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Publié le 27/08/2007 à 16:18
Par lagrougniat
Chaque mois, un nouveau geste technique pour vous donner les clés du jeu et vous permettre de peaufiner votre gestion des sessions. Ce mois-ci, un must des grands maîtres : la Marc Raquil.
QU'EST CE QUE C'EST ?
Vous vous rappelez au beau milieu du printemps ? Remy arrive en tête avant la grande finale du Ternay Tour. Son résultat final : 4ème. C'est Cingllette qui remportait la mise. Vous vous rappelez de Diane en tête après deux records du monde consécutifs ? A l'époque, on croyait le Ternay Tour assurée pour la championne. Et c'est encore Cingllette qui viendra coiffer tout le monde sur le poteau.
Pourquoi ces revirements incroyables de situations ? Parce que Cingllette est le roi dans la maîtrise de la Marc Raquil. Dès qu'une session ou un Ternay Tour arrive à son terme, il accélère et au moment de la Golden, il "casse" pour passer devant tout le monde.
C'est en hommage au grand champion français que le grand maître a inventé cette technique. Et il faut reconnaître qu'en avançant caché et en cassant sur la fin, le résultat est souvent payant.
 Et tu casses (Arch. perso. Cingllette - 2003)
COMMENT LA REALISER ?
Il n'y pas d'assurance de réussite, mais il y a une chose principale à évite : ne pas jouer comme si chaque jetée était la dernière. Un Ternay Tour est une épreuve d'endurance, il faut éviter les jours sans et les scores désastreux. Il faut savoir rester placé, tout en se faisant oublier de ses adversaires. Mme la Bourronne de Mesrine, par exemple, resiste mal à une session sans jeu. Il tente donc ce qu'elle appelle l'X-Trème Tarot, qui consiste en une prise de risque inconsidérée et qui lui coûte la plupart du temps son capital point. La personne qui veut utiliser la Marc Raquil ne va pas se compromettre dans des coups désespérés, mais va tenter de sauter en fin de session sur tout bourron qui se présentera. L'important est donc d'être attentif et de ne pas se laisser embarquer dans des opérations délicates. A partir de là, il faudra profiter de la fatigue de l'adversaire pour passer devant tout le monde. EST-CE EFFICACE ?
Il faut bien reconnaître qu'il faut une maîtrise importante du jeu pour bien réussir une Marc raquil. Les Grands Maîtres sont plus aptes que vous à la réussir. Mais dans une partie amateur, vous pouvez aisément surprendre vos adversaires.
Les esprits chagrins ou Dédé la Mitraille vous diront que sans jeu, il n'y a pas de Marc raquil possible. C'est seulement à moitié vrai, car il est rare de passer une fin de session complête sans jeu et il faut savoir sauter sur les opportunités. C'est cela qui fait les grands joueurs.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Publié le 29/05/2007 à 13:45
Par lagrougniat
Ce mois-ci, le geste technique concerne un choix essentiel qui peut faire de vous un vainqueur de session ou un looser sans nom qui n'aura plus qu'à errer pendant des heures dans les méandres des scores négatifs.
En effet, l'appel du roi est le geste à ne pas manquer pour espérer réussir son contrat. Appeler un roi au chien et vos chances de vous en sortir seront proche du néant. Appeler le roi d'une Grougniat et ce sera peut-être pire. La semaine dernière, nous vous avons exposé la personnalité de chaque roi, pour pouvoir choisir en toute connaissance de cause le roi sur lequel vous ferez reposer tous vos espoirs. (http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/334762-geste-technique-lappel-du-roi-premiere-partie)
Aujourd'hui, passons à la seconde partie, peut-être la plus importante.
PARTIE II : CHOISIR UN ROI SUIVANT SON JEU
Aucune donne n'est pareille, c'est une règle immuable. Donc les éléments que nous donnerons dans cette partie ne seront que clés pour pouvoir analyser au mieux son jeu et choisir avec la plus grande des logiques. Mais chacun a son tempérament et un peu defantaisie ne fait jamais de mal.
Nous ne ferons que reprendre les éléments décrits par le Grand Maître Grougniste CIngllette dans son cours universitaire et publiés aux Presses Universitaires du Tarot ("How To Call The Good King" - P.U.T 1987).
