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Publié le 18/12/2007 à 16:41
Par lagrougniat
Chaque mois, découvrez une nouvelle expression du vocabulaire grougniste, pour vous permettre de vous perfectionner et de pouvoir enfin abandonner le tarot classique...

Ce mois-ci : L'Equivalent Petit Chlem (EQPC)


C'EST QUOI ?

A la différence de toutes les différentes stratégies grougnistes que nous avons déjà abordé dans cette rubrique, l'EQPC n'est pas une technique, ni un style de jeu : c'est un résultat.

En effet, nous connaissons tous les petit chlem, cette annonce qui consiste à ne pas laisser faire à ses adversaires plus de trois plis. Ce contrat est le deuxième plus gros, après le grand chlem. Il rapporte un nombre considérable de points.

L'Equivalent Petit Chlem consiste en fait à ne pas demander un petit chlem, mais soit en réaliser un, soit faire autant de points qu'en l'ayant demandé.


L'ORIGINE

C'est l'équipe franco-polonaise du Professeur Ouldosky, de l'université grougniotistique de Ganz, qui a identifié en 1954 le premier EQPC en session, qui aurait eu lieu dans un Indian Summer Ternay Tour Asiatique, en plein coeur de l'Empire Ottoman, en 1646.

En effet, en observant les résultats des donnes du Round VIII de ce Ternay Tour dans les archives de la DOIGT, ils ont constaté qu'une garde-sans avait rapporté 720 points au partant. Une analyse plus approfondie leur a donc permis d'arriver à certaines conclusions, publiées dans le magazine SCIENCE, l'année suivante :

"Soit le gain escompté par un petit chlem demandé et réussi de zéro :

320 points (prix du contrat) x 2 adversaires + 60 points de bourron = 700 points

Soit le gain observé dans le Round VIII de L'Indian Summer Ternay Tour 1646, le partant étant parti seul à garde sans avec deux bouts et ayant réalisé 89 points plus le petit au bout (soit un total de trois bouts):

[80 points (prix du contrat) + (89-41) + 10 points (petit)] x 3 adversaires + 310 points de bourron = 720 points


On peut donc conclure que le partant a réalisé l'équivalent de deux petits chlems, c'est à dire un petit chlem en matière de nombre de plis et un petit chlem en nombre de points"

La DOIGT a immédiatement validé le raisonnement. Et comme les quatre chercheurs se prénommaient respectivement Euzebiusz, Quentin, Piotr et Cezary, ils décidèrent d'appeler leur découverte E.Q.P.C



Les équipes du Professeur Ouldosky au travail
(Archives DOIGT POLAND - 1956)



EST-CE EFFICACE ?

Bien-sûr, réaliser un EQPC est forcément gâge de gros gains. Mais il est surtout synonyme de déception. Car réaliser un EQPC sur une pousse peut laisser des regrêts quant au potentiel de gains qui aurait pu être fait.

En règle général, un EQPC ne se décide pas. il est la résultante de plusieurs facteurs fortuits. Il ne survient que par hasard ou par épicerie (c'est à dire sur un bon appel).


COMPLEMENTS ET VARIANTES

L'EQPC, depuis sa découverte, a bien-sûr été l'objet de nombreuses études et les experts ont pu déterminer une liste non-exhaustive des variantes recensées en session.

- L'EQPCPAP (Equivalent Petit Chlem Par Appel de Pépite) : La plus simple à réaliser. Il suffit d'appeler une personne qui souhaitait réaliser une bonne épicerie et pour un peu que votre jeu soit assez bon, l'EQPC se profile.

- L'EQPCRMF (Equivalent Petit Chlem Réalisé de Manière Fortuite) : Toujous la plus spectaculaire. La donen se passe sans que personne ne s'aperçoive de l'EQPC qui se profile et par le plus grand des hasards, il est réalisé à la fin.

