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Publié le 29/10/2009 à 13:40
Par lagrougniat
De temps en temps, l'encyclopédie vivante de la Grougniat Max Galère vous fait partager ces moments qui ont marqué la grande (ou la petite) histoire de la Grougniat...
Aujourd'hui : Le Bourron Perdu

Il s'appelle Thierry Néfaire, mais dans la ville de Saint Mulien Jolin Jolette (sud de la France), tout le monde l'appelle Titi. Un surnom sympathique pour un garçon malchanceux.
Abandonné par son père, puis par sa mère, il a erré de foyers en foyers pendant toute sa jeunesse. Adulte, il se retrouve livré à lui-même. Un temps dans la rue, il est ensuite aidé par la mairie pour obtenir un petit appartement de 14 m2, ammenagé dans les combles du gymnase de la ville. Il exerce deux emplois pour survivre : boulanger le matin de 5h à 7h, puis maçon de 16h à 18h. Lui qui révait de devenir astronaute a dû très vite oublier ses rèves de gloire. Sentimentalement, ce n'est pas mieux. Il a eu une copine une fois, mais ça n'a pas dépassé douze heures. Mais dans le village, tout le monde l'aime bien Titi, c'est un peu la mascotte, toujours prêt à donner un coup de main ou à discuter au bar de la Place, son repère la plupart du temps. La seule vraie raison de vivre de Titi, ce qui le fait tenir, ce sont les dimanches. Car Titi ne va pas à la messe, ni à la chasse, ni même au foot. Non ! Il fait comme des millions de personnes, il chasse la trouvaille et la perle rare. En somme, il arpente les VIDES-GROUGNIAT.
Tout ceux qui ont eu la chance de participer à un vide-grougniat le savent : les occasions sont rares de pouvoir trouver autant de merveilles liées aux sessions. Vieux jeux de tarot ayant servis sur le Ternay Tour (ou du moins c'est ce que disent les vendeurs), bourrons décorés à la main, pions en ivoire de synthèse, copies des registres de M. Le Croupion... On trouve tout (et surtout n'importe quoi) sur ces marchés gigantesques, avec son lot d'escroqueries (le vendeur qui a cédé à un couple de New-Yorkais la réplique exacte du palmarès de Mme la Bourronne doit encore croupir en prison). Mais il règne dans les vides-grougniat une atmosphère unique, festive et familiale, comme si l'esprit des grands maîtres imprégnait les lieux. Titi adore ces endroits. Il n'a pas assez d'argent pour acheter, mais de temps en temps, il investit quelques euros dans un jeu de tarot usagé ou un livre sur le Ternay Tour 1977, l'époque où il regardait les exploits d'El Decouvror sur la télévision du Bar de la Place.

Ce qu'il ne savait pas, c'est que sa vie allait changer ce dimanche de Printemps dans son propre village, pour le grand vide Grougniat de Saint Mulien Jolin Jolette. Il est 5h du matin et Titi arpente déjà les allées de la foire qui se met en place. Il sait, comme les quelques antiquaires déjà sur place, que les meilleures affaires se font tôt le matin. Le reste de la journée, c'est pour les touristes. Et son regard est attiré tout de suite par une lumière qui vient d'un petit stand au fond de l'allée principale. Il s'approche et voit alors un superbe bourron, en plaqué or, sur qui le soleil a choisi de faire rebondir ses premiers rayons... Mise à prix : 1€50. Titi hésite. Il n'a déjà pas mangé de viande depuis 3 semaines, cette somme est déjà plus qu'il n'en a sur lui. Mais la pièce est si belle. Il négocie avec le vendeur : 1€ tout de suite et une corvée de bois lors des premiers froids. Titi est fier avec son bourron si durement acquis. pour lui, cette merveille a plus de valeur que tout ce qu'on peut trouver de cher sur ce marché. Mais ce qu'il ignore... c'est qu'il a raison.