Voyons maintenant pourquoi les grands maîtres appellent tel ou tel roi, avec les avantages et inconvénients des différents appels.
* Le sauvetage de points
Cet appel est l'un des plus utilisé. Il consiste à appeller un roi où l'on possède une carte intermédiaire (valet, cavalier, dame), afin de se la faire protéger par le roi et réaliser un pli de beaucoup de points.

En l'espèce, l'appel pourra se faire sur le roi de Trèfle, ce qui permettra de sauver la dame. On évite ainsi de la mettre au chien et on a toujours la possibilité de garder la dame pour tenter de la mettre sur un deuxième tour (c'est déjà plus dangereux).
Technique très prisée dans le tarot classique (les pauvres ne sont pas très originaux en général), elle est aussi assez utilisée dans la Grougniat. Mais attention, car en cas de coupe franche chez l'adversaire, ce dernier réalisera le jackpot.
L'avis d'un Grand Maître : Dédé la Mitraille "Moi, déjà que j'ai jamais de jeu, quand j'y vais, j'assure mes points..."
* Appeler sur sa coupe
Cet appel est un peu plus particulier et assez rare en session. Il consiste à appeler un roi d'une couleur où l'on s'est fait une coupe. Cette technique propose un double avantage dans des conditions particulières : assurer que le roi ne sera pas coupé par l'adversaire et éventuellement sauver son petit.

Dans le cas présent, un appel à pique serait la logique. Mais beaucoup vont choisir carreau, car la coupe franche va laisser la possibilité de passer le petit qui se trouve ne position difficile.
Cette techique peut être recommandé dans le cas de jeux un peu justos, qui ne peuvent se permettre de se passer du petit. Parfois, peut être ne vaut il mieux ne pas parler du tout, car dans le cas ci-dessus, aux deuxième tour de carreaux, vous ne pourrez délà plus couper.
L'avis d'un grand maître : G.C DIALEY "C'est quand même dommage d'utiliser cette technique, parce que avec ce jeu, tu pourrais avoir quatre bouts (le petit, le petit au bout, talent, panache)"
* Appeler sur sa famille
Cette technique est très nouvelle et presque exclusivement bourronesque. Elle consiste à appeler le roi à la couleur la plus représentée dans votre jeu.

Mme la Bourronne est la grande spécialiste de cette technique. Avec le jeu ci-dessus, le roi qui va être appelé sera... pique. Selon ses dires, comme elle ne pourra pas se faire de coupe dans cette couleur avec le chien, autant tenter de sauver des points en appelant le roi.
Bref, nous lui laissons la paternité de la technique, car nous ne la comprenons toujours pas, le roi se faisant couper 8 fois sur 10. Mais parfois la Bourronne a ses raisons que la raison ne connaît pas.
L'avis d'un Grand Maître : Mme la Bourronne de Mesrine "Ben, j'appelle toujours sur ma famille, j'avais des têtes à sauver"
* Les cas particuliers
Plusieurs situations alambiquées sont possibles. En voici quelques unes avec les erreurs à ne pas commettre :

N'appelez pas un roi, car vous avez les 4. Nous vous conseillons d'appeler plutôt une dame (vous avez le droit dans ce cas-là). En fait, nous vous conseillons surtout de ne pas y aller et d'attendre sagement qu'on vous appelle.

Vous avez un billard. le meilleur choix est peut-être de vous appeler vous même. Les autres ne verront sans doute pas le jour.

Debrouillez vous ! Vous n'avez rien, vous n'aviez qu'à pas parler.
Bien sûr, aucune leçon ne remplacera le talent et le panache d'une grand maître, alors laissez quand même libre cours à votre imagination et suivez les Ternay Live pour progresser.
A bientôt pour un prochain geste technique.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Publié le 23/05/2007 à 14:48
Par lagrougniat
Le SUMMER CONTEST TERNAY TOUR vient de débuter et déjà G.C DIALEY s'est illustré avec un pauvre score de 70 Points (base initiale : 2000 points). En cause : il a appelé un roi au chien sur une garde contre. La chute lui a été fatale et sa session n'en a été ensuite que plus pénible.
Dans la rubrique GESTE TECHNIQUE, nous voulons donc ce mois-ci nous interresser à un élément essentiel de la GROUGNIAT : L'APPEL DU ROI. Car sans un bon appel, pas de survie grougniste possible.
