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Publié le 06/03/2007 à 08:00
Par lagrougniat

Les grands chasseurs vous en parleraient pendant des heures : une chasse est toujours meilleure quand elle est difficile, car le bonheur de la réussite n’en est que plus grand.

 La Grougniat ne fait pas exception : la chasse au petit y est un sport national. Et les techniques varient suivant les personnes et les situations. Il n’y a pas de règle, pas de date d’ouverture. Un petit est appelé soit à sauver une situation désespérée, soit à succomber au terme d’une lutte dantesque.
 

Rappel de la définition : Le petit (ou 1 d’atout) est un oudler. A ce titre, il permet de faire moins de points pour réussir un contrat et rapporte cinq points. Par contre, il est le plus petit des atouts. A ce titre, il est vulnérable, car difficile à protéger. Chaque carte est son ennemie.

 

Donc vous avez décidé de partir et vous n’avez pas le petit. Si l’idée vous en prend, vous pouvez décider de prendre le petit. Trois techniques principales s’imposent : la chasse, la traque et la battue.


 

LA CHASSE

  

Origines



 C’est le roi Childéric III, grand maître honorifique de la Grougniat, qui est à l’origine des premières chasses au petit en l’an de grâce 748. Une petite ère glaciaire était tombée sur la France et tout voyage en forêt était devenu impossible, du fait d’un climat trop rigoureux.
Le Roi, incapable de rester plus d’une semaine sans chasse, organisa donc la première chasse au petit de l’histoire : il choisit dans le jeu l’ensemble des atouts du 16 au 21 et donna le petit deuxième à un de ses proches conseillers. Il prit donc facilement l’oudler sacré et fit bien sûr pendre le conseiller, ne le trouvant pas assez combatif.
 La tradition de la chasse au petit se perpétua donc à chaque temps de pluie ou de neige. La technique rentra dans les mœurs des sessions peu de temps après. Il est à noter, pour l’anecdote, que lors d’une session contre Charles Martel, Childéric perdra son petit au 3ème tour d’atout. Déshonoré, il se tondra la tête et entrera au Monastère de Saint-Bertin pour y mourir, restant dans l’histoire comme le dernier des Rois Mérovingiens. 

 
 

Analyser ses chances de réussite



La chasse est facilitée par votre nombre d’atout. Une poignée donne par exemple de grandes chances de réussite, car elle diminue mathématiquement le nombre d’atouts de vos adversaires.

 

Mais le nombre n’est pas tout. Il faut surtout posséder les GROS ATOUTS. Une chasse n’a par exemple aucune chance de réussir si votre plus forte carte est le 14. Seul un concours de circonstance ou un jeu fin pourra vous assurer de la victoire, mais on rentrera alors plus dans le domaine de la traque ou de la battue.

 

Voici un exemple de jeu permettant une chasse assez tranquille, avec une incertitude du sport proche du zéro absolu.



 

Le fait de ne pas avoir le 20 ou le 21 n’est pas rédhibitoire. Il suffit de les faire tomber. Mais la chance doit alors intervenir.



La technique

 

La chasse est assez basique dans le procédé. Deux cas se présentent :

 

-          Vous avez le 21, le 20 et d’autres gros atouts : jetez les dans l’ordre. Mais arrêtez-vous dès que vous risquez de ne plus être maître. Au mieux, votre partenaire aura le petit et vous le donnera avec plaisir. Au pire, les atouts seront tombés et vos rois ne seront pas coupés. Vous garderez ensuite un œil sur les coupes pour tenter de prendre l’oudler qui devrait se sentir bien seul dans le jeu de votre adversaire.

 

-          Vous n’avez pas le 21 ou 20 : Jouez de petits atouts pour faire tomber les gros progressivement. Il faut bien entendu essayer de le faire avant que l’on connaisse l’identité de votre partenaire. Le petit hésitera à sortir tout seul, sans garantie. Avec un peu plus de chance, votre partenaire aura les gros et vous aidera dans la chasse. Sinon, il est possible que le détenteur du petit possède aussi les gros atouts et ne puisse se débarrasser de son boulet.

 

Si le jeu est adapté, une chasse a donc de grandes chances de réussir. Mais, amateurs grougnistes, vous reconnaîtrez qu’elle ne comporte qu’un intérêt sportif limité. La Grougniat ne pouvait s’arrêter là.

 

Suivez donc dans nos prochains articles les vraies techniques des esthètes grougnistes : la traque et la battue, autrement plus spectaculaires et dangereuses.


Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

  Remerciements : A Diane la Chasseresse pour les extraits de son œuvre « Ma vie est une battue » et son recueil photographique « Mes plus belles chasses » (Ed. Nathan Papourpartir – Coll. Nature)
Publié le 20/01/2007 à 12:39
Par lagrougniat

Comme chaque semaine, découvrez un nouveau geste technique, expliqué et commenté, pour mieux comprendre la différence entre le tarot et la GROUGNIAT.

Cette semaine : LA TREANDISE

Nous vous l'expliquons depuis plusieurs semaines : la principale différence entre le tarot classique et la Grougniat, c'est le bourron. Ce "pot" peut permettre à tout moment de se relancer quand tout semble perdu ou de plonger irrémédiablement alors que la victoire semblait acquise.
L'écrasage de bourron, c'est à dire le fait d'empocher un bourron d'une valeur significative, est une des bases du tarot grougniste. Vous pouvez trouver toutes les explications dans la rubrique "geste technique", où un article spécifique y était consacré. Mais forcément, le bourron étant le Graal, plusieurs techniques se sont diffusées au fil des temps pour permettre de réaliser des écrasages spéctaculaires. Une des techniques les plus récentes, et qui présente un des meilleurs taux de réussite est LA TREANDISE.


Conditions d'utilisation

La logique du tarot veut que plusieurs facteurs se combinent au bon moment pour réaliser un écrasage, mais le principal est simple : il faut avoir la chance d'avoir un bon jeu au bon moment. Si en plus, votre talent permet de combler quelques unes de vos faiblesses, le tour sera joué.

La Tréandise est l'anti-thèse de l'écrasage classique : on ne demande pas à avoir un bon jeu, on demande à ce que un, voire mieux deux de vos adversaires aient un bon jeu. Pour un peu que vous ayez un jeu à dire petite, ou même un peu moins, la Tréandise peut se mettre en place.


La Technique

Vous avez votre jeu en main qui ne permettrai même pas d'encaisser un bourron à 60. Mais le fait que l'enjeu soit plus grand que d'habitude est votre meilleur allié : la pression est là et tout le monde s'observe. 

Etape n° 1 - Evitez de parlez lors du premier tour. Au pire, personne ne parlera, mais vous n'aurez pas de regrets aux vues de votre jeu.

Etape n° 2 - Si un ou deux grands maîtres ont parlé, cela veut dire qu'au moins l'un d'entre eux a du jeu (un autre peut tenter lui aussi une tréandise). Il est bon dans ces cas là de bien connaître la psychologie de vos adversaires. C'est le moment de surrenchérir en espérant appeler un des deux grands maîtres. Le conseil est bien sûr de partir fort, pour que personne ne monte. Une Tréandise entraîne presque à coup sûr la garde contre.

Etape n° 3 - Si comme vous l'espériez, vous avez fait un bon appel (50% de chance statistiquement), vous n'avez plus qu'à gérer et à laisser votre malheureux partenaire faire tout le travail. Vous encaisserez donc la valeur du bourron sans difficulté. Votre partenaire se consolera avec la mise de la garde contre (quand même substantielle).

Etape n° 4 - Enfilez un casque de protection et un gilet pare-balles pour éviter les jets de projectile du public ou surtout des autres grands maîtres. Toute proportion gardée, évitez quand même de faire cela à chaque tour, car il faut être malin comme lors d'un bluff (car c'est bien de ça qu'il s'agit). Seul le mental compte pour réaliser de bonnes tréandises. Il faut aussi vous préparer à une session où vous serez l'ennemi.

 Résultat : Deux à trois Tréandises dans une même session assure quasiment la victoire, mais ont aussi pour conséquence la délétérisation immédiate de l'ambiance. Il faut donc savoir l'utiliser avec parcimonie.

session 007.jpg
Photo : Une célèbre Tréandise de G.C DIALEY qui lui rapportera un bourron à 800 points (kapapartir - 1997)


Origines

Il faut rendre à César ce qui est à César : c'est à la famille de G.C DIALEY que l'on doit cette méthode redoutable. C'est en effet sa trisaïeulle Tréandine DIALEY, grand maître de la fin du XIXème siècle ayant écumée l'Europe et l'Asie dans des sessions qui restent dans l'histoire, qui est la créatrice de cette technique.