Car ce bourron n'est pas un pauvre gobelet fabriqué pour une fête des pères : il s'agit peut-être du bourron le plus ancien de l'histoire de la Grougniat. Une étude au carbone 14 le datera d'environ le XIIIème siècle avec notre ère et d'après les textes anciens, les plus grands spécialistes archéologiques grougnistes pensent qu'il s'agit du fameux "Bourron de la Mer Rouge", qui aurait été utilisé par Moïse lors de sa fameuse session jouée au coeur de la mer entrouverte. La valeur de l'objet est donc inestimable. Des milliers de collectionneurs tueraient rien que pour pouvoir l'approcher et il faut bien l'avouer, peu de personnes pensaient que la pièce existait vraiment. Et voilà qu'on la découvre dans un petit vide-grougniat de campagne, maintenant dans les mains du malchanceux du village, qui vient d'acheter son destin pour 1€ et une corvée de bois...

L'histoire est donc belle... ou du moins aurait dû l'être. Car Titi ne deviendra jamais riche et célèbre : un antiquaire ayant répéré que le bourron valait sans doute plus que ce que Titi avait mis pour l'acquerir, il proposa à notre pauvre bougre la somme de 500 € pour qu'il se sépare de son trésor. Alors que tout le monde aurait eu la puce à l'oreille de se voir proposer un tel pécule, Titi fut obnubilé par cette fortune qui se présentait à lui et céda, non sans un pincement au coeur, cet objet qu'il voyait maintenant comme son porte-bonheur.
Rassurez-vous, Titi ne sut jamais que l'antiquaire a cédé le bourron au Musée des Art Grougnistiques de Genève pour 17 Millions d'euros : il fut écrasé par une stère de bois alors qu'il exécutait sa "corvée à 50 centimes" chez le premier vendeur du Bourron.
Décidement, Titi m'était pas chanceux. Mais il aura offert au Monde qu'il redécouvre ce trésor de la Grougniat. Nous espérons que cet article lui rendra assez hommage pour qu'il figure enfin dans les livres d'histoire de la Grougniat.
Nothing but the Grougniat !
Max Galère Historien Grougniste
Publié le 29/07/2009 à 10:07
Par lagrougniat
Tout l'été, retrouvez l'historien de la Grougniat Max Galère, qui vous fait partager les petites histoires des grands maîtres du temps passé...
Aujourd'hui : Les secrets d'Edmond La Renifl'

Si vous passez un jour par le Coliseum de Ternay, regardez bien en haut du grand hall d'accueil. Vous y verrez une stèle, sur laquelle il est écrit : "En l'honneur d'Edmond, l'homme qui n'a même pas dit non !"
Il s'appelait Edmond la Renifl'. A l'âge de 14 ans, il a quitté le Tibet avec ses parents pour gagner la France, dans l'espoir de sortir de la misère dans laquelle sa famille se trouvait depuis les grandes famines. Nous sommes en 1919. Le jeune Edmond arrive alors dans ce pays qui sort à peine de la Grande Guerre. Il arrive à Paris où l'ambiance est à la fête, les survivants noient leurs traumatismes et leur pauvreté dans la joie et l'alcool. Il apprend la langue qu'il assimile en quelques mois et peut ainsi s'inscrire à l'école. Sa famille trouve rapidement du travail, tout semble aller pour le mieux dans la famille La Renifl'. Mais quelques semaines plus tard, les ennuis commencent : Edmond est renvoyé de l'école. Motif : il ne participe pas en classe et ne répond jamais aux questions de ses professeurs. De plus, un vol a été commis et un de ses camarades l'a dénoncé. Il a refusé de se défendre devant le proviseur. "Il n'aurait pas dit son nom le premier jour, on aurait pensé qu'il était muet" dira plutôt son professeur de lettres interrogé par un journaliste. Edmond part donc travailler avec son père dans un pisciculture de la banlieue parisienne, ce qui lui vaudra plus tard le surnom de "La Carpe". Employé