Petit rappel : Comme dans le tarot classique à 5, une personne part sur un contrat et appelle un roi. Le joueur possèdant ce roi (que nous appelerons "l'appelé") devient donc partenaire de celui qui part (que nous appelerons "le Preneur") et empochera 1/3 des gains totaux (hors bourron qui revient au preneur). De même il contribue à un 1/3 des pertes é"venutuelles, mais ne double pas le bourron. Si jamais le roi appelé est au chien, le preneur est alors seul contre les quatre autres joueurs (*).
Nous décomposerons donc ce geste technique en deux parties distinctes pour vous permettre de réaliser un bon appel : - Connaître la personnalité des rois - Choisir un roi suivant son jeu
PARTIE I : LA PERSONNALITE DES ROIS
Au nombre de quatre (coeur, pique, carreau, trèfle), les rois ne sont pas que des cartes maîtresses. Des statisticiens renommés de la Grougniat ont mené sur plusieurs années des études prouvant que chaque roi a son caractère propre et ses styles de jeux réservés. nb : Ces études ne sont qu'une aide, ils ne représentent en rien une vérité absolue, la règle étant faite pour être contredite.
LE ROI DE COEUR : LE BELLÂTRE

Nom :CHARLES Taux appel :57 % Côte d'amour : 77 %
QUALITES ET DEFAUTS :
La star du jeu, c'est indéniable. Appelé plus d'une fois sur deux, sa popularité n'a d'égale que sa beauté. Il exercera une fascination sur vos adversaires qui le protègera des coups bas les plus variés. Toujours flatté d'être appelé, le roi de coeur se donnera à vous corps et biens, mais attention car une certaine suffisance liée à son statut lui enlèvera une certaine attention qui pourrait le mettre en danger sur une coupe franche.
POURQUOI L'APPELER ?
La personne qui possède le roi de coeur se prépare dès la réception de ses cartes a être appelé, sachant le pouvoir de séduction que sa carte procure. L'appelé se met donc de suite en condition psychologique de "partenaire". Il aura donc déjà analyser son jeu pour préparer quelques coups qui vous seront précieux.
L'AVIS D'UN GRAND MAîTRE
Diane la Chasseresse : "Je déteste couper un roi de coeur. Il est tellement beau !"
LE ROI DE PIQUE : LE CADOR

Nom : David Taux d'appel : 29 % Côte d'amour : 61 %
QUALITES ET DEFAUTS :
Même s'il n'a pas le physique du bellâtre, quel prestance ! Toujours tiré à quatre épingles, il impose le respect par son air noir et sa majesté. L'image de "roi guerrier" lui colle à la peau et transpire de ses pores. Il semble prêt au combat et, en cas de coupe, prêt aux représailles les plus violentes. Son caractère droit et hautain lui donne un air supérieur et fier, qui lui sert en toute circonstance pour impressionner ses adversaires, mais attention à ne pas se croire trop au dessus du lot, car la coupe n'en sera que plus violente.
POURQUOI L'APPELER ?
Un jeu un peu juste pourrait être bien avantagé par l'appel du roi de pique. En effet, son pouvoir sur les adversaires est tel qu'ils hésiteront à l'attaquer et comme tout point est bon à prendre, un roi assuré sera du meilleur effet dans le décompte final.
L'AVIS D'UN GRAND MAÎTRE
Mme la Bourronne de Mesrine : "Même à moi, parfois, il fait un peu peur..."
LE ROI DE CARREAU : LE BRANLEUR

Nom : César Taux d'appel : 7 % Côte d'amour : 47 %
QUALITES ET DEFAUTS
Il ne tient pas son surnom de nulle part : il n'est jamais appelé. En effet, plutôt discret de nature, il ne se met pas assez en valeur et sa personnalité est écrasée par celle des imposants coeur et pique. Sa sensibilité à fleur de peau font un peu penser à une bète blessée et c'est la raison pourquoi il est assez populaire parmis les grougnistes, sans toutefois être appelé fréquemment. Sa sensiblerie peut malgré tout être son arme, car qui se méfierait de lui ? Avec ses airs de ne pas y toucher, il peut par moment se révéler fourbe et efficace, sous son image de pleutre.
POURQUOI L'APPELER ?
