Nouveau rendez-vous pour les amateurs de la GROUGNIAT : D&COUGNIAT, le magazine d'art de vivre grougniste, vous propose de découvrir les plus beaux sites du monde des sessions et de pénètrer dans l'intimité de ceux qui font l'actualité.
Sidonie Domido vous invite cette semaine à Poznãn, en plein coeur de la Pologne, pour découvrir l'endroit où vit maintenant Remy la Renifl'...

5 heures d'avion jusqu'à Varsovie, plusieurs autres en train et un long déplacement en voiture d'un autre temps, le moins que l'on puisse dire est que notre voyage jusqu'à Poznãn dans la demeure de Remy ne fut pas de tout repos et nous a fait prendre conscience des difficultés que le grand maître doit endurer chaque semaine pour rentrer chez lui.
Nous arrivons donc devant une vieille batisse délabrée (photo 1), où une simple porte entrouverte laisse apparaître notre hôte qui nous fait signe de venir.

- Entrez ! Vous avez trouver facilement ? La route est difficile, hein ? Maintenant que j'ai été élu maire, je vais essayer d'y remedier, mais vous savez, dans les bas-fonds, nos budgets sont limités. Attention en passant la porte : il y a des ferrailles qui dépassent et baissez la tête pour les chutes de pierres...
Nous suivons son conseil... et nous faisons bien. L'entrée n'est qu'un enchevetrement de vieilles ruines dans un état désastreux, bien loin de l'image que l'on peut se faire du train de vie d'un grand maître...
- Ne soyez pas surpris. Vous avez vu le jeu que j'ai en ce moment ? Je me sentais obligé de venir revivre dans les bas-fonds. Même mon monastère tibétains me semblait luxueux. Ici, je suis en accord avec mon jeu, donc avec moi-même.
Nous empruntons alors une vieille allée jaunie par le temps, sans charme, en direction de la demeure principale. Des grandes haies mal entretenues nous cachent la vue du reste de la propriété. notre regard est simplement attiré fugacement par un batiment dans l'aile ouest (photo 2).
- Et ça ? ça dénote au milieu du reste ! ose-je demander au champion

- Ah, ça ? Oh vous savez, ce n'est qu'une partie sur laquelle on a refait la facade. il faut pas s'y fier. L'intérieur est comme le reste. Et puis on loue à des gens de passage environ onze mois dans l'année. Ca permet de payer une partie des charges.
Interloqués, nous avançons vers l'entrée du batiment principal. La rudesse du décor fait plus que nous surprendre (photo 3). Comment un grand maître de cette renommée, 22 Ternay Tours au compteur, peut-il vivre dans un tel dénuement ?

Nous pénétrons dans la maison et sommes estomaqués par le spectacle. Tout n'est que simplicité et vieille pierre. Le manque de moyens est criant. La seule pièce où Remy semble vivre est toute en délabrement. Le lit est presque à même le sol et une simple table permet de faire office de bureau et de lieu pour le repas (photo 4).
- Je vous vois surpris ! nous dit alors le grand maître. A quoi vous attendiez-vous ? Vous vous croyiez chez La Bourronne ?
Content de son effet, il attend alors notre réponse...
- Quand même pas, Remy ! Mais une telle misère apparente, avouez que nous ne pouvions penser à uen telle chose...
- Les bas-fonds je vous dis ! Heureusement que nous, les népalais, nous savons nous contenter de peu de chose.