modèle, il passe ses journées à travailler sans rien dire, il ne fait aucune pause et ne sort pas avec ses collègues le soir. On ne lui connait pas d'ami, seulement une femme rencontrée alors qu'il avait 21 ans. Huguette Binouse arrivait juste du pays de Beauce où elle vait décidé de quitter ses parents agriculteurs pour tenter sa chance dans la capitale. Sa rencontre donna un fils l'année suivante : Marcel, le père de Remy, le champion à 22 Ternay Tours. Mais Edmond refusa toujours de l'épouser ("Je lui ai proposé de nombreuses fois" dira plus tard Huguette "mais il n'a jamais répondu"). Il découvre la Grougniat en 1927, après avoir été emmené en session par un ami, Dédé la Mitraille, le patriarche des Grands Maîtres. Il commence ses classes l'année suivante et devient grands maîtres en 1934, à à peine 29 ans. Succès presque immédiat puisque 4 ans plus tard, il remporte son premier Ternay Tour avec le score incroyable de 2000 points tout rond. Il donnera alors son unique interview, se résumant à une phrase : "J'ai équilibré mon jeu". Dédé sera un peu plus dissert : "Il a voulu faire une garde une fois, mais il y a eu une garde contre avant". Edmond en décembre 1939Mais il ne pourra pas rééditer cet exploit, car l'Europe tombe dans la guerre. Après quelques semaines de combats, la France signe l'armistice et Edmond se retrouve, comme lors de son enfance tibétaine, sous le joug de l'occupation. Situation inacceptable pour lui, il rejoint la résistance où il est affecté aux services d'espionnage. De fil en aiguille, il gagne la confiance de ses supérieurs dans l'armée secrète et il devient le détenteur de nombreux secrets sur les lieux et les caches des combattants de l'ombre. Cela lui vaudra son surnom de combattant : Eddy le taiseux. Mais le 7 janvier 1944, c'est le drame : Edmond est dénoncé par un résistant arrêté quelques jours plus tôt et il est arrêté par l'armée allemande dans les couloirs du Coliséum de Ternay. S'en suivront 26 jours d'interrogatoires, au rythme de plus de 17 heures par jour. Des témoins déclareront qu'ils ont vu des bourreaux s'endormir de fatigue au milieu de leurs exactions. Las, les allemands le relâcheront le 29 janvier sans qu'à aucun moment il n'ait révélé une seule information. Fourbu, Edmond rentra chez lui retrouver son épouse et il quitta la ville pour s'installer dans le Larzac. Malheureusement, il mourut dans un triste accident l'année suivante : il fut écrasé par son propre tracteur que manoeuvrait un ouvrier agricole. Le jeune homme déclara à la police "Je suis sûr qu'il m'a vu arriver mais il n'a rien dit. Je ne l'ai pas vu". En 1949, l'armée française lui remettra la croix de Fer à titre posthume et en 1950, c'est la légion d'Honneur qui lui sera descernée. La DOIGT inaugurera la stelle du Coliséum dès 1953, où Dédé entonnera son fameux discours commençant par le célèbre "Entre-ici, Edmond la Renifl'..." L'engin de mort d'EdmondAujourd'hui encore, son petit-fils voue une immense admiration pour ce grand-père qu'il n'aura pas connu et il ne manque jamais une occasion de lui rendre hommage en session. "ça, c'est clair ! Pour ce qui est de ne pas parler, il ressemble comme deux gouttes d'eau à Papy Edmond" nous dira même Dédé en fin d'interview... A bientôt pour une nouvelle petite histoire...
Max Galère Historien Grougniste
Publié le 29/04/2009 à 21:09
Par lagrougniat
Nos derniers résumés de sessions semblaient ne pas avoir fait de vague, laissant penser que Nadine Amouk, notre envoyée spéciale permanente, avait visé juste et bien analysé les forces en présence dans ce Grand Circus Ternay Tour. En fait, une semaine plus tard, les réactions affluent.