Il convient parfaitement aux gros jeux. Appeler un roi de carreau donne de vous l'image que vous maîtriser mal le jeu et fait se relâcher la garde de vos adversaires. Vous pourrez donc étaler ensuite votre talent sans que personne ne s'y attende.
L'AVIS D'UN GRAND MAITRE
Cingllette : "Il a dû être appelé autant de fois que je fais de gardes dans une session. C'est dire !"
LE ROI DE TREFLE : LE CONNARD

Nom : Alexandre Taux d'appel : 21 % Côte d'amour : 6 %
QUALITE ET DEFAUTS
Doté des mêmes qualités que son homologie de pique, il a une certaine prestance, encore plus inquiètante, qui pour le coup déstabilise définitivement l'adversaire. De son nom à sa tenue, tout devrait inspirer le respect chez lui et oser couper un roi de Trèfle relève plus de l'inconscience que du panache. Oui mais voila, il n'est pas le plus impopulaire par hasard. Son terrain de jeu préféré : le chien. Impliqué dans plus de 65% des appels du roi au chien, son image est plus que troublée par cette tendance marquée à compliquer la tâche. Sa réputation de pervers n'est donc plus à faire.
POURQUOI L'APPELER ?
Il faut l'avouer : appeler le roi de trèfle relève d'une certaine tendance au masochisme. Nous recommandons donc cet appel pour les amateurs de sensations fortes, comme les anciens paras à la retraite ou les accidentés du saut à l'élastique. Dans les autres cas, réflechissez y à deux fois.
L'AVIS D'UN GRAND MAîTRE
G.C DIALEY : "J'ai un super jeu à petite, alors je fais garde. Normal. J'appelle Trèfle. Et bing ! Ce connard était au chien..."
Maintenant que vous connaissez chaque rois, vous allez pouvoir faire votre appel par rapport à votre jeu. L'opération est délicate, mais cela fera l'objet d'un prochain article.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
(*) Retrouvez les règles sur le lien suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/155782-lecon-n1-regles-de-bases-pour-taroteurs-debutants-et-aspirants-grougnistes
Publié le 27/03/2007 à 22:36
Par lagrougniat
Aujourd'hui, fin de notre trilogie consacrée à la chasse au petit.
Dans les deux précédents volets, vous avez pu découvrir la chasse classique du petit, aussi connue des joueurs de tarot, et la traque, technique plus élaborée mise au point et améliorée par les grands maîtres grougnistes.
http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/240742-le-geste-technique-lart-de-la-chasse http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/250737-le-geste-technique-la-traque
Jusqu'à maintenant, nous avons vu uniquement les techniques où le petit serait un plus pour réussir son contrat. Ce dernier cours vous donnera les clefs pour réussir une garde sans oudler, même si cette fois, une grande maîtrise technique et psychologique est demandée au joueur.
LA BATTUE
Origines
C'est bien sûr Diane la Chasseresse elle-même qui a inventé cette méthode. Perpétuant une tradition familiale d'inovation et de talent, elle se dit un jour qu'il était de son devoir de trouver une nouvelle technique de chasse, en l'honneur de ses ancêtres. Cherchant l'inspiration, elle repensa à Olaf le Trappeur, son aïeul, et décida de se ressourcer en forêt. C'est là que le hasard lui donna la solution : un élan, affolé par le brâme des mâles en période de rut, courrait à vive allure au milieu des bois. Voyant Diane assise sur une couverture en plein pique-nique à quelques mètres d'elle, la bête sauvage fit un écart pour l'éviter et percuta violemment un arbre de côté. Elle s'écroula, morte sur le coup. Diane se releva donc et chargea l'animal dans le coffre de sa voiture.
La technique était toute trouvée : la battue consisterait à se trouver au bon endroit au bon moment, en profitant des conditions extérieures. L'application au tarot serait difficile, mais à force de travail et d'abnégation, Diane réussit à mettre au point le piège le plus machiavélique de l'histoire de la Grougniat.