- L'EQPCUPB (Equivalent Petit Chlem par Utilisation du Petit au Bout) : Il s'agit de la manière la plus tirée par les cheveux, car c'est le petit au bout qui permet de faire les points nécessaires à la réalisation de l'EQPC.

- L'EQPCOCR (Equivalent Petit Chlem par obtention d'un Chien de Race) : Votre jeu ne vous permettait pas de demander un petit chlem, mais la découverte d'un chien empli de cartes maîtresses a rendu possible la performance.

- L'EQCP (Equivalent Chlem Petit) : C'est le pendant négatif de l'EQPC. Il s'agit de réaliser aussi peu de points qu'avec un chlem petit (faire moins de trois plis en partant). (Vous pouvez d'ailleurs retrouver toutes les infos sur le Chlem Petit en cliquant sur le lien suivant http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/452981-lexique-le-chlem-petit )



Rendez-vous le mois prochain pour la découverte d'une nouvelle expression grougniste.

Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste
Publié le 25/09/2007 à 14:20
Par lagrougniat
Chaque mois, découvrez une nouvelle expression du vocabulaire grougniste, pour vous permettre de vous perfectionner et de pouvoir enfin abandonner le tarot classique...

Ce mois-ci : La pépite


C'EST QUOI ?

G.C a réussi son effet. Lors de la session 2 de l'Indian Summer Ternay Tour, tous les spectateurs avaient compris qu'il avait un jeu à garde au minimum. Lorsqu'arriva le tour du Grand Maître, il regarda ses cartes, réfléchit quelques secondes et annonça : "Pépite". Des murmures de surprises montèrent de l'assistance, ses adversaires se regardaient sans savoir quoi dire et seul M. Le Croupion eut un tréssaillement qui en disait long. Car lui seul savait que l'annonce du grand maître était parfaitement valable.

Il faut en fait remonter aux archives du Summer Contest Ternay Tour de 1728 pour trouver la trace de la dernière pépite annoncée. A cette occasion, le croupion de l'époque avait dû redéfinir le terme :
"Pépite : Annonce informative indiquant un jeu qui aurait pu permettre de partir, mais où le joueur préfère, par manque de courage ou pour laisser passer une période de spirale négative, se mettre à la disposition d'un adversaire qui aurait la bonne idée de l'appeler" (traduit du vieux français par Max Galère - Archives DOIGT) 

En résumé, la Pépite est constituée lorsqu'un joueur refuse d'utiliser un beau jeu et préfère assurer son coup en laissant quelqu'un l'appeler (lui assurant ainsi la réussite) ou éventuellement en faisant chuter l'adversaire qui n'aurait pas appelé un de ses rois.


GARDE OU PEPITE? TELLE EST LA QUESTION


(La pépite ultime - Archives DOIGT 02/2007)

Prenons le cas du jeu ci-dessus. 6 atouts, 3 rois, 1 coupe franche. Le jeu parfait. La garde, voire la garde contre assurée. Et pourtant, un grand maître psychologique en souffrance (ne citons pas de nom, disons juste que les initiales de son prénom sont G.C) pourrait très bien annoncer "Pépite".

L'observateur lambda va hurler au crime tarotistique et demander la rétrogradation du joueur dans des compétitions régionales de rami. Mais la justification sera limpide et difficilemnt attaquable : "Pas d'oudlers". D'où 56 points à faire et si ça se passe mal, c'est la chute.

Bien sûr, c'est un peu capilotracté, mais les plus frileux des spectateurs pourront trouver cette explication suffisante, voire censée. Ce n'est, signalons le tout de suite, pas la position tenue par notre rédaction.



DOIT-ON ANNONCER SA PEPITE ?