Notre rubrique "En attendant la session" vous livre aujourd'hui les communiqués que trois grands maîtres ont fait publier dans divers quotidiens ce matin.

Remy la Renifl' (dans le Katmandou Post, 27 avril 2009)

"J'ai lu sur les nombreux blogs qui me sont consacrés que la Grougniat avait perdu de sa saveur depuis quelques sessions, et d'aucuns avançaient que cela correspondait mes absences. Une interrogation revient et occupe tous les esprits : que fait Rémy et quand reviendra t il ?
Il était de mon devoir de sortir de ma réserve et de donner, si ce n'est quelques explications, au moins de commenter les derniers évènements de la compétition.
J'ai constaté comme tout le monde que GC est celui que j'ai toujours pensé : un joueur de pacotille accroché au moindre point qu'il réalise. Aussi sa première place au classement résonne pour moi comme une mauvaise nouvelle. Je comprends la lassitude des spectateurs, alors que la Grougniat est dominée par ses tactiques attentistes et ses argumentaires brouillons.
Mais je tiens surtout commenter les performances de Dédé. J'ai toujours apprécié le doyen des jeux, comme il faut respecter une idole. Mais au-delà des convenances, je ne saurai taire le peu d'admiration que j'ai envers son talent, et j'avoue ne pas craindre l'adversaire. S'il fallait confirmer que la première place de GC parlait d'une baisse de niveau du jeu, la deuxième place de Dédé en est la criante preuve.
Est il facile de critiquer alors même que je ne me présente pas autour de la table ?
A cette question qui ne manquera pas de contrecarrer mes analyses, je répondrai par une salve de questions... Est il facile d'être l'ambassadeur du jeu ? Est il facile de faire honneur aux invitations multiples qui parviennent mon intention ? Est il facile de sentir sur ses épaules le poids de tant de responsabilités, quand nombre de conflits dans le monde trouvent par mon entremise des réglements pacifistes au bénéfice des plus pauvres et des plus faibles ? Est il facile de concilier le talent et la bonté ?
Je ne cherche pas tirer la couverture à moi. Je suis dans la lumière, ainsi est mon destin. J'ai accepté cette charge tout au long de ma carrière. Je l'accepterai encore et, aux vues du niveau proposé par mes paires, je comprends que je ne peux me tenir plus longtemps éloigné des tapis. Le jeu a besoin de moi.
Rassure toi, Grougniat, Rémy'll come back !"
GC Dialey (extrait du numéro de Penthouse daté du mois de mai 2009)

"J'ai lu le dernier résumé de session. Bien souvent mon talent reste illisible pour les humains. C'est encore le cas. Je sais que mes supporters voient clairs dans mon talent, aussi je ne me suis pas senti tenu de répondre à cet article incendiaire.
Peu importe qu'on considère que je manque de panache, alors que j'ai été le seul, au travers l'histoire, à produire ce qu'il est possible d'appeler le mariage du talent et de l'efficacité. Qui d'autre que moi a su gagner sans jeu ? Qui d'autre que moi a su gagner à la force du panache ? Qui d'autre que moi a su conquérir tant de sommets alors qu'il avait connu tant de désert ?
Je ne compte pas sur la chance. Je ne compte pas sur les baisses de régime des autres. Je ne compte que sur moi-même. La quintessence à laquelle je touche peut rester étrangre aux compréhensions de la presse. Peu m'importe tant que je parviens à tirer la Grougniat vers le haut, à faire évoluer le jeu et à donner du plaisir tous ceux qui apprécient le talent quand il donne aux cartes la magie qui éclairent les yeux !
Mes concurrents, c'est normal, tenteront de me déstabiliser par des attaques de bas étages. Je n'ignore pas que les plus perfides d'entre eux sont aussi les plus jaloux de mes techniques et de mon sens stratégique.
Je garde la tête froide et le jeu fougueux. Quoiqu'on en dise. Je suis au-delà des critiques. Loin des gagnes petits qui se gargarisent de bourrons d'or qui n'ont aucune signification. Je vole avec les aigles. Que sont pour moi les piques que me lancent de si bas des moustiques bruyants et pathétiques ?"
