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Publié le 22/05/2007
Par lagrougniat
Suite de l'Edito d'Alain Béchamel sur les forces en présence pour ce nouveau Bourron de Bronze. Une fois n'est pas coutûme, nous terminerons par ces dames.

Du côté des dames, c’est pas Charlie qui rigolerait ! Le Spring Contest a sonné le glas des ambitions féministes d’un ras de marée en jupon et renvoyé l’une et l’autre des deux championnes de la Grougniat à des études de recadrage !

Diane n’a bien que ses yeux pour pleurer, aux douloureux regrets d’une victoire échappée alors qu’elle lui était promise… Bien en peine de rester à flot en termes de score depuis la session numéro 16, elle a vu fondre son avance sans même pouvoir se battre… et dans ce naufrage lent et irrévocable, on ne saurait trop féliciter la manière combattive avec laquelle elle s’est finalement échouée à quelques encablures d’une dernière place qui commençait à lui faire des sourires narquois ! 

Peu déstabilisée par sa malédiction, beaucoup ont commenté cette descente aux enfers comme symptomatiques du fait que Diane ne gagnerait jamais.
Faut il leur donner tort ? 

Le doute, sans prendre corps autour du tapis et des luttes, est né alors qu’au lendemain de son deuxième succès consécutif, Cingllette arborait à son bras, tous muscles bandés, la silhouette bikinie de la célèbre chasseresse… Ainsi privée de gloire, la défaite se consolait dans les bras même de celui qui avait causé sa perte… Anicroche certaine portée à la crédibilité de ses ambitions, cette anecdote sentimentale a rendu Diane à ses fantômes, et l’on entend déjà les grands maîtres se gausser de son nombre d’atouts, de ses ouvertures… de son potentiel et de son classement… Et pourtant ! Délesté de ses accords avec Rémy, qui l’handicapaient plus que sûrement, Diane a fait montre lors de sa chute vertigineuse d’une opiniâtreté valeureuse et sa bravoure n’est plus à mettre en doute…

Ne serait elle pas l’étoile en construction de la Grougniat ? Car en effet, qui d’autre qu’elle semble, en mesure, aujourd’hui, de tréander avec le même aplomb qu’un autre grand maître ferait tout simplement son score ? Qui d’autre qu’elle semble en mesure, aujourd’hui, d’épicer avec le même appoint que le salopettisé Cingllette ? Qui d’autre qu’elle semble en mesure, aujourd’hui, d’assurer des parties basses dans les sommets ? A n’en pas douter la plus complète des Grands Maîtres avec Dédé, Diane est de la race des perles rares… dont le développement est dans le temps avant tout une question de patience. Histoire de s’en persuader, on refera chacun l’historique de ses participations à la Grougniat pour constater que son ascension ne s’est jamais démentie et que, mis à part ce coup de mou de fin de Spring Contest, elle n’a connu que le plus bel équilibre entre l’apprentissage et la mise en pratique.

Ceci dit, on ne se disperse plus en moqueries, mais l’on sent d’emblée qu’à chacune de ses apparitions, les échines recourbées sur cartes pourraient trembler à en suer du front et, sans bien comprendre ce qu’il arrive, se retrouver les quatre fers en l’air, à demander pourquoi, pourquoi, pourquoi… la chasseresse a encore frappé ! 

Frappée d’inanition, la Bourronne n’en est toujours pas revenue. D’aucun média bien renseigné quoique tenu par les financements occultes de la famille Mesrine, argentier historique de la presse grougniste, ont assuré qu’il ne fallait en rien s’inquiéter… Mais le mensuel « Prisons Passions » ne s’y est pas trompé qui a vu, le premier, un signe alarmant d’auto-détention dans le comportement de la Bourronne. Le rédacteur en chef commentait ainsi « qu’il était probable qu’après une troisième et telle désillusion la Bourronne ne sache seule s’en remettre et s’en remette ainsi aux lois d’auto flagellation les plus dures du milieu… » Un coup qui ne réussit pas est un échec, deux coups une insulte, trois coups un problème personnel. Voilà donc la Bourronne livrée à elle-même, abonnée au podium et renvoyée dans ses ambitions à la partie congrue qu’on nomme le minimum syndical.

Qu’a t elle fait alors ? Aidé par le Grand Méchant Love, nous savons que la Bourronne a tenté d’oublier ses déboires au sein de la bouteille, fréquentant les distilleries avec plus d’assiduité qu’elle n’a du, à l’époque, consulter les manuels d’apprentissage de la Grougniat… Puis, se lassant des vapeurs alcooliques et des vomitos de ses camarades de dégénérescence, elle se serait laissée allée à quelques embardées cocaïnomanes, entraînant dans sa foulée l’innocence malheureuse de ses princesses, abandonnées sur l’autel du démon aux perversités des soirées blanches de l’ami P. Diddy. Bien mal lui en prit, la garde lui fut retiré illico, de quoi prendre le temps d’oublier plus clairement encore ses échecs, et de tomber plus bas encore.
Présente à la Beaujoire pour encourager les Canaris à la relégation, elle aurait jeté son dévolu sexuel sur les personnalités du foot hexagonal, participant à des raouts organisés par Serge Le Dizet, où l’on retrouvait pêle mêle Ulrich Ramé, Mickael Isabey et Grégory Wimbée.

 

On comprend que la presse n’est pas fait ses choux gras d’un tel état de dépravation. Mais le pire est venu par la suite, puisque la Bourronne s’est sentie tenue de se présenter au Festival de Cannes, elle qui l’avait éblouie l’année dernière dans sa robe Christian Labannière, au bras de Rufus Wainwright, dont l’on ne précisera pas qu’il a fait son coming out depuis. Fustigeant Scarlett Johansson qui arrivait par ailleurs, la Bourronne s’est fendue d’un clin d’œil à Sophie Marceau et à Sharon Stone en perdant sa petite culotte pendant qu’elle montant les marches…

On remercie encore ses amants du jour, Daniel Ceccaldi et Bernard Menez, de lui avoir assuré que Marilyn Monroe montait les marches peu après elle, craignant qu’elle veuille aussi que sa jupe bouffe dans le remue ménage du vent marin… Bref, la déchéance est là, la Bourronne n’y échappe pas, et l’on craint qu’elle ne connaisse les mêmes affres qui défrayèrent la chronique du Sniff… car à peine finit on d’énumérer la longue liste de ce passif débordant qu’il convient de reprendre son souffle mais que tombe la nouvelle inquiétante : la Bourronne est déclarée absente à l’aube de la reprise…

 

Le Summer Contest démarrera sans elle. La DOIGT a immédiatement dépêché ses experts qui ont confirmé que la championne fréquentait un établissement thermal dans lequel elle partageait ses parties de pèche avec le rocker Pete Doherty. Les mauvaises langues ont souligné avec un accent significatif le mot thermal, incitant à penser qu’il s’agissait davantage d’une clinique de désintoxication. Aperçue cette semaine sur les plages de Barcelone, elle serait plus ou moins remise et prête à envisager, sous peu, un retour à la compétition… Le temps d’expliquer à monsieur Wimbée que son amour était pure perte…

Si l’on ne doute pas que son talent est intact, on s’inquiète beaucoup de sa motivation. Compétitrice née, saura t elle se relever de l’humiliation de la défaite répétée sans trop tendre du côté d’un panache d’apparat qui ne l’aiderait pas à redorer son lustre… car de lustre elle ne connaît qu’un seul, celui au goût particulier de la victoire.


Nothing but the Grougniat !

Alain Béchamel

  
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