L'annonce d'une pépite est purement informative et est souvent subjective, il n'y a donc aucune obligation de l'annoncer. Petite analyse des avantages et inconvénients à annoncer sa pépite :

Avantages :
- Vous annoncez de suite que vous avez un beau jeu, ce qui entraînera une méfiance légitime de vos adversaires, qui craindront une période de chance.
- Celui qui partira sera forcément destabilisé, craignant ne pas appeler le bon roi et ainsi chuter en s'écrasant contre votre jeu.
- Vous encaisserez des points presque à coup sûr, soit en vous associant au partant soit en le faisant chuter.

Inconvénients :
- Vous perdez quand même une bonne occasion de partir.
- La pépite en tant qu'annonce ne rapporte pas de points (à la différence d'un blanc, par exemple)
- Vous passez pour un lâche vis à vis du public et vous risquez les sifflets.


LA POLEMIQUE

La pépite est elle une épicerie déguisée ?

La question est posée et c'est là tout le noeud du problème. Les détracteurs de la méthode disent que forcément, une pépite permettrait normalement de partir haut et préférer se taire n'a pour but que de faire chuter l'adversaire, ce qui est la définition même de l'épicerie (vous pouvez retrouver l'article consacré à l'épicerie en cliquant sur le lien suivant : http://blog.ifrance.com/lagrougniat/post/171960-le-geste-technique-lepicerie).

Les soutiens de la pépite préfèrent eux parler du libre  choix de partir et dénoncent un jeu stéréotypé de leurs adversaires, qui ne savent pas varier les combinaisons, en alternant temps forts et temps faibles.

Pour illustrer cette polémique, nous ne citerons que deux grands maîtres, totalement opposés vis à vis de cette méthode.
G.C DIALEY : "Je sais, mon jeu dérange"
Remy la Renifl' : "Pour moi, Pépite et épine sont des concepts qui ne valent que par leur ponctualité (...) Les ériger en stratégie permanente, ça porte un nom et c'est le tarot"

Le débat est loin d'être réglé.


G.C, l'homme pépite (Ag. Kapapartir - 08/2007)

Nothing but the Grougniat

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

Publié le 23/08/2007 à 19:06
Par lagrougniat
Chque mois, une nouvelle expression grougniste est expliquée et décortiquée dans votre rubrique Lexique. Ce mois-ci, ce n'est pas une technique ou un type de jeu qui vous est détaillé, mais un cataclysme : le chlem-petit.


C'EST QUOI ?

Vous connaissez le petit chlem, cette annonce du tarot qui rapporte un maximum de point à condition que lorsque vous partez, vos adversaires ne fassent pas plus de trois plis (il est à noter que le tarot classique ne reconnaît pas le petit chlem le plupart du temps, mais le conservatisme n'est pas grougniste, nous suivons l'évolution du jeu et des joueurs).

Le chlem-petit, c'est la même chose... mais à l'envers. Il s'agit de faire au maximum trois plis, alors que c'est vous qui êtes partis. Le chlem-petit n'en sera que plus impressionnant si votre jeu de départ était bon.


COMMENT LE REALISER ?

Il y a plusieurs cas où le chlem-petit peut pointer le bout de son nez, de façon plus ou moins évidente...

- Vous n'avez rien : dans ce cas, en cas de mauvais appel de roi, il faut vous attendre à ce que votre nombre de plis réalisé soit limité. Notre conseil : mettez des points au chien.




- Vous avez une kroupe : la kroupe, c'est le beau jeu mais qui recèle des pièges. Une coupe franche quand un adversaire a une famille (idéal pour se faire piquer son petit), un grand nombre d'atouts mais pas de points, beaucoup d'atout mais qui ne vont pas plus haut que le 13. Pour un peu que cela se passe mal, un chlem-petit n'est pas à exclure.


Une belle Kroupe... (Ag.Kapaprendre - 08/2007)

- Vous appelez un roi au chien : pas de conseil, pas de technique. C'est la catastrophe. A moins que votre jeu soit vraiment fort, vous partez à la boucherie. Dernier objectif : eviter le chlem-petit pour vous épargner la honte devant les autres joueurs.