Dédé La Mitraille (extrait du numéro du 26 avril de Notre Temps)

"Ma deuxième place est elle une surprise ? Oui, sans doute, pour ceux qui oublient trop vite que l'exprience ne sert pas qu'à parler d'histoire !
La Bourronne est derrière moi, et si je sens son souffle dans ma nuque, je ne crains pas de l'affronter cartes en main, pour peu qu'elle sache ce que sont les défis honnêtes ! Car je sais qu'elle est la reine des coups bas.
GC me tient en respect ? Mais tient il autre chose qu'à garder son score en l'état ? Si je craignais encore le Petit Prince, ce serait faire trop de cas d'une réputation qui a fini par devenir ce qu'elle est : usurpée. Plus personne n'est trompé, sauf GC sans doute, qui croit encore dur comme fer qu'il est un joueur intéressant et créatif. Dans ses illusions, je sais qu'il construit lui-même sa perte.
Rémy menace de revenir au jeu ? Qu'il revienne ! Il met de l'ambiance autour de la table... mais du suspense, j'en doute. Lui, comme Cingllette, sont des joueurs du passé avant même d'avoir vieilli.
Parce que Cingllette se contente de jouer de la même manire depuis des centaines de session, il ne reste plus que lui à être étonné que ça ne marche pas. Comment craindre plus longtemps un concurrent figé dans des principes vieux comme ses titres ?
Diane est pendue à on ne sait quoi. Elle est si démunie lorsqu'elle n'a pas de chance que je n'ai bien qu'une remarque faire son encontre, comme me l'avait confié un vieil ami : celui qui construit sur la chance, c'est un bâtisseur qui dresse une maison sur du sable.
La vraie interrogation, c'est Cut Karten. Une joueuse novice qui tient la dragée haute à des Grands Matres titrés et exprimentés, cela inspire le respect. Et l'inconnu qui se propose avec elle est source de méfiance de ma part. Je la souponne d'être en capacité de casser. Mais à vrai dire, je saurai toujours la malmener psychologiquement le jour où elle deviendra gênante. Bref, je ne vois pas comment, cette fois, la victoire pourrait m'échapper. "
Nothing but the Grougniat !
Habib Liotec
Publié le 09/04/2008 à 07:50
Par lagrougniat
Le Reader Digest de la Grougniat ? C'est bien-sûr "BREVES DE TAPIS", votre nouvelle rubrique où vous pouvez tout savoir de la vie des grands maîtres, en session... ou en dehors
BREVES DE TAPIS - 8 AVRIL 2008

Interrogé par des confrères mexicains, GC Dialey a ironisé sur le parcours de la torche olympique à Paris : « (…) Les chinois auraient du me demander de courir moi ! Avec GC Dialey, on n’éteint pas la flamme ! ». Mais aurait-il su joindre les deux bouts du relais ?
Affairé -empêtré ?- dans la question tibétaine, Rémy passe plus de temps à fomenter des coups d’Etat anti-chinois pacifistes qu’à travailler son jeu. Dommage que le défenseur des droits tibétains ne soient pas également le chantre de la non violence autour du tapis grougniste. Elle a bon dos la non violence.
Evincé des grandes manœuvres depuis plusieurs sessions… égal à lui-même… Cingllette ne trouverait plus sa place dans le grand cirque grougniste. Drôle de situation pour un phoénix.
L’éléphant de la Grougniat, lui, est dans son bain : Dédé fume le cigare en sifflotant et réalise un Ternay Tour à l’abri du feu et au sommet… Combien de temps lui reste t il avant que la vindicte ne s’attaque à lui ? Selon la règle, c’est à lui d’en décider. Les chinois reconnaissent la dictature de Dédé !