Analyser ses chances de réussite Analyse statistique : Technique 18% - Chance 37% - Talent 45%
Difficile de donner une technique type de la battue. Elle se fait souvent au jugé, avec une forte base d'intuition. Car tout jeu peut potentielement permettre une battue, à quelques exceptions près. Il y a quand même des conditions plus favorables que d'autres : plus le jeu est équilibré, mieux c'est. Il faut éviter toute coupe ou singlette, pour désorienter complêtement votre proie. Plus votre jeu aura l'air anodin, plus la battue aura des chances de réussir. Voici ci-dessous un modèle d'équilibre qui peut amener une issue favorable : LA TECHNIQUE
Début de la jetée : évitez de faire découvrir votre partenaire. Cela rajoutera au jeu une incertitude qui vous sera forcément favorable. Ne lancez pas d'atouts : tout d'abord vous n'en avez pas les moyens et de plus, le petit ne doit pas se sentir forcément chassé. Milieu de la jetée : le tarot se jouant souvent classiquement, vos adversaires vont obligatoirement chercher votre coupe. Et ils ne la trouveront jamais, vu que vous n'en avez pas. Dans l'absolu, l'idéal serait que votre partenaire est une coupe franche, pour rajouter un peu de tension à la donne. Fin de jetée : ne jouez toujours pas vos atouts. Le petit est aux abois. Il ne sait pas à quel moment vous allez déployer votre jeu (que vous n'avez pas d'ailleurs) et dès qu'une coupe se présentera, il tentera le tout pour le tout. C'est là que vous interviendrez pour surcouper avec votre plus gros atout (un 2 suffira en fait). La battue a marché et vous établissez un lien de supériorité fort pour le reste de la session sur vos adversaires. En l'espèce, la série de Diane donnerait à peu près ceci : V(p)- 6(q) - 10(c) - 1(c) - 2(t) - 9(t) - 1(p) - 3(At) - 6(At) - V(t) - C(p) -V(c) Le petit tomberait sur la carte suivante avec le deux d'atout. Magique.
Alors nous entendons déjà les hurlements des "puristes" qui vont pretexter que le petit peut tomber n'importe quand et que la réussite ne dépend que de la chance du joueur. Faux et archi-faux ! La battue nécessite une mise en condition parfaite. Elle ne se tente qu'après plusieurs réussites dans la session, de manière à ce que vos adversaires soient per-sua-dés que vous ayez du jeu et n'osent pas mettre le petit n'importe quand. Bien sûr un bon jeu de votre partenaire est un plus et nous ne sommes jamais à l'abri d'un débutant qui jetterai son oudler à tort ou à travers. Mais croyez nous, pour l'avoir vue en action, Diane ne compte pas que sur la chance. Son esprit est chasseur et quand toute son énergie est mise en marche pour traquer le petit, peu de personnes sont capables de résister à sa marche en avant. A bientôt pour un nouveau geste technique. Nothing but the Grougniat ! Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Publié le 19/03/2007 à 21:45
Par lagrougniat
Aujourd'hui, deuxième article de notre trilogie consacrée à la chasse au petit.
La semaine dernière, vous avez appris les rudiments de la chasse au 1 d'atout, ce oudler magique qui permet de réaliser ses contrats avec beaucoup plus d'aisance. Vous pouvez retrouver l'article en cliquant sur le lien ci dessous : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/240742-le-geste-technique-lart-de-la-chasse
Cette technique du tarot classique est quelque peu utilisée au sein de la Grougniat, mais en session, les adeptes du beau jeu préfère d'autres variantes, plus techniques et spectaculaires. Voici donc la spécialité de Diane la Chasseresse : la traque.
LA TRAQUE DU PETIT
Origines
On trouve bien sûr les prémices de cette technique dans l'arbre généalogique de Diane. C'est en fait son arrière-arrière grand père, Olaf le trappeur, chasseur d'élan de profession, qui pensa un jour qu'il était possible d'adapter les techniques de la chasse animale au tarot classique.
Son raisonnement est simple et limpide : l'élan doit se croire en sécurité pour que le chasseur puisse l'attaquer par surprise sans échapatoire possible. L'équipe d'Olaf commençait donc toujours sa traque en attaquant à quelques centaines de mêtres de l'elan. Celui-ci, sûr d'être à l'abri, relâchait sa vigilance et Olaf pouvait l'atteindre par des chemins détournés sans que la pauvre bête ne se soit apperçue du stratagène.
