mesrine a accordé une interview au journal, au sujet de la précocité de ses filles. on retiendra principalement son jugement, logique pour toute personne suivant les sessions aux quotidiens mais qui peut paraître étonnant pour le commun des mortels : "Un aspirant grougniste peut battre n'importe quel joueur de tarot classique, quelque soit son âge. Le talent n'attend pas le nombre des années. Tout est question de technique. Ce tournoi n'était qu'un simple entraînement..."

G.C et Dédé formateurs

Concernant la plus jeune, elle a été prise en main par Dédé la Mitraille. Ce dernier affirme que lors d'une session privée avec plusieurs grands maîtres, elle aurait réussi deux gardes-contre et aurait fini devant G.C DIALEY, alors qu'elle n'a pas encore fêté son premier anniversaire. (G.C déclare d'ailleurs dans un reportage qui lui est consacré : "Le jour de sa naissance, j'étais en tête du Ternay Tour. Depuis, six mois révolus de malchance. Il est normal qu'elle me batte en session. Je suis maudit").

D'autres reportages sont également consacrés à la Grougniat, notamment un reportage incroyable où un journaliste a été autorisé, appareil-photo à la main, à suivre Remy dans un de ses fameux périples tibétains. Un article est également consacré à la possible inédite passe de trois de Cingllette.

Rendez-vous donc chez tous vos marchands de journaux pour ce numéro exceptionnel. On murmure déjà qu'un hors-série consacré aux Ternay Tour qui ont marqué l'histoire serait en préparation.


Nothing clever but the Grougniat !

Habib Liotec
Critique Littéraire

Publié le 12/07/2007 à 17:46
Par lagrougniat
Une fois n'est pas coutume, c'est un film que notre critique littéraire, Habib Liotec a décidé de vous présenter ce mois-ci. Cinquième volet des aventures du magicien anglais, Harry Potter et l'ordredu Phoenix se passe cette fois-ci dans le milieu de la Grougniat...


HARRY POTTER ET L'ORDRE DU PHOENIX
un film de David Yates
Avec Dianel Radcliffe, Cingllette, Diane la Chasseresse...





Ce fut une surprise pour tout le monde : le cinquième opus d'Harry Potter avait pour cadre le monde merveilleux de la Grougniat. Et le Blockbuster en préparation a contacté l'ensemble des grands maîtres pour leur demander une participation dans le film, en donnant notamment un rôle principal à Cingllette, vainqueur des deux derniers Ternay Tour en date.


L'HISTOIRE

le petit Harry a bien grandi depuis ses premières aventures et mainant, il s'ennuie ferme dans son école de magie de Poudlard. Il n'a en fait plus qu'un rève :intégrer la confrérie de la Grougniat et devenir un grand maître.

Mais le chemin est parsemé d'embuches, notamment par la faute de Cingllette qui utilisera toute la puissance de son ordre du Phoenix pour lui barrer la route.

Harry surmontera t-il ces épreuves et gagnera t-il la reconnaissance de la Grougniat ?


L'AUTEUR

On ignore tout de la vie du réalisateur, mais on connait tous l'histoire de JK ROWLING, chomeuse sans le sou devenue grande fortune d'Angleterre. Mais il n'empêche que pour relancer quelque peu son entreprise littéraire, elle a été bien contente de trouver la Grougniat,seule apte à apporter un intérêt nouveau à son épopée.

On s'arrêtera donc là et on se concentrera sur le film en lui même.


LA CRITIQUE

L'affrontement était prometeur : Harry Potter contre Cingllette, c'était l'affiche de rève. Ocean Eleven, Twelve ou Twenty-Four, n'étaient que de pauvres bluettes sans envergure. Malheureusement, le jeune acteur qui joue Harry Potter pour la cinquième fois est trop écrasé par le charisme des grands maîtres et ne fait définitivement pas le poids au sein de la confrérie.

On remarquera quand même que le milieu de la Grougniat y est dépeint avec justesse, ce qui donne au film un petit côté délétère assez appréciable. De plus, les gros moyens mis en oeuvre permettent de filmer les sessions que jamais elles ne l'ont été.

On aimera aussi la fin "non-hollywoodienne", mais assez logique en fait, harry Potter ne pouvant intégrer en quelques semaines le statut de grand maître.



LA PHRASE CULTE

Vers le milieu du film, un sentiment amoureux commence à poindre entre le magicien et Diane la Chasseresse. Cingllette remet tout cela en ordre par une seule expression qui fait mouche :

"Il vole, mais il a pas gagné deux Ternay Tour"

Imparable.



No Culture Without The Grougniat !

Habib Liotec
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