Etincelante de talents, éblouissante de panache, auréolée de sessions victorieuses, la Bourronne en oublie jusqu’à demander aux Grands Maîtres de bien prononcer son nom, Madame la Bourronne… Simple relâchement, symptôme d’Al Zheimer ou incrédulité ? A moins que la Bourronne n’est mis son nom en hypothèque, en attendant d’avoir un palmarès…
C’est ses atouts auxquels Diane ne se rappelle plus ! La Chasseresse se fait manger son petit, elle a cinq atouts maxi dans sa manche… une vraie dépression digne de 31 ! Ils sont loin les sommets de ses records du monde ! Après la chance du débutant… la real politik ?
Nothing but the Grougniat !
Publié le 02/04/2008 à 09:15
Par lagrougniat
Nouvelle rubrique dans la Grougniat : à l'instar des brèves de comptoir, découvrez les brèves de tapis... où la situation des Grands maîtres en quelques secondes...
BREVES DE TAPIS

Pris dans la tourmente tibétaine, Rémy manque session après session un calendrier pourtant allégé dans un Historical Ternay Tour qui vire au Club des Cinq. Au sein même du Club des Cinq, GC Dialey se fait tirer les oreilles à l’appel général des troupes… Toujours prêt à imiter les copains, GC se prend pour Rémy et s’absente pour des raisons fumeuses ! C’est la nouvelle tendance en matière d’épicerie : c’est de ne pas jouer du tout !…
Du côté des éternels et infatigables lutteurs, Dédé se découvre des ambitions. Pour un vieil homme, pas mal de se confronter à un pucelage !
En matière de pucelle, Cingllette fait pâle figure… Deux ans de compétition non stop, et Cingllette, fidèle à lui même, ni trop devant, ni trop derrière, une stabilité qui fait de lui le Grand Maître le plus impressionnant de l’histoire… et également, celui dont l’on est sûr qu’il n’ira jamais au bûcher !
Ô combien de fois le feu elle l’a traversé, elle, la Bourronne ! Soldate de toujours, hésitante entre toutes les stratégies, attachée par trop aux humeurs de ses cartes en main, elle flirte aujourd’hui avec la victoire finale ! Décidément, les premières pendent au nez de la Grougniat !
Ce n’est pas le nez qu’elle a pendu, mais la langue… Diane la Chasseresse qui réclame à cor et à cris (!) le retour à l’œuvre de l’ex-axe des Justes ne peut bien se fier qu’à elle même… ça fait longtemps que le shuffle à mis la justice a mal !
Publié le 23/02/2008 à 11:36
Par lagrougniat
Ce soir, première session de l'Historical Ternay Tour, le nouveau bourron de Bronze... Bien sûr les grands maîtres vont en découdre pour la victoire. Mais l'intérêt est double, car cette compétition sera l'occasion pour tous les spectateurs de revisiter l'ensemble des 20 dates les plus importantes de l'Histoire, auxquelles la Grougniat a contribué, de près ou de loin...
Round I : LA DECOUVERTE DU FEU (-450 000 avant J.C)
Comment ne pas commencer par le commencement. Car d'après le travail de plusieurs historiens de l'Université Tarotistique de Boston (Usa), la première trace grougniste remonte à l'homo-erectus.
1- La société de l'époque
Nous sommes au début de l'humanité. L'homme est regroupé en petits groupes, chasse et pèche et commence à tailler des outils.
Mais le grand problème de sa vie est ailleurs : IL MANGE FROID. il tue des animaux, mais il n'a rien pour les faire cuire. Alors, ça le déprime. Et suivent tous les problèmes liés à la dépression : aucune hygiène corporelle, un langage limité et des relations sociales quasi-néantes. De plus, il est peu séduisant à cause de ses grosses dents (évolution naturelle pour pouvoir manger des cuisses de mamouth crues). Donc les échanges amoureux sont rares et la race est à la limite de l'extinction...
 L'homo-erectus tente des trucs mais sans résultat...
2- La Grougniat à cette époque
Dur de connaître avec précision les conditions grougnistes de l'époque. Mais les travaux d'archéologues nous apportent des informations qui semblent concorder...