Au tarot, même combat. Le possesseur du petit ne devait pas se sentir chassé, jusqu'à qu'une série d'atout l'oblige à offrir à l'adversaire son oudler chéri. Cette technique novatrice valut bien sûr à Olaf d'être exclu de tous les tournois de tarot de Suède. La confrérie de la Grougniat l'accueilla donc à bras ouvert et il fut le premier d'une lignée de grands maître existant encore aujourd'hui.
Analyser ses chances de réussite
Analyse statistique : Technique 30% - Chance : 30% - Talent : 40%
Un simple bon jeu ne suffit pas à réussir une traque. Il faut quand même avoir quelques bases solides pour que le petit vienne à vous. La technique la plus classique consiste à avoir quelques atouts (pas forcément le plus gros) et une famille à côté.
Cela va permettre de faire croire à une simple méthode pour faire tomber les atouts, alors qu'en fait un véritable combat est engagé contre un petit qui se croyait bien défendu.
Voici l'exemple type de jeu de traqueur :

LA TECHNIQUE
Début de la jetée : La diversion est la base de la traque. Il faut donc que le petit prenne ses aises pour ne pas voir le piège. David Copperfield du tarot, vous attaquez donc par faire tomber les gros atouts avant que l'on ne connaisse l'identité de votre partenaire. Avec un peu de chance, le petit ne sera pas posé au hasard.
Mileu de la jetée : Enchaînez avec votre famille. Le jeu des coupes et surcoupe devrait faire que le petit ne pourra être posé. Il faudra toujours à son possesseur monter à l'atout. Le petit perdra donc sa garde rapprochée. N'hésitez pas à perdre des points à cette couleur. Le jeu en vaut la chandelle.
Fin de jetée : Terminez avec vos atouts. Le petit verra le chasseur, mais il sera trop tard pour lui et il mourra dans les bras d'un pauvre quatorze, voire moins. Vos adversaires seront abattus et vous verrez un certain respect dans leurs yeux (ou de la haine peut-être).
Soyons clair : la traque n'est pas garantie comme une réussite à chaque coup. Il faut l'utiliser avec parcimonie et bien cacher votre jeu. Les esprits sceptiques et chagrins vous diront que ce n'est que de la chance. Les esprits chagrins sont sans doute de simples taroteurs, ils ne saisissent pas les subtilités de la Grougniat, car un grand chasseur sait quand il doit réaliser sa traque et il n'y a aucun hasard dans tout cela.
La semaine prochaine, fin de notre trilogue avec la battue, la technique suprême du chasseur. Soyez nous fidèle.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien grougniste
Publié le 06/03/2007 à 08:00
Par lagrougniat
Les grands chasseurs vous en parleraient pendant des heures : une chasse est toujours meilleure quand elle est difficile, car le bonheur de la réussite n’en est que plus grand.
La Grougniat ne fait pas exception : la chasse au petit y est un sport national. Et les techniques varient suivant les personnes et les situations. Il n’y a pas de règle, pas de date d’ouverture. Un petit est appelé soit à sauver une situation désespérée, soit à succomber au terme d’une lutte dantesque. Rappel de la définition : Le petit (ou 1 d’atout) est un oudler. A ce titre, il permet de faire moins de points pour réussir un contrat et rapporte cinq points. Par contre, il est le plus petit des atouts. A ce titre, il est vulnérable, car difficile à protéger. Chaque carte est son ennemie.
Donc vous avez décidé de partir et vous n’avez pas le petit. Si l’idée vous en prend, vous pouvez décider de prendre le petit. Trois techniques principales s’imposent : la chasse, la traque et la battue.
LA CHASSE
Origines
C’est le roi Childéric III, grand maître honorifique de la Grougniat, qui est à l’origine des premières chasses au petit en l’an de grâce 748. Une petite ère glaciaire était tombée sur la France et tout voyage en forêt était devenu impossible, du fait d’un climat trop rigoureux. Le Roi, incapable de rester plus d’une semaine sans chasse, organisa donc la première chasse au petit de l’histoire : il choisit dans le jeu l’ensemble des atouts du 16 au 21 et donna le petit deuxième à un de ses proches conseillers. Il prit donc facilement l’oudler sacré et fit bien sûr pendre le conseiller, ne le trouvant pas assez combatif. La tradition de la chasse au petit se perpétua donc à chaque temps de pluie ou de neige. La technique rentra dans les mœurs des sessions peu de temps après. Il est à noter, pour l’anecdote, que lors d’une session contre Charles Martel, Childéric perdra son petit au 3ème tour d’atout. Déshonoré, il se tondra la tête et entrera au Monastère de Saint-Bertin pour y mourir, restant dans l’histoire comme le dernier des Rois Mérovingiens.