 

Mme La Bourronne, un pli et plus que 6 cartes (Kapaprendre - 08/2007)



CA RAPPORTE QUOI ?

De la douleur, uniquement de la douleur. Le chlem-petit ne rapporte ni ne coûte aucun point. C'est juste un fait, un évènement de jeu que seuls vos adversaires ont remarqué. Mais le peu de points réalisé coûte souvent la victoire en session.
 
A partir de là, le seul risque est surtout d'en entendre parler pendant trois générations, car le chlem-etit est assez rare en compétition et leur auteur a souvent tendance à oublier qu'il en a réalisé un. Il disparaît souvent des biographies et des statistiques officielles.

Mais n'ayez pas honte d'un chlem-petit. Il contribue au spectacle et le public aime que les victoires soient flamboyantes et les chutes retentissantes...


Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

Publié le 31/07/2007 à 15:43
Par lagrougniat

Comme chaque mois et en attendant le lancement de Grougnipedia, découvrez un nouveau mot extrait du vocabulaire de la Grougniat. Ce mois-ci : Famille et Dynastie.

Le jeu ne se résume pas au nombre d'atouts ou d'oulders. il faut savoir utiliser l'ensemble de son potentiel et bien analyser toutes les facettes d'une donne. La famille et la dynastie peuvent se transformer en armes de destructions massives de gardes contre si on sait les utiliser.


C'EST QUOI ?

La famille est un ensemble de carte de la même couleur, c'est à dire pique, coeur, carreau ou trèfle, que vous pouvez avoir en main sur une même donne. On considère qu'à partir de 7 cartes de la même sorte, on peut annoncer une famille, quelques soient ces cartes.



En l'espèce, vous avez une belle famille à coeur (nous reviendrons d'ailleurs sur ce jeu un peu plus tard).

La dynastie est en fait une famille particulière : elle est composée de la majorité des têtes de la couleur (roi, dame, cavalier, valet). Nous ne sommes pas sectaire : trois têtes sur quatre valent "équivalent dynastie". A la différence de la famille qui va presque à coup sûr vous servir, la dynastie doit se gérer avec plus de finesse.



Voici encore quelques exemples de belles familles à utiliser avec doigté...




CA RAPPORTE QUOI

A proprement parler, une famille et une dynastie ne rapportent pas de points. Vous avez la possibilité de les annoncer, comme une Grougniat, mais personne ne vous donnera un jeton, comme pour une misère.

Mais attention, le fait d'annoncer une famille destabilise celui qui part. Cela le met donc dans des conditions psychologiques critiques et c'est alors à vous d'agir pour que ce jeu, qui semble d'aspect anodin, se convertisse en monnaie sonnante et trébuchante.


ET ON EN FAIT QUOI ?

Comme d'habitude, chaque grand maître en fera une utilisation différente. Voyons cela au cas par cas :

- Vous êtes appelé : dans le cas où vous auriez une famille ou une dynastie et que votre roi a été appelé, soyez prudent. Vous pouvez être un allié de poids ou un boulet dans cette partie pour celui qui part.

Si le roi appelé est celui de votre dynastie, il n'est pas forcément conseillé de le jouer sur le premier tour à la couleur. Vous aurez sans doute la possibiliter de le "pisser" plus tard dans la partie, quand vous n'aurez plus d'atout. En même temps, certains grands maîtres estiment que le premier tour est le moment ou jamais pour le passer. Si par le plus grand des hasards, cela venait à marcher, ne retentez pas le coup avec la dame.

Ensuite, essayez de reprendre la main. Votre famille va servir à faire couper l'adversaire et épuisera les atouts de chacun d'entre-eux. En même temps, si votre partenaire a assez peu d'atouts, n'insistez pas trop non-plus. De même, soyez prudent au départ : il se peut que votre partenaire ait une coupe franche sur votre famille et se serve du premier tour pour passer son petit. Il y a le risque qu'un 2ème joueur ait aussi une coupe franche et taillade le oudler. Soyez donc prudent avant d'envoyer directement sur votre famille.