Quelques tribus auraient vu leurs populations dévastées par le tenia (à force de manger cru), pour se retrouver seulement avec des effectifs de 5 ou 6 personnes, les plus costauds de leurs congénères. Un mouvement de rébelion germa alors dans les esprits et presque en même temps dans plusieurs régions du monde, ces hommes décidèrent de lutter contre la déprime ambiante.
On vit alors des habitants prendre plusieurs plantes d'aspects proches mais légèrement différentes. Ils les répartirent alors entre tous les membres de la tribu et s'assirent tous côte à côte. Le premier jeu de l'histoire venait de naître. Les hommes choisissaient une plante et la jetait par terre. Celui qui avait celle la plus verte remportait toutes les plantes. Celui qui n'avait plus de plantes avait perdu et se faisait massacrer par les autres, qui trouvaient enfin une occasion de rire.
Afin de ne pas massacrer l'ensemble de la population restante, ils décidèrent de récupérer les ossements des perdants entre tous les hommes restants et le crane du décédé était posé au sol, comme un pot. Plutôt que de mourir, le perdant posait un os dans le crane. Tant qu'il lui restait des ossements, il n'était pas mis à mort. LE PREMIER BOURRON ETAIT NE !
 Les premiers bourrons de Bronze, d'Or et d'argent
La vie a alors repris, les tribus jouaient, riaient et surtout copulaient afin de concevoir de nouveaux joueurs. L'humanité, quelque part, venait de se sauver elle-même.
3- La Date-Clé
C'est dans une tribu hongroise que la face du monde a véritablement changée. Les historiens ne sont bien sûr pas tous d'accord avec cette thèse mais il s'agit de la plus plausible d'entre toutes...
Une confrérie de grands joueurs s'était créée dans les régions. Les meilleurs joueurs commençaient à se rencontrer et leurs affrontements remplaçaient les batailles entre tribus. Difficile de savoir combien ils étaient, mais on pense qu'ils ne dépassaient pas la dizaine.
Et c'est lors d'un de ces "combats" que l'évènements est arrivé. Les ancêtres des grands maîtres avaient pour habitude de jeter leurs ossements dans le crane central de plus en plus fort, avec de plus en plus d'effet, pour montrer leur force. Et il semble qu'un de ses lancers échoua, provoquant la plus belle réaction qui soit : une étincelle, due au frottement des deux ossements à plus de 100 km/h, surgie et enflama toute l'herbe de l'aire de jeu.
 Un entraînement de grand maître...
Les hommes hurlèrent d'abord, puis après avoir vu l'un des joueur brûler vif, ils comprirent que tout cela était bon pour la viande. ils amadouèrent donc le jeu et tous leurs problèmes disparurent. Mais ils continuèrent à jouer à l'ancêtre de la Grougniat, à la fois par respect pour ce jeu qui leur avait sauvé la vie et aussi pour recréer le feu dès qu'ils le souhaitaient.
Ce n'est que bien plus tard que des hommes allumèrent des feux en faisant tourner des bouts de bois. Sans doute étaient-ils de mauvais joueurs qui n'avaient pas accès au cercle de jeu. Le temps de l'Homme venait d'arriver.
Rendez-vous ce soir pour un exceptionnel Ternay Live...
Nothing but the Grougniat !
Max Galère Historien Grougniste
Publié le 09/02/2008 à 11:15
Par lagrougniat
Après quelques jours de repos bien mérités, les grands maîtres se remettent à la tâche pour ce qui s'annonce être une des fins de Ternay Tour les plus serrées de l'histoire. A trois sessions de la fin, 7 points seulement séparent les hommes de tête...