La traversée de la maison inspire presque la peur. Il n'y a aucune lumière. Une simple bougie au fond du couloir nous indique la route.
- Nous attendons l'électricité. L'ancien maire avait attaqué les démarches et je vais faire le forcing. Deux ou trois ans et ça devrait être bon.
Un de nos assistants remarque alors une vive loueur sous une porte et ne peut s'empêcher, au mépris de tout savoir vivre, de l'ouvrir... Nous voyons alors apparaitre devant nos yeux une pièce magnifique, éclairée comme en plein jour, avec sur les murs des dizaines de tableaux.
- Remy... Je suis désolé, mon assistant n'aurait pas dû... Mais pouvez-vous m'expliquer ?
- Euh... Cette pièce là ? Ah oui ! C'est notre stagiaire Piotr qui l'a repeinte la semaine dernière. Il a fait un bon boulot, non ? Vous savez, avec les nouvelles peintures couvrantes, ça donne vraiment l'illusion que c'est neuf. Pour l'électricité ? Piotr m'a dit qu'il avait récupéré un vieux groupe électrogène chez son tonton Marcel. Ca consomme un peu de fioul, mais ça permet de venir lire le soir.
- Mais les tableaux ? On dirait... Mais oui ! C'est un Van Gogh ! (photo 5)
- Un Van Gogh ? Mais vous délirez ! Faites voir un peu ? Ah mais ce tableau là ! Non ! C'est Piotr qui barbouille un peu le soir. il peut pas faire que du batiment non plus, même si je trouve qu'il est bien meilleur avec un rouleau qu'avec des pinceaux. Pourquoi il est signé Van Gogh ? Il est con, ce Piotr. Il fait un vieux tableau de son cousin Maurice et il signe Van Gogh. Vous savez, je l'emploie aussi parce qu'il est peu... comment dire... retardé. Alors, si vous le croisez, ne lui en parlez pas !

- Et celui là ? Je peux me tromper, mais on dirait bien une des esquisses préparatoires à Guernica, qui a disparu du musée de Madrid il y a maintenant 50 ans (photo 6)!
- Guernica ? De Picasso ? Chez moi ? Nonnnnn ! Ah mais vous parlez de ce tableau là ! dit Remy en montrant le chef d'oeuvre supposé du doigt. Mais non ! Ca, c'est un collage de ma filleule. Rien à voir ! Regardez comme c'est le bordel. elle en a collé de partout. C'est pas de ma faute si elle adore les vaches.

Nous sortons de la pièce un peu hébétés et nous finissons de traverser toute la batisse, jusqu'à nous retrouver dehors, devant les garages. Remy tient absolument à nous faire voir ses automobiles, "sa fierté" comme il le dit lui-même. La vision nous stupéfait ! En tout et pour tout, nous comptons simplement deux Renault, une 4L et une R5 ("mais modèle 1971, les plus belles" nous annonce le grand maître). Ces deux semi-épaves sont, aux dires de Remy, les deux plus belles voitures de la région (photos 7 et 8)


Nous entrons donc dans ce qu'on pourrait appeler un garage, mais cela ressemble plus à un grand cagibi, éclairé à la bougie.
- Si on avait de l'essence, je suis sûr qu'elle prendrait au moins le 80
Remy semble vouer une admiration sans borne pour ces reliques. Nous faisons quelque peu semblant de nous y interresser, jusqu'à ce qu'un étrange évènement survienne : la bougie s'étant éteinte sur un coup de vent soudain, notre photographe appuie sur un bouton qu'il pense être un minuteur, au cas où l'électricité fonctionne. Le mur du fond du hangard, qui n'était en fait qu'un trompe-l'oeil, s'ouvre alors sur un garage flambant neuf, habité de voitures toutes plus sublimes les unes que les autres (photo 9)