- Vous n'êtes pas appelé : le style de jeu va être à peu près le même, même s'il faut inverser le raisonnement.

Servez vous de votre famille pour faire couper celui qui part. En épuisant ses atouts, vous déprécierez son jeu et il ne pourra plus jouer comme il l'entendait au départ. Attention quand même à ne pas en même temps détruire le jeu de vos partenaires, qui pourraient vous en vouloir par la suite, surtout s'ils avaient fait une belle épicerie.

De même, partez sur votre couleur afin que celui qui a pris tente de passer son petit sur le premier tour. Un de vos partenaires pourra peut-être surcouper. Attention quand même à ce que l'inverse ne se produise pas, c'est à dire qu'un de vos collègues y voit une ouverture de passer leur petit et se le fasse taillader.

- Vous partez : spécialité de G.C DIALEY et éventuellement de Mme la Bourronne dans ses phases d'X-trème tarot, le départ sur famille est une option. La famille vous permettra d'épuiser les tarots de vos adversaires et de limiter les impacts de votre faible nombre d'atouts. Attention quand même, car pour reprendre la main, il vous faudra couper également et vous risquez au final de ne plus jamais la reprendre, la main.

De même, vous ne pouvez pas être sûr, dans le cas d'une dynastie, que l'ensemble de vos points passeront. Il n'y a même quasiment aucune chance, alors à la différence de nos fougueux grands maîtres qui ont quand même une meilleure maîtrise de leur jeu que les amateurs, reflechissez bien avant de partir.


L'INFO EN +

Voici la plus belle famille :



En effet, la famille d'atouts reste encore la plus fiable pour réussir tranquillement ses gardes-contre.


Nothing but the Grougniat !

Eddy Zdeder
Tacticien Grougniste

Publié le 08/05/2007 à 09:22
Par lagrougniat
Chaque mois, vous découvrez un peu plus le monde des sessions et de la Grougniat. Mais pour bien comprendre, il faut apprendre.

Alors aujourd'hui, Max Galère, l'historien de la Grougniat, vous fait découvrir un nouveau mot du vocabulaire grougniste : LA GOLDEN.


QU'EST CE DONC ?

La GOLDEN désigne la dernière partie de la session, la dernière donne et souvent là où tout se joue. Car le niveau des grands maîtres augmente, les écarts se resserent et souvent au bout de plusieurs heures de joutes, la dernière jetée sert à désigner le vainqueur de la session, et des fois avec des écarts substancielles.

La GOLDEN est décidée par les grands maîtres sur la base d'une proposition de l'un d'eux, acceptée à l'unanimité par l'ensemble des autres participants. Mais cela se fait souvent très simplement, car par expérience, les grands maîtres savent instinctivement à quel moment la Golden doit être annoncée.

L'accord de GOLDEN est donc libre, mais est soumis à l'accord tacite de M. LE CROUPION, seul apte à refuser une Golden si les conditions indispensables ne sont pas réunies. Les points de rejet sont les suivants :

- Golden demandée par un grand maître en tête ou bien placé en session et qui pourrait voir un intérêt à ce que la session stoppe rapidement.
- Golden demandée par un grand maître malheureux de son jeu et qui ne souhaiterait l'arrêt del a session que par mouvement d'humeur
- Golden demandée avant minuit, c'est à dire après moins de 3 heures de sessions, car une session doit toujours se terminer le lendemain de son démarrage (règle ancêstrale, lorsque les sessions servaient à déterminer le vainqueur de certaines batailles).
- Golden demandée pour tout impératif autre que grougniste : motifs professionnels (pour les grands maîtres semi-professionnels), alimentaires (pour les grands maîtres qui ont oubliés de manger avant la session) ou sexuels (surtout pour les grands maîtres qui fricottent avec une certaine Scarlett, mais c'est un autre débat), etc...