GOLDEN BOURRON TERNAY TOUR (après 17 sessions)
1er Remy la Renifl' (11) 2 321 points 2ème G.C DIALEY (14) 2 314 points 3ème Cingllette (17) 2 115 points 4ème Diane la Chasseresse (16) 1 892 points 5ème Mme la Bourronne de Mesrine (17) 1 848 points 6ème Dédé la Mitraille (17) 1 676 points
Entre parenthèse, le nombre de sessions disputées
REMY ABSENT, MAÎTRE PIERGES PASSE A L'ATTAQUE
La DOIGT a fait le forcing pour l'organisation de la session de ce soir et le principal dommage collatéral sera l'absence de Remy qui n'a pu s'organiser pour être là à temps. L'occasion était belle de contacter le conseil du Grand Maître, le fameux Pièrges.
Joint hier par téléphone alors qu’il sillonnait les Andes à la recherche de son patron et Grand Maître Rémy parti en trekking autonome, Piergès n’a pas mâché ses mots et dresse un inquiétant constat dans les relations entretenues entre Rémy et ses adversaires de jeu !
La Grougniat : Piergès, Rémy est en plein trekk au Chili, sera t il présent demain soir vendredi pour une des ultimes sessions de ce Ternay Tour ? Maître PIERGES : Evidemment que non il ne sera pas là. Je le cherche depuis 24 heures en continu. Et il est normal que je ne le trouve pas. Il est parti en autonomie complète. Il ne comptait revenir que pour la session de dimanche.
L.G : Cette stratégie de l’absence que décrient ses adversaires va lui servir dans la course au titre ? M.P : C’est une provocation, voire une machination. Tout cela n’est pas bien sérieux. Mon client est en tête du Ternay Tour et, accessoirement, par la même, il est d’ores et déjà prétendant à un deuxième Bourron d’Or consécutif. Sur ce, la déstabilisation commence à outrance. La Grougniat est manipulé par certains Grands Maîtres qui ont tout intérêt à ce que Rémy ne soit pas là.
L.G : Visez vous des joueurs en particulier ? M.P : Je ne vise personne en particulier mais je pense plus particulièrement à Cingllette. La manipulation de l’opinion publique est son fort. D’annulation de session en annulation de session, il peut, grâce à ses relations proches avec certains membres influents de la DOIGT, monter des sessions de manière très rapide… telle que celle de ce vendredi soir. Et mon client, qui a sans doute le défaut d’être un aventurier au grand cœur, ne peut pas répondre à des sollicitations de ce type. Rémy est entièrement victime. Voilà, victime de son goût pour l’aventure, victime de sa générosité pour les peuples du monde.
L.G : N’en faites vous pas un peu trop ? M.P : Ne pourriez vous pas poser cette question à Cingllette ? Et lui demander par la même s’il parvient à se sentir digne de son rang quand il met en œuvre de telles stratégies pour arriver à ses fins.
L.G : Vos attaques ne sont donc cette fois pas tournées vers la DOIGT ? M.P : S’il convient d’attaquer la DOIGT pour mise en place de session abusive, nous le ferons. Mais je pense que Rémy préférera sur ce coup répondre par le jeu et l’emporter dimanche soir.
L.G : GC a t il vraiment l’avantage en participant à une session supplémentaire ? M.P : Il ancre son score. Alors que le score de Rémy reste un écran de fumée, très tape à l’œil. Rémy joue sur un fil. GC n’en a pas le cran. Après tout, à cela, rien de très surprenant.
L.G : On a pourtant beaucoup avancé la possibilité que vous ayez choisi d’assurer la défense de GC ? M.P : La force tactique de Rémy est parfois aussi de me prêter d’autres contrats. Mais je n’assure la défense que de Rémy et des Justes en général. Je suis donc amener à intervenir auprès de Diane, voire de la Bourronne.
L.G : Piergès, le grand public vous connaît peu même s’il entend beaucoup parler de vous… Pouvez vous nous en dire un peu plus sur vous même ? M.P : Je vais vous en dire plus et vous attaquer pour atteinte à la vie privée. Ça vous va ? ! Au revoir.
Nothing but the Grougniat
Nadine Amouk Envoyée Spéciale
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