- Remy ? demande-je, un peu agacée...
- Ah, vous avez découvert mon jardin secret. La pièce où je retape mes vieux riblons !
- Vieux riblons ? Mais ce sont des Lamborghini ?
- Des quoi ? Mais non ! les Lamborghini, ce sont des tracteurs. Là, ce ne sotn que de vieilles voitures que je refais pièces après pièces. Ca m'occupe pendant les vacances.
- Vous vous moquez de nous ? Elles sont flambant neuves !
- Vous rigolez ? Flambant neuves ? C'est à cause de la peinture que vous dites ça. Comme dit mon ami G.C, avec peu on peut faire beaucoup. Je ne les fais presque jamais rouler, tellement elles sont vieilles.
Nous préférons sortir, plus qu'abasourdis par tant de découvertes surprenantes. Le grand maître nous indique qu'il nous aurait bien gardé à manger, mais Piotr est revenu du marché ce matin en indiquant qu'une fois encore, il n'y avait aucune nourriture à vendre.
Nous nous appretions à lui répondre que vu le trajet qu'il nous restait jusqu'à l'aéroport de Varsovie, il vallait de toute façon mieux que nous partions tout de suite, quand un grand bruit sembla venir du ciel, accompagné d'un vent féroce : un hélicoptère se posait sur le toit de la batisse. Nous voyons en sortir, habillé en costume avec un kepi sur la tête qui s'approche de notre hôte.
- Monsieur ! Si vous voulez partir pour Londres comme prévu, nous sommes prêt à décoller !
Nous regardons Remy avec des mines exprimant plus la colère que la stupéfaction... Remy regarde alors l'homme et enchaîne aussitôt.
- Bébért ! Qu'est-ce que tu fous là ? Ca me fait plaisir de te voir ! Mais là j'ai du monde.
Il nous regarde alors.
- C'est Bébért, le voisin. Son vrai nom c'est Robert mais on l'appelle tous Bébért. un vrai riche, celui-là. il fait un peu d'hélico et aime bien venir me voir, sans doute pour se la pêter un petit peu. Et c'est un blagueur en plus, il adore se faire passer pour mon employé, rien que pour se moquer de moi. Hein Bébért !
Le fameux Robert ne broncha pas. Remy nous demanda alors :
- Vous n'avez pas peur de l'hélicoptère ?
Nous répondons que non. Remy se tourne alors vers le pilote.
- Dis, Bébért, tu pourrais me rendre un service en déposant ces messieurs dames à Varsovie ? ça leur fera bien gagner deux heures.
- Comme vous voudrez, monsieur !
- Il est con, ce Bébért. Allez arrête ! Bon, mes amis, merci d'être venus. Repassez quand vous voulez !
- Je repasse vous chercher après, Monsieur !
- Arrête bébért, t'es lourd, là !
Une minute plus tard, nous étions dans l'hélicoptère qui s'apprétait à décoller. Nosu remercîmes chaleureusement notre hôte pour cette visite... étonnante et nous décollons, non sans prendre une dernière photo de la batisse, vue du ciel.