Victime d'un horrible machisme, étant une des rares grands maîtres femme, elle devait en permanence lutter contre le refus des hommes de l'appeller. Certains préféraient même perdre que d'accepter d'être leur partenaire. elle décida donc d'inventer cette technique pour faire payer aux hommes ces idées rétrogrades et cela lui permettait en même temps de prouver sa valeur et de gagner le respect de ses adversaires. 

En un sens, la Tréandise a donc été un petit pas dans l'amélioration de la condition féminine, même si ce n'était pas son but initial (qui est comme d'habitude d'écraser le bourron, il ne faut pas perdre de vue l'objectif).


Les Tréandeurs

La Tréandise a l'air simple, mais elle requiert un mental de fer, beaucoup d'expérience et des nerfs à toute épreuve. Donc tout le monde ne connaît pas la même réussite, car elle reste quand même très risquée.


G.C DIALEY, bénéficiant de la transmission du secret familial, estbien sûr le tréandeur absolu, peut être meilleur que la créatrice elle-même, car il y a mis cette perversité qui lui est propre. Sa technique est maintenant difficile à égaler.


Mme la Bourronne de Mesrine, pas initiée au départ, a su s'adapter à la vitesse d'une excuse au galop. Elle est aujourd'hui une technicienne redoutée dans ce domaine.

Les autre peinent encore aujourd'hui, sans doute trop habitués au tarot "régulier". mais le temps aidant, on doute qu'ils restent insensible à cette technique que certains osent assimiler au poker, du fait de la prise de risque, alors qu'il s'agit en fait de mettre en adéquation tous les paramètres du jeu et de son expérience. En bref, depuis quelques temps, la Tréandise est la clé.

Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder

Technicien Grougniste


Publié le 28/12/2006 à 13:52
Par lagrougniat
Comme chaque semaine, découvrez un nouveau geste technique, expliqué et commenté, pour mieux comprendre la différence entre le tarot et la GROUGNIAT.

Cette semaine : L'ECRASAGE DE BOURRON


Nous vous l'avions expliqué dan les semaines précédentes, un bourron est fait pour être écrasé. Rappel de la règle du bourron (voir rubrique matériel) : A chaque jetée, chaque participant met 10 points au bourron (20 pour le donneur). A la fin de la maine, si un participant a remplit son contrat, il encaisse la valeur du bourron. S'il chute, il double la valeur du bourron qui est remis en jeu pour la maine suivante, et ainsi de suite...

Donc un bourron, surout en fin de partie lorsque la prise de risque augmente, est appelé à monter. On a vu des bourrons à plus de 3000 points dans les parties du début du siècle. On dit donc du grand maître qui remporte le pactole qu'il a réalisé un ECRASAGE DE BOURRON.

Origine : Le terme d'écrasage provient des débuts de la Grougniat, il y a quelques milliers d'années, où le bourron n'avait pas encore la valeur symbolique d'aujourd'hui. Lorsque la mise globale dépassait les 1000 points, la tradition voulait (notamment dans les pays scandinaves) que le grand maître vainqueur se lève et écrase à l'aide d'une masse ou de tout objet contendant en sa possession l'urne après avoir encaissé son contenu.
Mais les problèmes liés à cette tradition étaient multiples : le niveau de tension au moment de l'écrasage était tel qu'il arrivait parfois qu'un autre grand maître se saisisse en premier de l'objet contendant et écrase non pas le bourron, mais le crane du vainqueur. De plus, l'écrasage servait parfois à régler de vieilles querelles entre grands maîtres et plusieurs bains de sang furent à déplorer, comme l'indique l'ancien grand maître Pässde Dahlin dans son recueil "Odin faisait le cinquième", sur les relations étroites entre le tarot et les religions scandinaves. On décida donc, suite au décès de plusieurs grougnistes et le manque cruel de bourrons en état, que l'écrasage deviendrait symbolique.

noel 012.jpg
Photo : Reconstitution de l'acte ancestral par G.C DIALEY (Kapaprendre - 2003)


Comment réaliser le geste technique :
Plusieurs techniques permettent d'écraser un bourron et de prendre un option sur la victoire finale. Les quelques unes recensées sdont les suivantes :