Dernier point de règlement : on n'appelle jamais la Golden. On demande en fait la SILVER qui, en quelque sorte, pourrait s'appeler AVANT-GOLDEN, car on estime que le choc serait trop violent pour les grands maîtres entre une activité physique et nerveuse surdimensionnée et un arrêt brutal de la session sur la jetée suivante.
 

LES ORIGINES

L'histoire n'a pas rendu à la Golden ce qui lui était due. Car l'origine du mot Golden date de l'époqie de Jules César, un siècle avant notre ère. Plusieurs de ses généraux étan des grougnistes convaincus, l'un d'eux lança, comme Suétone le biographe du chef romain l'indiquera dans son oeuvre, "Goldena jecta est" pour indiquer la dernière jetée. C'est la première trace écrite de la Golden.

On sait que par la suite, le grand Jules modifiera quelque peu cette locution pour faire son malin au moment où il traversera le Rubicon, mais il n'empêche que les faits sont là / une nouvelle fois la Grougniat était là où l'histoire se faisait.


L'IMPORTANCE DE LA GOLDEN

Il est facile de croire que la Golden n'est qu'une annonce sans importance, le coup de sifflet final qu'il faut bien donner à un moment ou à un autre.

Mais la Golden est plus que cela, car elle représente pour les grands maîtres sur 6 le dernier espoir de prendre la tête ou de faire un écart. Et là, chacun a sa technique, offensive ou épicerie, petite ou garde contre...

Mais le constat est cinglant : il est très rare que la golden soit la dernière jetée, car le taux d'échec est fabuleux sur la première Golden (76% en 2006). Chacun se sent obligé de forcer la chance et la chute est presque à chaque fois au rendez-vous , tous vos adversaires espèrant faire monter le bourron pour sauver sa session.

Car la partie ne s'arrête que par bourron vide. La base est là et une Golden peut faire la différence : après deux ou trois chutes, le bourron monte à 1000. Et tous es efforts faits en cours de session sont réduits à néant, car celui qui emportera la Golden remportera la session. Ce cas est fréquent et c'est tout l'intérêt d'une bonne annonce de la Golden.


COMMENT BIEN NEGOCIER LA GOLDEN ?

Il n'y a pas de vérité absolue. Mais il est vrai qu'il est difficile de savoir quelle attitude adopter lors de la Golden.

Pour le leader, la tentation est de prendre rapidement pour anihiler tout risque de montée de bourron intempestive. Mais en même temps, si le leader chute, il aiguisera encore plus les appétit et remettra tout le monde en jeu pour la victoire.

pour les autres, le choix entre prendre et épicer pour faire monter le bourron est cornélien. Epicer est risqué car il n'y a aucune garantie que le bourron vous reviendra et vous risquez au final de reculer au classement. Prendre peut être la solution mais en cas de chute, vous perdrez énormément de points et votre situation au classement général en deviendrait précaire.

Tout se joue donc à l'instinct, comme toute chose dans la Grougniat. Vous pourrez lire l'essai de Cingllette "Golden, l'ultime espoir" (P.U.T - 1997) pour mieux vous documenter, notamment gràce aux parties commentées du Ternay Tour 1987 où la victoire finale s'est décidée à la dernière jetée.

En tout cas, tout passe par la maîtrise de ses nerfs, surtout comme lorsque du Round XVI de ce Ternay Tour 2007, la Golden a durée près de 1h40. Vous verrez d'ailleurs ci dessous une photo du "Phoenix" Cingllette en fin de Golden, juste avant d'être pris en charge par l'équipe médicale.




A bientôt pour un nouveau "lexique"...

Nothing but the Grougniat !

Max Galère
Historien Grougniste

Publié le 03/04/2007 à 11:23
Par lagrougniat

Chaque mois, vous découvrez un nouvel élément de la Grougniat. Vous commencer à devenir de vrais spécialistes, mais l'apprentissage n'est pas encore terminé.