Nous sommes tous rentrés à la rédaction avec une drôle d'impression, sans pouvoir expliquer de quoi il s'agissait. Nous repensions simplement à la phrase que le fameux Bébért dit au moment où il décollait :
- Les Bas-Fonds, c'est plus ce que c'était !
A bientôt pour une nouvelle visite guidée, dans un prochain numéro de D&COUGNIAT
Nothing but the Grougniat !
Sidonie Domido
Sidonie Domido vous invite cette semaine à Poznãn, en plein coeur de la Pologne, pour découvrir l'endroit où vit maintenant Remy la Renifl'...
5 heures d'avion jusqu'à Varsovie, plusieurs autres en train et un long déplacement en voiture d'un autre temps, le moins que l'on puisse dire est que notre voyage jusqu'à Poznãn dans la demeure de Remy ne fut pas de tout repos et nous a fait prendre conscience des difficultés que le grand maître doit endurer chaque semaine pour rentrer chez lui.
Nous arrivons donc devant une vieille batisse délabrée (photo 1), où une simple porte entrouverte laisse apparaître notre hôte qui nous fait signe de venir.
- Entrez ! Vous avez trouver facilement ? La route est difficile, hein ? Maintenant que j'ai été élu maire, je vais essayer d'y remedier, mais vous savez, dans les bas-fonds, nos budgets sont limités. Attention en passant la porte : il y a des ferrailles qui dépassent et baissez la tête pour les chutes de pierres...
Nous suivons son conseil... et nous faisons bien. L'entrée n'est qu'un enchevetrement de vieilles ruines dans un état désastreux, bien loin de l'image que l'on peut se faire du train de vie d'un grand maître...
- Ne soyez pas surpris. Vous avez vu le jeu que j'ai en ce moment ? Je me sentais obligé de venir revivre dans les bas-fonds. Même mon monastère tibétains me semblait luxueux. Ici, je suis en accord avec mon jeu, donc avec moi-même.
Nous empruntons alors une vieille allée jaunie par le temps, sans charme, en direction de la demeure principale. Des grandes haies mal entretenues nous cachent la vue du reste de la propriété. notre regard est simplement attiré fugacement par un batiment dans l'aile ouest (photo 2).
- Et ça ? ça dénote au milieu du reste ! ose-je demander au champion
- Ah, ça ? Oh vous savez, ce n'est qu'une partie sur laquelle on a refait la facade. il faut pas s'y fier. L'intérieur est comme le reste. Et puis on loue à des gens de passage environ onze mois dans l'année. Ca permet de payer une partie des charges.
Interloqués, nous avançons vers l'entrée du batiment principal. La rudesse du décor fait plus que nous surprendre (photo 3). Comment un grand maître de cette renommée, 22 Ternay Tours au compteur, peut-il vivre dans un tel dénuement ?
Nous pénétrons dans la maison et sommes estomaqués par le spectacle. Tout n'est que simplicité et vieille pierre. Le manque de moyens est criant. La seule pièce où Remy semble vivre est toute en délabrement. Le lit est presque à même le sol et une simple table permet de faire office de bureau et de lieu pour le repas (photo 4).
- Je vous vois surpris ! nous dit alors le grand maître. A quoi vous attendiez-vous ? Vous vous croyiez chez La Bourronne ?
Content de son effet, il attend alors notre réponse...
- Quand même pas, Remy ! Mais une telle misère apparente, avouez que nous ne pouvions penser à uen telle chose...
- Les bas-fonds je vous dis ! Heureusement que nous, les népalais, nous savons nous contenter de peu de chose.
La traversée de la maison inspire presque la peur. Il n'y a aucune lumière. Une simple bougie au fond du couloir nous indique la route.
- Nous attendons l'électricité. L'ancien maire avait attaqué les démarches et je vais faire le forcing. Deux ou trois ans et ça devrait être bon.
Un de nos assistants remarque alors une vive loueur sous une porte et ne peut s'empêcher, au mépris de tout savoir vivre, de l'ouvrir... Nous voyons alors apparaitre devant nos yeux une pièce magnifique, éclairée comme en plein jour, avec sur les murs des dizaines de tableaux.
- Remy... Je suis désolé, mon assistant n'aurait pas dû... Mais pouvez-vous m'expliquer ?
- Euh... Cette pièce là ? Ah oui ! C'est notre stagiaire Piotr qui l'a repeinte la semaine dernière. Il a fait un bon boulot, non ? Vous savez, avec les nouvelles peintures couvrantes, ça donne vraiment l'illusion que c'est neuf. Pour l'électricité ? Piotr m'a dit qu'il avait récupéré un vieux groupe électrogène chez son tonton Marcel. Ca consomme un peu de fioul, mais ça permet de venir lire le soir.
- Mais les tableaux ? On dirait... Mais oui ! C'est un Van Gogh ! (photo 5)
- Un Van Gogh ? Mais vous délirez ! Faites voir un peu ? Ah mais ce tableau là ! Non ! C'est Piotr qui barbouille un peu le soir. il peut pas faire que du batiment non plus, même si je trouve qu'il est bien meilleur avec un rouleau qu'avec des pinceaux. Pourquoi il est signé Van Gogh ? Il est con, ce Piotr. Il fait un vieux tableau de son cousin Maurice et il signe Van Gogh. Vous savez, je l'emploie aussi parce qu'il est peu... comment dire... retardé. Alors, si vous le croisez, ne lui en parlez pas !