Analyser ses chances de réussite
La chasse est facilitée par votre nombre d’atout. Une poignée donne par exemple de grandes chances de réussite, car elle diminue mathématiquement le nombre d’atouts de vos adversaires.
Mais le nombre n’est pas tout. Il faut surtout posséder les GROS ATOUTS. Une chasse n’a par exemple aucune chance de réussir si votre plus forte carte est le 14. Seul un concours de circonstance ou un jeu fin pourra vous assurer de la victoire, mais on rentrera alors plus dans le domaine de la traque ou de la battue.
Voici un exemple de jeu permettant une chasse assez tranquille, avec une incertitude du sport proche du zéro absolu.
 Le fait de ne pas avoir le 20 ou le 21 n’est pas rédhibitoire. Il suffit de les faire tomber. Mais la chance doit alors intervenir.
La technique La chasse est assez basique dans le procédé. Deux cas se présentent :
- Vous avez le 21, le 20 et d’autres gros atouts : jetez les dans l’ordre. Mais arrêtez-vous dès que vous risquez de ne plus être maître. Au mieux, votre partenaire aura le petit et vous le donnera avec plaisir. Au pire, les atouts seront tombés et vos rois ne seront pas coupés. Vous garderez ensuite un œil sur les coupes pour tenter de prendre l’oudler qui devrait se sentir bien seul dans le jeu de votre adversaire.
- Vous n’avez pas le 21 ou 20 : Jouez de petits atouts pour faire tomber les gros progressivement. Il faut bien entendu essayer de le faire avant que l’on connaisse l’identité de votre partenaire. Le petit hésitera à sortir tout seul, sans garantie. Avec un peu plus de chance, votre partenaire aura les gros et vous aidera dans la chasse. Sinon, il est possible que le détenteur du petit possède aussi les gros atouts et ne puisse se débarrasser de son boulet.
Si le jeu est adapté, une chasse a donc de grandes chances de réussir. Mais, amateurs grougnistes, vous reconnaîtrez qu’elle ne comporte qu’un intérêt sportif limité. La Grougniat ne pouvait s’arrêter là.
Suivez donc dans nos prochains articles les vraies techniques des esthètes grougnistes : la traque et la battue, autrement plus spectaculaires et dangereuses.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Tacticien Grougniste
Remerciements : A Diane la Chasseresse pour les extraits de son œuvre « Ma vie est une battue » et son recueil photographique « Mes plus belles chasses » (Ed. Nathan Papourpartir – Coll. Nature)
Publié le 20/01/2007 à 12:39
Par lagrougniat
Comme chaque semaine, découvrez un nouveau geste technique, expliqué et commenté, pour mieux comprendre la différence entre le tarot et la GROUGNIAT.
Cette semaine : LA TREANDISE
Nous vous l'expliquons depuis plusieurs semaines : la principale différence entre le tarot classique et la Grougniat, c'est le bourron. Ce "pot" peut permettre à tout moment de se relancer quand tout semble perdu ou de plonger irrémédiablement alors que la victoire semblait acquise. L'écrasage de bourron, c'est à dire le fait d'empocher un bourron d'une valeur significative, est une des bases du tarot grougniste. Vous pouvez trouver toutes les explications dans la rubrique "geste technique", où un article spécifique y était consacré. Mais forcément, le bourron étant le Graal, plusieurs techniques se sont diffusées au fil des temps pour permettre de réaliser des écrasages spéctaculaires. Une des techniques les plus récentes, et qui présente un des meilleurs taux de réussite est LA TREANDISE.
Conditions d'utilisation
La logique du tarot veut que plusieurs facteurs se combinent au bon moment pour réaliser un écrasage, mais le principal est simple : il faut avoir la chance d'avoir un bon jeu au bon moment. Si en plus, votre talent permet de combler quelques unes de vos faiblesses, le tour sera joué.
La Tréandise est l'anti-thèse de l'écrasage classique : on ne demande pas à avoir un bon jeu, on demande à ce que un, voire mieux deux de vos adversaires aient un bon jeu. Pour un peu que vous ayez un jeu à dire petite, ou même un peu moins, la Tréandise peut se mettre en place.