- Avec talent : En cas de domination sans partage sur une session, on peut espérer avec du jeu à chaque maine et ainsi remporter le bourron sans difficulté, notamment par la prédominance psychologique sur les autres concurrents.
- Par hasard : Il est fort possible de toucher une bonne main au moment opportun sans rien avoir fait d'autre de la session. Le problème est que cela énerve passablement les autres grands maîtres qui feront tout pour ne pas vous laisser partir.
- Avec panache : Dans le cas où quelqu'un part pour écraser le bourron et que l'on a un jeu de qualité mais pas forcément suffisant, certains grands maîtres tentent le coup en espérant un appel de roi correct. La garde contre est quasiment obligatoire pour couper court à toute véléité. Le risque de doubler le bourron est quand même important.
- La Tréandise : Technique récente développée en session au début du XXIème siècle, la Tréandise consiste à partir avec rien en priant pour avoir un appel de qualité et ainsi rafler la mise non pas par ses qualités mais en se servant du partenaire. Technique très décriée, elle fera l'objet d'une rubrique spéciale dans les prochains jours, tant elle est prisée en ce moment et qu'elle mérite un développement plus approfondi.


Techniques alternatives et évolution de la règle :

- Politique de Lutte contre la Tréandise : LA D.O.I.G.T a décidé l'an passé de restreindre la valeur maximale du bourron à 1000 points, afin de limiter les tentatives despérées ou autre Tréandises. Au lieu de doubler le bourron, le chuteur distribut l'équivalent aux autres grands maîtres en parts égales. Il ne pourra donc jamais récupérer cette somme.

- Cingllette a tenté une technique d'écrasage nouvelle il y a quelques semaines, que l'on pourrait intituler : "Le noyage de bourron"

noël 007.jpg

En fait... ça ne sert à rien, ça ne rapporte rien et ça mouille les rondelles. La technique est donc rejetée et M. Cingllette est crédité d'une réserve pour profanation de bourron.

A bientôt pour un prochain geste technique.
World is Grougniat

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

Publié le 01/12/2006 à 13:47
Par lagrougniat
Humeur : Souriante

Comme chaque semaine, découvrez un nouveau geste technique, expliqué et commenté, pour mieux comprendre la différence entre le tarot et la GROUGNIAT.

Cette semaine : LA COUPE


Passionné de tarot, Florent Pagny parlait dans une de ses chansons de "savoir donner". Nous, au sein de la confrérie de la GROUGNIAT, nous ne sommes pas tout à fait d'accord avec lui. Le geste important n'est pas de savoir donner, mais de SAVOIR COUPER.

En effet, qu'est-ce qui va déterminer la maine que vous aurez au prochain tour ? La donne ? Non. En fait, tout le monde donne presque de la même façon. C'est la coupe qui va tout conditionner comme il est prouvé de façon statistique dans le livre "The Best Way to Cut" d'Odette DEJEU (Editions Laffonpas - 1978).
 
Voici quelques exemples qui vous permettrons de savoir bien couper lors de vos prochaines sessions.

Exemple n° 1 :

session 003.jpg REFUSEE

Cette coupe n'est pas autorisée en compétition, car elle ne partage pas le jeu de façon équitable : le nombre de cartes de chaque partie de la coupe doit au moins être égal à 3.


Exemple n° 2 :

session 004.jpg ACCEPTEE MAIS DECONSEILLEE

Le nombre de carte de chaque partie est supérieur à trois, donc rien n'empêche les juges de valider cette coupe. Mais vous pouvez constater que la carte située sous le premier tas est visible de l'ensemble des participants placés face au coupeur. Cela devoile donc partiellement le jeu du donneur. Cette pratique est donc à éviter. Soyez discret pendant vos coupes.


Exemple n° 3 :


session 005.jpg REFUSEE

Non, non et non ! Soyez raisonnable ! Certes la coupe est un moment fort de la jetée, mais il n'est pas possible de ne pas respecter les règles à ce point là. Le nombre de tas de cartes après la coupe doit être de 2. Il n'y a pas d'alternative, même si cela pourrait vous paraître judicieux.


Exemple n° 4 :

session 006.jpg  ACCEPTEE

Bravo. Vous savez couper. Les tas sont presque identiques, les cartes n'ont été vues de personnes et il y a bien deux tas distinct. Tout est fait dans les règles de l'art. Certes cela ne vous assure pas d'une grande maine après la donne, mais vous êtes sûr que votre coupe ne souffrira d'aucune contestation et ne génèrera pas de réserve qui pourrait vous coûter des points.


Que ce cher Florent Pagny se rassure, savoir donner est également important et fera l'objet d'une leçon ultérieure. Mais il était impossible de ne pas commencer par le commencement. C'est un geste technique primordial que le joueur de tarot classique néglige en général. Ce qui fait la différence entre lui et un grand maître de la Grougniat, ce sont souvent ce genre de petits détails.