- Et celui là ? Je peux me tromper, mais on dirait bien une des esquisses préparatoires à Guernica, qui a disparu du musée de Madrid il y a maintenant 50 ans (photo 6)!
- Guernica ? De Picasso ? Chez moi ? Nonnnnn ! Ah mais vous parlez de ce tableau là ! dit Remy en montrant le chef d'oeuvre supposé du doigt. Mais non ! Ca, c'est un collage de ma filleule. Rien à voir ! Regardez comme c'est le bordel. elle en a collé de partout. C'est pas de ma faute si elle adore les vaches.
Nous sortons de la pièce un peu hébétés et nous finissons de traverser toute la batisse, jusqu'à nous retrouver dehors, devant les garages. Remy tient absolument à nous faire voir ses automobiles, "sa fierté" comme il le dit lui-même. La vision nous stupéfait ! En tout et pour tout, nous comptons simplement deux Renault, une 4L et une R5 ("mais modèle 1971, les plus belles" nous annonce le grand maître). Ces deux semi-épaves sont, aux dires de Remy, les deux plus belles voitures de la région (photos 7 et 8)
Nous entrons donc dans ce qu'on pourrait appeler un garage, mais cela ressemble plus à un grand cagibi, éclairé à la bougie.
- Si on avait de l'essence, je suis sûr qu'elle prendrait au moins le 80
Remy semble vouer une admiration sans borne pour ces reliques. Nous faisons quelque peu semblant de nous y interresser, jusqu'à ce qu'un étrange évènement survienne : la bougie s'étant éteinte sur un coup de vent soudain, notre photographe appuie sur un bouton qu'il pense être un minuteur, au cas où l'électricité fonctionne. Le mur du fond du hangard, qui n'était en fait qu'un trompe-l'oeil, s'ouvre alors sur un garage flambant neuf, habité de voitures toutes plus sublimes les unes que les autres (photo 9)
- Remy ? demande-je, un peu agacée...
- Ah, vous avez découvert mon jardin secret. La pièce où je retape mes vieux riblons !
- Vieux riblons ? Mais ce sont des Lamborghini ?
- Des quoi ? Mais non ! les Lamborghini, ce sont des tracteurs. Là, ce ne sotn que de vieilles voitures que je refais pièces après pièces. Ca m'occupe pendant les vacances.
- Vous vous moquez de nous ? Elles sont flambant neuves !
- Vous rigolez ? Flambant neuves ? C'est à cause de la peinture que vous dites ça. Comme dit mon ami G.C, avec peu on peut faire beaucoup. Je ne les fais presque jamais rouler, tellement elles sont vieilles.
Nous préférons sortir, plus qu'abasourdis par tant de découvertes surprenantes. Le grand maître nous indique qu'il nous aurait bien gardé à manger, mais Piotr est revenu du marché ce matin en indiquant qu'une fois encore, il n'y avait aucune nourriture à vendre.
Nous nous appretions à lui répondre que vu le trajet qu'il nous restait jusqu'à l'aéroport de Varsovie, il vallait de toute façon mieux que nous partions tout de suite, quand un grand bruit sembla venir du ciel, accompagné d'un vent féroce : un hélicoptère se posait sur le toit de la batisse. Nous voyons en sortir, habillé en costume avec un kepi sur la tête qui s'approche de notre hôte.
- Monsieur ! Si vous voulez partir pour Londres comme prévu, nous sommes prêt à décoller !
Nous regardons Remy avec des mines exprimant plus la colère que la stupéfaction... Remy regarde alors l'homme et enchaîne aussitôt.
- Bébért ! Qu'est-ce que tu fous là ? Ca me fait plaisir de te voir ! Mais là j'ai du monde.
Il nous regarde alors.
- C'est Bébért, le voisin. Son vrai nom c'est Robert mais on l'appelle tous Bébért. un vrai riche, celui-là. il fait un peu d'hélico et aime bien venir me voir, sans doute pour se la pêter un petit peu. Et c'est un blagueur en plus, il adore se faire passer pour mon employé, rien que pour se moquer de moi. Hein Bébért !
Le fameux Robert ne broncha pas. Remy nous demanda alors :
- Vous n'avez pas peur de l'hélicoptère ?
Nous répondons que non. Remy se tourne alors vers le pilote.
- Dis, Bébért, tu pourrais me rendre un service en déposant ces messieurs dames à Varsovie ? ça leur fera bien gagner deux heures.
- Comme vous voudrez, monsieur !
- Il est con, ce Bébért. Allez arrête ! Bon, mes amis, merci d'être venus. Repassez quand vous voulez !
- Je repasse vous chercher après, Monsieur !
- Arrête bébért, t'es lourd, là !
Une minute plus tard, nous étions dans l'hélicoptère qui s'apprétait à décoller. Nosu remercîmes chaleureusement notre hôte pour cette visite... étonnante et nous décollons, non sans prendre une dernière photo de la batisse, vue du ciel.
Nous sommes tous rentrés à la rédaction avec une drôle d'impression, sans pouvoir expliquer de quoi il s'agissait. Nous repensions simplement à la phrase que le fameux Bébért dit au moment où il décollait :
- Les Bas-Fonds, c'est plus ce que c'était !
A bientôt pour une nouvelle visite guidée, dans un prochain numéro de D&COUGNIAT
Nothing but the Grougniat !
Sidonie Domido