La Technique
Vous avez votre jeu en main qui ne permettrai même pas d'encaisser un bourron à 60. Mais le fait que l'enjeu soit plus grand que d'habitude est votre meilleur allié : la pression est là et tout le monde s'observe.
Etape n° 1 - Evitez de parlez lors du premier tour. Au pire, personne ne parlera, mais vous n'aurez pas de regrets aux vues de votre jeu.
Etape n° 2 - Si un ou deux grands maîtres ont parlé, cela veut dire qu'au moins l'un d'entre eux a du jeu (un autre peut tenter lui aussi une tréandise). Il est bon dans ces cas là de bien connaître la psychologie de vos adversaires. C'est le moment de surrenchérir en espérant appeler un des deux grands maîtres. Le conseil est bien sûr de partir fort, pour que personne ne monte. Une Tréandise entraîne presque à coup sûr la garde contre.
Etape n° 3 - Si comme vous l'espériez, vous avez fait un bon appel (50% de chance statistiquement), vous n'avez plus qu'à gérer et à laisser votre malheureux partenaire faire tout le travail. Vous encaisserez donc la valeur du bourron sans difficulté. Votre partenaire se consolera avec la mise de la garde contre (quand même substantielle).
Etape n° 4 - Enfilez un casque de protection et un gilet pare-balles pour éviter les jets de projectile du public ou surtout des autres grands maîtres. Toute proportion gardée, évitez quand même de faire cela à chaque tour, car il faut être malin comme lors d'un bluff (car c'est bien de ça qu'il s'agit). Seul le mental compte pour réaliser de bonnes tréandises. Il faut aussi vous préparer à une session où vous serez l'ennemi.
Résultat : Deux à trois Tréandises dans une même session assure quasiment la victoire, mais ont aussi pour conséquence la délétérisation immédiate de l'ambiance. Il faut donc savoir l'utiliser avec parcimonie.
 Photo : Une célèbre Tréandise de G.C DIALEY qui lui rapportera un bourron à 800 points (kapapartir - 1997)
Origines
Il faut rendre à César ce qui est à César : c'est à la famille de G.C DIALEY que l'on doit cette méthode redoutable. C'est en effet sa trisaïeulle Tréandine DIALEY, grand maître de la fin du XIXème siècle ayant écumée l'Europe et l'Asie dans des sessions qui restent dans l'histoire, qui est la créatrice de cette technique.
Victime d'un horrible machisme, étant une des rares grands maîtres femme, elle devait en permanence lutter contre le refus des hommes de l'appeller. Certains préféraient même perdre que d'accepter d'être leur partenaire. elle décida donc d'inventer cette technique pour faire payer aux hommes ces idées rétrogrades et cela lui permettait en même temps de prouver sa valeur et de gagner le respect de ses adversaires.
En un sens, la Tréandise a donc été un petit pas dans l'amélioration de la condition féminine, même si ce n'était pas son but initial (qui est comme d'habitude d'écraser le bourron, il ne faut pas perdre de vue l'objectif).
Les Tréandeurs
La Tréandise a l'air simple, mais elle requiert un mental de fer, beaucoup d'expérience et des nerfs à toute épreuve. Donc tout le monde ne connaît pas la même réussite, car elle reste quand même très risquée. G.C DIALEY, bénéficiant de la transmission du secret familial, estbien sûr le tréandeur absolu, peut être meilleur que la créatrice elle-même, car il y a mis cette perversité qui lui est propre. Sa technique est maintenant difficile à égaler. Mme la Bourronne de Mesrine, pas initiée au départ, a su s'adapter à la vitesse d'une excuse au galop. Elle est aujourd'hui une technicienne redoutée dans ce domaine.
Les autre peinent encore aujourd'hui, sans doute trop habitués au tarot "régulier". mais le temps aidant, on doute qu'ils restent insensible à cette technique que certains osent assimiler au poker, du fait de la prise de risque, alors qu'il s'agit en fait de mettre en adéquation tous les paramètres du jeu et de son expérience. En bref, depuis quelques temps, la Tréandise est la clé.
Nothing but the Grougniat !
Eddy Zdeder Technicien Grougniste
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