World is Grougniat

* Crédit Photo : Agence kappapartir - Remerciements à M. DIALEY qui a accepté de prêter ses mains pour cette leçon.

Publié le 23/11/2006 à 14:10
Par lagrougniat
Comme chaque semaine, découvrez un nouveau geste technique, expliqué et commenté, pour mieux comprendre la différence entre le tarot et la GROUGNIAT.

Cette semaine : L'EPICERIE

Technique apparue au moyen-orient au milieu du XXème siècle, elle consiste à regarder l'étendue de son jeu avec un oeil modérateur et de prendre en compte, non pas le bénéfice que vous pourriez tirer d'une bonne maine, mais plutôt de la perte que vous pourriez infliger à vos adversaires, en attendant de les achever au coup suivant.

Prenons un exemple en image :

adeline 031.jpg
Photo amateure tirée de la session du 08/03/02 - Diane la Chasseresse

En l'espèce, que constatons nous : 6 atouts, 3 rois, 2 dames, une coupe franche. Pour un peu que le chien à venir soit de race et ça pourra sentir le petit chelem. Nous allons en fait assister à une des plus belles épiceries de ces dernières années, référencée dans l'oeuvre de Pierre Poujadeubout "L'épicerie, remède contre la garde contre".

Le potentiel est énorme : seules 3 à 4 plis devraient échapper au titulaire de ce jeu. Mais là n'est peut-être pas la bonne stratégie, car nous n'avons qu'un seul bout en notre possession. Il y a donc une possibilité que l'un des autres participants parte quand même.
L'épicerie s'applique alors : vous ne dites rien et ne monter surtout pas sur l'annonce de votre adversaire. Deux cas se présentent :
- L'un de vos rois est appelé : vous perdez le bénéfice de votre épicerie car vous devrez aider le partenaire d'une maine à réaliser son cpntrat, chose qui devrait se faire aisément vu votre jeu. Vous gagnerez donc quand même quelques points.
- Un autre roi est appelé : votre épicerie a réussit. Vous avez donc tout loisir de renvoyer vos adversaires à leurs chères études en les atomisant et en plus en les ridiculisant.

Bénéfices de l'opération :

- Vous êtes appelé : Vous encaissez un tiers des points du contrat. Vous perdez le bénéfice du bourron.
- Vous n'êtes pas appelé : vous encaissez le montant de la chute de votre adversaire et le bourron est doublé, ce qui vous laisse la possibilité de l'écraser au prochain tour.
- Vous ridiculisez les adversaires et marquez des points dans la guerre psychologique en cours. En effet, vos adversaires ne seront plus à partir de là ce que vous voudrez dire lorsque vous ne prendrez pas. La peur de l'épicier est une des craintes les plus efficaces de la GROUGNIAT.

Inconvénients de l'opération :

- En terme de points, il n'y a pas d'inconvénient.
- En terme disciplinaire, il arrive que la commission inflige des pénalités lorsque l'épicerie devient une forme de jeu permanente. On parle alors de "Chaine de supermarchés" et les sanctions peuvent être sévères (maximum : suspension pour deux tours)
- En terme de relationnel, une fois l'épicerie faite, abandonnez tout espoir que l'esprit de camaraderie puisse règner autour de la table jusqu'à la fin de la session. Vous devrez subir quolibets et attaques permanentes, et vous serez soupçonné d'épicerie à chaque tour. la suspicion étant à son paraxysme.

L'oeil de l'expert :

Diane la Chasseresse, épicière sans égale, devenue maîtresse dans le maniement du petit commerce et redoutée par tous les grougnistes pour la spontanéité de son jeu, vous donne ce conseil :
"Tentez de faire monter votre adversaire qui est parti avec une petite. La pousse semble le mieux approprié. Soit il vous laissera et vous réussirez votre contrat tranquillement. Soit il partira à la garde et vous l'enverrez par le fond. En fait, n'annocez en général que des pousses, comme ça il sera impossible pour vos adversaires de lire votre jeu et vous leur laisserez toujours une possibilité de monter et de tomber dans le magasin".
Extrait de "La Vie est un (petit) Casino" par Diane La Chasseresse - Editions Laffonpas


Expliquez nous votre vision de l'épicerie, que vous en ayez réalisée et que vous en ayez été victime.

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