Aujourd'hui, Max Galère vous propose de découvrir un personnage central de la Grougniat, en la personne de MONSIEUR LE CROUPION.


QUI EST IL ?

MONSIEUR LE CROUPION est à la fois une personne et une profession. En fait, il s'agit du seul titre de noblesse accordé au sein de la confrérie de la Grougniat, titre qui se transmet de génération en génération depuis des siècles.


MONSIEUR LE CROUPION est en fait issu d'une famille princière du Lichtenstein, les KROUPIONESBERG, qui ont il y a près de quinze siècles acquit par transmission le titre de compteur officiel en session.

Ce titre se transmettait ensuite par les héritiers mâles, selon les règles connus de la Loi Salique, c'est à dire excluant tout descendant femelle du droit à devenir Croupionne. C'est au début du XXème siècle, sous la poussée d'idées nouvelles, que la règle changea et que les femmes de la famille eurent enfin le droit officiel d'exercer cette fonction, même si à ce jour, le cas ne s'est jamais présenté.

Nous ne connaissons pas le nom du Croupion actuel. Car la règle est là : personne, pas même les grands maîtres, ne doit connaître l'identité de MONSIEUR LE CROUPION. C'est la condition unique pour garantir l'impartialité du juge. Aucune pression n'est possible, les journalistes et joueurs ne l'ont jamais rencontré. Il officie à partir d'une pièce fermée, équipée d'écrans de contrôle des 18 caméras placées sur la salle de session.

Seul signe distinctif : lorsque MONSIEUR LE CROUPION est prêt et actif, une figurine le représentant est placée sur le tapis de jeu. On l'enlève si le juge doit s'absenter. Il est interdit de jouer en son absence.


(Agence KAPAPRENDRE - Févr 07)


SON RÔLE

Il est double : à la fois assurer le comptage officiel des scores et vérifier la validité et le respect du jeu entre les grands maîtres.

Le comptage officiel : les grands maîtres ne sont que des hommes. Donc à ce titre, pour beaucoup d'entre eux, les mathématiques apparaîssent plus comme une science occulte que comme une matière scientifique. De toute façon, Monsieur le Croupion est là pour cela :vérification des points de la jetée, comptage des points à donner par chacun, vérification permanente des scores totaux de chaque grand maître, annonce des scores à la fin de chaque session, publication officielle des classements généraux. Bertrand Renard est enfoncé : M. LE CROUPION est le Maître des Chiffres.

Le juge de paix : décisionnaire dans tous les litiges du jeu, il est seul apte à trancher quand les grands maîtres  ne sont pas d'accord sur un point de règlement. Il enregistre les réserves. Il est en fait le représentant officiel de la DOIGT pendant les sessions. Son rôle est donc central, car lui seul est garant d'esprit de la Grougniat.


L'INFO EN +

Lorsqu'il apprit que nous préparions un sujet sur M. LE CROUPION, le Grand Méchant Love est arrivé en trombe. Notre spécialiste people avait une info en or : une tentative de corruption sur M. LE CROUPION.

Voici les faits : l'année passée, lors du TERNAY TOUR 2006, Diane en pleine détresse au niveau des points pense à abandonner la Confrérie. Son idée : épouser M. LE CROUPION pour se reconvertir ensuite dans cette fonction de rang noble. Ayant environ 60 ans de moins que lui, elle n'aurait de plus pas trop à attendre. Découvrant son identité après une enquête minutieuse, elle aurait entreprit un travail au corps d'exception. Pour preuve, on l'a même vu compter quelques donnes en fin d'année dernière.

Mais Monsieur le Croupion est presque incorruptible et Diane la Chasseresse s'est également aperçue que son amour pour les chiffres était en fait très limité. Elle abandonna sa reconversion et se concentra sur le jeu (avec succès, puisqu'elle détient à ce jour le record du Monde).

La DOIGT, informée de cette affaire, n'a pas jugé utile de la divulguer et d'entamer une procédure disciplinaire, car l'amour de Diane pour M. LE CROUPION leur a semblé réel. Quelle grande Stratéguerre, cette Diane.



A bientôt pour approfondir encore votre connaissance de la Grougniat


Max Galère

Historien de la Grougniat


Publié le 19/12/2006 à 16:01
Par lagrougniat

Comme chaque semaine, découvrez le vocabulaire de la GROUGNIAT. Cette semaine, la MASSON.

Il y a quelques semaines, nous vous expliquions ce qu'était une Grougniat, c'est à dire pour résumer un jeu difficile avec un roi permettant d'être appelé (voir Lexique). Aujourd'hui, découvrez la Grougniat dans sa version extrème : LA MASSON.

1- C'est quoi ? 

La Masson est le stade ultime du manque de chance. Il est situé au croisement de toutes les maines et seuls les Grands Maîtres expérimentés peuvent l'utiliser avec bonheur. Son nom est un hommage à Henri Colly-Masson, seul Grand Maître à avoir réalisé un grand chlem sans bout, ni roi en 1934. En résumé, la MASSON, c'est ça :

adeline 020.jpg
(Crédit photo : Agence Kapaprendre - Remerciements : Dédé la Mitraille)

Vous pouvez voir ci-dessus la GROUGNIAT dans sa version "ultimate", comme seuls Dédé La Mitraille et Remy la Renifl' (et éventuellement Cingllette en ce moment) aiment à recevoir.

Il est possible de voir des MASSONS couplées avec d'autres combinaisons :
- La MASSON-GALERE : Un seul atout ou une seule tête
- La MASSON-SINGLETTE : Une seule carte dans une couleur

La Jurisprudence de la commission des Lois de la Confrérie a tendance à refuser le terme de MASSON en cas de COUPE FRANCHE, de MISERE et dans le cas où on possèderait un bout, car la MASSON n'est censé rapporter potentiellement aucun point.

La MASSON peut s'annoncer.


2- ça rapporte quoi ?

En résumé : RIEN ! En fait, vu qu'on ne peut être appelé, et qu'on ne va sans doute pas partir avec, il faut juste prier pour que la personne qui prenne se plante pour gagner un peu de point et attendre le prochain tour.


3- Alors, on en fait quoi ?

Il faut être clair : la MASSON n'est peut être pas le meilleur jeu qui puisse vous être proposé durant une session, mais les personnalités de chacun peuvent entraîner des réactions différentes vis à vis de la MASSON.


- Stratégie n° 1 : Attendre la prochaine jetée et essayer de rester concentré malgré l'inutilité qui est la vôtre durant cette jetée.

- Stratégie n° 2 : Dans le cas où vous auriez des MASSON et des GROUGNIATS depuis le début de la session, il va bien falloir tenter quelque chose, une petite pourrait être recommandé pour limité le risque et voir alors comment cela se passe.

- Stratégie n° 3 : Si une MASSON se présente alors que le bourron frôle l'explosion, on peut croire à un coup du sort. Mais G.C DIALEY a développé une théorie dans son livre "L'apologie de la Garde Contre" (1996 - Ed. Nathanpas), comme quoi une masson annonce forcément des jeux de race chez les autres. Donc il est fort probable que si vous partez à Garde Contre, l'appel de roi que vous ferez vous sera sans doute très profitable. C'est en fait la base de la TREANDISE, que nous vous expliquerons dans les prochaines semaines. Attention toutefois, cette méthode peut comporter des risques soit en terme de points si cela rate, soit en terme physique si cela réussit, car vos adversaires pourraient alors devenir tendus.

Chacun choisira sa stratégie car le Grand Maître seul connait ses limites et en plus, n'oubliez jamais que World is Grougniat.

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